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Sous nos pieds - Tendance dernier cri

Le plancher de bambou a trouvé ses adeptes

Différentes utilisations du bambou.
Différentes utilisations du bambou.
Les gens à l'affût des tendances dans le domaine de la rénovation le savent: le plancher de bambou gagne constamment en popularité depuis quelques années. Pourquoi? Élégant, résistant, abordable: les raisons sont multiples. D'autant plus que le bambou est considéré comme écologique par plusieurs, même si on doit apporter quelques bémols.

Facile d'entretien, hyperstable, 27 % plus dur que le chêne, 13 % plus dur que l'érable, le bambou a tout pour lui. De plus, à gamme de produits équivalente, le prix du bambou se compare à celui du bois franc.

Pourtant, lorsque Jason

Berlin, séduit par le matériau, s'est lancé dans l'importation de bambou il y a cinq ans, il a dû multiplier les efforts pour susciter l'intérêt des gens.

«Les architectes, designers et constructeurs me disaient que le produit est bien beau et que le prix est abordable, mais qu'il n'y avait pas de demande pour ça», affirme M. Berlin, spécialiste de produits chez Kipunji Bamboo, qui exploite l'Entrepôt du bambou situé boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

Il a donc dû multiplier les apparitions dans les salons d'habitation et dans les médias pour mieux faire connaître le produit aux consommateurs et ainsi créer une demande.

Depuis, la popularité du bambou ne cesse de croître. Josée Lefrançois, propriétaire de La Maison du Bamboo, à Saint-Sauveur, le confirme. «Nos chiffres sont excellents et je crois que la tendance prendra de l'ampleur, parce que les gens sont de plus en plus sensibilisés et recherchent de bons produits écologiques», indique-t-elle.

Écolo?

Mais les produits de bambou sont-ils réellement écologiques? D'abord, il faut savoir que le bambou est une espèce de graminée qui pousse sans trop d'efforts. «C'est une mauvaise herbe, dans le fond, alors ça pousse rapidement sans avoir besoin d'engrais. En six mois, le bambou a poussé, mais on doit attendre qu'il soit mature avant de le couper, soit environ cinq ans», explique M. Berlin.

Par contre, le bambou est une espèce envahissante et, comme sa culture est en croissance en Chine, cela représente une certaine menace pour la biodiversité.

Heureusement, il est maintenant possible d'opter pour du bambou certifié FSC (Forest Stewardship Council), ce qui assure que le produit provient d'une forêt gérée de façon durable. Ce sont ces produits de bambou qu'a choisis Josée Lefrançois pour son entreprise.

«Nos deux manufacturiers sont certifiés FSC, et c'est très important pour nous parce que cela signifie qu'ils respectent les plus strictes normes écologiques. Nos produits ont même une chaîne de traçabilité que nos clients peuvent consulter», affirme-t-elle.

La question de la colle utilisée pour l'assemblage des lamelles de bambou est aussi à surveiller. Elle contient souvent du formaldéhyde, un produit chimique aux émanations pouvant nuire à la qualité de l'air. «Nos produits ne contiennent aucun formaldéhyde ajouté», précise Mme Lefrançois.

Pour sa part, Kipunji Bamboo a choisi de se conformer aux normes européennes, plus strictes que les normes canadiennes en matière d'émanations.

Il ne faut pas oublier non plus que le bambou est importé de l'Asie, ce qui n'est pas sans laisser de traces dans l'atmosphère. «Pour compenser, nous avons choisi de devenir une entreprise certifiée carboneutre avec l'organisme Planetair, qui compense nos émissions de gaz à effet de serre par différents projets», indique

Josée Lefrançois.

Qualité, produits, styles et prix variables

Les deux entreprises spécialisées dans l'importation et la vente de produits de bambou souhaitent toutefois recommander aux consommateurs d'être prudents lorsque vient le temps d'investir dans un plancher de bambou.

«Il y a différentes gammes de qualité sur le marché et il ne faut pas se faire vendre n'importe quoi par n'importe quel détaillant qui ne connaît pas vraiment le produit», affirme Mme Lefrançois.

«Il faut être prudent, parce que le plancher de bambou est un produit d'importation, et il ne faut pas se faire passer n'importe quoi. Pour notre part, nous avons un employé en Chine qui s'assure que nos produits sont confectionnés selon nos exigences et nos normes», indique pour sa part Jason Berlin.

Le bambou est disponible en différentes textures et différents coloris. Et les amateurs de bambou ne se limitent pas au plancher! «On peut faire des meubles en bambou, des bains, des murs, des comptoirs de salle de bain, des accessoires de cuisine et même des vêtements», précise-t-il.

«J'ai même des gens qui viennent chercher du bambou pour recouvrir leurs boîtes à fleurs, affirme Mme Lefrançois. Le bambou peut se mettre partout, il est très stable et se travaille très bien, mieux que le bois, parce qu'il ne risque pas d'éclater et il n'a pas de noeuds.»

Question de prix, maintenant? À L'Entrepôt du bambou, le plancher se vend généralement de 2,99 $ à 6,95 $ le pied carré.

À La Maison du bamboo, le plancher certifié FSC et sans formaldéhyde ajouté se vend plutôt autour de 4,55 $ et 4,95 $ le pied carré, avec quelques exceptions pour les styles plus raffinés et plus rares, comme le néopolitain, le mosaïque marbré et l'écaille de tortue, qui grimpent respectivement à 7,85 $, 9,90 $ et 11,25 $ le pied carré.

***

Collaboratrice du Devoir

***

La Maison du bamboo

9, avenue Lanning, local 101

Saint-Sauveur (Québec)

J0R 1R6

450 227-9009

1 877-727-9009

www.lamaisondubamboo.com

***

L'Entrepôt du bambou

7665, Saint-Laurent

Montréal (Québec)

H2R 1W9

514-789-0055

www.entrepotdubambou.ca
 
 
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