Risques accrus de toxi-infections alimentaires - Les sacs réutilisables pour l'épicerie devraient être lavés régulièrement
Québec — Les sacs réutilisables achetés au supermarché doivent être lavés régulièrement pour éviter les toxi-infections alimentaires.
Selon Gale West, professeure au département d'économie agroalimentaire et sciences de la consommation de l'Université Laval, il est nécessaire de rappeler aux nouveaux écolos d'entretenir leurs sacs réutilisables. En y mettant pêle-mêle la viande, les fruits, les légumes et une multitude d'autres produits dont les emballages ont traîné un peu partout, les risques de contamination croisée sont accrus, explique-t-elle.
Et c'est sans compter que certains utilisateurs récupèrent les mêmes sacs «pour transporter n'importe quoi, leur équipement de gym ou les couches des enfants», déplore Mme West, qui a déjà vu passer des sacs peu ragoûtants en faisant la queue à la caisse d'un supermarché. Plusieurs emballeurs pourraient d'ailleurs le confirmer. L'Institut des plastiques et de l'environnement du Canada (IPEC), organisme-conseil de l'Association canadienne de l'industrie des plastiques, a financé une recherche, vraisemblablement «la première en Amérique du Nord», sur le sujet. Recherche intéressée, il va sans dire.
L'analyse de 25 sacs, dont 23 récupérés auprès de consommateurs, a révélé que les deux tiers présentaient des traces de contamination bactériologique, dans des taux parfois supérieurs aux normes de salubrité acceptables pour l'eau potable. La présence de levures et de moisissures a été confirmée sur 20 % des échantillons testés par des laboratoires indépendants de Guelph et de Montréal. Trois sacs contenaient aussi des coliformes fécaux. Les sacs neufs et les sacs de plastique à usage unique, utilisés comme témoins, étaient exempts de saletés.
Sacs malpropres
Jacques Goulet, microbiologiste et professeur lui aussi à l'Université Laval, n'est pas surpris des résultats de ces analyses. Il croit même qu'ils ne reflètent pas l'ampleur du problème, puisque la technique utilisée par l'IPEC, frotter un coton-tige et examiner ce qu'on a récolté, a ses limites. «Je trouve que, dans le domaine alimentaire, on régresse avec les sacs réutilisables», conclut M. Goulet, qui croit que les cas de toxi-infections alimentaires (E. coli, salmonelle, etc.) liés à cette nouvelle mode seront désormais plus fréquents.
Gale West se défend bien de prôner un retour en arrière, maintenant que les consommateurs ont rompu leur dépendance aux sacs de plastique. Mais il faut laver les sacs réutilisables, répète-t-elle. En cela, les sacs de tissu sont plus faciles d'entretien que ceux en plastique rigide. Les supermarchés devraient offrir gratuitement des sacs de plastique pour les produits frais et refuser d'emballer des denrées dans des sacs malpropres, ajoute la prof.
Michel Leclerc, militant aux AmiEs de la Terre de Québec, est un peu excédé par toute cette attention portée sur les sacs malpropres, qui fait oublier d'autres sujets plus importants, comme le suremballage, par exemple. «On ne va pas commencer à avoir peur tout le temps parce qu'il y en a quelques-uns qui ne se lavent pas», résume-t-il.
Selon Gale West, professeure au département d'économie agroalimentaire et sciences de la consommation de l'Université Laval, il est nécessaire de rappeler aux nouveaux écolos d'entretenir leurs sacs réutilisables. En y mettant pêle-mêle la viande, les fruits, les légumes et une multitude d'autres produits dont les emballages ont traîné un peu partout, les risques de contamination croisée sont accrus, explique-t-elle.
Et c'est sans compter que certains utilisateurs récupèrent les mêmes sacs «pour transporter n'importe quoi, leur équipement de gym ou les couches des enfants», déplore Mme West, qui a déjà vu passer des sacs peu ragoûtants en faisant la queue à la caisse d'un supermarché. Plusieurs emballeurs pourraient d'ailleurs le confirmer. L'Institut des plastiques et de l'environnement du Canada (IPEC), organisme-conseil de l'Association canadienne de l'industrie des plastiques, a financé une recherche, vraisemblablement «la première en Amérique du Nord», sur le sujet. Recherche intéressée, il va sans dire.
L'analyse de 25 sacs, dont 23 récupérés auprès de consommateurs, a révélé que les deux tiers présentaient des traces de contamination bactériologique, dans des taux parfois supérieurs aux normes de salubrité acceptables pour l'eau potable. La présence de levures et de moisissures a été confirmée sur 20 % des échantillons testés par des laboratoires indépendants de Guelph et de Montréal. Trois sacs contenaient aussi des coliformes fécaux. Les sacs neufs et les sacs de plastique à usage unique, utilisés comme témoins, étaient exempts de saletés.
Sacs malpropres
Jacques Goulet, microbiologiste et professeur lui aussi à l'Université Laval, n'est pas surpris des résultats de ces analyses. Il croit même qu'ils ne reflètent pas l'ampleur du problème, puisque la technique utilisée par l'IPEC, frotter un coton-tige et examiner ce qu'on a récolté, a ses limites. «Je trouve que, dans le domaine alimentaire, on régresse avec les sacs réutilisables», conclut M. Goulet, qui croit que les cas de toxi-infections alimentaires (E. coli, salmonelle, etc.) liés à cette nouvelle mode seront désormais plus fréquents.
Gale West se défend bien de prôner un retour en arrière, maintenant que les consommateurs ont rompu leur dépendance aux sacs de plastique. Mais il faut laver les sacs réutilisables, répète-t-elle. En cela, les sacs de tissu sont plus faciles d'entretien que ceux en plastique rigide. Les supermarchés devraient offrir gratuitement des sacs de plastique pour les produits frais et refuser d'emballer des denrées dans des sacs malpropres, ajoute la prof.
Michel Leclerc, militant aux AmiEs de la Terre de Québec, est un peu excédé par toute cette attention portée sur les sacs malpropres, qui fait oublier d'autres sujets plus importants, comme le suremballage, par exemple. «On ne va pas commencer à avoir peur tout le temps parce qu'il y en a quelques-uns qui ne se lavent pas», résume-t-il.
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