Étudier en design industriel
Un programme unique au Québec, axé sur la réalisation de projets et un apprentissage multidisciplinaire
L'École de design industriel (ÉDIN) de l'Université de Montréal a été créée officiellement en 1978. Le programme qui, au départ, était axé sur l'étude et la conception de produits industriels, s'est rapidement élargi pour offrir un cursus des plus complets.
Seule école de design industriel au Québec, l'ÉDIN offre une formation universitaire de premier cycle qui s'étale sur quatre ans. L'apprentissage est divisé entre théorie et pratique, et près de la moitié des crédits obligatoires sont consacrés à des ateliers de design. «La première année, l'étudiant travaille sur des projets assez simples pour se familiariser avec les machines, outils, matériaux, formes et couleurs», explique Pierre de Coninck, professeur à l'ÉDIN. La durée et la complexité des projets augmentent avec les années, et les finissants oeuvrent sur un projet d'envergure pendant deux sessions complètes. «Le projet final des étudiants concrétise leur formation; il s'agit de leur carte de visite pour entrer sur le marché du travail», soutient le professeur.
Outre les ateliers, les futurs designers doivent acquérir des connaissances relatives au contexte socioculturel et technologique, aux besoins des usagers, aux objets produits et à l'industrie. Ils suivent des cours de communication, de présentation graphique, d'infographie, de psychométrie appliquée au design, de géométrie spatiale, d'ergonomie et d'histoire du design industriel, sans oublier les cours sur les matériaux, formes et couleurs. «Le designer est à la fois à la charnière et en périphérie de plusieurs disciplines. Il doit être insatiable au niveau de la connaissance, avoir l'esprit ouvert et être à l'écoute des gens», constate Pierre de Coninck.
Ce qui fait la spécificité de l'école, c'est d'être intégrée dans une faculté d'aménagement où toutes les disciplines sont complémentaires. «Lorsque vient le temps de travailler à un projet d'envergure, l'étudiant doit faire des recherches sur les statistiques, les études de marché et les tendances. La faculté lui permet d'avoir accès à plusieurs documents ou à l'expertise de professeurs en aménagement paysager, en architecture ou en urbanisme.» Depuis deux ans, l'école offre aussi un programme de maîtrise en design.
Design de transport
Chaque année, quelque 70 étudiants sont acceptés à l'ÉDIN en fonction de leur dossier académique et de la qualité de leur porte-folio. Parmi eux, une dizaine se dirigent en design de transport, une des multiples branches du programme de design industriel. C'est le cas de Louis-Philippe Pratte, finissant de 23 ans. Le jeune homme a réussi, grâce à sa persévérance et à son talent, à établir un partenariat avec Saturn pour son projet final, sur lequel il travaille en moyenne 50 heures par semaine. «Le fait d'être encadrés par des professionnels nous apprend à accepter la critique et permet d'avancer, même si pour cela il faut parfois tout reprendre», dit-il. Comparativement aux écoles de France, où il a étudié pendant un an, Louis-Philippe Pratte trouve que l'ÉDIN laisse beaucoup de place aux initiatives personnelles, mais que les aspects conceptuel et graphique sont souvent mis de côté.
«Nous ne sommes pas une école de transport et nous n'avons pas le désir de le devenir. La formation en design permet aux quelques étudiants qui désirent travailler en transport d'avoir une vision plus large, et c'est ce qui fait leur originalité et leur force», soutient Pierre de Coninck. Le nouveau professeur s'est donné pour mandat de créer un laboratoire de recherche en transport afin de mener des projets de longue haleine avec des partenaires tels que Bombardier, qui a déjà collaboré à la réalisation d'une trentaine de projets de conception d'équipement de transport.
Seule école de design industriel au Québec, l'ÉDIN offre une formation universitaire de premier cycle qui s'étale sur quatre ans. L'apprentissage est divisé entre théorie et pratique, et près de la moitié des crédits obligatoires sont consacrés à des ateliers de design. «La première année, l'étudiant travaille sur des projets assez simples pour se familiariser avec les machines, outils, matériaux, formes et couleurs», explique Pierre de Coninck, professeur à l'ÉDIN. La durée et la complexité des projets augmentent avec les années, et les finissants oeuvrent sur un projet d'envergure pendant deux sessions complètes. «Le projet final des étudiants concrétise leur formation; il s'agit de leur carte de visite pour entrer sur le marché du travail», soutient le professeur.
Outre les ateliers, les futurs designers doivent acquérir des connaissances relatives au contexte socioculturel et technologique, aux besoins des usagers, aux objets produits et à l'industrie. Ils suivent des cours de communication, de présentation graphique, d'infographie, de psychométrie appliquée au design, de géométrie spatiale, d'ergonomie et d'histoire du design industriel, sans oublier les cours sur les matériaux, formes et couleurs. «Le designer est à la fois à la charnière et en périphérie de plusieurs disciplines. Il doit être insatiable au niveau de la connaissance, avoir l'esprit ouvert et être à l'écoute des gens», constate Pierre de Coninck.
Ce qui fait la spécificité de l'école, c'est d'être intégrée dans une faculté d'aménagement où toutes les disciplines sont complémentaires. «Lorsque vient le temps de travailler à un projet d'envergure, l'étudiant doit faire des recherches sur les statistiques, les études de marché et les tendances. La faculté lui permet d'avoir accès à plusieurs documents ou à l'expertise de professeurs en aménagement paysager, en architecture ou en urbanisme.» Depuis deux ans, l'école offre aussi un programme de maîtrise en design.
Design de transport
Chaque année, quelque 70 étudiants sont acceptés à l'ÉDIN en fonction de leur dossier académique et de la qualité de leur porte-folio. Parmi eux, une dizaine se dirigent en design de transport, une des multiples branches du programme de design industriel. C'est le cas de Louis-Philippe Pratte, finissant de 23 ans. Le jeune homme a réussi, grâce à sa persévérance et à son talent, à établir un partenariat avec Saturn pour son projet final, sur lequel il travaille en moyenne 50 heures par semaine. «Le fait d'être encadrés par des professionnels nous apprend à accepter la critique et permet d'avancer, même si pour cela il faut parfois tout reprendre», dit-il. Comparativement aux écoles de France, où il a étudié pendant un an, Louis-Philippe Pratte trouve que l'ÉDIN laisse beaucoup de place aux initiatives personnelles, mais que les aspects conceptuel et graphique sont souvent mis de côté.
«Nous ne sommes pas une école de transport et nous n'avons pas le désir de le devenir. La formation en design permet aux quelques étudiants qui désirent travailler en transport d'avoir une vision plus large, et c'est ce qui fait leur originalité et leur force», soutient Pierre de Coninck. Le nouveau professeur s'est donné pour mandat de créer un laboratoire de recherche en transport afin de mener des projets de longue haleine avec des partenaires tels que Bombardier, qui a déjà collaboré à la réalisation d'une trentaine de projets de conception d'équipement de transport.
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