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Destruction de la forêt boréale - Des militants de Greenpeace dénoncent AbitibiBowater

En appui aux militants qui ont perturbé les activités courantes à l’intérieur du siège social, d’autres bénévoles ont manifesté pacifiquement devant l’édifice ayant pignon sur la rue Metcalf.
Photo : Jacques Grenier
En appui aux militants qui ont perturbé les activités courantes à l’intérieur du siège social, d’autres bénévoles ont manifesté pacifiquement devant l’édifice ayant pignon sur la rue Metcalf.
Des militants de Greenpeace se sont enchaînés hier matin aux portes d'entrée du siège social montréalais d'AbitibiBowater afin de dénoncer les façons de faire de ce géant de l'industrie forestière, qui contribue selon eux à la destruction des dernières zones intactes de la forêt boréale.

«Le leurre a assez duré, a lancé la responsable de la campagne Forêt boréale de Greenpeace, Mélissa Filion. AbitibiBowater refuse toujours de protéger la forêt boréale. Elle poursuit cette année ses opérations forestières dans les derniers massifs encore intacts et ne compte pas changer ses pratiques.»

«Comment AbitibiBowater peut-elle prétendre embrasser la cause du développement durable et au même moment refuser de mettre en réserve certains territoires de forêts intactes pour la création d'aires protégées», a-t-elle en outre demandé.

Peu de place à la conservation

L'entreprise a la mainmise sur les plus grandes superficies de forêts publiques au Québec et en Ontario, pour un total de 24 millions d'hectares, a rappelé Mme Filion. Or, «la forestière mène ses activités d'exploitation en laissant très peu de place à la conservation, a-t-elle ajouté. Moins de 3 % des territoires forestiers pour lesquels elle détient un permis important au Québec sont protégés, et moins de 23 % demeurent de grands espaces intacts.»

Il faut dire que les forêts intactes sont des écosystèmes essentiels au maintien de la biodiversité, à l'équilibre du climat mondial et à la protection d'espèces menacées, comme le caribou forestier. Plusieurs rapports scientifiques récents démontrent d'ailleurs que les forêts intactes sont d'importants réservoirs de carbone.

En appui aux militants qui ont perturbé les activités courantes à l'intérieur du siège social, d'autres bénévoles ont manifesté pacifiquement devant l'édifice ayant pignon sur la rue Metcalf. Ils ont notamment distribué des journaux sur lesquels on pouvait lire: «AbitibiBowater refuse de protéger la forêt boréale.» Quant aux personnes enchaînées aux portes d'entrée, elles étaient toujours sur place au moment de mettre sous presse.

La compagnie se défend

AbitibiBowater estime pour sa part avoir pris des mesures de conservation en réservant des blocs de forêt au profit des autochtones, de la protection des cours d'eau et des orignaux. «On n'intervient pas sur des millions d'hectares de forêt, en Ontario et au Québec», a fait valoir le vice-président au développement durable chez AbitibiBowater, Denis Leclerc.

Par ailleurs, il a dit qu'un dialogue était en cours avec Greenpeace depuis le début de l'année. Trois rencontres avaient eu lieu et une quatrième s'est même tenue entre le président de Greenpeace et celui d'AbitibiBowater, au début du mois.
 
 
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  • Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 10h09
    l'arbre cache la forêt
    Qui défraie donc l'agitation de ces agitateurs de Greenpeace au Québec ? Les subventions à la culture ? Faudrait savoir.
    S'agit-il de chômeurs qui troublent l'ordre public à même les impôts des travailleurs ? Quel journaliste lèvera le voile. Et pourquoi tant de panneaux de papier distribués pour protester alors qu'on veut protéger les "arbres" ? La contradiction n'effraie pas les "green-peace-...."

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 25 septembre 2008 10h39
    C'est pas nouveau...
    Les pratiques de cette forestière sont très semblables à celles de la Colombie-Britannique qui ont réussi à détruire presque toutes les forêts anciennes de la province. Malgré les pressions des groupes environnementaux et la mise de côté de certaines aires protégées, elles s'empressent de détruire le plus possibles de forêts anciennes car elles savent bien que la fin de la récréation va sonner tôt ou tard. Il y a une telle effervescence de «récolter» le plus d'arbres possibles et le plus vite possible que, souvent, des arbres entiers sont laissés sur place à pourrir parce qu'ils n'ont pas la forme voulue pour les transporter facilement.

    Les forêts anciennes, tout comme la forêt boréale, sont des forêts non-renouvelables et ceux qui n'en ont jamais vu, risquent de ne jamais pouvoir en voir. En effet, les forêts anciennes de C.B. ont souvent plus de 1 000 ans et même s'il va y avoir des repousses, jamais personne ne verra ces forêts de nouveau et les gros arbres vont disparaître à jamais. Une autre stratégie des forestières de C.B., c'est de couper les forêts anciennes (coupes à blanc) puis de donner les restes (le terrain) à la province pour qu'elle en fasse un parc provincial! Si vous ne me croyez pas allez voir les parcs Spipiyus et Tetrahedron près de Vancouver - une grande partie de ces parcs est constituée de coupes à blanc...

    Il est urgent de repenser l'usage des forêts anciennes ou primaires, en particulier la forêt boréale, et la voir comme une ressource collective pour toute la planète et les protéger pour nos petits-enfants. Il est complètement faux de prétendre que ces forêts sont en train de s'autodétruire (argument préféré des forestières) à cause des vieux arbres. En effet comment expliquer qu'il y aît dans ces forêts des arbres vieux de 1 000 et même 2 000 ans?

  • Myriam Bizier
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 11h47
    M. Beaudet, informez-vous
    En écho au commentaire de M. Beaudet, je tiens à lui indiquer qu'il vaut mieux 'informer correctement avant de critiquer publiquement un geste. Dans ce cas-ci, je préciserai que, pour conserver son indépendance, "Greenpeace ne sollicite et n'accepte aucune aide financière provenant de gouvernements, d'entreprises ou de partis politiques." L'organiation fonctionnement avec les dons de ses membres.

    De plus, Greenpeace Canada imprime tous ses documents et publications sur du papier 100% recyclé. On ne parle donc pas contradiction, M. Beaudet, mais bien de cohérence. Et par rapport à votre "faudrait savoir", sachez que le savoir n'était qu'à quelques clics:
    http://www.greenpeace.org/canada/fr/apropos/struct

    Je vous suggère d'écouter un peu plus votre curiosité avant de vous prononcer.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 25 septembre 2008 16h12
    Monsieur Beaudet Greenpeace a de larges fonds
    Le budget annuel de Greenpeace selon ses états financiers esrt de 105 millions et ils ont un actif qui avoisine le milliard. Ce n'est surtout pas avec les cotisations à %4 des granolas qu'ils ont fait fortune mais par de généreux donateurs qui se servent de cet organisme pour faire leur propagande. Qui se cache derrière ce groupe ? Je soupconne qu'on y trouve la gang de milliardaires amis d'Al Gore qui s'emplissent les poches avec la spéculation sur le prix du pétrole et entretiennent la guerre pétrole-éthanol. Richard Branson ne vient-il pas d'investir 400 millions pour produire de l'éthanol à base de canne à sucre ? On pourra remercier ces profiteurs pour la hausse prochaine du kilo de sucre tout comme on a assisté effrayé à la hausse des denrées céréalières à un point tel que des milliers de gens en sont morts. Oui, le Nobel de la paix fait la guerre aux pétrolières et il y a des victimes qui en meurent. Wow !!! Quelle honte pour un prix si prestigieux. Depuis quands la paix fait des morts ???

    Quant à la spéculation sur le baril de pétrole via Goldman Sarck administrateur du Hedge Fund de Gore, ne vous fatiguez pas, le FBI avec son enquête en cours sur les bulles spéculatives qui mettent les États-Unis dans la crise financière qu'on connait, va nous donner la réponse ert démasquer les arnaqueurs comme Gore et ses amis. À moins que l'on tait ca à tout jamais...

  • Chryst
    Abonné
    vendredi 10 octobre 2008 15h32
    Si on savait
    Si la classe politique ou l'industrie savait jusqu'à quel point la forêt peut être plus productive au sud, elle miserait sur celle-ci et les techniques appropriées pour assurer son développement.

    Elle garderait la forêt boréale comme puits de carbone, pour protection de la biodiversité, pour le développement de l'écotourisme ou celui des communautés nordiques. Le développement de cette forêt serait plus durable.

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