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Gouttes et gouttelettes de pluie

Photo : Agence Reuters
Ironiquement, il y a quelques semaines, je vous parlais des jardins secs: le xéropaysagisme. Oh! ce n'était pas en fonction de quelques almanachs qui auraient pu prédire une saison de jardinage plus que sèche, mais comme l'actualité nous inonde d'informations sur le réchauffement, les changements climatiques, il nous fallait être prêt, au cas où.

Voilà sans doute pourquoi il pleut sans cesse et pourquoi le ciel nous tombe sur la tête! Probablement que toute cette pluie, c'est pour mettre à l'épreuve notre jardin pluvial! Bien évidemment, je vous avais aussi invité à travailler un jardin de pluie situé dans le prolongement des gouttières des bâtiments. Reconnaissez-vous là les vieilles racines normandes de «P'têt' ben qu'oui, p'têt' ben qu'non»? Le vieil adage «Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier» devient le leitmotiv du jardinier averti. Que l'été soit sec ou humide, la solution «garantie» réside dans la culture en contenants.

La bonne couche de charbon de bois servant de drainage au fond de mes boîtes est donc d'actualité. Le charbon de bois est drainant, mais les micropores qu'il contient jouent un rôle primordial dans le contrôle des pourritures de racines. C'est le secret de la réussite des contenants de bégonias, si fragiles. Un bon volume de terreau facilite aussi une bonne emprise des racines dans le contenant.

Le vert étant une couleur apaisante, profitons de cet état de fait pour nous féliciter de la beauté des végétaux, dont la croissance presque excessive donne une allure de santé à nos villes. Bref, après la pluie viendra bien la sécheresse! Voilà pourquoi il nous faut maîtriser, dans la mesure du possible, les conditions extrêmes, afin que tout au long de la saison nous ayons grand plaisir à jardiner.

Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier...

Vous désirez que je réponde à votre question...

Vous acceptez que le jardinier prenne son temps... Écrivez-moi !

***

jeanclaudevigor@videotron.ca

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La récupération de l'eau de pluie

La ville de Terrebonne a été, semble-t-il, la première municipalité au Québec à lancer un programme invitant ses résidants à utiliser l'eau de pluie pour arroser plates-bandes et jardins. Grâce à ce programme, les citoyens de cette ville peuvent se procurer un réservoir pour la récupération de l'eau de pluie à un prix réduit, soit 35 $.

Quant à moi, j'ai installé un bac avec filtre et déversoir de trop-plein, que j'ai trouvé dans une quincaillerie de grande surface et payé moins que les 80 $ habituels. Évidemment, vous pouvez aussi vous procurer de superbes bacs en forme de jarre ou avec autres améliorations esthétiques.

L'eau de pluie est parfaite, entre autres pour l'arrosage des plantes tropicales d'intérieur, surtout si votre source d'eau (puits ou aqueduc) est riche en calcium et en magnésium. Cette dernière, dite «dure», fait remonter le pH des terreaux et entraîne fréquemment des carences en fer. Les feuillages deviennent alors vert pâle. Grâce à un arrosage régulier à l'eau de pluie et à une fertilisation équilibrée, avec supplément de fer et de magnésium, vos plantes tropicales d'intérieur retrouveront santé et beauté.

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Les phytoptes - Inesthétiques, mais peu dommageables

La présence de phytoptes (minuscules acariens) dans les arbres de nos jardins, très répandue, provoque la formation de tumeurs, poches, galles ou cloques qui déforment les tissus des plantes. L'apparence de ces déformations varie selon l'espèce de phytopte. Ces phytoptes sont à peine visibles à l'oeil nu, mais n'empêche qu'ils insèrent leurs longues parties buccales dans le limbe des feuilles et se délectent de la sève.

Pour pomper ce jus nourricier, ils injectent dans les tissus une substance qui favorise la croissance, avec pour conséquence la formation de ces petites poches (excroissances), galles, sur la surface des feuilles. Ce problème est très commun dans le cas des érables, des frênes, des chênes, etc., et de certains conifères.

Certaines galles sont aussi causées par des guêpes, des pucerons et autres arthropodes. Comme ces phytoptes ne provoquent pas de dégâts graves, la surface du limbe qui est affectée ne l'étant pas assez pour réduire la photosynthèse, la santé de l'arbre n'est pas compromise. Notez que si le problème est présent dans l'environnement, il risque de réapparaître d'année en année.

Les populations de phytoptes fluctuent selon les conditions météorologiques. Certaines années, le problème disparaît. Pour des raisons purement esthétiques, vous pouvez tailler et détruire les branches fortement affectées. L'application d'huile pour stade dormant, très tôt au printemps, avant l'ouverture des bourgeons, peut ici s'avérer utile.

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La semaine du jardinier

- Samedi 4 juillet - Saint-Florent - Sainte-Berthe. Cette année marque le 350e anniversaire de l'arrivée des Hospitalières à Montréal. Des visites des jardins du Monastère des hospitalières de Saint-Joseph seront offertes à compter du 12 juillet, et ce, tout l'été. Le point de rencontre est le Musée des hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal, au 201, avenue des Pins ouest, à Montréal. Les réservations sont obligatoires (% 514-849-2919).

- Dimanche 5 juillet - Saint-Antoine. Petit rappel concernant l'utilisation de cendre de foyer pour la fertilisation des tomates. Comme celle-ci est riche en potasse, il est important de respecter un équilibre du potassium et du magnésium. Il suffit pour ce faire de fertiliser les plants avec un supplément de magnésium, offert dans les centres de jardinage.

- Lundi 6 juillet - Sainte-Mariette. La cendre de foyer a tendance à faire monter le pH du sol, surtout dans les sols argileux. Si vous en mettez beaucoup, il vous faudra acidifier un peu votre sol. Au printemps, mélangez de la tourbe de mousse à votre compost et incorporez-en à votre sol.

- Mardi 7 juillet - Saint-Raoul. Pour votre jardin sec, voici la très jolie plante xérophile: la mauve-pavot ou callirhoé (Callirhoe involucrata). Cette plante de plein soleil de 30 cm de hauteur donne des fleurs rose magenta de la fin de juin à septembre. Rustique en zone 3b. Offert à la Pépinière Villeneuve, à l'Assomption.

- Mercredi 8 juillet. Saint-Thibault. Pour votre espace «indigène»: le Maïanthème étoilé (Maianthemum stellatum, syn. Smilacina stellata). Une floraison printanière, puis des petits ronds verts rayés de marron, prenant ensuite une teinte rouge foncé, presque noire. Tolère l'ombre légère. Une plante solide et rustique, même en zone 2. Offerte chez Horticulture Indigo.

- Jeudi 9 juillet - Saint-Amandine. Ayant remporté le titre de plante de l'année aux Mérites horticoles 2009 du Jardin Botanique de Montréal, un superbe arbuste à fleurs jaunes et au feuillage panaché: le Dièreville «Cool Splash» (Diervilla sessilifolia «Cool Splash»). D'une hauteur et d'une largeur de 1,20 mètre, cet arbuste de plein soleil ou ombre légère fleurit à la fin de juillet et en août. Plante de zone 4, offerte Au Jardin de Jean-Pierre, à Sainte-Christine.

- Vendredi 10 juillet - Saint-Ulrich et Sainte-Félicité. À une lectrice qui me demandait un petit mot d'encouragement, car ses poireaux et même son ail des bois sont dévorés par des vers... J'aurais besoin moi-même d'encouragement, car la teigne du poireau sévit aussi dans mon potager. Le mot «teigne» veut tout dire... Afin de vous assurer qu'il s'agit bien de l'Acrolepiopsis assectella, cet insecte arrivé très récemment au Canada, vérifiez l'identité de l'intrus sur Google image.

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Pour votre bibliothèque

«On distribue déjà des bacs de recyclage, pourquoi ne pas distribuer des attrape-plantes?» Tiré des propos de l'auteur Roger Latour sur son blogue, Flora Urbana. M. Latour y parle de ses déambulations et excursions insulaires, à la recherche de plantes urbaines. Il y est aussi question de son concept d'attrape-plantes. Il s'agit d'un bac à fleurs où rien n'est planté volontairement. La nature fait le reste!

«La ville est un formidable lieu de convergence et favorise une très grande biodiversité végétale. Le milieu urbain est en effet incroyablement fertile et propose une flore riche, variée, utile, imprévisible et fascinante!»

Le Guide de la flore urbaine — seul guide complet en la matière —, facile à utiliser, abondamment illustré, vous révélera un nouveau continent, de l'orchidée urbaine à la verge d'or en passant par la carotte sauvage et la verveine prostrée, soit plus de 200 espèces en tout. Il vous permettra de vous initier au monde méconnu — et souvent sous-estimé — de la flore urbaine. Une sympathique activité de vacances, même au coin de chez soi.

«La moitié de l'humanité habite maintenant des villes. Il est temps de découvrir la richesse et l'extraordinaire faculté des plantes à coloniser et à embellir notre habitat!»

Guide de la flore urbaine

Roger Latour

Éditions Fides

303 pages, 24,95 $
 
 
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