Rapport indépendant sur l'Acadien II - Les pêcheurs auraient été mal informés
Halifax — Un nouveau rapport sur le naufrage meurtrier de l'Acadien II, en mars dernier, se demande si l'équipage du brise-glace Sir William Alexander, de la Garde côtière, aurait dû expliquer plus clairement aux pêcheurs à bord du petit bateau les dangers d'être remorqués à travers les eaux glacées du golfe du Saint-Laurent.
Ce nouveau rapport, préparé par un groupe indépendant pour le compte du ministère fédéral des Pêches et Océans, a pris note que l'équipage du Sir William Alexander avait lu une décharge de responsabilités aux six pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine.
Mais le rapport se demande si la seule lecture du document à des pêcheurs exténués était suffisante pour les mettre en garde contre les risques de voir un brise-glace remorquer un bateau six fois plus petit. Le rapport se demande également si les pêcheurs de l'Acadien II auraient décidé de ne pas procéder au remorquage s'ils avaient été davantage informés des risques potentiels.
«Il n'est pas clair que cette démarche a permis véritablement d'expliquer au capitaine de l'Acadien II les risques du remorquage. Une discussion en profondeur sur les risques du remorquage aurait peut-être été une meilleure approche», conclut le rapport de 53 pages.
La procédure de remorquage, qui tient en sept paragraphes sur une seule page, informe les marins qu'ils seront remorqués jusqu'au refuge le plus proche. Elle dégage aussi la garde côtière de toute responsabilité et souligne que l'équipage de la garde côtière se réserve le droit de décrocher le câble de remorquage en tout temps «si jamais l'opération présente un risque pour leur sécurité».
Le rapport préliminaire, consulté hier par La Presse canadienne, a révélé que les deux membres de l'équipage du brise-glace chargés de surveiller l'opération de remorquage au large du cap Breton ont failli laisser échapper l'Acadien II avant qu'il ne heurte un morceau de glace et ne chavire, emportant dans la mort quatre des six hommes à bord.
Ce nouveau rapport, préparé par un groupe indépendant pour le compte du ministère fédéral des Pêches et Océans, a pris note que l'équipage du Sir William Alexander avait lu une décharge de responsabilités aux six pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine.
Mais le rapport se demande si la seule lecture du document à des pêcheurs exténués était suffisante pour les mettre en garde contre les risques de voir un brise-glace remorquer un bateau six fois plus petit. Le rapport se demande également si les pêcheurs de l'Acadien II auraient décidé de ne pas procéder au remorquage s'ils avaient été davantage informés des risques potentiels.
«Il n'est pas clair que cette démarche a permis véritablement d'expliquer au capitaine de l'Acadien II les risques du remorquage. Une discussion en profondeur sur les risques du remorquage aurait peut-être été une meilleure approche», conclut le rapport de 53 pages.
La procédure de remorquage, qui tient en sept paragraphes sur une seule page, informe les marins qu'ils seront remorqués jusqu'au refuge le plus proche. Elle dégage aussi la garde côtière de toute responsabilité et souligne que l'équipage de la garde côtière se réserve le droit de décrocher le câble de remorquage en tout temps «si jamais l'opération présente un risque pour leur sécurité».
Le rapport préliminaire, consulté hier par La Presse canadienne, a révélé que les deux membres de l'équipage du brise-glace chargés de surveiller l'opération de remorquage au large du cap Breton ont failli laisser échapper l'Acadien II avant qu'il ne heurte un morceau de glace et ne chavire, emportant dans la mort quatre des six hommes à bord.
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