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Les «ognons» donnent «l'exéma»

«Pourquoi vouloir alourdir les mémoires avec des futilités et souvent des anomalies historiques?», se demande Chantal Contant, linguiste patentée qui aime faire simple. Elle a même publié un ouvrage de référence, «Grand vadémécum de l'orthographe moderne recommandée».
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  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 05h27
    Des handicapés, tout court...
    On ne peut pas être uniquement handicapé de l'écriture.

    On devient handicapé de la communication. Handicapé de la lecture et de la culture. Handicapé dans la formulation de ses idées. Handicapé dans la compréhension des idées des autres. Handicapé social. Handicapé politique.

    On n'est pas handicapé physiquement. Mais c'en est tout proche.

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 05h30
    En cet anniversaire de la Charte des droits de l'enfant.
    L'enfant à le droit d' être bien préparé pour la vie.

    L'enfant à droit de ne pas être handicapé de l'écriture et de ses suites.

  • Martin Lafrance
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 06h59
    L'orthographe
    Premièrement, ce n'est pas aux Québecois qu'appartient la responsabilité d'apporter des modiications à la langue française, à moins bien sur, que nous voulions créér une langue Québécoise.
    Deuxièmement, si nous voulons simplifier l'orthographe des mots, nous devrons en simplifier des milliers.
    Troisièmemnt, Il n'existe aucune garantie que les étudiants commettront moins de fautes d'orthographe même dans une épellation simplifiée.
    Quatrièmement, je préfère m'angliciser que d'être complice d'une telle aberration.
    Cinquièmement, voulons nous faire rire de nous par la communauté francophone internationale?
    Sixièmement, de tels changements ne feront qu'encourager la paresse intellectuelle des étudiants.
    Septièmement, je n'aime pas que mes impôts payent le salaire des "pelleteux" de nuages du ministère de l'éducation qui se prennent pour des intellectuels.
    Huitièmement, je n'ai rien contre les québécismes.
    Neuvièmement, après l'orthographe, ces mêmes fonctionnaires s'attaqueront sûrement aux règles grammaticales pour finaliser la transformation de la langue française au Québec en un dialecte digne des pays en voie de développement.
    Dixièmement, c'est encore du nivellement par le bas.

  • Marc Brunelle
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 08h04
    L'échec du système scolaire des années 50
    Malheureusement, force est de constater que l'article de Madame Bombardier ne contient aucun argument ou raisonnement sur la question de la réforme de l'orthographe (ou sur la réforme de l'éducation en général). On n'y retrouve que l'indignation conservatrice vide de contenu qui est devenue la marque de commerce de l'auteur. C'est une belle démonstration qu'il ne sert à rien de savoir écrire lorsqu'on n'a rien à dire. Mes étudiants ne maîtrisent pas l'orthographe, mais ils ont des capacités de réflexion nettement supérieures à celles de l'auteur de cet article.

    Je trouve assez honteux que le devoir s'humilie à publier des torchons pareils. Un débat sérieux requiert des idées bien étayées.

    Marc Brunelle
    Professeur à l'Université d'Ottawa

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 09h15
    Projets pour politiciens.
    N'oubliez pas Madame que les pédagogues-technocrates et autres fonctionnaires sont d'abord et avant tout au service des politiciens, pas de la nation :

    « Je viens de me faire élire, avez-vous quelque chose d'intéressant qui pourrait être bon pour ma carrière ? ».

    Aussi, les politiciens n'ont besoin d'aucun diplôme pour se présenter aux élections.

  • Sandrine Turcotte
    Inscrit
    samedi 21 novembre 2009 09h53
    Académie française
    L'orthographe rectifiée a été adoptée à l'unanimité en 1990 par l'Académie française. Ce n'est donc pas le fruit d'élucubrations du MELS, n'en déplaise à Mme Bombardier.

  • Mario Tremblay
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 09h58
    Tout n'est qu'une question de mathématique ...
    Par cette nouvelle réforme (sic), l'atteinte des taux de réussite variables selon les régions, annoncés cette semaine par la ministre, est assurée.
    Au constat que fait Mme Bombardier sur les technocrates de l'éducation, je réponds que leur travail est de trouver les moyens pour atteindre les objectifs du ministère. Comme cela se résume en statistiques..., c'est sur cet élément qu'il faut travailler.
    Les pédagogues sont des amuseurs : tout doit être facile, ludique, libérateur de la personnalité, pas vexatoire, pas contrariant ... cool men!
    M. Brunelle, vous lisez la rubrique opinion, par la rubrique analyse. C'est une subtilité qui ne devrait pas échapper à un dispensateur de savoir des cycles supérieurs.
    J'ai la solution pour contrer le décrochage, et elle simple : s'assurer que les étudiants savent lire, écrire et compter, à la fin du primaire. Le reste n'est pas si important qu'on veut bien le laisser croire.

    Mario Tremblay
    Ancien étudiant de l'Université d'Ottawa.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 10h17
    Les fautes d'orthographe légalisées!
    Enfin, les habitués des fautes d'orthographe, qu'ils soient enseignants ou étudiants,commentateurs à la télé ou à la radio ou auteurs de textes, peuvent enfin écrire comme bon leur semble sans gêne. On a enfin légalisé les erreurs de français dans nos textes et ce qui est bien, en plus, c'est qu'après une lecture des "Misérables" de Victor Hugo, nos jeunes pourront dire: c''était un bon roman, mais il y avait beaucoup de fautes là-dedans! Ce qui n'a rien à voir avec une bonne capacité de réflexion.

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 13h13
    Le courage d'aller à contre-courant
    Voilà ce que je retiens principalement de votre chronique, Il faut le répéter à satiété : en voulant laisser croire le contraire, on prive les étudiants de la seule voie qui mène à l'excellence. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. Les instruments sont là : un dictionnaire pour vérifier l'orthographe d'un mot et des grammaires magnifiquement conçues et illustrées comme j'aurais tant aimé les avoir à ma disposition quand j'étais jeune élève au primaire et secondaire. Le rôle des enseignants est incontournable, la nécessité de la lecture s'impose et le défi des médias se doit de traiter notre langue avec respect.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 21 novembre 2009 14h13
    Les torchons vus par Marc Brunelle
    ...pas fort pour un prof supposément civilisé....!!

  • real@realo.ca
    Abonné
    samedi 21 novembre 2009 19h00
    ceci n'est pas une phrase madame!
    Contre la volonté des professeurs de français, à vrai dire, ces mal-aimés du système, qui s'usent à subir les assauts des pédagogues-technocrates sur la matière dont ils sont les amoureux pour bon nombre d'entre eux.

    Il est où le sujet et il est où le verbe dans cette phrase?

  • Maxouchinet
    Inscrit
    dimanche 22 novembre 2009 09h36
    De mauvais arguments
    Très chère Madame Bombardier,

    Pourquoi vouloir dénigrer les convictions des amoureux de la langue française avec des arguments et souvent des opinions qui ne rejoignent pas la vérité ? Vos extrapolations me révoltent. Le problème avec votre article, c’est qu’il se révèle plus une attaque aux actions entreprises par Madame Contant, femme que je respecte pour son courage et sa combattivité* envers les gens qui ne se sont pas encore ouverts les yeux.

    En effet, le Ministère de l’Éducation est composé de gens qui n’avaient pas encore vu l’urgence de la situation, car depuis 1990 qu’elles existent, ces rectifications de l’orthographe ! Et depuis quelques années, tous les ministères de l’Éducation des institutions francophones au monde (France, Belgique, Suisse, et j’en passe pour ne nommer que les plus importants) les ont acceptées, et pas dans le but de « faciliter la tâche des écoliers et des étudiants devenus des dysfonctionnels de l’orthographe au fil des années » comme vous l’avez si bien indiqué, mais simplement pour suivre l’évolution de la langue.

    Car elle évolue, notre langue, comme n’importe quelle autre ! Et il ne s’agit pas d’une faiblesse ou d’un caprice de certains linguistes. Pourquoi le mot anglais baseball est-il écrit depuis tant d’années en un seul mot alors que le mot volleyball* ne devait pas l’être ? En quoi le portefeuille a-t-il quelque de différent avec son confrère le portemonnaie* que l’on devait obligatoirement utiliser avec un trait d’union ? Pourquoi devrait-on préférer l’accord pluriel du mot sandwich (des sandwiches [sic]) à un accord plus logique et, surtout, plus français (des sandwichs*) ? Et si l’on parlait de l’hypercorrection orale avec des mots comme allégement [sic], événement [sic], réglementaire [sic], céleri [sic], crémerie [sic], etc. alors que tous les accents aigus de ces mots doivent obligatoirement être prononcés comme un accent grave… Eh bien, utilisons l’accent grave à l’écrit puisque c’est maintenant admis !

    Ce ne sont surement* pas toutes les gens que nous interpelons* qui reconnaissent ces nouvelles formes d’écriture et qui les appliquent assidument*, mais je dois rappeler à des personnes comme vous, Madame Bombardier, que ces rectifications sont là pour, la plupart, régler des anomalies de la langue. Elles ne font qu’accroitre* notre besoin de faire enfin reconnaitre* le français comme une langue distinctement différente, riche et belle.


    Maxime Hamel
    Membre participant du GQMNF (Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français)
    Maxime.Hamel@reviseurs.ca

    Note : Tous les mots suivis d’un astérisque sont écrits selon les rectifications orthographiques.

  • Marie-Christine Beaudry
    Abonnée
    dimanche 22 novembre 2009 10h44
    Quel dommage!
    Quel dommage de constater que madame Bombardier ne sait pas que les rectifications orthographiques ne sont ni le fruit du ministère de l'Éducation ni propres au Québec. Pour la petite histoire, elles ont été adoptées par l'Académie française en 1990 et par l'Office québécois de la langue française en 2004, pour ne nommer que ces instances. La Belgique et la Suisse les ont également acceptées.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 22 novembre 2009 10h53
    Il est où....
    Il est où.....

    Quel style! C'est de la grande littérature. Je préfère les tournures de phrase de Mme Bombardier.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    dimanche 22 novembre 2009 18h35
    @ madame Chouinard
    J'approuve entièrement le propos du professeur Marc Brunelle. Quand il y a compréhension du sujet, il y a communication, peu importent les fautes d'orthographe d'usage. Durant ma longue carrière d'enseignant, j'ai souventes fois vu des étudiants me présenter de beaux textes sans fautes d'orthographe, mais qui n'avaient rien à dire sur le sujet. Par contre, d'autres textes remplis de fautes autant qu'un champ de fraises, nous en apprenaient autant sur le sujet à traiter qu'un brillant professeur de faculté.

    Saisissez-vous la nuance?


    Augustin Réhel
    prof retraité en méthodologie et didactique

  • Jean-Claude Tremblay
    Abonné
    mardi 24 novembre 2009 06h25
    Jean-Claude Tremblay
    À M.Martin Lafrance
    Abonné
    Bien sur, s'écrit, Bien sûr

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 25 novembre 2009 11h44
    @monsieur Rehel
    Encore faut-il que l'on puisse déchiffrer le texte pour en arriver à la compréhension du sujet.

    Saississez-vous la nuance!

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    mercredi 25 novembre 2009 14h25
    @Monsieur Brunelle et alii
    Professeur Brunelle dixit : "Je trouve assez honteux que le devoir s'humilie à publier des torchons pareils. Un débat sérieux requiert des idées bien étayées."

    Cher Monsieur, vous avez parfaitement raison d'écrire ces mots à la toute fin du "torchon" que constitue votre billet ! Calmez-vous un peu et soyez plus digne de la fonction que vous représentez ! Pour qu'il y ait débat sérieux, les participants doivent eux-mêmes en faire preuve !

    À ceux qui affirment que le combat des "aménagistes" québécois est celui de l'Académie française, je vous invite aussi à un peu de sérieux !

    Le Québec ne peut prendre seul une telle décision, sans aucune concertation des autres pays de la francophonie, au risque de l'isoler et de ne pas donner tous les moyens aux générations futures de fréquenter les grandes universités francophones du monde.

    Dominic Moreau
    Université Paris IV-Sorbonne

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 25 novembre 2009 18h03
    La Sorbonne a parlé......
    J'accorde beaucoup plus de crédit au commentaire de Dominic Moreau qu'à celui de notre pédant professeur Brunelle qui se laisse facilement aveugler par sa mysogénie, le pôvre... ce qui s'explique sans doute par un excédent de testostérone dans son organisme!

    Ne vous en faites pas si je commet des fautes d'orthographe car c'est la compréhension du sujet qui compte, selon M. Rehel!

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    jeudi 26 novembre 2009 05h29
    Mes intentions !
    Mesdames, Messieurs, il ne faut surtout pas se méprendre sur mes intentions. Je ne suis pas un "maudit Français" qui désire vous faire la leçon. Je suis un Gaspésien qui a l’expérience de deux universités françaises et qui donne simplement son opinion.

    Aussi, je ne dis pas que l’Académie française n’ait pas ratifié le "Rapport de 1990 sur les rectifications orthographiques", mais que ce document est bien timide par rapport à l’ampleur de la réforme proposée par les "aménagistes" québécois.

    Je n’affirme pas non plus que le débat ne soit pas légitime, mais qu'il ne peut se faire à huit clos entre Québécois.

    Avec la réforme annoncée, j’ai peur que nous nous isolions en rendant plus difficile l'accès aux grandes universités francophones du monde. Du moins, il apparaît clair que la génération éduquée avec les règles simplifiées préfèrera la facilité aux contraintes, attendu que celui qui ne sait ni écrire ni s’exprimer dans un français international – notre "lingua franca" est une sorte de passeport – ne peut faire des études supérieures ni en France, ni en Belgique, ni en Suisse. Le nier constitue une véritable preuve d’inconscience.

    La réforme de l'orthographe française est une question plus qu'importante qui devrait être débattue avec le plus grand nombre, dans un climat calme et serein, en dehors de toute considération nationale ! Pour ma part, je comprends la réaction de Mme Bombardier, car les différents acteurs du monde universitaire (en dehors de quelques-uns qui sont en accord avec la réforme) n’ont pas été concertés avant que la ministre ne fasse son annonce, comme s’il s’agissait d’une simple modification de nature pédagogique. C’est tout de même du fonds de la matière qu'est le français dont nous parlons et non de la forme suivant laquelle cette langue doit être enseignée.

    P.-S. Cher Augustin (bonjour en passant mon ancien directeur !), ne vaudrait-il pas mieux viser le maximum et non le minimum pour les enfants et les adolescents, c’est-à-dire de leur apprendre à bien écrire et à bien structurer leur pensée, tout en encourageant le développement de leur imagination et de leurs connaissances, et non à favoriser les uns au détriment des autres ? Comment être si sûrs que tous deviendront des génies du moment où ils n’auront plus à se soucier des erreurs de français ?

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    jeudi 26 novembre 2009 08h37
    Quelques erreurs de frappe et quelques précisions
    - Je n’affirme pas non plus que le débat ne soit pas légitime, mais qu'il ne peut se faire à huis (et non huit) clos entre Québécois.

    - C’est tout de même du fond (et non du fonds) de la matière qu'est le français dont nous parlons et non de la forme suivant laquelle cette langue doit être enseignée.

    - Comment être si sûr (et non sûrs) que tous deviendront des génies du moment où ils n’auront plus à se soucier des erreurs de français ?

    Autrement, le passage "les uns au détriment des autres" n'est pas vraiment clair, voire même incompréhensible. Je désirais renvoyer non pas aux étudiants, mais aux apprentissages mentionnés : celui de l'écriture et de la structure de la pensée ainsi que le développement de l'imagination et des connaissances.

    Il est vrai que j’aurais dû réviser plus attentivement mon texte et je m’en excuse. Mes erreurs ne sont toutefois pas attribuables à la difficulté de notre langue, mais plutôt au fait que je suis né à la fin des années 70 et que je suis de cette génération qui a été victime des nombreuses tentatives de réformes de l’enseignement du français au Québec. J'ai épelé des mots durant tout mon primaire et personne ne m’a fait lire un seul livre – j’entends bien dans le cadre scolaire, car Dieu merci j’avais des parents – avant le Cégep.

    Ce qui m’amène à penser : ne devrions-nous pas rebrousser chemin et retourner à des méthodes plus traditionnelles de l’enseignement du français (comme c’est la tendance actuellement en France) plutôt que mettre davantage en péril l'élément le plus important de notre culture, c'est-à-dire notre langue ?

  • Érick Falardeau
    Abonné
    vendredi 27 novembre 2009 10h04
    Grave manque de rigueur intellectuelle
    Je tiens à vous remercier, Madame Bombardier, de votre vigilance journalistique qui nous protège de tous ces raccourcis intellectuels menaçant la qualité de la langue française au Québec. Vous avez raison, il faut se garder de suivre le ministère de l’Éducation dans la brèche qu’il a ouverte au sujet de l’orthographe rectifiée. Damnation! Une langue qui évolue suivant l’usage! Mais à quoi pensent les fonctionnaires dans leur tour d’ivoire? Protégeons-nous des laxistes! Sus au Conseil supérieur de la langue française et à l’Académie française, ces repères de révolutionnaires linguistiques bien connus pour leur légèreté intellectuelle qui ont approuvé les rectifications de l’orthographe en 1990, ne cherchant par là qu’à tuer le français. Sus également aux dictionnaires Le Robert et Le Littré, au Bescherelle, des ouvrages artisanaux du pire acabit qui intègrent la plupart sinon toutes les rectifications depuis bon nombre d’années. Sus enfin à l’Office québécois de la langue française et au ministère de l’Éducation nationale français, tous des organismes « patentés » qui reconnaissent l’orthographe rectifiée dans l’unique but de cautionner la dégradation du français. Votre vigilance journalistique exemplaire, soucieuse de vérifier ses sources et de se documenter avant de prendre position, nous aura montré que Le Devoir ouvre ses pages à des amuseurs publics, pour qui le spectacle de l’opinion non fondée mais qui fait choc compte davantage que la rigueur et le respect de l’intelligence des lecteurs.

    Érick Falardeau
    Professeur de didactique du français
    Université Laval
    Erick.Falardeau@fse.ulaval.ca

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    vendredi 27 novembre 2009 21h41
    Lire, écrire et compter
    À la fin du primaire tous les enfants devraient avoir fait des dictées, avoir lu, écrit et appris à compter et les tables : - X ÷ . S'ils ont compris comment accorder les participes, se conjuguent avoir, être, et autres verbes, comment chercher un mot
    dans un dictionnaire, appris à apprendre, cela les habitera toute leur vie, ils trouveront sur leur route "l'excellence" et c'est cela qui leur servira. Ne suis pas allée à l'université, n'ai qu'une petite 9e année dans une école de campagne, mais j'ai eu une bon professeure qui a su meubler ma petite tête d'enfant...

    F. Trottier - Arthabaska/Victo

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 28 novembre 2009 07h17
    Les fautes de français
    @ M.Brunelle: Vous dites que ce ne sont pas les fautes de français qui sont importantes, mais le contenu. Une personne qui commet des fautes d'orthographe à la tonne m'indiquent clairement que ces personnes ne lisent pas ou qu'ils ne lisent que des torchons. Nous sommes en droit de penser que ces personnes prouvent par le fait même qu'elles ne sont pas cultivées. Vous ne me ferez pas croire qu'une personne qui ne lit pas peut quand même être considérée comme étant instruite. "Dis moi ce que tu écris,et je te dirai qui tu es.". Avec des professeurs comme vous, c'est assez pour décourager n'importe qui de s'instruire.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    samedi 28 novembre 2009 09h31
    DICTATURE DE L'ORTHOGRAPHE
    Je suis premier de classe en français écrit et j'ai toujours trouvé dégueulasse les prescriptions de l'Académie française..
    L'esprit francais veut faire compliqué pour être compliqué (comparé à l'anglais).

    Pourquoi les Anglophones n'ont jamais ces débats concernant la dictature de l'orthographe ?
    Réfléchissons à cette question ??
    On comprendra vite , je crois...

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    samedi 28 novembre 2009 15h49
    @ Michel Gaudette et alii
    Cher Monsieur, si vous êtes premier de classe en français, soyez-en fier et continuez dans cette voie. Le français international constitue votre passeport pour étudier ou travailler dans cette langue ailleurs dans le monde. Peut-être que vous n’avez pas l’intention de vous servir de vos connaissances en cette matière (et c’est votre droit le plus légitime), mais personne ne pourra jamais vous les retirer. Aussi, pourquoi voulez-vous empêcher le plus grand nombre d'acquérir de telles connaissances ?

    Vous parlez de dictature de l’orthographe. La dictature n’est pas question de règles, aussi rigides soient-elles (par exemple, le Canada est l'un des pays les plus libres au monde, tout en étant l'un des pays occidentaux dont les lois civiles sont les plus strictes). Le propre l’autoritarisme est plutôt d’imposer la volonté d’une minorité à la majorité ainsi que d’enfermer cette dernière sur elle-même. La véritable dictature serait donc de mettre un terme à l’enseignement de l’orthographe traditionnelle et internationale pour tous.

    Quant à la réflexion que vous nous demandez d’avoir à propos de la supposée absence de débat dans le monde anglophone autour de la langue anglaise, je ne suis peut-être pas aussi rapide que vous, mais je ne vois pas ce qu’il y a de si simple à comprendre ! D’ailleurs, êtes-vous sûr et certain de l’absence de tels débats ? Je vous conseille de lire quelques ouvrages du Britannique Robert Phillipson qui a beaucoup à dire concernant l'anglais simplifié.

    Autrement, j’ai vu qu’il y a une rumeur qui circule actuellement sur la Toile, y compris sur le site de certains médias (cf. notamment http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/edu, selon laquelle le Québec serait en retard par rapport à la France dans l’application de l’orthographe nouvelle. En tous les cas, celle-ci n’est pas en vigueur dans les universités françaises. Je peux vous l’affirmer haut et fort. Il est totalement faux de prétendre que la question est réglée dans l’Hexagone. Sinon, pourquoi le ministre français de l’Éducation nationale, Luc Chatel, se serait-il prononcé le 8 septembre dernier contre la réforme de l'enseignement de l’orthographe (cf. entre autres http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/07 ? De plus, n'est-ce pas parce que la pilule ne passe pas qu'autant de livres ont paru cet automne pour faire la promotion de l'orthographe nouvelle ?

    Je vous invite à lire les documents officiels sur lesquels se fondent les rumeurs auxquelles je fais références (ils sont rassemblés sur http://www.orthographe-recommandee.info/enseigneme Vous constaterez que les professeurs français, belges et suisses ne sont aucunement contraints d’enseigner la nouvelle orthographe. Tout au plus, ils y sont fortement encouragés et, encore, par des textes qui ne sont aucunement des lois.

    En ce sens, il est intéressant de noter que le "Bulletin officiel" est un simple organe de communication qui n’a pas nécessairement pour vocation de diffuser les textes législatifs français (on y trouve aussi des offres d'emplois). C’est au "Journal officiel" que revient ce privilège et on ne peut rien y lire au sujet de la nouvelle orthographe !

    Votre combat est juste Mesdames et Messieurs les partisans de la réforme de l’orthographe. Toutefois, laissez les faux arguments au profit des bons (je suis convaincu qu'il y en a plein !) et, s.v.p., n’imposez pas aux Québécoises et aux Québécois de faire cavaliers seuls dans la francophonie en leur faisant croire le contraire !

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    dimanche 29 novembre 2009 12h30
    Madame Chouinard

    « J'accorde beaucoup plus de crédit au commentaire de Dominic Moreau qu'à celui de notre pédant professeur Brunelle qui se laisse facilement aveugler par sa mysogénie, le pôvre... ce qui s'explique sans doute par un excédent de testostérone dans son organisme! Ne vous en faites pas si je commet des fautes d'orthographe car c'est la compréhension du sujet qui compte, selon M. Rehel! »

    Je ne m'en fais donc pas pour vous, Madame Chouinard. J'abonde même dans votre sens et dans celui de Madame Bombardier : le handicap d'écriture déborde vers la communication, la connaissance et, à la limite, l'action juste. Ne le prenez donc pas mal si je vous dis que le terme que vous apliquez à M. Brunelle ne veut rien dire. Vous vouliez sans doute parler de sa misogynie : du grec miso (haine) et gynie (femme). Je partage d'ailleurs votre sensibilité à tout ce qui respire une haine souvent inconsciente du genre féminin. Je me demande souvent comment un homme peut aimer vraiment son amoureuse et en avoir contre une femme qui ose s'exprimer librement.

    Jean-Pierre Audet

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 3 décembre 2009 06h21
    @ M.Brunelle
    Tout d'abord, je dois m'excuser pour les fautes monstrueuses que j'ai commise dans mon texte précédant.t. Ma deuxième phrase devrait se lire comme suit" Les personnes..... au lieu de la personne". Ensuite M.Brunelle, le fait d'écrire un français sans commettre de fautes d'orthographe ou grammaticales n'empêche pas une personne d'avoir des idées, mais le fait de ne pas s'exprimer correctement peut faire en sorte qu'un texte plein de bonnes idées devienne pratiquement incompréhensible, tel qu'on peut souvent le constater à la lecture de certains textes publiés sous cette rubrique.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 3 décembre 2009 06h36
    Michel Gaudette
    Je suis bilingue et je connais parfaitement la grammaire anglaise et l'orthographe. Ceci étant dit, je déplore aussi bien la pauvreté de l'anglais écrit que la pauvreté du français écrit. Je trouve abominable que des textes destinés aux jeunes en apprentissage de l'une ou de l'autre de ces deux magnifiques langues soient obligés de lire des textes bourrés de fautes et de phrases mal construites. Ce n'est pas en lisant du Michel Tremblay, du VLB et nombre d'autres auteurs Québécois que nos jeunes apprendront le français. Si le "québécois" leur convient, grand bien leur fasse, mais qu'ils n'essaient pas de nous faire croire que c'est du bon français..

  • Michel Chayer
    Inscrit
    jeudi 3 décembre 2009 14h13
    Quelques grammairiens en mal d’innovations
    L’orthographe réformée : << quelques grammairiens en mal d’innovations >> (Maurice Rat)

    Maurice Rat écrivait dans Grammairiens et Amateurs de Beau langage (Albin Michel, 1963, pp. 263-265) que :



    << (…) au début (du XXe siècle), il fut question, une fois de plus, de réformer l’orthographe, lorsqu’on vit le ministre de l’Instruction publique d’alors proposer un édit de tolérance aux examinateurs (…) qui ne fut jamais accepté d’ailleurs par l’Université (…) Émile Faguet, choisi par l’Académie française pour faire un rapport sur la question, fit libéralement -et bien vainement d’ailleurs- les plus larges concessions à un laxisme souvent étourdi, celui de la bruyante : « Commission ministérielle chargée de préparer la simplification de l’orthographe ».

    Dans son rapport du 1er avril 1905, Émile Faguet <<admettait les tolérances suivantes>> :

    Déja, chute, joute, otage << pour ôtage, que l’Académie avait déjà fait entrer dans son Dictionnaire sans que Faguet s’en fût aperçu >>, dévoument, crucifiment, assidument : <<altérations ineptes>> ; croute, flute, ile, maitre, traite, voute : <<suppressions d’accent circonflexe qui méconnaissaient à la fois l’étymologie et la prononciation de ces mots >> ; confidentiel ou confidentiel, substantiel ou substanciel etc. : <<licence faisant fi de la formation des mots>>.

    De même, <<entraînant ainsi une fâcheuse confusion>>, il aurait été permis d’écrire:

    << La retraite a pour vous des appâts ; un fond de terre ; un différent s’élève >>


    enmailloter, enmêler, enmitoufler, etc. ; ognon (mais moignon plutôt que mognon) ; bijous, caillous, chous,

    genous, hibous, joujous et pous <<tolérance qui ne tient nul compte de l’étymologie>> ; pié plutôt que pied,

    échèle, charriot <<comme charrette, charroi, charron et charrue>>; rapsodie, réteur, rinocéros, rubarbe, etc.

    << Faut-il dire que toutes ces concessions, si modérées qu’elles fussent en général, furent jugées presque toutes excessives, ou inutiles, ou dangereuses, et que, psychologiquement, Faguet se méprenait en croyant que l’insurrection contre l’orthographe traditionnelle avait tout le pays avec elle : l’événement démontra tout de suite que l’on n’était en face que de quelques grammairiens en mal d’innovations, et d’innovations imprudentes ; et l’Académie, qui enregistre le bon usage, fut la première dans son Dictionnaire à ne pas suivre son rapporteur.

    Le libéralisme, le laxisme, le latitudinarisme peuvent avoir du bon en politique ; ils sont nocifs en grammaire, où presque toutes les règles ont leur raison d’être ; et Faguet écrivain n’a jamais appliqué les réformes que proposait Faguet rapporteur.>>

  • Geneviève Caron
    Abonné
    jeudi 3 décembre 2009 17h05
    Rectifications acceptées?
    Je n'ai qu'une question : comment se fait-il que ces rectifications de l'orthographe, qui ont pour noble but de suivre l'évolution de notre langue, ne soient pas présentes dans le Petit Robert 2010? Le dictionnaire aurait-il 20 ans de retard? Je fais davantage confiance à mon petit Bob qu'à Mme Contant et j'aimerais vraiment obtenir une réponse.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    samedi 5 décembre 2009 10h38
    Premier de classe...
    A ceux qui se font beaucoup de souci pour les fautes de français, je leur dis tout simplement d'appuyer la touche "correcteur" sur leur clavier d'ordinateur...

    Étant premier de classe en français écrit, j'ai appris la langue française au moment où l'ordinateur n'existait pas.

    Je me demande bien pourquoi j'ai eu tant de sueurs à apprendre cette langue quand des cancres peuvent écrire aussi bien que moi à l'ordinateur....

    J'ai toujours trouvé pédante cette attitude à se gargariser de la dite beauté de la langue française. Sachez que le français est une langue pauvre comparée à d'autres. Pour ma part, je ne trouve aucune vertu supérieure à parler français...

    Pour Monsieur Moreau :

    J'ai trouvé intéressant votre commentaire, en particulier concernant l'anglais. Mais au plan international, le français sert de moins en moins...

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    dimanche 6 décembre 2009 08h03
    @ Michel Gaudette
    Vous dites : "Mais au plan international, le français sert de moins en moins..."

    C'est parfaitement vrai du point de vue économique. Ce n'est pas totalement vrai des points de vue politique et diplomatique. C'est encore moins vrai du point de vue académique.

    Je suis sincèrement désolé que vous ayez baissé les bras dans la défense de notre langue. Ne devrions-nous pas justement réagir inversement si le français perd du terrain ?

    Quant à votre commentaire sur le supposé caractère pédant et pauvre de l'élément clé de notre identité, je vous dis : vraiment ? Aussi, donnez-nous l'exemple d'une langue occidentale contemporaine qui serait plus riche que la nôtre, et ne me sortez pas le nombre de mots en français par rapport au nombre de mots en anglais, car je ne crois pas que la quantité fait la qualité, surtout si la langue concernée est parlée par le plus grand nombre avec le moins de mots possible ?

    Sinon, soyez rassuré : il y a encore de beaux jours pour ceux qui savent écrire correctement le français. Les correcteurs informatiques n'arrangent rien. La preuve en est dans la plupart des messages qui ont été publiés ici, y compris les miens !

    P.-S. Pourquoi perdez-vous votre temps à lire ce journal, à participer à cette discussion et à écrire ici en français si cette langue n’a aucun intérêt ?

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    dimanche 6 décembre 2009 15h26
    Pour M. Moreau
    Pour moi, la langue n'est qu'un outil pour échanger entre nous...

    Quant à tout ce qui est français, je dois dire que je suis devenu francophobe (oui avec un "b") suite à trois années de coopération internationale en Afrique de l'Ouest...

    Les Français s'y comportent comme des voyous, décidant même des chefs d'État, là-bas...

    Je suis de ceux (et ils ne sont pas nombreux...) qui remercient la Grande-Bretagne de nous avoir débarrasser de ce pitoyable colonisateur français en 1763, oui ce colonisateur méprisant et hautain face aux "Canayens".

    Considérant ce que la France est devenue (un pays en déroute), ainsi que ces ex-colonies Dom Tom, avec le chômage galopant, une balance commerciale catastrophique, déficits abyssaux, je crois que les Québécois d'aujourd'hui n'auraient eu aucun intérêt à participer au destin français.

    Pendant que l'Angleterre apportait sa civilisation sur tous les contimnents (primauté du droit, esprit d'entrepreneuship. habeas corpus, droit de pétition). les Français se guillottinaient entre eux avec leur Révolution...

    Je suis devenu plutôt anglophile. Et j'aime bien Le Devoir, d'où ma participation à ses forums...

  • Gabriel Martin
    Inscrit
    dimanche 6 décembre 2009 20h34
    La réforme dépoussière
    Gardons ça court et simple:
    -La réforme dépoussière la langue d'anomalie et c'est bien;
    -Normaliser l'orthographe des mots ne rends pas les idées moins riches;
    -Les rectifications sont faciles à apprendre;
    -Si on aime le vieux français, qu'on lise des ouvrage consacrés au vieux français.

  • Dominic Moreau
    Inscrit
    lundi 7 décembre 2009 08h55
    @ Gabriel Martin
    Très bien dit !

    Le problème n’est toutefois pas cet ordre. Il découle plutôt du fait que cette réforme est programmée sans que tous les pays francophones se soient concertés pour la mettre en vigueur au même moment et dans les mêmes conditions. Dans le contexte de globalisation qu’est celui de la mondialisation, on ne peut faire cavalier sur ce type de modification du français écrit ! Tout aussi courageux que cette mesure puisse paraître, elle revient à couper l’herbe sous les pieds d’une partie de nos jeunes en leur fermant dès le primaire les portes de grandes institutions d’enseignement en France, en Belgique et en Suisse.

    Un contournement des difficultés dans le seul but d’améliorer les statistiques du Ministère de l’Éducation est-il vraiment un signe de courage ?

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    lundi 7 décembre 2009 09h40
    M. Moreau
    Vous avez le droit de penser ce que vous pensez.

    Moi, je vous dis que le colonialisme français est probablement un des pires colonialismes de l'histoire de cette planète.

    Regardez la misère des DOM TOM français d'aujourd'hui.

    Le colonialisme français est tellement malsain que c'est à coups de fusils que l'Indochine et l'Algérie ont sorti la France de leurs terres.


    Je remercie la Providence de nous avoir débarrasser de ce colonisateur si inapte...

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    lundi 7 décembre 2009 12h37
    Une dernière précision...
    Concernant la colonisation en Afrique, les ex-colonies anglaises sont beaucoup plus développées que les ex-colonies françaises.

    ex. Botswana, Zimbabwe (autrefois Rhodésie avant qu'un sinistre dictateur y fout tout en l'air), Afrique du Sud, Nigeria, Ghana (cité en exemple par Obama), Kenya...

    Pourquoi ? Parce que les Anglais ont misé sur l'éducation des .peuples autochtones.

    Pas surprenant que le Rwanda a rejoint le Commonwealth, cela veut tout dire...

    J'ai souvent traversé la frontière Togo-Ghana : contraste étonnant où l'on voit un développement réel et la jouissance de libertés au Ghana (ex-colonie anglaise), alors que le Togo (ex-colonie française) croule sous une dictature légitimée par des élections bidons tous les cinq ans...

    Pour ma part, j'en conclus ici...

  • Maxouchinet
    Inscrit
    vendredi 19 mars 2010 08h27
    @ Mme Caron
    « Je n'ai qu'une question : comment se fait-il que ces rectifications de l'orthographe, qui ont pour noble but de suivre l'évolution de notre langue, ne soient pas présentes dans le Petit Robert 2010? Le dictionnaire aurait-il 20 ans de retard? Je fais davantage confiance à mon petit Bob qu'à Mme Contant et j'aimerais vraiment obtenir une réponse. »

    La réponse est bien simple : les dictionnaires tardent à accepter complètement cette réforme de l'orthographe. Ils n'ont pas 20 ans de retard, seulement 15 ! Le Québec a commencé à parler des rectifications de l'orthographe seulement vers la fin de 2004. Le Robert est donc un des dictionnaires qui n'a pas mis à jour à 100 % sa liste de mots. Pour connaitre* la liste complète de tous les mots touchés par les rectifications, je vous conseille vivement de consulter le Grand vadémécum* de l'orthographe moderne recommandée de Chantal Contant.

    Maxime Hamel, réviseur
    Révision professionnelle Maxime Hamel et
    Membre actif du GQMNF (Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français)
    Maxime.Hamel@reviseurs.ca

    Note : Tous les mots suivis d’un astérisque sont écrits selon les rectifications orthographiques.

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