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Régime forestier - Plainte au commissaire au lobbyisme

Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) a logé une plainte au commissaire au lobbyisme parce qu'il estime que la consultation restreinte en cours sur la refonte du régime forestier donne lieu à une «surreprésentation» des groupes et organismes coalisés autour du Conseil de l'industrie forestière.

Dans une lettre adressée le 24 mars au commissaire André C. Côté, la présidente du SFPQ, Lucie Martineau, note que plusieurs des organismes que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) a associés à sa refonte du régime n'ont pas inscrit cette activité au registre des lobbyistes.

Le syndicat a remis au Devoir un document détaillant la composition et l'emploi du temps des groupes de travail constitués par le ministère. On y découvre que la coalition créée par le Conseil de l'industrie forestière monopolise 9 des 11 sièges offerts à des groupes de l'extérieur dans le groupe sur la mise en marché des bois; 11 sièges sur les 14 alloués au groupe sur la gestion intégrée des ressources et du territoire; 7 sièges sur 9 dans le groupe de travail «sur les garanties d'approvisionnement», 8 sièges sur 9 au comité sur la forêt privée et 9 sièges sur 10 à celui qui traite des forêts de proximité.

Les organismes étrangers à la coalition pilotée par Guy Chevrette sont Nature Québec, la Fédération des producteurs de bois du Québec (FPBQ), le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement et la Société des établissements de plein air du Québec.

«La composition de ces groupes de travail et l'absence d'inscription au registre des lobbyistes pour ces activités, écrit Mme Martineau, nous rendent extrêmement inquiets pour notre système démocratique et pour l'application de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme». Selon la présidente du SFPQ, la coalition pilotée par les industriels de la forêt «jouit d'une surreprésentation par rapport aux nombreux acteurs qui ont travaillé sur le dossier forestier cette dernière année, contrevenant ainsi directement à l'esprit de la loi régissant les activités de lobbying et le régime démocratique dans lequel nous vivons.»

On craint aussi au sein du SFPQ que cette consultation serve de prétexte au gouvernement pour ne pas tenir un débat en commission parlementaire. Le poids déterminant des industriels et de leurs alliés, ainsi que la faible représentation des autres acteurs sociaux et environnementaux risquent fort, dit-on, de réorienter la réforme vers les deux priorités de la coalition industrielle, soit de lui assurer des garanties d'approvisionnement et de réduire les coûts d'exploitation en refilant ceux de l'aménagement au Trésor public.
 
 
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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    samedi 28 mars 2009 02h24
    Chevrette détruit ce qu'il a fait pour le Québec
    Une vrai honte félicitation de dénoncer ce fait. Vraiment les représentation de ce secteur sont tellement forte et organiser que la disproportion devient de la désinformation. Sommes rendu à l'Omerta au Québec.

  • André Lavoie
    Inscrit
    samedi 28 mars 2009 13h08
    Détruire le Québec.
    Chevrette, Charest, tous de la même graine.
    Pendant ce temps, ils (et leurs amis) empochent.

  • Chryst
    Abonné
    dimanche 29 mars 2009 14h40
    Pour un virage majeur de l'aménagement forestier
    La coalition du Conseil de l'industrie forestière, nouvellement formée dans le cadre du nouveau régime forestier, fait fausse route. Elle ne sait pas ce dont elle perd. Si elle misait sur les technologies de l'informatique et de la géomatique, elle pourrait être compétitive face n'importe quel pays.

    D'ailleurs, ces technologies représentent l'avenir. Je ne peux pas en expliquer toutes les possibilités en quelques lignes.

    L'inventeur du numérique a dit au Devoir en janvier 2009 : les décideurs ne peuvent pas savoir ce qu'ils ne savent pas «They don't know what they don't know » Il en est de même pour ces technologies.

    Il est temps de miser prioritairement sur la forêt privée, laquelle est la plus productive.

    Que les multiples recommandations de la commission Coulombe soient entendues. Que l'aménagement écosystémique devienne une réalité. La décentralisation également prévue au livre vert. Que les nouvelles technologies de l'informatique et de la géomatique ne soient plus seulement qu'une vue de l'esprit. Que les données de d'autres ingénieurs forestiers, ayant leur blogue, puissent être intégrées dans une banque de données (issue des inventaires forestiers), pour de meilleurs résultats.

    Avant d'en venir là, il faudrait d'abord que les interventions en forêt soient représentatives de la volonté de tous les citoyens.

    Michel Thibault ing. f. (retraité) m. sc. écologie & pédologie

  • André Lajoie
    Abonné
    dimanche 29 mars 2009 19h28
    Une industrie qui se cherche
    Le Québec a sous les mains un fiasco avec l'une de ses plus rentables matières premières. Pour satisfaire les scieries, les régions et certains groupes de lobby, il fallait absolument extirper tout le "bois de construction" des arbres, les restes se transformaient en copeau pour les papetières et leurs besoins en pâte.

    Les grandes papetières n'avaient plus le choix, elles devaient ouvrir des scieries en région pour obtenir le peu de copeaux disponible d'un arbre et se débarasser du bois de construction, un vrai gaspillage. L'industrie du bois d'oeuvre tombe, les papetières ferment toutes leurs scieries et nous créons ainsi une crise artificielle de la pâte.

    La demande en papier journal est en constante baisse, la demande pour la pâte, des copeaux, donc des arbres, diminuera autant. Le marché est en crise. Il est inutile de subventionner une industrie qui se meurt, tout comme ces milliards gaspillés à l'industrie automobile.

    Il est temps d'être sage et replanter massivement nos forêts dévastées par par une main gouvernementale insouciante de notre patrimoine.

  • Moïse Célestin Gagnon
    Abonné
    dimanche 29 mars 2009 22h39
    Profitons de la crise !
    La situation économique actuel est en grande partie dû par la classe dirigeante de l'économie mondiale qui a abusé de façon à s'enrichir sans tenir compte de ceux qui sont à la base de notre système économique. Ce sont les petits qui paient encore pour les gros. Tous disent qu'il faut faire le ménage pour corriger une tel absurdité.
    De la même manière, les dirigeants de l'industrie forestière ont vidé nos forêts sans se préoccuper de la pérennité à long terme de la matière ligneuse. Ils ont récolté au maximum tout en investissant au minimun. Le conseil de l'industrie forestière veut monopoliser le débat de manière à s'assurer que ce soit le gouvernement (nous les citoyens) qui paie encore pour le trop perçu dans nos forêts. En toute équité, le gouvernement doit s'assurer que tous les organismes qui sont préoccupés par une exploitation durable de la forêt québécoise puissent avoir une représentation tout aussi importante que l'industrie forestière. Tous ces organismes sont à la base de notre secteur forestier. Profitons dont de la crise pour rebâtir ce secteur sur de meilleurs assises.

  • François-Hugues Bernier
    Inscrit
    mardi 31 mars 2009 10h06
    L'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec
    La présente est simplement pour préciser que l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec est une organisation indépendante qui siège sur certains groupes de travail. L'Ordre ne fait partie d'aucune coalition, que ce soit celle du CIFQ ou des Syndicats.

    L'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec voit à la qualité des services rendus par les ingénieurs forestiers à la population, par un contrôle de l'admission à la pratique, une inspection professionnelle régulière, de la formation continue et l'application d'un processus disciplinaire.

    La présence de l'ORdre sur certains comités de travail du MRNF est exclusivement en lien avec sa mission.

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