dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 10h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Train de banlieue - Investissement prioritaire

Comme toujours, l'Agence métropolitaine de transport est remplie de bonnes intentions à l'endroit de ses 66 000 clients qui empruntent chaque jour l'une des cinq lignes de train de banlieue de la région montréalaise. Cela suffira-t-il pour regagner la confiance ébranlée par les ratés du système?

La semaine dernière, Julie Boulet, ministre des Transports, mettait la direction de l'AMT en demeure de présenter un plan de correction susceptible de rétablir la fiabilité du service. Hier, Joël Gauthier, président de l'organisme, annonçait une réduction temporaire du tarif mensuel sur les lignes Deux-Montagnes et Dorion-Rigaud, et faisait connaître les quelques mesures qui seront prises à court terme.

Parmi ces mesures, mentionnons surtout la réparation du matériel roulant électrique sur la ligne Deux-Montagnes, une opération nécessaire, mais qui exigera le retrait de 20 % des voitures, remplacées par un service de navettes d'autobus jusqu'en juin. On promet aussi un meilleur entretien des voitures et un projet-pilote d'affichage électronique dans trois des 52 gares du réseau. Finalement, on annonce le retour aux horaires de 2008 là où les nouveaux horaires suscitaient la grogne.

Cela suffira-t-il? Non, bien sûr.

En moins d'une quinzaine d'années, le train de banlieue a connu une croissance de popularité fulgurante partout où il a été implanté. Ce qui n'était à l'origine qu'une coquetterie d'écolo est devenu un besoin essentiel pour les usagers et fait désormais partie du plan de transport de la métropole. Aujourd'hui, plus de 16 millions de passages sont comptabilisés chaque année.

Sur papier, voilà l'option alternative presque idéale pour les gens dont les déplacements ont lieu à l'heure de pointe. Le problème c'est que, contrairement à d'autres services comme le métro qui fut entièrement fabriqué à neuf, les usagers des trains de banlieue roulent encore aujourd'hui bien souvent dans des voitures d'une autre époque, sur des voix simples construites il y a plus d'un demi-siècle et qu'il faut partager avec les trains de marchandises. On a beau avoir investi pas mal d'argent pour améliorer le service, il en faudrait beaucoup plus, et plus vite, pour répondre à la demande.

Parmi les changements envisagés à moyen terme, l'AMT souhaite ériger des garages à l'extrémité des lignes pour protéger les voitures du froid la nuit, moderniser les systèmes de signalisation, créer des voies d'évitement et doubler celles qui existent, ajouter des places de stationnement... mais tout cela coûte cher.

Vrai, mais voilà une infrastructure prioritaire qui mérite les centaines de millions nécessaires. Le Québec et le Canada doivent placer le transport collectif en tête de leurs priorités en cette période de crise économique et de lutte contre les gaz à effet de serre. Ces investissements sont d'autant plus importants qu'une grande partie des équipements requis, dont les voitures de passagers, est fabriquée sur place. Peut-on imaginer moyen plus efficace de combattre la récession chez nous tout en préparant l'avenir?

***

j-rsansfacon@ledevoir.ca
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Sylvain Racine - Abonné
    11 février 2009 06 h 17
    Faites-moi rire!
    Monsieur Sansfaçon, vous écrivez "Ces investissements sont d'autant plus importants qu'une grande partie des équipements requis, dont les voitures de passagers, est fabriquée sur place. Peut-on imaginer moyen plus efficace de combattre la récession chez nous tout en préparant l'avenir?"


    Je suis d'accord avec vous, mais je suis 100% convaincu que ça n'arrivera pas. Il va y avoir 3 ou 4 ponts de construit et des raffineries avant de voir le Québec développer un système de transport en commun et des trains de banlieue fonctionnels.

    Vous ne connaissez toujours pas Jean Charest? Personne ici ne s'est encore rendu compte que le Québec dort au gaz, que rien ne bouge, que tout stagne, que c'est le statu quo? Personne des lecteurs du Devoir ne s'est rendu compte que dans les autres médias comme la Presse et le Journal de Montréal on s'en fout comme dans l'an quarante de l'avenir du Québec et que tout ce qui compte c'est l'unité canadienne et rien de plus?

    Désespérant!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Yves Arès - Abonné
    11 février 2009 07 h 46
    J'ai bien lu ?
    «l'AMT souhaite ériger des garages à l'extrémité des lignes pour protéger les voitures du froid la nuit»

    Il n'y a pas a dire, la noble cause du transport en commun vas sûrment être bien mieux servie avec des garages chauffés pour le repos nocturne des trains...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Tremblay - Abonné
    11 février 2009 08 h 09
    C'est à mourir de rire!
    Mais il n'y a pas de quoi rire! Ce n'est pas juste Jean Charest. C'est à tous ceux qui ont le pouvoir de créer des monstres ou des fiascos que revient la faute.

    Prenez Mirabel. C'est pas Charest, ça, mais un autre "grand" Québécois qui voulait faire du bien au Québec. Ha-ha! Je passe devant plusieurs fois par mois, et ça me crève le coeur de voir pourrir cette énorme structure qui a coûté si cher en argent, en expropriations éhontées et en douleurs de toutes sortes. Et qui ne sert à rien! Tout cet argent gaspillé aurait permis la mise en place d'un superbe réseau ferroviaire de transport en commun pour les Montréalais.

    Le transport ferroviaire en commun au Québec? Allons donc! On dépense des milliards de dollars pour acheter des trains, mais on oublie d'en ériger les infrastructures. Notamment des voies ferrées doubles qu'on n'a pas à partager avec des trains de marchandises aux heures de pointe, des échangeurs, des gares bien conçues, des terrains de stationnement, etc.

    Le Québec dort au gaz, écrit quelqu'un dans ces lignes.
    Au gaz hilarant, faut croire, car c'est à mourir de rire.

    Navrant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Stéphane Blais - Inscrit
    11 février 2009 09 h 40
    Pourquoi encore payer pour...
    ... la banlieue ?

    Le noeud du problème sur les gaz à effet de serre provient de l'augmentation constante des déplacements annuellement. Peu importe le mode de transport : se transporter produit des gaz à effet de serre.

    Alors pourquoi améliorer l'efficacité des trains de banlieues afin de déplacer des gens qui habitent de plus en plus loin de leur lieu de travail ?

    Parce que eux adore le chants des petits moineaux lorsqu'ils reviennent chez eux à 20h ou le matin lorsqu'ils quitte à 5h30 !!! Alors que moi, pauvre con de Montréal, j'adore vivre dans la boucane ! Ridicule !

    Je propose que tout cet argent serve à améliorer la qualité de vie à Montréal (plantation arbre, déneigement trottoirs, quartier vert, rues piétonnes, etc...) et ainsi redensifier la ville par l'attrait d'une bonne qualité de vie.

    Stéphane
    Montréal !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    11 février 2009 10 h 22
    Quelle différence avec l'Europe !
    Même si, depuis quelques années, on a un peu développé le réseau des trains de banlieue et que ce mode de transport est de plus en plus utilisé, beaucoup reste à faire.

    Ainsi,les secteurs de Terrebonne et de Repentigny ne disposent encore d'aucune ligne de train pour le centre-ville de Montréal, malgré le fait que qu'un grand nombre de leurs résidents y travaillent. De plus, le service offert sur les lignes déjà existantes (celle de Deux-Montagne et de Blainville, par exemple) est souvent boîteux...

    On est encore très loin des réseaux de train de banlieue d'Europe, lesquels sont beaucoup plus développés et surtout, plus efficaces (pas de retard dans les horaires et les trains sont plus nombreux, contrairement à ici !).

    Il faut bien le dire, nos dirigeants ont pris bien du temps pour comprendre que le développement des transports en commun constituait à la fois la meilleure solution pour régler les nombreux problèmes de circulation et un bon moyen pour améliorer la qualité de l'air que nous respirons (moins de monoxyde de carbone !).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • BERTRAND LEGER - Inscrit
    11 février 2009 10 h 24
    Le train, c'est l'avenir du transport en commun
    Malgré les ratés de l'AMT, le train demeure le meilleur moyen de transport pour les banlieusards qui travaillent à Montréal.
    Allez voir en Europe, allez voir partout, vous verrez que le train domine tant par sa faible pollution que par son nombre élevé de passagers par rame.
    Il en va de même pour le transport des marchandises.
    Mettons fin au monopole des moyens polluants (autos, autobus, camions) et encourageons le train !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Linda Hart - Inscrite
    11 février 2009 11 h 15
    M. Racine ce sont les Québécois qui ont élu le bonhomme Pillsbury
    M. Racine, ce sont les Québécois qui ont élu Charest ou qui ont contribué à son élection en refusant de lever leurs fesses et d'aller voter. Ce sont les Québécois qui lisent La Presse et le Journal de Montréal. Ce sont les Québécois qui veulent ce gouvernement incompétent et impotent. Ce sont les Québécois qui aiment ce gouvernement qui n'est là que pour privatiser en douce de grands pans de nos réseaux publics. Ce sont les Québécois qui privilégient les gouvernements qui ne font rien. Ce sont les Québécois qui ont peur de leur ombre, qui ne veulent pas perdre leur péréquation. Il est d'ailleurs amusant de constater que pour continuer à toucher de la péréquation, le Québec doit absolument continuer à être contreperformant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-François Trottier - Abonné
    12 février 2009 00 h 11
    @Linda Hart et Sylvain Racine
    Dites-moi si je me trompe, mais vous n'êtes pas Québécois vous aussi? Vous voulez que je vous dise un défaut Québécois? Se manger entre nous au lieu de chercher à régler les problèmes.
    On n'a pas besoin d'être un admirateur de Jean Charest mais ça ferait changement si un camp cessait de chercher à blâmer l'autre. Il y a des fédéralistes et des souverainistes qui veulent prendre le train.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Stéphane Blais - Inscrit
    12 février 2009 09 h 20
    Questions
    Questions à réflexion, il n'y a aucune réponse absolue.

    Est-ce que le train de banlieue favorise l'étalement urbain ?
    Est-ce l'étalement urbain contribue à l'augmentation des déplacements ?
    Si oui, qui paie pour l'augmentation des besoins en déplacements ? et à qui sert cet argent ?

    Stéphane
    Montréal
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
9 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012