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Les énergies renouvelables gagnent du terrain

Les États-Unis sont maintenant les champions des énergies vertes

Photo : Agence France-Presse
Pour la première fois en 2008, la puissance installée des projets d'énergie renouvelable a dépassé en Amérique et en Europe celle des énergies traditionnelles, comme le gaz, le charbon, le pétrole et le nucléaire. Cette mutation, que certains espéraient voir d'ici une ou deux décennies, est maintenant à notre porte et va s'accélérer avec les 150 milliards engagés par le président Obama d'ici 10 ans dans ces filières.

Hier après-midi, le plus important distributeur d'électricité de la Californie, Pacific Gas & Electric (PGE), annonçait la signature de différents contrats qui permettront à ses clients de lutter contre les vagues de chaleur estivale avec une puissance ajoutée de 1320 MW d'énergie solaire, soit presque l'équivalent en énergie verte renouvelable de la production d'énergie bleue du complexe de la Romaine.

Ce seul contrat va doubler la puissance solaire installée des États-Unis, un pays dont le nom n'apparaissait même pas hier dans le palmarès des cinq premiers fortement installés dans cette filière, selon le bilan des énergies vertes publié hier à Paris par REN21, soit le Renewable Energy Policy Network for the 21st Century.

Cette énergie solaire, captée avec des miroirs qui vont concentrer leur énergie pour générer de la vapeur, pourra satisfaire les besoins en climatisation de 530 000 résidences californiennes en utilisant pour les rafraîchir précisément ce soleil qui les surchauffe. Les sept projets en question vont fournir 3,6 gigawattheures par année. Ils font partie du portefeuille d'énergies vertes renouvelables, dont la part devrait atteindre 20 % chez PGE d'ici quelques années.

Depuis quatre ans que RN21 dresse un bilan des énergies renouvelables dans le monde, son nouveau bilan annuel révèle que les investissements en cause ont quadruplé pour atteindre 120 milliards $US à la fin de l'an dernier. Globalement, la puissance installée des énergies vertes, excluant la grande hydraulique, a augmenté de 75 % en un an, passant de 160 à 280 GW. En quatre ans, la filière photovoltaïque a multiplié par six sa puissance pour atteindre 16 GW. La puissance installée en éolien a pour sa part augmenté de 250 % pour atteindre 121 GW. Fin 2008, la puissance installée en éolien correspondait à 14 % de la puissance installée en grande hydraulique sur la planète.

Le plus étonnant dans ce portrait, c'est qu'en 2008 la filière éolienne a gagné 27 GW de plus, soit autant que tous les nouveaux grands projets hydroélectriques réunis. En un an, la grande hydraulique a ainsi augmenté sa puissance de 3,2 %, alors que celle des éoliennes augmentait de 29 % dans le monde et que le photovoltaïque se taillait l'augmentation record, soit 70 %.

Les États-Unis sont devenus en 2008 les champions toutes catégories en énergies vertes avec des investissements de 24 milliards, soit 20 % du total relevé sur la planète. Ils ont notamment ravi à l'Allemagne le titre de champion mondial en éolien avec une production qui atteint désormais 25 170 MW contre 23 900 MW. Mais la Chine, avec ses 12 210 MW d'éolien, talonne l'Espagne (16 740 MW), installée au quatrième rang. La Chine a doublé sa puissance éolienne installée pour une cinquième année consécutive et entend suivre ce rythme pour soutenir sa florissante industrie, qui entend rejoindre les grands de l'Occident, dont les machines produisent désormais 3 MW pièce.

Le Québec, avec ses 3000 MW installés progressivement d'ici six ans, n'a aucune chance de figurer désormais dans le bastion des dix leaders même si son potentiel est probablement un des plus élevés de la planète.

La Chine a aussi ravi l'an dernier au Japon le titre de champion du photovoltaïque, une filière qui a augmenté sa production de 90 % en 2008.
 
 
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  • Jean Yves Arès
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 09h03
    Aucune chance d'être leader ?
    Vraiment on a un grave problème de perception et d'affirmation au Québec m. Francoeur. Quand vous dites qu'on ne peut faire parti des dix leaders en matière d'énergie renouvelable il y a de quoi tomber en bas de sa chaise...

    Au Québec l'électricité est produit a plus de 97% par de l'hydroélectricité. Peut-on rappeler que la production hydroélectrique c'est un méga système solaire basé sur l'évaporation de l'eau sous l'effet du rayonnement du soleil? Que les si instances internationnalles tergiversent devant la reconnaissance du faitqu'elle soit totalement renouvellable et de couleur verte foncée en comparaison de toutes autres sources ça ne nous donne pas de raisons pour ne pas l'apprécier nous même et pour ne pas le faire valoir haut et fort au reste du monde.

    On peut même dire que dort sur l'interrupteur (la switch...) avec le peu d'énergie que l'on met a faire reconnaître une chose aussi simple et évidente que les qualités de notre électricité qui est en fait probablement la plus verte qui soi. Non seulement on fait parti du bastion des 10 leaders mais on y est en première place...

    Tout les pays qui font de gros efforts pour trouver des sources d'énergie viables a longterme le font pour cause de la nature de leurs sources actuelles. Les US et l'Allemagne utilisent le charbon pour produire 50% de leur électricté, le reste étant composé de pétrole de gaz et de nucléaire...
    La Chine elle est dépendante a quelques 80% du charbon !

    Voyez vous même,
    http://www.iea.org/textbase/stats/pdf_graphs/USELE
    http://www.iea.org/textbase/stats/pdf_graphs/DEELE
    http://www.iea.org/textbase/stats/pdf_graphs/CNELE

    Rien de tel pour le Québec, tout le contraire.

    Bien sûr cette reconnaissance de la qualité de notre électricité ne sert pas bien du tout les lobby d'ici qui ont besoin d'une perception négative de nos acquis énegétiques pour justifier leurs méga projets, en particulier ceux des éoliennes.

    Faire reconnaitre les qualités de nos sources d'électricité devrait en tête de liste de nos préoccupations plutôt que de se complexer face aux autres qui dans les faits nous envient grandement...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 15 mai 2009 11h58
    Lam géothermie n'est pas la solution idéale
    Payer 25,000$ pour installer un système pour sauver quelques centaines de dollars par année n'est pas économique. De plus, dans certaines parties du Québec sur le roc, creuser devient encore plus prohibitif et est encore moins efficace car la roche c'est froid, pas chaud...

    Quant à l'éolienne, je n'ai aucune réserve hors des zones urbaines ou hors des abords du fleuve. Quand on arrive à Cap-Chat, voir des vires-vent dans un tel paysage bucolique est un polluant tuant le commerce tourristique. D'ailleurs ces instruments sont soumis aux caprices du vent qui est effectif à 25% du temps et pas toujours en période de pointe. Donc, un pouvoir marginal et imprévisible ne pouvant apporter un apport régulier tant et aussi longtemps qu'on ne trouvera pas de façon de stocker l'énergie produite.

    Il demeure que les barrages hydroélectriques sont nombreux et modifier le cours de la nature peut être dangereux. Excès n'est jamais bon. La nature a le droit de rspirer...

    Quant au solaire, le Québec n'est pas aussi exposé que la Californie qui eux ont des périodes d,exposition plus longues que nous.

    Pour la nouvelle ci-haut, j'aimerais savoir comment ils ont fait fi des craintes des environnementalistes tel que cet article intitulé "Quand l'énergie solaire croise les écologistes et les syndicats" le stipule:

    http://skyfal.free.fr/?p=359

    Je penses plutôt qu'on esssaie de sortir encore des miroirs aux alouettes pour maintenir une hystérique réchauffiste de moins en moins crédible...

  • Daniel Breton
    Inscrit
    vendredi 15 mai 2009 12h42
    Pas au rythme où vont les choses...Mais,
    Effectivement, M.Arès, nous ne sommes pas partis, loin de là, pour devenir des leaders
    dans le développement DES énergies renouvelables. Bien sûr, nous sommes des leaders dans l'hydroélectricité, mais H-Q a signifié clairement lors des audiences du BAPE que son domaine de prédilection était l'hydroélectricité et que c'était ce sur quoi elle se concentrerait plutôt que de développer une expertise dans les autres domaines tels que l'économie d'énergie, l'efficacité énergétique, l'éolien, le solaire, la géothermie, la biomasse, etc. Cela est une erreur historique.

    (Rappelez-vous qu'en 2004, H-Q voulait construire 12 centrales au gaz naturel dont celle du Suroît. Leur discours était alors que le gaz était une source fiable d'énergie car le niveau des barrages était trop bas.)

    C'est une politique aussi dépassée que celles des constructeurs américains qui riaient des hybrides et disaient vouloir se concentrer sur ce qu'ils connaissaient...Le gouvernement ne cesse de nous répéter qu'on doit diversifier notre portefeuille énergétique. Il le fait avec l'importation de gaz de Russie, la reconstruction de Gentilly-2 sans débat à coup de milliards, en subventionnant le transport à l'hydrogène fait à partir de gaz naturel et autres incohérences.

    Non, nous ne sommes pas un leader dans le domaine DES énergies renouvelables. Par ailleurs, nous donnons de plus en plus le contrôle de notre énergie à des entreprises étrangères, en contradiction avec le mandat voté par élection référendaire lors de "Maîtres chez nous".

    Daniel Breton
    porte-parole
    groupe "Maîtres chez nous-21e siècle"

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    samedi 16 mai 2009 00h29
    On en veut encore de l'hydroélectrivcité
    Et ce à prix raisonnable. Une richesse que tous cherche à dilapider. Quand on pense que Le gouvernement Charest demande à Hydro de faire de l'énergie à partir de biomasse, chauffer nos écoles et hôpitaux au bois c'est l'enfer sur terre,il faut être déconnecter. La maudite boucane et les particules fines 2.5 tuent. Le solaire,géothermie et éolienne c'est assez et moins de domage pour la santé et la vie des êtres vivants. Au Québec les Pm 2.5 chauffage au bois 39 105 tonnes, gros camions diesel 4169 tonnes et l'automobile 243 tonnes.env. Canada 2004 ¨Ca parle de soi-même. Lâchez-nous avec le brûlage qui ne sert qu'au lobbys de la foresterie et des papetières.

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