Trains de banlieue : le président de l'AMT dit voir la lumière au bout du tunnel
Joël Gauthier s'excuse auprès des usagers et promet un train de mesures pour améliorer le service
Photo : Jacques Nadeau
L’Agence métropolitaine de transport a obtenu 700 millions du gouvernement du Québec pour commander des équipements neufs, dont 20 locomotives et 160 voitures à deux étages neuves de Bombardier qui devraient être livrées à l’AMT l’automne p
Le réseau de trains de banlieue de la grande région de Montréal est 30 ans en retard par rapport à ce qui existe à Toronto, de l'aveu même du président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), Joël Gauthier.
En entrevue à La Presse canadienne, hier, M. Gauthier s'est confondu en excuses auprès de la clientèle de l'AMT dont la dernière semaine a été cauchemardesque sur l'ensemble du réseau. Des erreurs humaines et des bris mécaniques tels que des problèmes de freins, des portes de trains bloquées et le chauffage absent ont été le lot de milliers d'usagers. Il a d'emblée reconnu que la qualité de service était inacceptable, tout comme la communication auprès de la clientèle restée sur des quais par temps de froid extrême sans être informée des retards ou annulations de départs.
Ces inconvénients sont survenus alors que certains des nouveaux horaires entrés en vigueur le 12 janvier n'ont pas du tout contribué à désengorger le réseau à l'heure de pointe matinale, contrairement à l'effet recherché.
Mais tout cela serait du passé, selon M. Gauthier, puisque la nouvelle semaine qui s'amorce devrait faire ressortir les bienfaits de tous les correctifs apportés, dont l'ajout de wagons sur les liaisons Montréal-Deux-Montagnes et Montréal-Mont-Saint-Hilaire afin d'accueillir plus de passagers, sans oublier les 76 nouveaux départs.
Des rencontres d'urgence avec les représentants des compagnies ferroviaires Canadien Pacific (CP) et Canadien National (CN) ont également été prévues afin de régler les problèmes de fonctionnement et d'entretien des trains et des voies ferrées. Ce sont ces compagnies qui exploitent et entretiennent les trains de l'AMT.
Un train de mesures
De plus, l'AMT met en place une cellule de crise afin de suivre de plus près l'entretien et le fonctionnement de ses trains. Cette équipe agira aussi de façon préventive en cas d'alertes météorologiques.
Huit chauffe-aiguillages seront remplacés au cours des prochains jours pour s'assurer qu'ils ne gèlent pas, ce qui paralyse l'activité sur la voie ferrée. Les trains de l'AMT vont également circuler la nuit par temps froid pour aussi s'assurer que la ligne de freinage ne gèle pas.
Un comité permanent avec les usagers sur chacune des lignes se rencontrera dorénavant deux fois par année. Les fournisseurs de services du CN et du CP seront invités, tout comme les élus de tous les paliers de gouvernement et les médias, assure M. Gauthier.
Quant à la pétition de 860 noms des résidants de Roxboro, dans l'ouest de l'île, pour exiger le retour du passage d'un train à 7h en semaine, l'AMT examine maintenant la situation et pourrait intervenir si elle le jugeait nécessaire.
Pour le reste, l'AMT est aux prises avec une flotte vieillissante, elle qui utilise encore des locomotives construites en 1952 et dans les années 70.
Mais Joël Gauthier dit «voir la lumière au bout du tunnel» puisque l'AMT a obtenu 700 millions du gouvernement du Québec pour commander des équipements neufs. Ainsi, 20 locomotives et 160 voitures à deux étages neuves de Bombardier devraient être livrées à l'AMT l'automne prochain. M. Gauthier souligne que les trains de banlieue à deux étages sont utilisés depuis 30 ans à Toronto, «un choix de société», dit-il.
La grande région de Montréal arrive au sixième rang en Amérique du Nord par rapport à l'achalandage de ses trains de banlieue après New York, Chicago, Philadelphie, Boston et Toronto.
L'AMT a recensé 16 millions de passagers à l'intérieur de ses trains de banlieue en 2008, soit une augmentation de 5 % de l'achalandage sur l'ensemble de son réseau.
La ligne de Deux-Montagnes accueille à elle seule 52 % de la clientèle de l'AMT. La semaine dernière, des trains de cette ligne comptaient plus de 2200 personnes, du jamais vu dans l'histoire de l'AMT.
En entrevue à La Presse canadienne, hier, M. Gauthier s'est confondu en excuses auprès de la clientèle de l'AMT dont la dernière semaine a été cauchemardesque sur l'ensemble du réseau. Des erreurs humaines et des bris mécaniques tels que des problèmes de freins, des portes de trains bloquées et le chauffage absent ont été le lot de milliers d'usagers. Il a d'emblée reconnu que la qualité de service était inacceptable, tout comme la communication auprès de la clientèle restée sur des quais par temps de froid extrême sans être informée des retards ou annulations de départs.
Ces inconvénients sont survenus alors que certains des nouveaux horaires entrés en vigueur le 12 janvier n'ont pas du tout contribué à désengorger le réseau à l'heure de pointe matinale, contrairement à l'effet recherché.
Mais tout cela serait du passé, selon M. Gauthier, puisque la nouvelle semaine qui s'amorce devrait faire ressortir les bienfaits de tous les correctifs apportés, dont l'ajout de wagons sur les liaisons Montréal-Deux-Montagnes et Montréal-Mont-Saint-Hilaire afin d'accueillir plus de passagers, sans oublier les 76 nouveaux départs.
Des rencontres d'urgence avec les représentants des compagnies ferroviaires Canadien Pacific (CP) et Canadien National (CN) ont également été prévues afin de régler les problèmes de fonctionnement et d'entretien des trains et des voies ferrées. Ce sont ces compagnies qui exploitent et entretiennent les trains de l'AMT.
Un train de mesures
De plus, l'AMT met en place une cellule de crise afin de suivre de plus près l'entretien et le fonctionnement de ses trains. Cette équipe agira aussi de façon préventive en cas d'alertes météorologiques.
Huit chauffe-aiguillages seront remplacés au cours des prochains jours pour s'assurer qu'ils ne gèlent pas, ce qui paralyse l'activité sur la voie ferrée. Les trains de l'AMT vont également circuler la nuit par temps froid pour aussi s'assurer que la ligne de freinage ne gèle pas.
Un comité permanent avec les usagers sur chacune des lignes se rencontrera dorénavant deux fois par année. Les fournisseurs de services du CN et du CP seront invités, tout comme les élus de tous les paliers de gouvernement et les médias, assure M. Gauthier.
Quant à la pétition de 860 noms des résidants de Roxboro, dans l'ouest de l'île, pour exiger le retour du passage d'un train à 7h en semaine, l'AMT examine maintenant la situation et pourrait intervenir si elle le jugeait nécessaire.
Pour le reste, l'AMT est aux prises avec une flotte vieillissante, elle qui utilise encore des locomotives construites en 1952 et dans les années 70.
Mais Joël Gauthier dit «voir la lumière au bout du tunnel» puisque l'AMT a obtenu 700 millions du gouvernement du Québec pour commander des équipements neufs. Ainsi, 20 locomotives et 160 voitures à deux étages neuves de Bombardier devraient être livrées à l'AMT l'automne prochain. M. Gauthier souligne que les trains de banlieue à deux étages sont utilisés depuis 30 ans à Toronto, «un choix de société», dit-il.
La grande région de Montréal arrive au sixième rang en Amérique du Nord par rapport à l'achalandage de ses trains de banlieue après New York, Chicago, Philadelphie, Boston et Toronto.
L'AMT a recensé 16 millions de passagers à l'intérieur de ses trains de banlieue en 2008, soit une augmentation de 5 % de l'achalandage sur l'ensemble de son réseau.
La ligne de Deux-Montagnes accueille à elle seule 52 % de la clientèle de l'AMT. La semaine dernière, des trains de cette ligne comptaient plus de 2200 personnes, du jamais vu dans l'histoire de l'AMT.
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