Naufrage de l'Acadien II - Le rapport des experts laisse les familles sur leur faim
Ottawa — Après avoir enquêté sur le naufrage de l'Acadien II, le Bureau de la sécurité des transports (BST) a formulé hier des recommandations pour diminuer les risques que de telles tragédies se reproduisent. Le rapport très attendu laisse toutefois les familles des quatre disparus sur leur faim.
Le petit bateau de pêche a chaviré dans la nuit du 29 mars dernier, alors qu'il était remorqué par un navire de la Garde côtière canadienne, le Sir William Alexander. Seuls deux des six marins ont survécu à l'accident.
Dans les jours qui ont suivi la tragédie, plusieurs ont accusé la Garde côtière d'avoir été négligente et d'avoir mal suivi les procédures. Le chasseur de phoques Wayne Dickson, témoin du naufrage, soutenait ainsi qu'aucun membre de l'équipage du brise-glace ne surveillait la manoeuvre.
Les experts du BST ont conclu au contraire que la Garde côtière avait bien fait son travail et qu'elle avait agi selon les règles de l'art. Selon eux, deux vigies étaient sur le pont du Sir William Alexander pendant toute l'heure qu'a duré le remorquage.
Ils recommandent néanmoins au gouvernement de mettre au point de nouvelles pratiques de remorquage pour les petits bateaux de pêche dans des conditions hivernales.
Le BST souligne par ailleurs que l'Acadien II n'était pas bien équipé pour naviguer dans les eaux glacées du golfe du Saint-Laurent. À leur avis, c'est le cas de nombreux petits bateaux participant à la chasse au phoque.
Les enquêteurs concluent donc que le ministère fédéral des Transports doit revoir son règlement pour s'assurer que toutes les embarcations naviguant dans les glaces aient une structure convenant à ce type d'environnement.
La nouvelle ministre fédérale de Pêches et Océans, Gail Shea, a promis de lire «attentivement» le rapport. Elle a en outre recommandé à la Garde côtière de l'analyser soigneusement.
De leur côté, les proches des marins disparus disent être restés sur leur faim, après avoir parcouru le document d'une vingtaine de pages.
Pour le député fédéral des Îles-de-la-Madeleine, Raynald Blais, le rapport est «décevant». «Je pense beaucoup aux familles éprouvées qui aujourd'hui reçoivent les conclusions. On reste sur notre appétit. On a l'impression que l'enquête ne fait pas le tour complet de la question», a-t-il déclaré.
M. Blais s'est aussi dit déçu de la décision du BST de tenir sa conférence de presse à Halifax plutôt qu'aux Îles-de-la-Madeleine.
Deux membres de l'équipe d'enquête ont rencontré les familles hier pour les mettre au courant des conclusions de l'enquête avant que les médias en prennent connaissance, mais M. Blais dit avoir dû se battre pour que les médias de l'archipel puissent poser des questions aux enquêteurs hier matin.
La Garde côtière et le Commissaire aux langues officielles se sont aussi penchés sur cette tragédie et ils doivent faire connaître leurs conclusions sous peu.
Le petit bateau de pêche a chaviré dans la nuit du 29 mars dernier, alors qu'il était remorqué par un navire de la Garde côtière canadienne, le Sir William Alexander. Seuls deux des six marins ont survécu à l'accident.
Dans les jours qui ont suivi la tragédie, plusieurs ont accusé la Garde côtière d'avoir été négligente et d'avoir mal suivi les procédures. Le chasseur de phoques Wayne Dickson, témoin du naufrage, soutenait ainsi qu'aucun membre de l'équipage du brise-glace ne surveillait la manoeuvre.
Les experts du BST ont conclu au contraire que la Garde côtière avait bien fait son travail et qu'elle avait agi selon les règles de l'art. Selon eux, deux vigies étaient sur le pont du Sir William Alexander pendant toute l'heure qu'a duré le remorquage.
Ils recommandent néanmoins au gouvernement de mettre au point de nouvelles pratiques de remorquage pour les petits bateaux de pêche dans des conditions hivernales.
Le BST souligne par ailleurs que l'Acadien II n'était pas bien équipé pour naviguer dans les eaux glacées du golfe du Saint-Laurent. À leur avis, c'est le cas de nombreux petits bateaux participant à la chasse au phoque.
Les enquêteurs concluent donc que le ministère fédéral des Transports doit revoir son règlement pour s'assurer que toutes les embarcations naviguant dans les glaces aient une structure convenant à ce type d'environnement.
La nouvelle ministre fédérale de Pêches et Océans, Gail Shea, a promis de lire «attentivement» le rapport. Elle a en outre recommandé à la Garde côtière de l'analyser soigneusement.
De leur côté, les proches des marins disparus disent être restés sur leur faim, après avoir parcouru le document d'une vingtaine de pages.
Pour le député fédéral des Îles-de-la-Madeleine, Raynald Blais, le rapport est «décevant». «Je pense beaucoup aux familles éprouvées qui aujourd'hui reçoivent les conclusions. On reste sur notre appétit. On a l'impression que l'enquête ne fait pas le tour complet de la question», a-t-il déclaré.
M. Blais s'est aussi dit déçu de la décision du BST de tenir sa conférence de presse à Halifax plutôt qu'aux Îles-de-la-Madeleine.
Deux membres de l'équipe d'enquête ont rencontré les familles hier pour les mettre au courant des conclusions de l'enquête avant que les médias en prennent connaissance, mais M. Blais dit avoir dû se battre pour que les médias de l'archipel puissent poser des questions aux enquêteurs hier matin.
La Garde côtière et le Commissaire aux langues officielles se sont aussi penchés sur cette tragédie et ils doivent faire connaître leurs conclusions sous peu.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

