Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Cactus célèbre ses 20 ans d'existence

    Le premier site d'échange de seringues en Amérique du Nord, Cactus Montréal, a célébré hier son vingtième anniversaire au Cabaret Juste pour rire. Une centaine de personnes ont participé aux réjouissances, marquées par un spectacle mettant en scène les Zapartistes ainsi que des groupes musicaux, mais aussi par des numéros de cirque et de drag queens.

    Cactus Montréal travaille d'arrache-pied depuis 1989 à freiner la transmission des infections transmissibles sexuellement et par le sang chez les personnes qui consomment des drogues par injection et par inhalation et chez les travailleurs du sexe. Par ailleurs, l'organisme, qui a adopté une approche de réduction des méfaits, redouble d'ardeur afin que les personnes démunies puissent profiter d'un accès équitable aux services de santé et lutte avec force contre leur stigmatisation. «Le centre-ville, ce n'est pas juste le Quartier des spectacles. Derrière ce quartier, il y a une arrière-scène: c'est la nuit, ce sont les marginaux, c'est l'itinérance, la prostitution, la consommation de drogues; ce sont les décès qui viennent avec ça, la déchéance. Nous, on ramasse ça depuis vingt ans avec un certain succès», affirme le président du conseil d'administration de Cactus, Louis Letellier de St-Just.

    Seulement l'année dernière, les intervenants sociaux de Cactus ont distribué près de 310 000 seringues stériles et ont récupéré près de 180 000 seringues souillées.

    L'organisme aspire aujourd'hui à mettre en place un service d'injection supervisée. Sa direction attend d'ailleurs avec impatience le jugement de la Cour d'appel de la Colombie-Britannique dans l'affaire opposant le site d'injection supervisée InSite au gouvernement fédéral, qui refuse obstinément de renouveler l'exemption à la Loi sur les drogues dont bénéficiait la clinique vancouvéroise. «Un site d'injection supervisée viendrait ajouter à la liste déjà existante des moyens, un autre moyen pour faire diminuer ce constat-là», estime M. Letellier de St-Just. «Mais ce n'est pas une panacée», fait remarquer l'avocat spécialisé en droit de la santé.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.