Les maraîchers québécois dénoncent les politiques d'achat de Costco
Colère dans les champs. Les producteurs de tomates, de laitue, de brocoli et de chou-fleur ont demandé hier en choeur à la multinationale de la distribution alimentaire Costco d'offrir aux consommateurs davantage de fruits et de légumes d'ici dans l'ensemble de ses magasins du Québec.
«Actuellement, Costco vend peu de choses qui viennent du Québec, a indiqué André Plante, directeur général de l'Association des jardiniers maraîchers du Québec (AJMQ). Toutefois, on leur demande depuis des mois de faire aussi de la place à d'autres produits pendant la pleine saison [de juillet à octobre]. Mais nous ne sommes pas entendus.»
L'AJMQ a dénoncé dans un communiqué l'attitude actuelle de la célèbre chaîne de magasins-entrepôts, qui néglige les producteurs maraîchers et, de plus, ne respecte pas sa clientèle québécoise, selon elle. «On parle beaucoup d'achat local, poursuit
M. Plante. Les gens souhaitent réduire l'impact environnemental de leurs habitudes alimentaires. Mais il faut les aider en leur donnant accès à des produits locaux, ce que Costco ne fait pas. Ses légumes viennent surtout de l'Ontario, de la Floride ou du Mexique.»
L'AJMQ fait d'ailleurs remarquer que la multinationale américaine n'a pas adhéré aux campagnes de promotion de l'achat local orchestrées par le gouvernement provincial ces derniers mois. «Par respect pour notre économie, dont elle profite pour grossir, mais aussi par respect pour les consommateurs, Costco devrait revoir sa politique d'achat au Québec», poursuit M. Plante.
Pointée du doigt par les maraîchers du Québec, l'entreprise s'est défendue hier de maltraiter les producteurs d'ici. «Il y a toujours place à l'amélioration, c'est vrai, a indiqué au Devoir Ron Damiani, porte-parole de Costco. Mais nous n'avons pas l'habitude de gérer ce genre d'affaires sur la place publique.»
L'homme a toutefois précisé que la nature de ses commerces, des magasins-entrepôts, fait que les produits mis en vente doivent répondre à des critères de «grosseur et de quantité» recherchés par ses clients. Critères auxquels les producteurs ne peuvent pas tous répondre, dit-il. Il souligne également que, contrairement aux épiceries traditionnelles, ses magasins n'offrent pas un choix varié de fruits et de légumes, ce qui limite forcément le choix des fournisseurs.
«Actuellement, Costco vend peu de choses qui viennent du Québec, a indiqué André Plante, directeur général de l'Association des jardiniers maraîchers du Québec (AJMQ). Toutefois, on leur demande depuis des mois de faire aussi de la place à d'autres produits pendant la pleine saison [de juillet à octobre]. Mais nous ne sommes pas entendus.»
L'AJMQ a dénoncé dans un communiqué l'attitude actuelle de la célèbre chaîne de magasins-entrepôts, qui néglige les producteurs maraîchers et, de plus, ne respecte pas sa clientèle québécoise, selon elle. «On parle beaucoup d'achat local, poursuit
M. Plante. Les gens souhaitent réduire l'impact environnemental de leurs habitudes alimentaires. Mais il faut les aider en leur donnant accès à des produits locaux, ce que Costco ne fait pas. Ses légumes viennent surtout de l'Ontario, de la Floride ou du Mexique.»
L'AJMQ fait d'ailleurs remarquer que la multinationale américaine n'a pas adhéré aux campagnes de promotion de l'achat local orchestrées par le gouvernement provincial ces derniers mois. «Par respect pour notre économie, dont elle profite pour grossir, mais aussi par respect pour les consommateurs, Costco devrait revoir sa politique d'achat au Québec», poursuit M. Plante.
Pointée du doigt par les maraîchers du Québec, l'entreprise s'est défendue hier de maltraiter les producteurs d'ici. «Il y a toujours place à l'amélioration, c'est vrai, a indiqué au Devoir Ron Damiani, porte-parole de Costco. Mais nous n'avons pas l'habitude de gérer ce genre d'affaires sur la place publique.»
L'homme a toutefois précisé que la nature de ses commerces, des magasins-entrepôts, fait que les produits mis en vente doivent répondre à des critères de «grosseur et de quantité» recherchés par ses clients. Critères auxquels les producteurs ne peuvent pas tous répondre, dit-il. Il souligne également que, contrairement aux épiceries traditionnelles, ses magasins n'offrent pas un choix varié de fruits et de légumes, ce qui limite forcément le choix des fournisseurs.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

