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100 ans de féminisme envers et contre tous

Photo : Jacques Nadeau
Comment relater la lutte des femmes pour l'égalité sans sombrer dans l'ouvrage réservé aux initiées? En en faisant une histoire pour sa petite-fille, a tranché l'historienne Micheline Dumont, dans un livre récemment publié. Une occasion, en ce 8 mars, de rappeler tout ce que les jeunes générations ignorent ou ont oublié.

Le mot féminisme désignait à l'origine une maladie dont étaient atteints certains hommes portant des attributs féminins: absence de barbe ou seins développés. C'est Alexandre Dumas fils qui, le premier, a utilisé le terme pour ridiculiser les militantes qui luttaient pour les droits des femmes en France, à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, le mot «féminisme» a encore pour plusieurs des résonances inquiétantes, et les jeunes femmes sont peu nombreuses à s'en réclamer.

«Dans la situation présente, il y a peut-être les trois quarts des femmes qui ne veulent rien savoir du féminisme», constate l'historienne Micheline Dumont, qui vient de publier le livre Le Féminisme québécois raconté à Camille, aux Éditions du Remue-ménage. Pourtant, Micheline Dumont considère que le mouvement féministe se porte bien et qu'il est toujours nécessaire, alors que le gouvernement fédéral présentait récemment un projet de loi ouvrant la porte à la recriminalisation de l'avortement en personnifiant le foetus dans les cas d'assassinats de femmes enceintes.

Dans son livre, la professeure d'université, aujourd'hui à la retraite, a voulu raconter l'histoire de la lutte des femmes québécoises à sa petite-fille de 16 ans, Camille. Au fil de l'histoire, on mesure vite le chemin parcouru. Au début du siècle dernier, par exemple, une femme mariée ne peut recevoir son propre salaire, il doit être versé à son mari. Les femmes n'ont pas le droit de fréquenter les institutions scolaires d'ordre supérieur. À la fin du XIXe siècle, quand un couple se sépare, les enfants sont remis au père, en vertu de la loi. Selon ce qu'on appelle la loi du «double standard», un mari a le droit de demander la séparation de corps quand sa femme commet l'adultère, alors qu'une épouse n'a le droit de le faire que si son mari entretient sa concubine sous le toit conjugal.

«La majorité des jeunes femmes qui sont au cégep ne savent pas ces choses-là. Je ne leur fais pas de reproches. Ce sont des choses qu'on ne sait pas à moins d'avoir eu une mère [ou une grand-mère!] féministe», dit Micheline Dumont. La jeune Camille, à qui le livre est dédié, y a vu quant à elle l'occasion d'apprécier la société dans laquelle elle vit. «Je suis très contente de vivre à mon époque, disait-elle cet automne à la Gazette des femmes. Ce n'est pas parfait, on n'a pas encore l'égalité salariale dans tous les domaines mais, franchement, il y a eu de grandes améliorations. Si j'avais vécu il y a 100 ans, je serais chez moi en train de faire du ménage avec ma mère!»

La longue marche

C'est donc une longue marche que les féministes québécoises ont entreprise au tournant du dernier siècle, pour exercer une autonomie bien méritée. Au Canada, c'est par l'intermédiaire de Lady Aberdeen, épouse de Lord Aberdeen, gouverneur-général du Canada, que le Conseil national des femmes du Canada voit le jour en 1893, ouvrant la voie au début du féminisme canadien.

Au Québec, l'avènement du féminisme est plus lent encore. Il faut vaincre l'extrême frilosité du clergé à l'idée d'un mouvement d'émancipation des femmes, qui prendra d'abord le nom de «féminisme chrétien». Les autorités religieuses de Montréal s'opposent farouchement à l'adhésion d'associations québécoises au Conseil national des femmes du Canada.

Au Conseil, les femmes canadiennes discutent «d'âge du consentement, de la prostitution, des maris qui abandonnent leur femme, de l'autorité maternelle qu'on souhaite égale à l'autorité paternelle». Pendant ce temps, les femmes du Québec «travaillent toujours sous étroite surveillance. L'évêque ne tolère même pas qu'au congrès de 1911 [de la Fédération nationale Saint-Jean Baptiste, qui regroupe des féministes canadiennes-françaises autour de Marie Gérin-Lajoie], on publie le texte qui rapporte le travail des soeurs de la Miséricorde auprès des filles-mères!», écrit Micheline Dumont.

Parmi les ténors de l'antiféminisme, Micheline Dumont place au premier chef Henri Bourassa, fondateur du Devoir. «Pour lui, écrit-elle, il est clair que le féminisme est une menace pour la famille et la civilisation canadienne-française. Dans son esprit, c'est une erreur protestante, aussi dangereuse que le socialisme.» Fait à rappeler, les femmes québécoises ont obtenu le droit de vote au niveau fédéral bien avant de pouvoir voter au niveau provincial grâce à la bataille menée notamment par Thérèse Casgrain.

Plus revendicatrices

Les Québécoises, pourtant, se rattraperont bien plus tard. Au début des années 1960, alors que les femmes défendent le droit à la contraception et à l'avortement, les Québécoises se révèlent plus revendicatrices que les autres Canadiennes, «leurs idées sont parfois plus radicales». Alors qu'elles se sentent exclues du mouvement syndical et du mouvement politique de libération du Québec, les féministes québécoises fondent leurs propres associations parallèles: le Front de libération des femmes du Québec par exemple. Encore aujourd'hui, Micheline Dumont rapporte que certaines Québécoises se sentent exclues de certains mouvements alternatifs comme celui de l'altermondialisation parce qu'elles revendiquent que des thèmes comme le viol ou la fécondité y soient traités en priorité.

Si elle s'inquiète du mouvement masculiniste, qui est, dit-elle, essentiellement dirigé contre le mouvement féministe, Micheline Dumont croit cependant que de plus en plus d'hommes adhèrent aux objectifs des luttes féministes.

Autres temps, autres moeurs. Alors que les femmes du siècle dernier ont chèrement gagné le fait de pouvoir montrer leurs jambes en public, celles d'aujourd'hui se battent contre l'hypersexualisation des jeunes femmes. «Je crois qu'il s'agit plutôt d'une hypersexualisation de la société», commente Micheline Dumont.

Aujourd'hui comme hier pourtant, les féministes ne favorisent pas toutes les mêmes solutions aux différents problèmes subis par les femmes. «Les féministes ne sont pas unanimes dans quatre débats: la pornographie, la prostitution, l'hypersexualisation des jeunes filles et le port du voile par les musulmanes», explique Micheline Dumont.

Et pour ce qui est du féminisme radical, l'historienne ne le renie plus désormais: «C'est un féminisme qui va à la racine des problèmes. Cela ne veut pas dire qu'il est exagéré ou extrême.»
 
 
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  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 7 mars 2009 08h52
    Le Québec est entré dans le power femelles
    C'est arrivé la semaine passée. L'événement est si gros que personne ne l'a vu. Pourtant, le Québec est entré dans l'ère du Power femelles de Lise Payette.

    Qui est chef de l'Opposition et du PQ? Pauline
    Qui est chef de l'ADQ? Sylvie
    Qui est chef de QS? Françoise
    Ajoutez la moitié des ministères détenus par des femmes et les 4 postes d'anchorwomen, de Céline à Sophie et de Pascale à Julie, et le Québec vit maintenant à l'ère du Power Femelles. C'est là qu'on va voir si Lise Payette avait raison, si le monde va être meilleur parce que dirigé par des femmes si humaines, si compréhensives, si intelligentes, si honnêtes.

    Parlez-en à Mam Tibo? 700,000 piasses de Grand Marnier
    Mam Jean? 80,000 piasses de jet pour aller en France
    Mam Courchesne? le CH joualisant dans les écoles du Québec
    Mam Boulet? la limo à 150 à l'heure mais les photos-radars pour le ti-peuple
    Mam Forget? la saccoche percée, un 2 ou 3 milliards de déficit caché, et une grosse caisse à -40 milliards
    Et que dire que Madame Galipeau qui ne connaissait pas la chanson du siècle au Québec?

    Les femmes en politique sont justes l'égale des hommes: aussi nounounes en moyenne. Comme Mam Payette et sa Yvette...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 mars 2009 08h55
    Plus heureuses, vraiment ?
    Il serait intéressant de comparer le bonheur des femmes de 2009 avec celles de, disons, 1909. Est-ce que le féminisme a fait que le bonheur leur est tombé dessus depuis l'équité salariale, le droit de vote et le choix de faire n'importe quoi ? Elles ont plus de libertés et son moins dépendantes mais, plus heureuses ?

    Un principe chinois, le Yin et le Yang enseigne que pour chaque nouvelle affaire positive, il y en a une négative qui arrive, ce qui serait la justice immanente...genre.

    Fait que, est-ce que la ministre de l'éducation est plus heureuse que la mère à la maison ? Dur à dire.

  • Jacques Goulet
    Abonné
    samedi 7 mars 2009 10h47
    La norme masculine envahit dorénavant la pensée féministe
    La norme masculine envahit dorénavant la pensée féministe

    Je vous remercie Micheline Dumont. Vous nous offrez un beau cadeau pour la Journée internationale des femmes. Je vais en acheter plusieurs exemplaires pour les offrir à ma fille et à mes amies!

    De nos jours, de plus en plus de femmes accèdent à l'autonomie professionnelle, à l'indépendance économique, au savoir universitaire. Peut-on parler d'émancipation de la femme? Au contraire, la norme masculine envahit dorénavant la pensée des femmes elles-mêmes.

    La société occidentale met encore beaucoup trop l'accent sur l'identité personnelle, fondée sur les mythes masculins. Le périple du héros, du cinéma à la littérature en passant par la télévision et les jeux électroniques, fait recette. Le principe masculin nourri d'hommes d'honneur, de chevaliers, de magiciens, de seigneurs des anneaux et de guerriers reprend de la vigueur alors que l'itinéraire spirituel de la femme, tel que proposé par Maureen Murdock dans son livre LE PARCOURS DE L'HÉROÏNE, se trouve banalisé ou occulté.

    Le mouvement féministe qui a débuté en tant que démarche politique, économique et sociale s'oriente aussi vers une spiritualité féminine, à la recherche entre autres, de la Grande Déesse-Mère. Au Québec, on a jeté à l'eau, pratiquement toute spiritualité. C'est dommage. Il serait peut-être utile de suivre l'exemple de nos soeurs anglo-saxonnes. Ces femmes inspirées commencent à ébranler les murailles érigées par les religions patriarcales, centrées sur une divinité masculine. Pour la première fois en deux mille ans, le concept d'une divinité féminine, la Grande Déesse, pivot de la création, trouve une réponse favorable auprès de femmes et d'hommes de bonne volonté.

    Et des femmes pratiquant d'autres religions que le catholicisme remettent en question le but que les religions traditionnelles visent en maintenant les femmes dans un rôle subalterne. De nos jours, dans la religion anglicane, on ordonne maintenant des femmes prêtres - doit-on dire des prêtresses?-, et les théologiennes juives font une relecture de la Torah, en y incluant une perspective féministe en récrivant l'histoire de Sarah!

    Le féminisme occidental se glorifie de ses avancées. Je le trouve aveugle. Micheline Dumont parle d'hypersexualisation de la société. Je crois que ce sont les femmes qui en sont les premières victimes. Notre culture actuelle avilit la sexualité et même la maternité. Le corps des femmes fait encore partie du domaine public. Qu'on pense à la fureur manifestée par certains contre l'avortement, à la prohibition de l'allaitement en public, à la pornographie galopante, à l'accroissement de la fabrication de jeunes Lolitas par le biais de la publicité, à la mise au rancart de femmes mûres (40 ans!)

    Il semble encore y avoir un énorme conflit entre les pouvoirs et les privilèges de l'homme et de la femme.

    Le terrain sur lequel oeuvre le masculin est le lieu de la matière et de la machine, par contraste avec le milieu vivant. L'homme impose un monde de métal, de technique, d'abstraction et de logique. De plus, il établit le moule des idées et ordonne les règles. L'impérialisme masculin se manifeste encore trop souvent par des guerres, par l'avancée intempestive de la technologie, par de la violence. Crimes, guerres, famines, viols, voilà le lot quotidien d'une grande partie de l'humanité. Nous avons besoin du féminisme, nous devons être combattantes et solidaires des femmes d'autres cultures.

    Les femmes ont encore un long chemin à parcourir. Au-delà des revendications politiques et sociales, elles doivent, avant de poursuivre leur quête héroïque, tourner leur regard vers l'intérieur afin d'y puiser l'ingrédient indispensable à leur cheminement : l'estime de soi qui est encore bien fragile chez les adolescentes et de nombreuses femmes adultes.

    Construire l'estime de soi est la tâche essentielle de la femme moderne. Cet engagement envers soi-même, selon Gloria Steinem, constitue une « révolution intérieure ».

    Les femmes de toutes les nations doivent reprendre les incantations magiques
    à l'endroit où l'histoire les a jetées au feu!

    Lorraine Couture
    Gatineau

  • Margot Désilets
    Abonnée
    samedi 7 mars 2009 10h59
    Plus heureuses, vraiment ? et Le Québec est entré dans le power femelles
    Étonnant que le Devoir laisse paraître des articles aussi béotiens qui ignorent les raisons profondes de la lutte des femmes. Et aussi méprisant. Encore à ce jour. Aujourd'hui je m'attendais à être sollicitée pour signer une pétition contre les représentants de l'Église qui ont condamné l'avortement que la fillette de 9 ans a subi, enceinte de jumeaux, parce que violée par son beau-père.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 7 mars 2009 11h12
    Les femmes...
    ...plus les ethnies, le congrés juif et la reine-nègre gouverneure générale, un coup dur pour certain, n'est-ce pas M Noël?

  • Josianne Millette
    Abonnée
    samedi 7 mars 2009 12h02
    Encore la condescendance...!
    Plus heureuse? Mais qui a dit que le féminisme devait rendre les femmes plus heureuses?! Le féminisme ne s'intéresse pas, ne devrait pas s'intéresser, aux "contenus" de la liberté et de l'autoréalisation, mais bien à ses conditions, formelles, soit la reconnaissance de la femme en tant qu'individu à part entière, libre et capable de conduite rationnelle.

    Qu'un ou des féminismes se soient parfois trompés, qu'une ou des féministes aient fait fausse route n'enlève rien à la nécessité de reconnaître aux être humains, peu importe leur sexe ou leur genre, comme on voudrait que peu importe leur couleur ou leur milieu d'origine, les mêmes possibilités d'autoréalisation.

    Les commentaires ci-bas témoignent, à mon avis, d'une condescendance qui mérite d'être nommée, ne serait-ce que pour rappeler la nécessité d'un féminisme renouvelé et qui s'assume.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 mars 2009 15h14
    @ Mmw Josianne Milette
    Mme Milette écrit : «Plus heureuse? Mais qui a dit que le féminisme devait rendre les femmes plus heureuses?!»

    J'espère bien que le féminisme a existé et existe encore pour rendre les femmes plus heureuses en général et en particulier. Autrement, à quoi bon ?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 7 mars 2009 17h18
    @ M. Michel Richard
    Simplement, parce que ça rime.

    Bien oui, celle de 2009 pourrait ajouter qu'elle est une super woman avec de la pression au travail qui doit se presser pour aller chercher, à la garderie, son petit, qu'elle élève souvent seule, pendant qu'elle se cherche un nouvel ami sur Internet, au retour de son dernier voyage dans le sud.

    Des plus et des moins...point.

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    samedi 7 mars 2009 20h59
    Power femelles ??!??
    Quelle belle expression power femelles! C'est méprisant, insultant, dégradant, condescendant. Et les arguments qui suivent sont poches. Quelle belle façon de questionner le féminisme! C'est une tactique pour provoquer? Pour nous faire réagir? C'est l'expression de votre opinion sur la valeur de la femme? C'est vos frustrations à l'égard de certaines femmes qui s'expriment? C'est le reflet d'une pénurie de mots dans votre dictionnaire personnel? Ou c'est juste un manque de classe?

  • Dominic Pageau
    Abonné
    dimanche 8 mars 2009 01h16
    Le féminisme moderne a enfermé la femme dans un autre moule.
    Celui de la femme qui indépendante et qui travaille. On entend par indépendante qu'elle ne dépend pas d'un mari et qu'elle n'est pas soumise au lourd fardeau des enfants.

    C'est dans cette optique que les CPE ont vu le jour, on a tout fait pour que la femme n'est d'autre choix que de travailler, la femme et mère au foyer est mal vu et ne bénéficie d'aucune aide.

    La super woman moderne qui travailleur le jour et "s'occuper" de ses enfants le soir tout en était une amante hors pair......

    C'est le nouveau modèle féminin, plus contraignant et exigeant..... Mais c'est ça le progrès et à propos des salaires :

    La femme gagne 70% du salaire annuel d'un homme, mais travail moins d'heure. Donc, ces données sont erronées et visent à faire passer la femme pour un victime. L'utilisation de ces données vise clairement à manipuler le public. Les vraies données sont :

    En 1997, en moyenne une femme gagnait 84,23% du salaire d'un homme; en 2007 ce même ratio était passé à 87,22%. Une amélioration de 3% en dix ans

    http://statistiques.wordpress.com/2008/03/21/quel-

    La femme gagne 87,22% du salaire horaire de l'homme, il y a ici un 13% d'écart, pas 30% comme on voudrait nous faire croire.

    Et cet écart peut s'expliquer par l'attitude des femmes face au travail, par exemple :

    « Les études, le choix personnel et les obligations familiales sont les principales raisons invoquées pour choisir le travail à temps partiel
    Les travailleurs ont invoqué trois principales raisons pour choisir de travailler à temps partiel: la fréquentation scolaire, les obligations familiales ou le choix personnel.
    La grande majorité des personnes de 15 à 24 ans (92 % des hommes et 86 % des femmes) ont déclaré avoir choisi de travailler à temps partiel pour poursuivre leurs études. Dans le groupe des 55 ans et plus, qui correspondait à 14 % des personnes qui avaient choisi le travail à temps partiel, 87 % des hommes et 85 % des femmes ont affirmé travailler à temps partiel simplement parce qu'ils préféraient ce régime de travail.
    Le choix personnel était également la principale motivation invoquée par 45 % des femmes et 44 % des hommes de 25 à 54 ans qui travaillaient à temps partiel par choix.
    Dans ce groupe d'âge, toutefois, de nombreux travailleurs à temps partiel avaient choisi ce régime de travail pour d'autres raisons. Environ 35 % des femmes, contre 4 % des hommes du même âge, ont déclaré avoir opté pour le travail à temps partiel afin de s'occuper de leurs enfants. En outre, 9 % des femmes ont invoqué d'autres obligations familiales, notamment les soins à donner à un parent âgé.
    Une proportion de 26 % des hommes de ce groupe d'âge avaient choisi de travailler à temps partiel pour poursuivre leurs études.
    Si les femmes de 25 à 54 ans constituaient le principal groupe à avoir choisi le travail à temps partiel, elles formaient aussi la majorité (46 %) des travailleurs à temps partiel qui auraient préféré travailler à temps plein. Qui plus est, les deux tiers des travailleurs à temps partiel non choisi étaient des adultes dans la force de l'âge. »

    http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/001124/dq

    Ce n'est pas récent, mais je n'ai pas trouvé d'autres études sur le sujet.

    Autre point, les femmes sont moins fidèles à leur employeur.

    « Constatations frappantes
    Le travailleur enclin au changement est une femme
    62,50% des travailleurs enclins au changement sont des femmes, pour seulement
    37,50% d'hommes. Les femmes sont donc moins fidèles à leur employeur que les
    hommes. L'étude révèle que les raisons qui incitent les femmes à quitter leur
    emploi actuel sont davantage liées à la vie privée que dans le cas des hommes.
    Tant les hommes que les femmes accepteront l'offre d'une autre entreprise lorsque
    la rémunération est plus élevée, mais chez les femmes (32,5%), ce facteur joue un
    rôle moins important que chez les hommes (41,7%). Les femmes quittent leur
    emploi actuel, si on leur propose une plus grande proximité entre leur domicile et
    leur lieu de travail (17,5%) et un horaire plus flexible (15%). Pour leur part, les
    hommes font cette démarche pour bénéficier d'une plus grande sécurité d'emploi
    (16,70%) et d'une plus grande autonomie (12,50) »

    http://media.monster.com/mm/bedu/images/2210Achter


    Elles ont aussi moins tendances à demander une augmentation et ont moins confiance en elles. Autres choses, comme elles ont investit le marché du travail que depuis récemment, il est normal qu'il y ai plus d'homme au top que de femmes, il y en avait déjà avant que les femmes commencent à gravir la pyramide.

    Bref, l'écart entre les salaires des hommes et des femmes est maintenant minime, de l'ordre de 13% et cet écart ne relève plus d'une discrimination systémique.

    Je ne suis plus capable d'entendre le discours victimiste et mensonger des féministes et je suis encore plus écoeuré des mesures discriminatoires qu'elles imposent, comme les quotas à l'emploi et aux études et des bourses réservés strictement aux femmes. Elles (les féministes) sont complètement disjonctées, elles croient et essaient de faire croire que c'est à cause d'une discrimination et de la société si les femmes ne s'inscrivent pas en génie à l'Université, même que les inscriptions féminines diminuent, elles ont passé de 19% de femmes en génies en 2001 à 16,6% aujourd'hui

    http://img18.imageshack.us/img18/8106/fillesscienc

    Et ce malgré toutes les incitatifs, les publicités où l'on voit une femme pratiquant dans un d'ingénieures ou d'informaticiennes, malgré les bourses sexistes comme chapeau les filles et les programmes comme les filles en et les sciences


    http://www.lesfillesetlessciences.ca/

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    dimanche 8 mars 2009 01h49
    texte bien-detaillé
    c'est bon de lire quelque chose de nouveau à la une du devoir

    c'est bien mieux que mauvaises nouvelles, politiciens enfantins et batailles éternelles de compétences; il faudrait peut-être sonder jeunes qui en ont eu depuis longtemps assez

    il faudrait aussi poser la question, est-ce que femmes sont devenus hommes ? ont hommes vraiment cédé la place aux femmes ? céderont-ils jamais la place ? une réussite professionnelle femme est-elle différente que réussite professionnelle homme ?

    si femmes 'deviennent' hommes, qu'advient des hommes ? sera une première-ministre aussi férocement anti-fédérationaliste qu'un premier-ministre; l'agira-t-elle ainsi ?

    est-ce qu'on veut vraiment avoir enfants sans parents ? est-ce carrière plus important que famille ? je préférais retour à la famille mono-travailleur, que ce soit homme ou femme qui reste à domicile.

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    dimanche 8 mars 2009 01h52
    100 ans de féminisme envers et contre tous
    félicitations...

    ... et puis quoi dire de masculanisme ?

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 8 mars 2009 08h02
    Que faire de la nostalgie de Gilles Bousquet?
    Le supposé bon vieux temps, où tout le monde était gentil et heureux n'a tout simplement pas existé. Chaque année de chaque époque a présenté aux hommes et aux femmes des défis, des traditions néfastes à corriger et des occasions à saisir. Plutôt que de pleurnicher sur un passé révolu et rempli d'autant de malheurs que de bonheurs demandons-nous donc ce qui reste à faire pour que les principes d'égalité, de respect et de liberté s'applique ici et ailleurs avec toutes les promesses de bonheur qu'ils contiennent.

  • Christian Tallon
    Inscrit
    dimanche 8 mars 2009 09h18
    Femmes / Hommes même combat
    Il est bien entendu que les hommes courageux rêvent de voiture de pouvoir et les femmes de parfums, de jolies robes etc ...
    Il se trouve que le Canada est en avance sur le reste du monde pour l'égalité d'accession des femmes aux emplois et statuts traditionnellement masculins.
    Espérons que cette juste égalité des droits n'ira pas plus loin que nécessaire. L'égalité est juridique mais pas de nature. Il y a des mâles de des femelles dans toutes les espèces au delà de la bactérie. Il doit bien y avoir une raison à ça ! L'éthologie est une science passionnante car on voit que dans chaque espèce, la division des tâches est différente et que même dans certaines, un sexe est éliminé après usage au profit de l'autre.
    Ce serait bien si on pouvait trouver un gène de l'honnêteté chez les femmes : il faudrait alors leur réserver les postes dirigeants des banques !!! Et si un jour les robots mettaient tout le monde d'accord ? Si on créait un jour des ordinateurs ? On leur offrirait in formatage tout neuf et un dépoussiérage pour cette occasion ! Finalement dans notre vie quotidienne, ce sont eux qui prennent le pouvoir.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 8 mars 2009 10h02
    @ M. Georges Paquet
    Non M. Paquet, je ne suis pas nostalgique du passé. Je ne suis pas une femme et n'aurais pas aimé en être une du temps où les femmes élevaient des familles nombreuses ni maintenant.

    Tout ce que j'ai fait est de me demander si le bonheur des femmes est plus élevé maintenant que plusieurs d'entre elles sont du genre "super woman" célibataires à la course. Ce n'est pas un homme à répondre à ça, me semble, à moins d'être une femme en dedans.

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    dimanche 8 mars 2009 15h42
    Amitiés et Solidarités en ce-Jour de la Fémme et des 100 ans du Féminsme !
    Bon Après-midi honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur les "100 ans de féminisme..."; un Mot de découverte et d'amitiés "envers et contre" toutes ces ressources et personnes intéressées par cette Journée Mondial des la Femme.

    De ce petit Mot, et de cette Journée Mondiale de la Femme, nous tenons à remercier et saluer toutes Celles qui, jours en jours, ont poursuivi, et poursuivent encore, la Place et l'Honneur ÉGALITAIRES, LIBRES, VOLONTAIRE de la Femme parmi l'Homme: Salut et Mercis !

    Et, de cette Place et Honneur ÉGALITAIRES, le Combat, qui se continue, semble, de notre Humble Avis, devenir de plus en plus "dangereux" et "risqué", surtout devant ce qui se passe actuellement, notamment dans le Monde de l'Islam radical (1) qui cherche à envahir le Monde tout-entier !

    Amitiés et Solidarités en ce-Jour de la Femme et des 100 ans du Féminisme ! - 8 mars 2009 -

    (1): Ce-Matin, avons accueilli cette Référence "terrible" qui, espérons-la, ne se réalsiera pas au Québec, ni même au Canada:

    http://www.terrorismawareness.org/videos/108/the-v

  • Franz Bisaillon
    Abonné
    dimanche 8 mars 2009 17h15
    À Messieurs Bousquet, Tallon et Pageau.
    Ce n'est certainement pas aux hommes de juger si le féminisme a rendu en moyenne les femmes plus "heureuses". D'ailleurs le concept de bonheur est fortement subjectif. Et il est fort douteux et hors de propos, surtout pour un homme!, de discuter du potentiel d'augmentation du bonheur des femmes que peut avoir le féminisme ou plutôt les féminismes. De plus les guerres de chiffres peuvent être sans fin et ne sont pas vraiment pertinentes. De toutes façons, les statistique rapportées pas M. Pageau semble confirmer que les femmes en générales font encore intervenir plus que les hommes les questions familiales dans leurs choix professionnels. Pourquoi, sinon parce que la responsabilité des enfants leur incombe encore massivement? Même si la loi n'interdit plus aux femmes de faire tel ou tel choix, les conditions concrètes du monde du travail et les conditionnements culturels s'occupent très bien de signaler aux femmes (et aux hommes dans une certaine mesure) de choisir entre s'occuper de leur famille ou avoir une carrière enrichissante, avec des modalités particulières selon les classes sociales et les catégories professionnelles, évidemment. Pour résumer un peu grossièrement, on peu dire qu'il y a deux types de féminisme, qui n'entre pas forcément en contradiction. Un féminisme plus libéral qui met l'accent sur l'égalité juridique, professionnelle, et sociale des femmes à l'intérieur d'une société donnée. Et il y a un , ou des' féminisme(s) plus radical, qui remet plus fondamentalement en question, les inégalités entre sexe comme telles, et les caractéristiques anthropologiques et culturelles patriarcales d'une société données, en lien avec d'autres enjeux jugés connexes. (place du travail dans nos vie, système économique, écologie, les question de guerre et de paix, la prostitution comme caractéristique fondamentale du rapport de domination de l'homme sur la femme, etc.) Mais dans un cas comme dans l'autre on ne peut certainement pas accuser le féminisme, quel qu'il soit, d'être responsable d'une quelconque "crise des valeurs",ou d'une quelconque "Wonderwomanisation" de la femme moderne, qui ferait d'elle un être cupide (plus que l'homme?), une mauvaise mère, déconnectée de son "essence" féminine, ou tout simplement malheureuse, parce que coupable, et prétendument (naturellement!) incapable de concilier le prétendu rôle de la femme et celui de l'homme, et autres imbécillités qui font de l'Homme un être de Mars et de la Femme, un être de Vénus! Ce n'est pas parce qu'il y a deux sexes biologiques qu'il doit nécessairement y avoir deux rôles attitrés, même des rôles "d'égale valeur", deux rôles "séparés mais égaux"... En dehors des "fonctions" biologique de chaque organe sexuel dans la procréation, il n'y a rien d'imposé par la "Nature", ou par une loi "divine". En dehors de la gestation et de l'allaitement naturel, il n'y a rien que l'homme ne puisse faire aussi bien que la femme. Pas besoin d'un utérus pour changer une couche, faire le ménage, jouer avec les enfants, faire la cuisine, etc. Il suffit d'un cerveau et de deux mains. Pas besoin d'un pénis pour gérer une entreprise, être ministre de quoi que se soit ou leader syndicale. Alors épargnez-nous les histoires de bon vieux temps ou les femmes étaient moins stressées et plus heureuses parce que leur choix de vie était plus "simple" et leur rôle attitré à la naissance! Tant qu'à y être, pourquoi ne pas remettre en question l'abolition de l'esclavage sous prétexte qu'au moins, quand on naissait esclave, on avait pas à se poser de question sur son avenir et on avait pas de dilemme philosophique et existentiel! Si nous jugeons devoir remettre en question la place du travail par rapport à celle de la famille (et la définition elle-même du mot "famille"), la surconsommation, l'obsession de la réussite professionnelle, ou quoi que se soit d'autre, ce n'est certainement pas en réassignant un rôle particulier aux femmes que nous allons le faire, comme si celui-ci devait se limiter à un certain contenu, peu importe le type de système économique que nous choisirions (ou que les hommes choisiraient!)

  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 9 mars 2009 00h40
    @ Monsieur Bisaillon
    Les femmes portent les enfants, elles sont aussi naturellement intéressé par la chose sociale et très peu par la technique et encore moins pour les études de génies et ce peut importe tous les efforts de propagandes féministes et gouvernementals et tous les programmes sexistes comme chapeau les filles ou les filles et les sciences.

    Et au dernière nouvelle, c'est les femmes qui portent les enfants et c'est elles qui ont en général à comprendre les besoins des poupons qui ne maitrisent pas encore l'usage de la parole. De plus, le liens mère enfant, ou du moins femme- enfant a été démontré comme l'un des facteurs les plus crucials pour le développement des enfants.

    Les femmes sont différentes des hommes, ont des intérêts différents et des capacités différentes et ce n'est pas culturel, les tests en résonnance magnétiques le démontrent, tout comme les réactions différentes selon le sexe des poupons, des êtres humains qui n'ont pas encore subi de conditionnement social.

    Dans les faits, c'est les féministes et des gens comme vous qui rêver de conditionner la femme pour qu'elle délaisse ses valeurs familiales.

    Les féministes, sont en faveur de la délégation du role de parent à l'État afin que les femmes puissent "s'épanouir" au travail, et vous monsieur?

    Le féminisme moderne est fondée sur une erreur, non, une fausseté, les hommes et les femmes ne pas identiques ils sont différents et complémentaires, que les femmes se préoccupent encore de la famille, c'est une bonne chose.

    Votre problème monsieur, c'est que vous avez une vision idéalisé des relations qui ne cadrent pas à la réalité, et au lieu d'adopté votre vision unisexe du monde, vous tentez d'imposer cette vision dans les faits. Ça amène toutes les dérives du féminismes qu'on connait.

    Et que vous le voulez ou nous, c'est le féminisme qui est responsable de la création de la "wonderwoman" et d'innombrables ruptures.

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