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La Commission sur l'itinérance en danger

Le déclenchement des élections provinciales n'est plus qu'une formalité. Or la dissolution de l'Assemblée nationale stoppera net les travaux de la Commission parlementaire sur l'itinérance, alors que les auditions publiques étaient sur le point de se terminer. Les organismes membres du Réseau solidarité itinérance du Québec craignent d'ailleurs que tout ce travail n'ait été effectué en vain.

Jusqu'à présent, la Commission a reçu 118 mémoires présentés par près d'une centaine de groupes ou d'individus au cours de ses journées d'auditions tenues à Montréal, à Trois-Rivières, à Gatineau et à Québec. Bref, la masse d'informations provenant de personnes qui travaillent jour après jour auprès des personnes itinérantes est immense. Il s'agit en fait d'une première dans l'histoire du Québec.

Théoriquement, ce mandat d'initiative émanant des trois partis représentés à l'Assemblée nationale pourrait être repris par les futurs membres de la Commission des affaires sociales qui seront désignés au début de la prochaine législature. «Ça ne s'est jamais fait, a toutefois affirmé hier au Devoir une source bien au fait du dossier. Politiquement, c'est improbable qu'ils reprennent le flambeau. Imaginez-vous des députés qui n'ont pas entendu les auditions et qui viennent à peine de prendre connaissance du sujet. Ce n'est pas en écoutant les bandes sur Internet qu'ils vont pouvoir se faire une tête sur le sujet.»

À l'instar des projets de loi qui n'auront pas été adoptés, les travaux de la Commission — qui prévoyait déposer son rapport final au printemps 2009 — risquent donc de mourir au feuilleton.

Redoutant cette possibilité, quelque 250 personnes provenant d'organismes membres du Réseau solidarité itinérance du Québec ont manifesté mercredi afin d'interpeller les élus. «Des élections interrompraient ce mandat avant que les députés n'aient pu compléter les auditions et remettre leur rapport de recommandations, ce qui est regrettable, a fait valoir Nathalie Rech, coordonnatrice du Réseau. Nous demandons aux trois partis de s'engager à compléter leurs travaux dès le lendemain des élections et, plus encore, à élaborer une politique en itinérance qui serait mise en place rapidement.»

La Commission parlementaire a de plus créé des attentes importantes, selon le coordonnateur du Regroupement des personnes seules et itinérantes de Montréal, Pierre Gaudreau. Elle a notamment permis de dégager une vision globale du phénomène de l'itinérance, mais aussi de «mettre en lumière les besoins énormes en matière de logement social, de financement des organismes, d'accès aux soins de santé et la nécessité d'instaurer un revenu d'aide sociale décent pour tous».

Malgré les craintes des groupes qui ont défilé devant la Commission, son président, le député libéral Geoffrey Kelley, se veut rassurant. Selon lui, le dossier de l'itinérance demeurera une «priorité»; il rappelle que les trois partis sont engagés dans le processus. Il ne peut toutefois pas prédire ce qu'il adviendra de la démarche sous la nouvelle législature. «Une future commission aura tous ces travaux entre ses mains et elle prendra la décision, a-t-il expliqué hier. Je ne peux pas m'engager plus que cela.»

La péquiste Lisette Lapointe, qui siège à la Commission des affaires sociales, va plus loin. «Si c'est un gouvernement du Parti québécois [qui est élu], on aura cette politique [sur l'itinérance], a-t-elle affirmé hier. Et si malheureusement le Parti québécois n'est pas au pouvoir, on n'abandonnera pas.»

La Commission doit poursuivre ses travaux mardi. D'autres auditions sont prévues les 5 et 12 novembre, mais on ne sait si elles auront lieu. Les élections pourraient être déclenchées le 5 novembre.
 
 
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  • Maurice Monette - Abonné
    31 octobre 2008 16 h 10
    Tant qu'on ne retrouvera pas sa FOI, ce sera toujours pareil !
    Depuis qu'on ne pensent qu'en fonction du pécule rapporté par telle ou telle décision, ces gens en condition d'itinérance seront toujours laissés(es) pour compte. Tant que nous n'accepterons pas que nous sommes des esprits ou âmes incarnés(es) pour tenter d'accroître nos expériences de vie incarnée en perfectionnant notre "libre-arbitre", nous continuerons à ne pas voir d'intérêt à aider, dans la mesure de nos moyens, nos proches qui sont tomber dans la "dèche".

    Si nous comprenions que tout ce que nous faisons dans un esprit d'amour fraternel pour aider nos proches et moins proches, ÇA nous est toujours remis au centuple, d'une façon subtile peut-être mais, ÇA nous est toujours remis. Je pourrais me mentionner comme exemple mais, personne ou presque ne veut y croire... Voici encore une fois:

    J'ai surmontée une condition physique où j'étais hémiplégique, suite à un grave accident d'automobile survenu le 16 décembre 1982, qui m'avait laissé hémiplégique à 58% sept (7) ans plus tard. Par mes actions BÉNÉVOLE pour aider mes PROCHES et moins proches, j'ai retrouvé toute mon autonomie et même que j'ai facilement accès à facultés extra-sensorielles auquelles seuls(es) des initiés(es) ont accès. Alors, on auraient toutes et tous avantage à voir ces itinérants(es) sous un autre angle soit, comme des êtres vivants(es) qui sont sur notre chemin de vie pour nous permettre de Grandir en $age$$e (sagesse) et en Grâces. Si on acceptent d'avoir l'humilité de les aider à franchir les épreuves qu'elles / ils ont à transcender pour épurer le bilan de leurs vies antérieures qui ont faits qu'on les retrouvent dans cette impa$$e (impasse), avec seulement l'amour fraternel envers ces gens qui nous motive alors, nous profitons de Grâces pour continuer à cheminer dans notre chemin de vie actuelle.

    Mais, je ne peux pas le faire à la place des gens, tout est entre leurs mains, je ne peux agir à leur place.

    Merci de votre Attention & c'est si simple pourtant...!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière
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