La fonction publique doit s'ouvrir aux minorités, dit Facal
Québec — La fonction publique québécoise est trop homogène. C'est pourquoi elle devra ouvrir toutes grandes ses portes aux communautés culturelles, aux anglophones, aux autochtones et aux personnes handicapées, largement sous-représentés au sein de l'appareil étatique.
Ainsi, le tiers des nouveaux fonctionnaires embauchés dans la région de Montréal et le quart de ceux qui le sont à Québec devront dorénavant provenir de ces groupes minoritaires, alors que l'objectif pour les autres régions du Québec est maintenant fixé à 8 %.
C'est ce qu'a affirmé hier le ministre de l'Administration et de la Fonction publique et président du Conseil du trésor, Joseph Facal, lors du dévoilement de son plan d'action sur la diversité de l'appareil gouvernemental, le second volet de sa stratégie de renouvellement de la fonction publique, annoncée le 25 septembre dernier.
«Si nous souhaitons une fonction publique représentative de l'ensemble des personnes qui composent le Québec d'aujourd'hui, il reste beaucoup de travail à faire», a-t-il lancé. En effet, les membres des communautés culturelles ne représentent que 2,3 % des emplois au sein de la fonction publique; les anglophones, 0,7 %; les autochtones, 0,4 %. Ces catégories de personnes représentent pourtant 20 % de la population active du Québec.
Les mesures annoncées visent à augmenter leur embauche, à les informer des possibilités d'emplois au sein de la fonction publique et à faciliter leur intégration. Mesures incitatives, programme de parrainage, aide à la préparation des examens des concours d'embauche et service de soutien à la maîtrise de la langue française sont au programme. Par ailleurs, des concours d'embauche seront spécifiquement destinés aux personnes handicapées, qui représentent 6 % de la population active mais dont le nombre au sein de la fonction publique devrait doubler selon le plan d'action pour atteindre une proportion de 2 %.
Malgré le déclenchement prochain des élections, la plupart des mesures annoncées entreront en vigueur au plus tard le 30 septembre 2003, tandis que les objectifs d'embauche prendront effet dès le 1er avril. Un objectif minimal d'embauche sera annuellement soumis à chaque sous-ministre et dirigeant d'organisme. Chaque année, ils devront soumettre un rapport au secrétariat du Conseil du trésor. Si, à la fin d'une année, la cible n'est pas atteinte, l'écart entre cette cible et le taux réel d'embauche sera ajouté à l'objectif de l'année suivante. «Nous n'avons jamais été aussi loin» dans la reddition de comptes, a souligné Joseph Facal, qui souhaite faire mieux que les programmes sur la diversité de la fonction publique annoncés tour à tour par les gouvernements en poste depuis les années 80. Selon lui, il faut aussi sensibiliser les gestionnaires du gouvernement, qui font preuve d'une «sensibilité insuffisante» envers la diversité, a-t-il dit.
Plus de 40 % des fonctionnaires quitteront leur emploi d'ici 10 ans, une occasion de diversifier la fonction publique, a indiqué Joseph Facal. Il a d'ailleurs précisé que le premier plan d'action qu'il a annoncé en septembre, sur le rajeunissement de la fonction publique, a déjà porté ses fruits: 60 % des nominations faites concernent des personnes âgées de moins de 35 ans.
Ainsi, le tiers des nouveaux fonctionnaires embauchés dans la région de Montréal et le quart de ceux qui le sont à Québec devront dorénavant provenir de ces groupes minoritaires, alors que l'objectif pour les autres régions du Québec est maintenant fixé à 8 %.
C'est ce qu'a affirmé hier le ministre de l'Administration et de la Fonction publique et président du Conseil du trésor, Joseph Facal, lors du dévoilement de son plan d'action sur la diversité de l'appareil gouvernemental, le second volet de sa stratégie de renouvellement de la fonction publique, annoncée le 25 septembre dernier.
«Si nous souhaitons une fonction publique représentative de l'ensemble des personnes qui composent le Québec d'aujourd'hui, il reste beaucoup de travail à faire», a-t-il lancé. En effet, les membres des communautés culturelles ne représentent que 2,3 % des emplois au sein de la fonction publique; les anglophones, 0,7 %; les autochtones, 0,4 %. Ces catégories de personnes représentent pourtant 20 % de la population active du Québec.
Les mesures annoncées visent à augmenter leur embauche, à les informer des possibilités d'emplois au sein de la fonction publique et à faciliter leur intégration. Mesures incitatives, programme de parrainage, aide à la préparation des examens des concours d'embauche et service de soutien à la maîtrise de la langue française sont au programme. Par ailleurs, des concours d'embauche seront spécifiquement destinés aux personnes handicapées, qui représentent 6 % de la population active mais dont le nombre au sein de la fonction publique devrait doubler selon le plan d'action pour atteindre une proportion de 2 %.
Malgré le déclenchement prochain des élections, la plupart des mesures annoncées entreront en vigueur au plus tard le 30 septembre 2003, tandis que les objectifs d'embauche prendront effet dès le 1er avril. Un objectif minimal d'embauche sera annuellement soumis à chaque sous-ministre et dirigeant d'organisme. Chaque année, ils devront soumettre un rapport au secrétariat du Conseil du trésor. Si, à la fin d'une année, la cible n'est pas atteinte, l'écart entre cette cible et le taux réel d'embauche sera ajouté à l'objectif de l'année suivante. «Nous n'avons jamais été aussi loin» dans la reddition de comptes, a souligné Joseph Facal, qui souhaite faire mieux que les programmes sur la diversité de la fonction publique annoncés tour à tour par les gouvernements en poste depuis les années 80. Selon lui, il faut aussi sensibiliser les gestionnaires du gouvernement, qui font preuve d'une «sensibilité insuffisante» envers la diversité, a-t-il dit.
Plus de 40 % des fonctionnaires quitteront leur emploi d'ici 10 ans, une occasion de diversifier la fonction publique, a indiqué Joseph Facal. Il a d'ailleurs précisé que le premier plan d'action qu'il a annoncé en septembre, sur le rajeunissement de la fonction publique, a déjà porté ses fruits: 60 % des nominations faites concernent des personnes âgées de moins de 35 ans.
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