dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 10h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Polytechnique - 20 ans après le drame, mesurer le chemin parcouru

Montréal se souvient de la tuerie du 6 décembre 1989

Des centaines de personnes ont formé hier une chaîne humaine au parc Émilie-Gamelin pour marquer leur solidarité envers toutes les femmes victimes de violence, vingt ans jour pour jour après la tuerie de l’École polytechnique.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des centaines de personnes ont formé hier une chaîne humaine au parc Émilie-Gamelin pour marquer leur solidarité envers toutes les femmes victimes de violence, vingt ans jour pour jour après la tuerie de l’École polytechnique.
Vingt ans après la fusillade à l'École polytechnique, les proches des 14 victimes et tous ceux qui ont vécu de près cet événement tragique ont souligné hier le triste anniversaire. Un rassemblement au parc Émilie-Gamelin et une cérémonie commémorative à la basilique Notre-Dame ont permis de prendre la mesure du chemin parcouru au cours des deux dernières décennies, mais le problème lié à la violence faite aux femmes demeure entier.

Des centaines de personnes se sont réunies hier après-midi à la basilique Notre-Dame où, il y a vingt ans, avaient été célébrées les funérailles des victimes de Marc Lépine. Les témoignages ont rappelé la douleur vive ressentie par les proches des victimes, les membres du personnel de Polytechnique et les étudiants et étudiantes le 6 décembre 1989 et dans les jours qui ont suivi.

Mais ils ont aussi traité de l'espoir qui a fini par émerger du drame. Donald Turcotte a évoqué le souvenir de sa soeur Annie et du bonheur d'être maintenant le père de trois filles. «La vie m'en avait enlevé une, mais elle m'en a redonné trois», a-t-il dit. Lui-même ingénieur, il a souligné l'apport des femmes dans ce domaine encore dominé par les hommes. «Il y a plus de rigueur et plus de sourires. [...] Votre simple présence nous rend meilleurs», a-t-il ajouté.

Conjoint de Maryse Laganière, qui, au moment du drame travaillait au service des finances de Polytechnique et dont la vie a été fauchée par Marc Lépine, Jean-François Larivée s'est interrogé sur les progrès enregistrés et les batailles menées à la suite de la tuerie. «Je me demande si Maryse serait contente de ce que nous avons accompli. Je pense en particulier au registre des armes à feu pour lequel il faut encore se battre aujourd'hui pour qu'il continue d'exister, a-t-il rappelé. Le remettre aujourd'hui en cause, alors qu'il a grandement contribué à réduire les blessures et les décès par balle au Canada, me semble tellement illogique. Même si je sais que l'humain n'est pas un être logique, je peux au moins espérer qu'un jour, il sera un être raisonnable.»

Le 6 décembre 1989, Géraldine Cosset avait cinq ans et fréquentait la maternelle. Maintenant étudiante à la maîtrise en génie minéral à l'École polytechnique, elle a rendu hommage à celles qui l'ont précédée dans cette institution. «Aujourd'hui, la présence des femmes en génie est considérée comme naturelle. Si elles sont encore en minorité dans les salles de cours, leur place est bien acquise, et on ne remet plus en doute leur aptitude et leur capacité à étudier et à exceller en ingénierie, a-t-elle relaté. Les événements de 1989 ont réveillé les mentalités et ont facilité le parcours des femmes en génie.»

L'École polytechnique a profité de cette cérémonie souvenir pour remettre un doctorat honoris causa à Lili-Anna Peresa, diplômée de 1987, dont le parcours professionnel a bifurqué après les événements tragiques de 1989. Travaillant pour Bell, Mme Peresa avait alors décidé de s'engager à fond dans des projets humanitaires qui l'ont menée au Malawi, en Croatie, au Burkina Faso et en Bosnie-Herzégovine. Après avoir dirigé Unicef Québec, elle est aujourd'hui directrice générale de la Fondation One Drop.

À l'heure actuelle, le nombre de femmes inscrites en génie à Polytechnique stagne et elles représentent 20 % des effectifs étudiants.

Femmes et féminisme

Plus tôt dans la journée, des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine au parc Émilie-Gamelin dans un mouvement de solidarité envers toutes les femmes victimes de violence. Pour Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, la folie meurtrière de Marc Lépine constitue un acte d'agression, non seulement à l'égard des femmes, mais également envers le mouvement féministe. «Il a semé la terreur dans la vie des femmes, ouvrant une plaie chez toutes celles qui, un jour ou l'autre, ont senti que Marc Lépine n'était pas le seul à être en colère contre les femmes. D'autres se sont mis à manifester leur haine aux féministes et à notre endroit, a-t-elle expliqué. Aujourd'hui, après vingt ans, nous voulons simplement que la société passe à l'action en reconnaissant avec nous que les attitudes antiféministes doivent cesser et que le discours affirmant que l'égalité est atteinte n'a pas sa place.»

Ellen Gabriel, présidente de Femmes autochtones du Québec, a également pris la parole pour dénoncer ce qu'elle qualifie d'indifférence des autorités gouvernementales à l'égard des problèmes de violence dans les communautés autochtones. «Pendant que des organisations comme Amnistie Internationale et les Femmes autochtones continuent de mettre de la pression sur le gouvernement canadien, nos recommandations, de même que le rapport de la Commission royale d'enquête sur le peuple autochtone, continuent d'être mises au rancart dans l'espoir que le problème disparaisse de lui-même», a-t-elle déploré.

Présent à ce rassemblement, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a dénoncé l'intention du gouvernement de Stephen Harper d'apporter des modifications substantielles au registre des armes à feu. «Les conservateurs forment un gouvernement dangereux. Ce sont des gens bornés. Sarah Palin passerait pour une intellectuelle de haut calibre comparée à plusieurs d'entre eux. Mais ce qui est décevant, c'est de voir des libéraux et des néodémocrates appuyer les conservateurs», a-t-il dit. Par voie de communiqué, le premier ministre Harper a d'ailleurs qualifié le drame de Polytechnique d'«un des pires actes de violence dirigée contre les femmes dans l'histoire de ce pays» sans toutefois évoquer l'avenir du registre des armes à feu.

Des centaines de rubans blancs ont été par la suite suspendus à des cordes à linge installées autour du parc Émilie-Gamelin, dont 14 portaient les noms des victimes de Marc Lépine.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Marc A. Vallée - Abonné
    7 décembre 2009 07 h 05
    Du féminisme au masculinisme
    Le geste de Marc Lépine a mis sur la place publique le besoin de comprendre la souffrance des hommes. Cependant, certains mettent en doute cette souffrance sous le prétexte que la violence s'exerce principalement contre des femmes. Seule une écoute attentive des deux points de vue permettra de faire évoluer la situation des femmes et une harmonie plus grande des deux sexes dans la société.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hubert Larocque - Abonné
    7 décembre 2009 07 h 41
    La dimension mythique du drame de Polytechnique
    Cette lecture se situe au-delà de toute approbation et de toute réprobation. Ni les larmes, ni l’indignation, ni le judiciaire et la psychanalyse individuelle n’ont épuisé la substance de cet événement. En lui, un résidu continue de résister à l’explication. Marc Lépine pratiquait la « nouvelle » orthographe mais non la pauvreté d’esprit. Dans la langue boiteuse de sa génération scolaire, il récuse l’étiquette de « tireur fou » et se pose en « érudit rationnel ». Comment a-t-on pu croire que, dans la civilisation occidentale, des changements qui renversaient un ordre tenu jusque là pour normatif et immuable pourraient s’installer impunément? L’égalité des sexes ne signifie pas seulement la suppression hiérarchique mais aussi la confusion et l’effacement des sexes et la subversion et la confiscation des rôles immémoriaux.
    Seuls les mythes grecs, peu lisibles à notre catho-laïcité, permettent de saisir la terrible rationalité et la grandeur ténébreuse de l’acte de Lépine. Médée, déchue de sa dignité royale, répudiée par Jason, son époux, au profit d’une passion vulgaire, refuse ce nouvel ordre des choses. Dans une rage sans limites, elle égorge les enfants qu’elle a conçus de Jason et se jette dans la mort par le feu. Le Sphinx aussi ne supporta pas de voir son énigme mise en échec.
    À cause de Lépine, le Québec entre dans les annales de l’Occident. Le massacre de Polytechnique se dressera comme une démarcation mythique entre deux âges et comme la résultante d’un choc dont les répliques retentiront longtemps. La question de sa raison ou de sa folie, au regard de la rationalité philosophique et scientifique, serait une explication trop basse. Sa figure prend place au panthéon de la mythologie. Marc Lépine y devient un Héros ou un Saint noir qui s’est dévoué pour venger ou rétablir l’antique et sans doute à jamais perdue préséance de l’homme.
    Hubert Larocque, Gatineau.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Stephane Thellen - Abonné
    7 décembre 2009 08 h 12
    Souffrance des hommes ou déroute des traditionalistes
    M. Vallée: Quelle souffrance des hommes ? Pourquoi cette mésadaptation au monde moderne de certains hommes doit-elle se manifester CONTRE les femmes ? Désolé mais c'est bien contre les femmes que s'est manifesté la violence de Lépine, et celle du masculinisme qui en est découlé, non dans une écoute attentive de l'autre, un désir de justice sociale et d'hamonie.

    Du féminisme au masculinisme ? "Back to the future" vous voulez dire. De mon point de vue, on est ailleurs. La souffrance des hommes, personne ne la nie. Mais elle n'est pas dûe à une domination d'un sexe sur l'autre, ne découle pas des méchantes féministes, mais au contraire, de la difficulté de certains hommes de vivre sans le pouvoir, l'autorité, la domination que lui procurait la société patriarcale. Regardez quels hommes se suicident, sont violents, ont de la dificulté à l'école, etc. Ce sont ceux qui sont les plus "rigides", en ce qui a trait à la sexualisation de genre, pas l'inverse.

    Vous avez raison: la situation de la femme et de l'homme n'est possible que dans une plus grande harminie des deux sexes dans la société.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Castonguay - Inscrit
    7 décembre 2009 08 h 44
    Quand est-ce que nous avons mangé notre mort
    Quand est-ce que nous avons perdu l'essentielle mesure de survie pour les femmes à venir an mettant nos hommes sur le peloton d'exécution pour un Marc Lépine resté vivant dans l'imaginaire collectif.

    Quand est-ce que nous avons perdu la mémoire pour laisser passer l'abolition du registre des armes à feux.

    Quand est-ce que nous avons baissé les bras en abandonnant les acquis du féminisme pour revêtir la tunique d'une convenance édulcorée dans le naufrage des conditions féminine et masculine.

    Quand est-ce que nous avons sacrifié une génération de garçon dans le décrochage scolaire.

    Quand est-ce que nous avons oublié qu'en ne défendant plus les femmes, nous détruisons l'avenir de toute l'Humanité.

    Polytechnique 20 ans après, c'est la prise en charge d'un oubli issu d'une prise de conscience trop éphémère sauf dans le coeur des familles des victimes.

    Pierre Castonguay
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Paul-Edmond Lalancette - Inscrit
    7 décembre 2009 10 h 36
    Excès du mouvement féministe
    Je suis d'accord avec Mme Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, « que les attitudes antiféministes doivent cesser », mais il faudrait que cessent aussi les excès dans le discours féministe. En voici un exemple: un colloque organisé par le mouvement féministe a eu lieu cette fin de semaine-ci à l'UQÀM avec pour titre "Les violences masculines contre les femmes et le féminisme." L'emphase mise sur la violence masculine dans ce titre et cette activité occulte toute celle féminine des femmes entre elles et va à l'encontre des des deux dernières "Enquêtes sociales générales" (celles de 1999 et 2004) effectuées par Statistiques Canada auprès de 24 000 ménages canadiens qui révélaient que la proportion d'hommes victimes de violence conjugale était sensiblement la même que celle des victimes féminines. Il est vrai, malheureusement, qu'il y a plus de meurtres commis par des hommes, mais il y a aussi beaucoup plus de violence morale exercée par des femmes qui ne laissent pas de traces ni de statistiques. Les exagérations dans la perception de la violence masculine proviennent, entre autres, du fait que, avant 1999, dans toutes les études statistiques sur la violence conjugale effectuées par des organismes gouvernementaux canadiens et québécois, l'échantillon ne comportait pas d'hommes, on n'interrogeait que des femmes. En continuant de noircir les hommes comme on l'a fait souvent dans le passé, on engendre une hiérarchie morale entre les sexes: le masculin est mauvais et le féminin est naturellement bon. Je doute fort, qu'en amplifiant la violence masculine, on aide les femmes: dans le monde de l'éducation, où j'ai oeuvré pendant 32 ans, on insiste souvent sur l'importance de l'Effet Pygmalion engendré par nos propos et nos attitudes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jeremy Temes-Dube - Inscrit
    7 décembre 2009 10 h 54
    Irrationnel
    @Pierre Castonguay «Quand est-ce que nous avons perdu la mémoire pour laisser passer l'abolition du registre des armes à feux.»

    Expliquez-moi comment le registre des armes longues permet d'assurer la sécurité des femmes et de tout les citoyens canadiens? D'ailleurs c'est seulement cette partie du registre qui est prévue d'être abolie, les armes de poing étant enregistrées depuis les années 30, sans aucun impact sur leur utilisation dans les crimes violents.

    Comment un bout de papier à côté d'une arme à feu empêche un déséquilibré de passer à l'acte? Les évènements de Dawson ont clairement démontré l'inutilité du registre des armes à feu. Les sommes englouties par ce programme dont la confidentialité est des plus douteuse auraient été et seraient mieux investies pour le dépistage et le traitement des troubles mentaux et émotifs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Castonguay - Inscrit
    7 décembre 2009 13 h 17
    Traditionnel
    @Jeremy Temes-Dube Je sais que nos folkloristes de la chasse sont prêt à laisser tomber cette partie du registre alors que les coûts du maintien sont maintenant négligeables lorsqu'on en compare les bénéfices. Demandez aux policiers du Canada qui consultent ce registre plus de 2000 fois par mois sur le territoire pan-canadien, de vous répondre. Je sais que nos traditionalistes et nos folkloristes de la chasse pensent qu'il ne se tue personne (à l'exception des canards et des chevreuils avec de telles armes). Ils ne sont pas conscients que des vols de banques aux armes longues tronçonnées sont commis chaque année, que des tueries dans les écoles d'Amérique du Nord sont perpétrées à l'aide de telles armes, que des suicides par insertion du canon dans la bouche sont perpétrés à chaque année. Mais pour le policier qui fait une descente dans un point de vente de stupéfiants (la connaissance de l'existence des armes longues) peut sauver la vie d'un agent de la paix (une policière a été tuée dans ma ville dans une telle circonstance alors que les intervenants avaient négligés de consulter le registre et que le drug dealer a fait feu au travers de la porte avec une arme longue). La connaissance de la présence d'une arme longue au domicile d'un homme qui fait une dépression suite à une perte d'emploi ou des difficultés conjugales (souvent les deux allant de pair) peut sauver des vies.
    Qu'elle soit courte ou longue, la présence d'une arme à feu dans les mains d'un désespéré constitue un risque réel pour son entourage. Lorsqu'une femme fait une plainte de menace ou de violence conjugale le registre devient un outil précieux de consultation et une ordonnance de la cour peut être émise pour la confiscation provisoire ou permanente d'une arme de même que la révocation d'un permis. On est loin des panaches d'orignaux, j'en conviens mais un peu plus dans le rationnel et dans les analyses des rapports de coronaires après le décès d'un homme, d'une femme ou d'un enfant à l'arme longue. Bien que je sois contre la peine de mort, le dernier condamné exécuté cette année aux USA, l'a été pour avoir assisté un jeune de 17 ans qui faisait du tir au pigeon couché dans une valise d'automobile à l'aide d'une arme longue. Ils ont terrorisé une collectivité pendant des semaines et assassiné des hommes et des femmes pour le simple plaisir de traiter de parfaits inconnus comme du gibier de chasse. Vous avez raison en choisissant votre titre, nous ne sommes pas dans le domaine du rationnel mais de l'irrationnel. Mais pour le traditionnel, l'irrationnel devient rationnel.
    Continuez à réagir @Jeremy Temes-Dube, en vous frottant à d'autres lecteurs, vous vous mettez un peu de plomb dans la tête sans mettre votre vie en danger.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Kamps - Inscrit
    7 décembre 2009 15 h 16
    Il y a 20 ans, 100 ans ou ?
    20 ans plus tard le débat et les faits n'ont pas changer, sauf qu'ils se radicalisent pour une tranche de la population qui est concernée ou militante ou en subis les conséquences.
    Il y a 20 ans, 100 ans ou ?

    Le défit est de prendre en vue ce que la majorité silencieuse vit et ressent, pas celle des extrémistes qui se pensent seules au monde et haïssent l'autre sexe pour des raisons déraisonnables ou pire projettent dans leur futur ce malheur possible comme certain et plus que probable.

    Chaque homme ou femme est différent de l'autre femme ou homme, ce qui persiste c'est la complémentarité et l'amitié qui le plus souvent fait vivre des moments heureux et aide à passer les moments plus difficiles.
    Le choix de chacun et chacune de former un couple pour continuer la vie et avoir des descendants est libre et beaucoup plus possible dans notre monde civilisé que dans le reste du monde.
    Comme dans trop de situation nous devons comprendre que chacun a des dons et des défauts de fabrication inscrit dans son ADN et chacun ressent à sa façon ces avantages ou inconvénients de l'autre.
    A nous de faire un choix judicieux et espérer que ces dispositions ne seront pas ternies par le destin.

    Un couple est une profession de foi en l'autre, en notre façon de le percevoir et en notre destin.

    Il est illusoire de vouloir faire de tout être un complément parfait à tous et toutes.

    Il est illusoire de vouloir comprendre le déclencheur de folies.

    Il est illusoire de faire que tout le monde soit homme et femme et les deux.

    Il est illusoires de penser que la justice est juste.

    Il est très possible de voir la majorité silencieuse qui chemine dans la vie avec pas trop de défis de violences verbales ou physiques, avec un destin intéressant et une histoire de vie banale pour les autres mais magnifique pour eux.

    Il est très possible de relier l'horreur de la polytechnique à la folie et au détraquement long et laborieux qui fait passer du rêve déjà pas si beau à la réalité du geste posé.

    Il est très possible de découvrir, soigner et comprendre ces hommes dont les rêves sont la violence avant qu'ils passent à l'acte, mais les mailles du filet et le destin en laisseront toujours passés .
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Dominic Pageau - Abonné
    7 décembre 2009 21 h 38
    @ Pierre Castonguay
    Une arme enregistrée ne l'empêche pas de tuer. La plupart des criminels n'enregistrent pas leurs armes et le registre n'a pas sauvé une vie de policier. TOUTES les interventions policières devraient être faites en fonction que tout suspect peut-être armé, ce n'est pas compliqué si le registre dit que tel suspect n'a pas d'arme, ça veut rien dire, les criminels en général n'enregistrent par leurs armes.

    Les féministes ont vraiment lobotomisé les gens à un point tel que pluisieurs pensent que la violence à un sexe.

    Il faut voir cet extrait du documentaire pied de biche où un vox populi sur la violence des femmes pour s'en rendre compte.

    http://www.youtube.com/watch?v=HfnoKas71_0

    Les féministes récoltent malheureusement pour elles ce qu'elles ont semé à force de mentir sur la violence conjugale et tout analyser d'un point de vue sexiste, il est normal qu'elles subissent un ressac.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • lindar - Inscrit
    20 décembre 2009 18 h 13
    Osez le fémnisme
    Bonjour

    un nouveau magazine féministe est en ligne, le dossier du dernier numéro est consacré à l'image des femmes dans la pub.
    RDV sur le site : http://www.osezlefeminisme.fr.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • marie-eve paquet - Inscrit
    12 janvier 2011 21 h 18
    pauvre gars content...
    ah oui? Les féminisses récoltent ce qu'elles ont semé?
    Alors à quand une fosse commune pour tous ces machos planétaires qui maintiennent femmes et femmes en devenir dans un état d'esclavage? G8, FMI, BANQUE MONDIALE, VATICAN, TALIBANS, HARPER tous partie prenante d'un vaste complot féminisse?

    Continue d'être un gars content et surtout, n'oublie pas de mettre à jour ta liste de femmes à abattre. J'aimerais y occuper une place d'honneur... Ce faisant les pôvres victimes du supposé complot féminisse confirmeraient ce que ces odieuses et menteuses créatures avancent depuis des millénaires.
    Il n'y ait résolument pire sot que celui qui refuse de comprendre...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
11 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Lettres
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012