Organisations caritatives - Les demandes d'aide sont en hausse
Au moment où la crainte d'une récession menace d'assombrir le temps des Fêtes pour plusieurs, des organisations caritatives remarquent une hausse des demandes d'aide auxquelles elles pourront difficilement répondre si les Québécois décident de se serrer la ceinture.
Tant chez Moisson Montréal que chez Centraide, on constate que de plus en plus de gens et d'organismes viennent frapper à leur porte, une situation qui illustre bien les effets de la crise financière, de la crise alimentaire et de la hausse du prix du pétrole qui a fracassé des records plus tôt cette année.
«C'est directement lié, croit la directrice générale de Moisson Montréal, Johanne Théroux. En ce moment, on est dans une période d'accalmie au niveau de la hausse du prix de l'essence, mais la hausse qu'on a eue les derniers mois a un impact direct sur les gens qui, en temps normal, ne demandent pas d'aide.»
La présidente et directrice générale de Centraide du grand Montréal, Michèle Thibodeau-DeGuire, abonde dans ce sens. «La hausse [de la demande] est importante. Ce que les organismes nous soulignent comme besoin est plus élevé que ce qu'on pense être capables d'aller chercher», a-t-elle constaté.
Mais, étonnamment, cette hausse de la demande a été accompagnée, chez Centraide du grand Montréal, par une augmentation du nombre de dons à la campagne de financement, qui s'est mise en branle ce mois-ci.
L'objectif de la campagne, cette année, est de 55 555 555 $, une hausse de 3 % comparativement à celui de l'an dernier. «À ce jour, tous les dons qui sont entrés sont en progression de 7 %», a-t-elle déclaré.
Mme Thibodeau-DeGuire croit que les gens ressentent le besoin de se serrer les coudes dans une situation difficile. Elle n'exclut toutefois pas la possibilité que les conséquences de la situation économique actuelle se fassent sentir au cours de la campagne de l'an prochain.
Chez Moisson Montréal, qui n'amorcera sa campagne de financement qu'à la mi-décembre, on craint ressentir dès cette année les effets du ralentissement économique. «On se demande effectivement quel sera l'impact [sur] cette campagne-là, parce qu'on vit une situation très difficile sur le plan économique. Les gens sont inquiets», a souligné Johanne Théroux.
L'organisme a déjà subi les contrecoups, plus tôt cette année, des prix élevés du pétrole au printemps dernier, qui ont fait augmenter le coût de transport des aliments et, par conséquent, leur prix. Selon Mme Théroux, les mois de mai et juin ont ainsi été marqués par une diminution de 26 à 30 % de la récupération de denrées alimentaires.
«On a plongé pendant ces deux mois-là, et c'était du jamais vu pour cette période de l'année», a-t-elle souligné.
L'organisme a constaté une correction de la situation dans les mois de juillet, août et septembre, mais on prévoit tout de même que la quantité de denrées récupérées cette année sera en deçà de celle de l'an dernier.
Tant chez Moisson Montréal que chez Centraide, on constate que de plus en plus de gens et d'organismes viennent frapper à leur porte, une situation qui illustre bien les effets de la crise financière, de la crise alimentaire et de la hausse du prix du pétrole qui a fracassé des records plus tôt cette année.
«C'est directement lié, croit la directrice générale de Moisson Montréal, Johanne Théroux. En ce moment, on est dans une période d'accalmie au niveau de la hausse du prix de l'essence, mais la hausse qu'on a eue les derniers mois a un impact direct sur les gens qui, en temps normal, ne demandent pas d'aide.»
La présidente et directrice générale de Centraide du grand Montréal, Michèle Thibodeau-DeGuire, abonde dans ce sens. «La hausse [de la demande] est importante. Ce que les organismes nous soulignent comme besoin est plus élevé que ce qu'on pense être capables d'aller chercher», a-t-elle constaté.
Mais, étonnamment, cette hausse de la demande a été accompagnée, chez Centraide du grand Montréal, par une augmentation du nombre de dons à la campagne de financement, qui s'est mise en branle ce mois-ci.
L'objectif de la campagne, cette année, est de 55 555 555 $, une hausse de 3 % comparativement à celui de l'an dernier. «À ce jour, tous les dons qui sont entrés sont en progression de 7 %», a-t-elle déclaré.
Mme Thibodeau-DeGuire croit que les gens ressentent le besoin de se serrer les coudes dans une situation difficile. Elle n'exclut toutefois pas la possibilité que les conséquences de la situation économique actuelle se fassent sentir au cours de la campagne de l'an prochain.
Chez Moisson Montréal, qui n'amorcera sa campagne de financement qu'à la mi-décembre, on craint ressentir dès cette année les effets du ralentissement économique. «On se demande effectivement quel sera l'impact [sur] cette campagne-là, parce qu'on vit une situation très difficile sur le plan économique. Les gens sont inquiets», a souligné Johanne Théroux.
L'organisme a déjà subi les contrecoups, plus tôt cette année, des prix élevés du pétrole au printemps dernier, qui ont fait augmenter le coût de transport des aliments et, par conséquent, leur prix. Selon Mme Théroux, les mois de mai et juin ont ainsi été marqués par une diminution de 26 à 30 % de la récupération de denrées alimentaires.
«On a plongé pendant ces deux mois-là, et c'était du jamais vu pour cette période de l'année», a-t-elle souligné.
L'organisme a constaté une correction de la situation dans les mois de juillet, août et septembre, mais on prévoit tout de même que la quantité de denrées récupérées cette année sera en deçà de celle de l'an dernier.
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