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Toujours plus de bébés au Québec

Le nombre de naissances a augmenté pour une cinquième année de suite au Québec, mais on ne peut pas encore parler d’un véritable baby-boom.
Photo : Jacques Nadeau
Le nombre de naissances a augmenté pour une cinquième année de suite au Québec, mais on ne peut pas encore parler d’un véritable baby-boom.
Sans parler de baby-boom, le Québec poursuit sur sa lancée... et fait de plus en plus de bébés. Le nombre de naissances a augmenté pour une cinquième année consécutive en 2007 et les données préliminaires pour 2008 s’annoncent tout aussi prometteuses, révèle le plus récent Bilan démographique produit par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Quelque 84 200 petits Québécois ont vu le jour en 2007, contre 82 100 l’année précédente, soit une hausse de 3 %.

«C’est une augmentation intéressante. Mais on est tellement dans un ordre de grandeur différent. Environ 2 000 bébés de plus que l’année d’avant, ça peut paraître dans les unités d’obstétriques et ça va paraître plus tard dans les garderies, mais en 1959, il y avait eu 144 000 naissances», tempère Chantal Girard, démographe à l’ISQ. L’indice synthétique de fécondité est de 1,65 enfant par femme, contre 1,62 en 2006, et pour la première fois depuis 1959, il supplante celui du Canada. N’empêche, on est encore bien loin du seuil de renouvellement des naissances de 2,1 enfants par femme.

Mais alors, comment expliquer la prolifération des poupons? Difficile à dire, mais cette fois les femmes immigrantes — qui ont généralement un taux de fécondité plus élevé — ne sont pas responsables des allers-retours plus fréquents de la cigogne.

Chantal Girard parle plutôt d’un «momentum», un effet de «timing» qui fait en sorte qu’en 2007, les Québécoises de plus de 30 ans étaient plus nombreuses à avoir des enfants, de même que celles dans la vingtaine, mais dans une proportion beaucoup moindre. Ainsi, entre 2000 et 2007, la fécondité a connu une hausse de 30 % chez les femmes de 30 à 34 ans et de 60 % en moyenne chez celles de 35 et 44 ans. «C’est comme si les femmes dans la trentaine avaient maintenant choisi de faire des enfants, plutôt que dans la vingtaine. La situation de l’emploi est peut-être meilleure, il y a différents facteurs qui peuvent expliquer ça», a-t-elle soutenu.

Somme toute légère, l’augmentation des naissances chez les femmes dans la vingtaine constitue une bonne nouvelle puisque la tendance était à la baisse durant la décennie 1990 et au début des années 2000. L’équation est simplette: plus on commence tôt à fonder une famille, plus grandes sont les chances que celle-ci soit nombreuse. «Mais la grande question demeure: “Est-ce que ces filles-là qui sont dans la vingtaine vont continuer d’avoir des enfant dans la trentaine ou si elles vont arrêter plus tôt d’en avoir?”», s’est interrogée Chantal Girard.

Autre bonne nouvelle pour la fécondité, la proportion de Québécoises qui n’ont pas d’enfants a diminué à 19 % alors qu’il fut un temps pas si lointain où près d’une femme sur quatre (25 %) n’allait jamais devenir maman.

Population et espérance de vie
À force de répéter que le taux de fécondité du Québec est l’un des plus bas dans le monde, certains pourraient croire que la population décroît dans la province. Or, c’est faux. Elle croît, affirme Chantal Girard. À pas de tortue, certes, mais elle croît. Elle a même augmenté de 59 300 personnes en 2007, contre 53 000 en 2006, soit l’augmentation absolue la plus importante depuis 1990. En juillet 2008, les Québécois étaient 7,75 millions.

«La population du Québec ne diminue pas. Elle vieillit, augmente moins vite qu’à une certaine époque et moins vite que ses voisins, mais elle augmente», insiste la démographe de l’ISQ.

Le solde migratoire international un peu plus élevé a certes donné un coup de pouce. N’empêche, le Québec perd au change dans ses échanges avec le Canada. Le bilan de l’accroissement de la population demeure négatif avec le reste du Canada, et la Belle Province perd des habitants au profit de l’Ontario, mais surtout de l’Alberta.

Dans la course à la longévité, les hommes, qui vivent en moyenne jusqu’à 78,3 ans, tendent à rattraper l’écart qui s’était creusé entre eux et les femmes, même si celles-ci vivent toujours plus longtemps (jusqu’à 83,2 ans en moyenne). L’espérance de vie a ainsi augmenté de 2 ans chez les messieurs, contre 1,3 an chez les dames. Pour expliquer ce phénomène, les facteurs de santé y sont pour beaucoup, croit Barthélémy Kuate-Defo, démographe à l’Université de Montréal. «Il semble que des modifications du style de vie, la consommation de cigarettes et d’alcool soient des facteurs qui jouent beaucoup sur la durée de vie», avance ce spécialiste des questions de la santé des populations. «Étant donné les efforts de la santé publique, les hommes québécois semblent beaucoup plus conscients des effets bénéfiques d’une bonne nutrition et d’un mode de vie sain», ajoute-t-il en mentionnant qu’il ne faudrait pas se limiter à ces seuls facteurs. La diminution de la mortalité par des maladies de l’appareil circulatoire (AVC, hypertension, infarctus) chez les hommes pourraient également servir d’explication. Les hommes auraient-ils enfin décidé de prendre soin d’eux?

Moins de mariages gais
Grand baromètre social s’il en est un, le mariage fait aussi partie des phénomènes observés par les démographes. N’étant permis que depuis mars 2004, les mariages entre conjoints de même sexe n’ont pas un long historique statistique. N’empêche, on y remarque que pour la première fois en 2007, ils ont connu une baisse significative alors que seulement 470 couple ont convolé en justes noces, contre 621 en 2006. Un essoufflement normal, constate la démographe, puisque ceux qui voulaient se marier depuis longtemps l’ont fait tout juste après que la législation l’eut permis.

Quant aux mariages de couples hétérogènes, ils ont stagné à 22 000 pour la troisième année consécutive. Cette tendance devrait se maintenir en 2008. Selon les calculs sophistiqués des démographes, la «propension au mariage» afficherait un taux très bas. Ainsi, en extrapolant les données de 2007 sur le long terme, 28 % des hommes se marieraient au moins une fois avant leur 50e anniversaire, contre 31% des femmes. Fait intéressant, dans 35 % des cas, au moins un des deux époux n’en est pas à sa première union. Les temps ont changé et les divorces sont légion. «Mais au moins, on fait encore des bébés», a conclu la démographe de l’ISQ.
 
 
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  • Yves Côté
    Abonné
    mercredi 17 décembre 2008 03h00
    Confiance ?
    Ma foi du grand Dieu, les gens de mon pays seraient-ils en train de reprendre confiance en eux et en demain ? Sans crier à une deuxième repeuplade spontanée du Québec, on peut tout de même commencer à se poser cette question... Et si, en plus, ils avaient du coup envie de permettre à plus de petits bouts de choux de toutes les teintes de connaître la vie et qu'ils leur donnaient le goût de lutter pour une société plus juste ?
    Diantre !
    Mais n'allons pas plus vite que la musique et attendons pour voir. Tel on le disait quand on était petit...

  • Julien Reny
    Abonné
    mercredi 17 décembre 2008 07h11
    des saintes vierges
    hausse de natalité: le gros facteur c est les congés parentaux!!! Vive l'ingratitude envers nos politiques.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 08h35
    B.B.
    « (...) cette fois les femmes immigrantes - qui ont généralement un taux de fécondité plus élevé - ne sont pas responsables des allers-retours plus fréquents de la cigogne. »

    Là, il y en a qui ne seront pas très heureux de cette réponse statistique. Une vue de l'esprit leur brouille le cerveau, c'est certain.

    « À force de répéter que le taux de fécondité du Québec est l'un des plus bas dans le monde, certains pourraient croire que la population décroît dans la province. Or, c'est faux. »

    Là aussi, c'est un complément à ce qui est dit plus haut. Comme quoi certains aiment à maquiller les vraies raisons de ne pas avoir peur que nous perdions de la population. Ceci dit, j'aime voir les couples de différentes races avec leurs magnifiques enfants. Les métis en général présentent des caractères de beauté extraordinaire en général (voir les Miss France 2008 même si il y en a eu qu'une mais les autres qui sont métis, un bijou ou un bisou surtout) Ils ne savent pas faire de différence, aucune (comme pour mon épouse qui a vécu avec 2 soeurs (1 du Viêt-Nam, l'autre négro-africaine des Barbade) et un frère (négro-africain de la Jamaïque) sans compter ses 2 frères biologiques d'Angleterre comme elle et ses parents biologiques en dehors de ceux qui furent adoptés) entre eux et elle. C'est remarquable lorsque l'éducation et le contact avec autrui dans ce sens permet de ne plus faire de différence entre les races. C'est pourquoi tout comme moi, on ne peut comprendre les racistes à moins de savoir que ce sont des malades mentaux qu'il faut soigner au plus vite car ils sont dangereux car ils ont des pensées criminelles comme les pédophiles et autres assassins. Donc, un plus fort taux de métissage, c'est certain.

    « Moins de mariages gais », je ne savais pas qu'il fallait les compter pour la natalité du pays : « Chez nous au Québec, pour avoir plus de bébés, on pourrait si nous avions plus de mariages gais. Ça permettrait d'en avoir plus des bébés. » Drôle de Province. Sans doute le froid ou la bière.

    « Quant aux mariages de couples hétérogènes », j'ai cherché cette notion et je n'ai rien trouvé. Ça restera un mystère. Si quelqu'un a une explication, bienvenu.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 08h53
    et de plus......
    nous avons ici le plus haut taux de meurtre d'enfants par avortement en amérique.

  • camelot
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 09h07
    Enfin !
    C'est la bonne nouvelle du jour, et même de l'année ! Je ne puis qu'exprimer mon admiration et respect pour ces mères dont le Québec a tant besoin. Tant mieux si les conditions sociales des familles leur permettent de vivre cette expérience humaine au dessus de toutes les autres.

    Espérons maintenant, que nos politiciens freinent et rabaissent le taux d'immigration, qui, il ne faut pas se le cacher, est une catastrophe sociale au Québec. La majeure partie des immigrants déménagent sous d'autres cieux peu après leur arrivée. De plus, il faut compter dix ans d'aide sociale avant qu'ils ne trouvent un emploi. En plus, leur nombre ne cesse d'allonger les listes d'attente des hôpitaux. À croire que le fédéral, qui ne paie pas sa juste part des soins de santé, fait exprès pour importer les malades de toute la planète. Et je ne parle pas des "accomodements" déraisonables, il va de soi, puisque nous ne disposons pas des leviers nécessaires pour réagir comme dans toute société saine digne de ce nom.

    Jean-Marie Francoeur

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    mercredi 17 décembre 2008 10h12
    Une preuve de vouloir vivre.... Tahcl@axion.ca... C.Pelchat
    Les dernières données sur la fécondité de nos concitoyennes seraient-elles ponctuelles ou seraient-elles le signe d'une reprise du désir de vivre et de se perpétuer en Amérique ?
    Seul l'avenir des cinq prochaines années le dira.
    Mais,dès cette année,le gouvernement du Québec devrait reviser à la baisse le nombre d'immigrants qu'il invitera à s'installer au pays du Québec.Comme le gouvernement suggère depuis deux ans d'augmenter à 45000 les nouveaux vemus en 2009,les statistiques des naissances de 2006,2007 et probablement 2008 nous autorisent à reviser à la baisse,soit à 40000 maximum le nombre d'immigrants en 2009. Cette ``renaissance``modeste,mais significative depuis quelques années,indique peut-être que nos concitoyennes sont sorties de la ``grande torpeur`` et que,comme l'ont fait leur grands-mères et aieulles,elles sont
    capables et fières de garder en vie ce peuple que leurs ancêtres femmes ont mis au monde dans des circonstances héroiques. Quand on s'est donné la peine de lire la vie et l'oeuvre de ces grandes femmes, telles Marie Guyart,Marguerite Bourgeoys,Madame de la Peltrie,Catherine de St-Augustin et toutes les autres fondatrices d'hôpitaux et
    autres oeuvres admirables au cours des siècles,on ne peut pas croire que leurs descendantes soient incapables de pour-
    suivre ce chantier inachevé de notre peuple.
    ``BON SANG NE SAURAIT MENTIR``! Vive nos femmes du Québec qui continueront à bâtir notre pays du Québec,en lui donnant ce qu'elles font de plus beau,des enfants.
    C.Pelchat
    Lac-Mégantic

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 10h29
    Les Québécoises font plus d'enfants que les Thaïlandaises et les Cubaines
    "C'est terrible c'est épouvantable, on vieillit, on fait plus d'enfants, on va disparaître". C'est la cassette qu'on nous sert depuis une génération, depuis le "Disparaître" de Lise Payettte en 1989. On nous martèle ad nauseam notre catastrophique indice de fécondité de 1,4, devenu 1,65 avec un peu viagra dans les congés parentaux, en nous rappelant immédiatement l'inaccessible 2,1 qu'il faudrait absolument atteindre, disent-ils, pour assurer notre survie sur cette terre de Presqu'Amérique. Jamais qu'on nous mentionne évidemment que la moitié des pays sur la planète n'y arrive plus depuis longtemps sans capoter pour autant, sans ouvrir les portes à tout vent.
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra


    Sur 222 États donc, 98 sont sous la barre de "survie". Vont-ils tous disparaître?

    http://www.nationmaster.com/graph/peo_tot_fer_rat-

    En fait tous les pays industrialisés, à part Israel, et les riches pays du Golf persique, sont sous la barre des 2,1 mortels. Même les Américains, qui peuvent compter sur une forte natalité noire et latine, sont en-bas du 2,1. Déjà, la moitié des enfants de 5 ans et moins sont maintenant non-blancs. On prévoit qu'avant la moitié du siècle, la majorité des Américains sera de couleur. C'est déjà le cas en Californie, le reste du pays va suivre dans les prochaines décennies.

    Même la France, qui peut compter sur une forte natalité maghrébine, est sous le 2,1. Les Français vont-ils disparaître? Finis les enfants de la patrie?

    La Thailande des rizières est à 1,64 -eh oui! En-bas du Québec!- et le Cuba de la canne à sucre à 1,60.

    Les Allemands, collés à 1,4, sont-ils condamnés à disparaître? Exit les enfants de Goethe et Betov?

    Les Espagnols et les Italiens à 1,29? Finito lé chicos?
    Les Nippons à 1,23? Hara-Kiri?

    "Oui mais eux autres c'est pas pareil. Ils sont fort nombreux; ils ne sont pas menacés de disparaître comme nous autres."

    Ok, alors que dire des 10 millions de Grecs, vieux de trois millénaires, jammés à 1,35 au berceau? Des 5,4 millions de Slovaques à 1,33? Des 3 millions d'Arméniens à 1,34? Des 2,2 millions de Lettons à 1,28? Le 1,4 million d'Estoniens et 1,3 million de Lettons, minuscules peuples distincts à côté du gros ours russe, sont à 1,3. Qu'est-ce qui va leur arriver? Rayés bientôt de la map, les Baltes?

    Les très catholiques 10 millions de Portugais sont à 1,48 et les 10 millions de Hongrois à 1,33 ne sont pas dans une zone de confort, pas plus que les 7,4 millions de Bulgares sont tombés à 1,39.

    Dans la cave du classement, à l'agonie, à la veille de rendre l'âme, trois pays de terrribles misères: les 4,5 millions de Singapouriens à 1,07, les 400,000 Macanais à 1,03 et les 6,9 millions de Honkgongais à 0,98.

    Vous avez bien lu, mais vous ne le lirez nulle part ailleurs: EN 2007, LES QUÉBÉCOIS ONT FAIT 60% PLUS D'ENFANTS QUE LES CHINOIS DE HONGKONG. C'est Arnold Toynbee qui va se retourner dans sa tombe...

    http://www.nationmaster.com/graph/peo_tot_fer_rat-
    http://www.nationmaster.com/graph/peo_tot_pop-peop

  • Yves Babin
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 11h37
    Vent d'optimisme
    C'est l'une des bonnes nouvelles que nous ayons eu depuis bien longtemps pour le Québec. Mais ce taux plus élevé de naissances ne me surprend pas car depuis ces dernières années on voit de plus en plus de femmes enceintes un peu partout et surtout dans les centres commerciaux ou se côtoient les femmes avec leur gros ventre et les poussettes nombreuses. Ça me réjouis au plus haut point de voir ce peuple si minoritaire en cette Amérique qui semble vouloir se prendre en main et dégager ainsi un vent d'optimisme pour l'avenir.

    M. Charest devrait donc revoir au plus tôt sa politique d'immigration néfaste afin de réduire le nombre beaucoup trop élevé de nouveaux venus en provenance surtout du moyen-orient qui s'intègrent mal d'ailleurs à notre climat et à notre société laique et qui de toute façon nous quittent en grand nombre pour s'établir ailleurs au Canada avec les coûts élevés qui s'ensuivent. Pensez-y, le gouvernement actuel veut recevoir pour 2009 plus de 45 000 immigrants au Québec ce qui en proportion selon la taille de notre population est l'équivalent de ... 2 millions d'immigrants pour les États-Unis l'un des pays les plus ouvert pour l'immigration dans le monde alors qu'ils accordent 675 000 visas d'immigration par année sans oublier qu'il est l'un des pays avec un taux de natalité des plus élevé (2.1) en occident.

    On ne dira plus bientôt que nous sommes sept millions de québécois mais bien huit millions. J'espère que cette tendance va durer et même qu'elle continuera vers le haut.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 17 décembre 2008 12h01
    À monsieur Archambault
    Vérifiez vos chiffres et cessez de colporter des mensonges. Nous avons au Québec un taux d'avortement légèrement inférieur à celui des États-Unis: 18 pour 1000 contre 20 pour 1000 (toujours calculé sur le nombre de femmes de 15 à 44 ans, par convention démographique). Et certains pays d'Europe de l'Est nous battent à plates coutures...

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 17 décembre 2008 12h16
    Question de choix
    Il faut continuer de favoriser la natalité au Québec, au lieu de se fier à une immigration qui ne s'intègre pas à la majorité francophone.

    Je suis d'accord avec des frais de garderie minimes à 7$ pour tous. Il revient ensuite à l'impôt d'aller chercher la différence de façon progressive chez les salariés, que ceux-ci aient des enfants ou non. Car, comme disait Khalil Gibran, les enfants ne sont pas nos enfants, ils sont les enfants de la société. En fait, ceux qui n'ont pas d'enfants devraient même payer plus d'impôts que ceux qui en ont, car ces derniers ont beaucoup de dépenses de temps, de préoccupation et d'argent pour les enfants.

    Cependant, pour éviter des situations ridicules à long terme, les frais de garderies et autres allocations sociales devraient être indexées chaque année au coût de la vie (IPC).

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 17 décembre 2008 12h18
    Le mantra de l'immigration
    Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Autrement dit, c'est la productivité de sa population. Tous les économistes sont d'accord là-dessus.

    PAYS POPULATION PIB/Hab

    Inde 1,1 milliard 3 344$
    Nigeria 131 millions 1 188$
    Pérou 27 millions 5 983$
    Danemark 5,4 millions 34 737$
    Finlande 5,2 millions 31 208$
    Islande 295 mille 35 586$
    Irlande 4.1 millions 40 160$
    Luxembourg 465 mille 69 800$
    Norvège 4,6 millions 42 364

    Ajoutons la Suède, la Suisse, etc, tous des pays avec relativement peu de population et un niveau de vie supérieur.

    Le Québec souverain serait au 22e rang au monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par
    habitant (30 143 $ US PPA). Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le
    Québec se placerait au 18e rang dans le monde et, en regard de la population
    (7 651 531 habitants), il se situerait au 94e rang.


    Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population.

    Il y a actuellement au Québec un mantra alimenté par toutes sortes de gens des médias, et que Monsieur et Madame Tout-le-monde répètent sans y connaître quoi que ce soit, à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants. Rien n'est plus faux. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

    La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous serons alors plus productifs. C'est là la clef de notre survie.

  • Christian Tallon
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 12h29
    Réponse aux Noel, Archambault, Francoeur et autres
    Vous avez évidemment tous raison. Néammoins si la démographie s'améliore au Québec, ce n'est pas l'immigration qu'il faut stopper mais ses modalités qu'il faut revoir. Il est anormal que le Quabec serve de sas pour le Canada Anglais. Quant aux pays à faible fécondité, n'oublions pas que cela ne veut pas dire (dans un premier temps) dminution de la population mais vieillissement de la population ,accroissement des charges, frilosité face au changement, conservatisme, peurs, rigidités.
    Un Québec jeune aurait depuis bien longtemps pris le RISQUE de l'indépendance.
    Bien sûr, les conséquences sont économiques, pas forcémment défavorables dans un premier temps (moins de concurence) mais surtout sociale. Oui ! Les pays baltes sont condamnés. Dans 100 ans ils seront morts. Les Hongrois aussi. Les Allemands aussi. Plus d'école, plus de poste, plus de salle des fêtes, la maison de retraite au centre de la ville. Seule une politique nataliste vigoureuse comme celle des pays du Nord de l'Europe peut permettre au Québec de rester lui-même. L'expérience montre que les résultats sont là si on y met les moyens.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 12h48
    @ M. Jacques Noel
    Merci pour ces statistiques qui replacent les affaires.

    Il y a trop d'humains à polluer qui ont de la difficulté à se nourrir sur la terre et qui vivent plus vieux quand ils y réussissent "à se nourrir". Fait que, c'est excellent cette diminution de l'augmentation de la population qui devenait de la surpopulation.

  • Yves Babin
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 12h59
    @ Jacques Noel
    @ M. Jacques Noel

    Vous me faites bien rire avec vos déclarations telles ques "mais vous ne le lirez nulle part ailleurs: EN 2007, LES QUÉBÉCOIS ONT FAIT 60% PLUS D'ENFANTS QUE LES CHINOIS DE HONGKONG". Premièrement le savez-vous s'ils ne le disent pas ? Êtes-vous toujours dans ces pays pour le savoir ? Lisez-vous tous les journaux internationaux ? Et même s'ils ne disent pas, pensez-vous qu'ils vont regarder les statistiques d'une province d'un petit pays perdu quelque part dans le grand nord ? Voyons donc, ne soyez pas si nombriliste quand même...

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 13h36
    @ Noel
    Vos statistiques éloquentes nous prouvent hors de tout doute que les canadiens français sont loin de disparaitre. Le français est sauvé, que l'on arrête de chialer et que l'on prenne les argent dévoué à l'office de la langue française, des millions qui ne rapporte pas un sous de toute façon, et qu'on les mette à la santé et l'éducation.... ou mieux encore en réduction de taxes.
    Et si l'on abolit l'avortement, ces enfant pourront être adopté par ceux qui ne peuvent concevoir, de ce fait on élimine des millions en cout d'avortement, et aussi plus besoin de payer pour l'insémination artificiel.
    Juste avec ces mesurent, on vient de garantir la survie du français, la réduction des couts de la santé et aussi une réduction de taxe tout en augmentant la population au Québec.

    Merci M. Noël..... Quel beau cadeau de statistique vous nous avez fait en cette période de réjouissance et de fête.

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 14h16
    Comment et pourquoi on a inventé le mensonge du siècle
    On l'a vu plus haut, il n'y a pas de crise démographique. C'est le mensonge du siècle. Pourquoi? Pour saver le Canada.

    Les Anglos ont quitté le Québec (il n'en reste plus que 8%), la population vieillit et meurt (les vieux sont le gros de la clientèle fédéraliste et il en meurt 50,000 par année) alors on les remplace par de nouveaux arrivants, par des votes ethniques. De 4% en 1976, on est rendu à 12% aujourd'hui. Et c'est pas fini. On va être à 14, voire 15% au prochain mandat du PQ (si mandat il y a....) Comme 90% sont opposés (sans gêne aucune, parce qu'eux peuvent le dire sans se faire lyncher!) à la libération des Tremblay, tout référendum gagnant devient alors impossible. Si on n'a pas gagné à 82% en 95 avec Bouchard et Parizeau, on ne va pas gagner à 77% en 2013 avec Pauline!

    Sur l'ile de Montréal, le coeur de la nation, là où se joue notre avenir, les Nous sont maintenant minoritaires. Et c'est pas fini. Ils vont l'être encore plus à l'avenir.(si vs en doutez encore allez faire un tour à Toronto et cherchez les WASP, les Tremblay du Pays d'En-Haut)

    Comment on s'y prend pour nous vendre politique aussi suicidaire? Ben on a créé de toute pièce une crise démographique. Pendant des années et des années on a dit aux Québécois qu'ils vieillissaient, qu'ils ne faisaient plus d'enfants et qu'ils allaient bientot disparaitre après une belle saga de 400 ans en Amérique. Exit les 6 millions de Tremblay. Et tout le monde y a cru! (je suis l'un des rares qui gueule et gueule contre cette immense fraude intellectuelle!).

    On a construit tout le discours catastrophique autour d'un seul chiffre: 1,4; le nombre d'enfant par femme en âge d'en avoir au Québec il y a 10 ans. On a ensuite fixé la note de passage à 2,1 et on nous a fait comprendre qu'on était foutu à mois que....

    Car on avait heureusement un Plan B, une solution pour combler le 0,7 manquant: l'immigration. La septième merveille du monde qui allait enrichir notre pauvre société (sur 60, on les 6e plus pauvres du continent!) et collorer un peu notre société si homogène (lire si plate). Un anachronisme honteux en Amérique (Lysiane Gagnon a déjà écrit que la ville de Québec était trop blanche! Pas une fois mais deux fois! Essayez d'imaginer la colomnist du plus grand quotidien de Tokyo qui écrirait que Kyoto est....trop jaune!!!)

    Ce qu'on a jamais dit c'est que sur 202 pays, 98 sont en bas de la note de passage! (en fait tous les pays développés, sauf Israel) Et personne ne capote comme ici. Et à 1,65 (comme c'est le cas présentement), les Québécoises font plus d'enfants que...les Thailandaises!

    Ce qu'on a jamais dit c'est que le taux de natalité des Québécois (10,8 enfants par 1000 hab) est supérieur de 60% à celui des Chinois de Hongkong!!! Supérieur à une trentaine de pays industrialisés.

    Ce qu'on n'a jamais dit c'est qu' avec 150 naissances pour 100 décès, les Québécois ont l'un des plus hauts ratios naissances-décès du monde industrialité.
    Bref, la démographie est le mensonge du siècle.

    Et ce n'est pas tout. Pour renforcer le discours on a inventé la crise de la pénurie de main-d'oeuvre. Pas une semaine où on ne dit pas qu'on manque de main-d'oeuvre. Ou qu'on va en manquer dans l'avenir (on ne dit jamais qu'il y a 300,000 chomeurs, dont 50,000 immigrants venus nous enrichir...et qu'il y a 250,000 assistés sociaux aptes au travail, dont 27% d'immigrants venus nous enrichir. Bref, qu'il y a plus de 100,000 immigrants sur le carreau, venus nous enrichir mais restés accrochés aux mamelles de l'État. ON MANQUE DE MAIN-D'OEUVRE!)

    Alors pourquoi les nationalites ne dénoncent-ils pas cette immense fraude intellectuelle qui mêne à la fin de leur rêve de libération nationale? A cause du climat de terreur savamment entretenu par les feds et relayé quotidiennement par Gesca et les autres. Parlez-en à Parizeau.

    A cause du nettoyage ethnique en Bosnie dans les années 90. Le nationalisme est devenu une tare honteuse qu'il fallait cacher à tout prix derrière le nationalisme civique.

    A cause du Canada des chartes. Du Canada de Trudeau, basé sur le nationalisme civique, sur la négation de notre peuple qui a 4 siècles d'histoire et qui a le droit, comme n'importe quel autre peuple sur la terre, de s'administrer lui-même.

    Les nationalistes sont piégés. Les gogos du Bloc ont même failli enterré l'identité québécoise! Heureusement la crise des accommodements raisonnables nous a épargné l'enterrement...

  • Yves Babin
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 17h20
    Faut voir clair !
    @ Jacques Noel

    À bien y penser je crois que vous avez entièrement raison M. Noel. L'immigration poussée à la limite comme au Québec est un véritable coup monté pour la simple et bonne raison d'enrichir toujours les plus riches et de diminuer la force nationaliste québécoise. Rien de plus normal que de diviser pour mieux régner n'est-ce pas ?

    Je n'ai rien contre l'immigration, elle est même saine dans un pays démocratique normal mais faut pas pousser trop fort, il faut absolument trouver un équilibre dans le nombre et je crois que nous avons dépassé cet équilibre surtout en temps de ralentissement économique.

  • Jacques Brassard
    Inscrit
    mercredi 17 décembre 2008 17h36
    Mordecai en a mal au ventre !
    En lisant tant l'article que les commentaires, j'ai l'impression de prendre connaissance du procès verbal d'une réunion d'éleveurs de bétail.

    Il ne reste plus qu'à constater qu'un seul mâle pour une douzaine de femelles constituerait une économie importante et partant, garantirait une amélioration notable de la rentabilité du cheptel.

    Mordecai Richler doit se tordre de rire dans sa tombe !

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