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Les jeunes et la route - Qui blâmer ?

3h du matin, dimanche, une jeune fille de 14 ans a perdu la vie après avoir été éjectée du coffre de la petite Kia à hayon où elle s'était blottie en compagnie d'un garçon de 15 ans. Cinq autres adolescents partageaient les banquettes du véhicule conduit par l'un d'entre eux âgé de seulement 17 ans. Dans l'autre voiture, cinq jeunes de moins de 18 ans dont le conducteur, lui aussi âgé de 17 ans.
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  • Frédéric Chiasson - Abonné
    27 octobre 2009 01 h 00
    Abus de statistiques
    Cet éditorial semble ne pas bien comprendre les statistiques. Si «les 10 % de conducteurs de cette tranche d'âge sont impliqués dans plus de 45 000 accidents de la route, soit 23 % du total», cela ne veut pas dire que la plupart de ces 10% de ces conducteurs font des accidents !

    Il serait peut-être temps de faire des statistiques plus intelligentes au lieu de se borner à l'âge, au sexe et au salaire annuel pour décrire quelqu'un.

    Le plus tendancieux dans cet article est quand M. Sansfaçon affirme que « c'est que l'on est encore un enfant à 16 et 17 ans. » Est-ce que l'on obtient un certificat d'«adultie» à 18 ans, avec toute la prévoyance et la sagesse que l'on sous-entend abusivement dans le qualicatif «adulte» ? Pleins d'adultes conduisent aussi de manière irresponsable et stupide. Robert Epstein, psychologue américain, propose même que l'adolescence et l'irresponsabilité qu'elle sous-entend ne vient pas de l'âge, mais bien de notre vision de l'adolescence produite par notre culture qui les chouchoute alors qu'ils pourraient vraisemblablement devenir déjà de jeunes adultes responsables.

    Il serait temps de voir LESQUELS de ces adolescents font des accidents, au lieu de tous les mettre dans le même panier et les déresponsabiliser encore plus.

    Frédéric Chiasson, 31 ans
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  • Daniel Reid - Abonné
    27 octobre 2009 03 h 47
    interdire la conduite de 22h à 5h?
    Il a été prouvé que les accidents impliquants cette tranche d`âge ne touche que 5% des jeunes et que cela arrive entre 22h et 5h du matin.
    Faudrait-il donner un premier permis restraint à la conduite de jour. Et permettre après un temps de probation de se qualifier pour un permis de circuler en fin de soirée et la nuit?
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  • Isabelle Lefebvre - Inscrite
    27 octobre 2009 04 h 11
    Qui blâmer? L'État et les parents.
    En ce qui concerne l'État, il doit légiférer afin qu'aucun permis de conduire ne soit accordé avant 18 ans. Après 18 ans, un permis de conduire est donné en approbation seulement et cela après avoir suivi des cours de conduite. À la première infraction grave, soit de vitesse excessive ou d'ivresse au volant, retrait du permis de conduire jusqu'à 21 ans et saisie de la voiture.

    Ce qui faciliterait la tâche des parents devant l'insistance des enfants à emprunter la voiture. On peut imager tout le regret et quel sentiment de culpabilité que vivent les parents de ces deux jeunes adolescents qui viennent d'être accusés de conduite dangereuse ayant causé la mort de cette jeune fille.
    Un calvaire qui les poursuivra toute une vie.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    27 octobre 2009 06 h 57
    Le jugement des garçons de 25 ans et moins
    C'est reconnu que chez les garçons de 25 ans et moins, le jugement n'est pas formé et les compagnies d'assurance l'ont compris. Il coûte plus cher une prime pour les garçons que pour les filles.

    Le permis devrait être autorisé a dix-huit seulement et peut-être même a 21 ans?

    Mais la responsabilité ne s'arrête pas au conducteur mineur mais aux parents qui prêtent leurs voitures aux enfants. Que faisait une jeune fille de 14 ans a trois heures de la nuit?
    Si ma fille n'est pas revenue chez moi a cette heure tardive, je me dois de me poser des questions sur l'éducation de cette enfant. Certains parents ne méritent pas d'avoir des enfants...
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  • Robert Henri - Inscrit
    27 octobre 2009 06 h 58
    Accidents, qui blâmer?
    Tout le monde et plus...

    14 ans, 03:00h. Où sont les parents?

    L'état des routes. Les maudits camions suppositoires qui cherchent, on dirait, à nous entrer dans le coffre et les maudits policiers qui ne les font jamais, au grand jamais ralentir et nous respecter.

    Pour conduire, pour être parent, policier ou pour être député, (Principalement le député premier-sinistre Charest qui a, dit-il, les deux mains sur le volant), ce n'est pas que de la formation que ça prend. Il faudrait faire passer une batterie de tests d'intelligence et de maturité.
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  • Léon Gallant-Leblanc - Abonné
    27 octobre 2009 07 h 08
    Mal nécessaire!
    Évidemment, les données sont peu reluisantes au regard de la conduite automobile chez les jeunes. Toutefois, on accède au CEGEP à 16 ans pour certains et lorsque les parents ont fait le choix d'habiter en milieu rural, la voiture est indispensable. J'habite Rougemont et il n'y a à ce jour aucun moyen de transport autre que la voiture pour me permettre de me rendre au CEGEP de Granby. Si j'habitais Montréal, je ferais le choix du transport en commun comme plusieurs autres jeunes urbains. Le milieu rural et le transport en commun semblent deux réalités incompatibles. C'est la voiture ou l'appartement!

    Arno G. Leblanc
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  • Yvon Bureau - Abonné
    27 octobre 2009 07 h 50
    Blâmons aussi la SAAQ et le MTQ
    À l'annonce de cet accident, en colère et en grande tristesse, j'ai espéré que les parents de ces jeunes s'unissent et poursuivent le MTQ et la SAAQ.

    Cette Société et ce Ministère ont une tolérance molle et faiblichonne devant toutes les publicités d'auto qu'inondent notre monde télévisuel et qui valorisent la vitesse et les exploits sur 4 ou 2 roues.

    À blâmer aussi pour tous ces radars trop peu nombreux et affichés longtemps à l'avance.

    À blâmer pour permettre l'expansion de l'auto-jouet par le laisser-faire face aux véhicules modifiés, intentionnellement bruyants, avec des systèmes de son et de lumière douteux, avec des ailerons dignes des pistes de course ( remarquez : plus l'aileron arrière est élevé, plus le véhicule offense souvent les lois de la circulation).

    Tous devraient enfin être condamnés à du bénévolat dans une centre de réadaptation physique; j'y ai travaillé 30 années, comme travailleur social.

    Mes sympathies et ma prochitude à ces parents.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    27 octobre 2009 08 h 22
    Autre moyen de transport?
    Ces jeunes avaient-ils une autre option que l'automobile pour rentrer? Si la fête était dans un lieu privé, auraient-ils pu y passer (le reste de) la nuit? Comment y étaient-ils allés? Avec des passagers dans le coffre aussi?
    Vous savez, la question de la conduite de nuit ou par mauvais temps se pose aussi pour les adultes. Eh oui, pensez-y! Combien de fois avez-vous DÛ conduire dans des mauvaises conditions ou très fatigués, parce que vous n'aviez pas d'autre choix?
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  • Claude Archambault - Inscrit
    27 octobre 2009 09 h 21
    Conduire est un acte adulte
    Ces jeunes devraient être jugés comme adultes, car conduire un véhicule est une grande responsabilité et si on accorde le privilège à 16 ans il faut aussi que les responsabilités aussi viennent avec.

    Imaginez l'impact chez les autres jeunes quand ils apprendront que la stupidité de ces jeunes n'aura pas seulement couté la vie à une autre jeune et possiblement 2, aura marqué les survivants et les conducteurs pour la vie mais aussi que les conducteurs et responsables de l'accident on aussi perdu leur vie en ayant tous les deux des termes de 25 ans de prison ferme pour leurs crimes.

    Ce qui s'est passé n'est pas la faute de personne d'autre que celle des conducteurs et aussi un peu de la société pour ne pas avoir inculqué un sens de responsabilité aux jeunes. Car ici dans le pays du Québec c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre jamais la faute de celui qui commet l'acte.
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  • Jean-G. Lengellé - Inscrit
    27 octobre 2009 11 h 06
    La rectitude politique?
    Peut-être doit-on aussi revoir le vocabulaire pour la description de ces accidents tels que rapportés dans les médias.
    En effet pourquoi hésiter à parler de stupidité, car en bout de ligne c'est bien de ça qu'il s'agit?
    La rectitude politique, l'infâme rectitude politique fait que les médias diront qu'il s'agit de témérité, ou encore les titres annonceront que "la route" vient de faire des victimes. Sans compter l'invraisemblable protection des prétendus "mineurs" dont on doit cacher l'identité même en cas d'accident où le décès n'est pas accidentel : c'est soyons franc, un meurtre.
    Osons appeler un chat un chat, et un imbécile un imbécile.
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  • Geoffroi - Abonné
    27 octobre 2009 12 h 57
    $$$
    Ce message concerne les automobilistes, les cyclistes, les motocyclistes et les piétons :

    Ce n'est pas seulement les jeunes le problème. c'est ceux qui ne freinent pas aux arrêts, doublent à droite, conduisent sur les pistes cyclables, roulent à des vitesses excessives dans les quartiers et nous "collent aux fesses" tellement ils voudraient nous voir en enfer. Ce sont des jeunes mais aussi des moins jeunes.

    C'est bien beau l'"éducation" mais il faut qu'ils paient. $$$
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  • Caroline Sigouin - Abonnée
    27 octobre 2009 18 h 18
    Transport public inexistant
    J'aimerais attirer l'attention des citadins sur un problème fondamental que pose la solution envisagé par M. Sansfaçon: dans nombre de régions, de villes ou de quartiers du Québec, il n'y a ni autobus, ni train de banlieue, et encore moins de métro. Or, les jeunes de 16 à 18 ans ont des obligations: travail, études, etc. Ils ont besoin, comme n'importe quel adulte, d'un moyen de transport, et leur enlever le droit de conduire leur nuirait considérablement. Le transport alternatif et le covoiturage, c'est bien, mais ce n'est malheureusement pas une solution accessible dans la majorité des cas.
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  • Guillaume Baillargeon - Inscrit
    27 octobre 2009 18 h 51
    Ouin
    Ce qu'on oublie de dire, c'est qu'il y a beaucoup moins d'accidents de la route aujourd'hui que dans les années 60 et 70.

    Quel âge ont aujourd'hui les jeunes conducteurs des années 60 et 70 (ceux qui ont survécu) ? Entre 45 et 65 ans. Donc certains de ces conducteurs réclament aujourd'hui qu'on renforce les lois pour les jeunes. Je suis d'accord. Mais de grâce, laissez tomber vos jugements moralisateurs à la noix, vous êtes mal placés pour parler.
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  • Paul Dussault - Inscrit
    28 octobre 2009 07 h 29
    Un vertige nommé carence
    Le vide existentiel commande l'utilisation d'expédients tels la vitesse, les drogues et tout ce qui se substitue à la vie intérieure. Certains jeunes et moins jeunes n'échappent pas à cette nécessité de remplir leur existence en manque de connaissances, de culture, d'émerveillement face à la nature ou que sais-je encore ?

    Nous assistons, dans le dossier funeste de la conduite automobile, à l'illustration de la médiocrité intellectuelle et morale qui sévirait avec davantage de force au Québec que dans le reste de l'Amérique du Nord. Et cette médiocrité serait en partie la cause de cette quête de sens qui se traduit par la consommation d'excès.

    Ailleurs au pays et aux USA on conduit beaucoup plus prudemment et les moyens entrepris pour qu'une telle situation ne se dégrade sont aussi simples que coûteux : les patrouilles policières et l'inculcation d'une idéologie de la responsabilité qui passe par la famille et l'école.

    Lorsque l'on est en face d'une personne carencée, on voit à travers elle tout ce qui aura contribué à créer son vide. Et il est là le véritable drame qui donne le vertige. Il sera long le chemin. Mais le principal raccourci vers un meilleur bilan routier tient d'abord à la répression. C'est le langage le plus facile à comprendre dans un premier temps. Mais cette approche comporte aussi ses effets pervers : le désir de rattrapage et de vengeance propre aux esprits synchrétiques.

    Aussi, le coût de la répression est élevé et au final, il ne représente pas une grande économie comptable pour l'État. C'est sur le chemin de la politique que va se jouer la carte de l'amélioration du bilan routier. Décidément, "Les mains sur le volant" ne pouvait être choisi avec plus d'à- propos... Mais la machine est plus complexe à conduire qu'il n'y paraît.
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