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La réserve Matane sous la coupe des forestiers

Les coupes à blanc menacent la survie de l'orignal, prévient Nature Québec

Le joyau des réserves fauniques consacrées à l'orignal, la réserve Matane, est présentement dévastée par des coupes à blanc de sa végétation diversifiée que les forestiers remplacent par des monocultures, dont le grand cervidé n'a que faire.

C'est ce que révèle le «dossier noir» publié hier par Nature Québec et la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec.

Devant la transformation radicale de cette «réserve faunique» en réserve de résineux pour l'industrie forestière, les deux groupes lancent un cri d'alarme:«Cette situation, écrivent-ils en conclusion de leur dossier noir, engendre une crise environnementale dans les réserves fauniques. Le cas de la réserve de Matane, le fleuron des réserves fauniques, est particulièrement dramatique. Les pratiques utilisées actuellement par l'industrie forestière, et approuvées par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), détériorent à ce point les habitats fauniques qu'elles menacent la viabilité écologique de cette réserve. Elles dégradent profondément la capacité de support de ce milieu pour la faune, en particulier pour l'orignal. C'est une catastrophe environnementale en devenir.»

Quatre constats ressortent du dossier noir publié hier.

D'abord, l'habitat traditionnel de cette réserve, qui explique les concentrations d'orignaux pratiquement sans équivalent ailleurs au Québec, y est constitué d'une forêt mélangée naturelle que les forestiers sont en train de transformer en monoculture d'épinettes noires, une espèce sans intérêt pour notre plus grand cervidé.

De plus, le couvert forestier dont les orignaux ont besoin pour se rafraîchir en été et s'abriter en hiver est l'objet de «coupes abusives» qui décapent littéralement plaines et montagnes avec quelques minces bandes entre les secteur rasés, situation digne des pires séquences de L'Erreur boréale. Cette transformation de l'habitat naturel de la réserve — malgré les mises en garde de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) qui la gère — menace jusqu'au fragile troupeau de caribous de la Gaspésie en raison des coupes à blanc que Québec a autorisées dans le haut du massif des Chic-Chocs, favorisant par le fait même leur prédation.

Enfin, les travaux de cette foresterie productiviste portent durement atteinte aux «paysages incomparables» du haut massif des Chic-Chocs, coupes à blanc qui portent aussi atteinte au potentiel touristique d'une des destinations de randonnée parmi les plus prisées de l'est de l'Amérique du Nord.

Ces coupes dévastatrices, précise le dossier noir des deux groupes environnementaux, ont été autorisées pour les cinq prochaines années en contravention des objectifs de protection prioritaire de la faune qui devrait encadrer la foresterie dans une réserve «faunique» et en contravention, insistent-ils, des principes de la gestion écosystémique que le MRNF a pourtant officiellement adoptés.

La façon de faire des industriels, qui déblaie avec une pelle-râteau la végétation en place avant de replanter des épinettes, s'accompagne ensuite d'une coupe dite en «éclaircie précommerciale» qui vise à éliminer toute végétation diversifiée, celle dont les orignaux ont besoin. Cette méthode élimine environ 80 % des plantes alimentaires des grands cervidés. Ces coupes couvrent déjà plus de 15 % de la réserve et vont se poursuivre pendant le reste du plan quinquennal.

Selon les données recueillies par les ingénieurs forestiers à l'origine de ce dossier, les contribuables québécois ont financé à hauteur de 500 000 $ cette dévastation d'une des plus belles réserves fauniques du Québec.

Le dossier noir perçoit aussi dans cette situation, qui gagne d'autres réserves fauniques, un effet pervers de «l'intégration du secteur faune au MRNF». Dans un ministère distinct, soutiennent les deux groupes, les biologistes et gestionnaires de la faune auraient réagi avec force et mobilisé les acteurs fauniques avant que les dégâts n'atteignent une telle ampleur. Placés par le gouvernement Charest sous la coupe des forestiers, qui sont aujourd'hui leurs patrons, les services fauniques sont désormais muselés et ils assistent impuissants à un aménagement anti-écosystémique des forêts au coeur de biotopes où les principes de conservation devraient encadrer l'exploitation économique de façon beaucoup plus serrée que dans les forêts ordinaires.
 
 
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  • Philippe Duhamel - Abonné
    24 septembre 2008 05 h 42
    Pour un mouvement citoyen de résistance
    Il y a bien http://www.auxarbrescitoyens.com/ et http://www.actionboreale.qc.ca/, mais il faut des mobilisations publiques de défense de nos derniers espaces naturels. On défalque les deniers publics d'un demi million de dollars pour raser la Réserve Matane? J'offre une formation gratuite à la désobéissance civile et à la stratégie de l'action nonviolente à toute organisation qui souhaite entraver le massacre de nos forêts.

    - Philippe Duhamel, activiste@mac.com
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  • Pierre Bourget - Abonné
    24 septembre 2008 07 h 48
    Encore des émissions de GES
    En plus des impacts cités, ces zones n'absorberont plus de CO2 et il n'y aura plus de jeunes pousses diversifiées pour continuer cette absorbtion àla fin de la vie des vieux arbres. Ces arbres produisent aussi l,oxygène que nous respirons. Un autre désastre. Je croyais que l'on savait faire mieux au Québec.Faudrait aussi que chacun de nous arrête sa consommation de journeaux et revues afin de diminuer la coupe d'arbres pour les fabriquer. La lecture des abonnements par internet est une bonne direction à suivre et promouvoir.
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  • Michel Samson - Abonné
    24 septembre 2008 10 h 34
    Scandaleuse gestion de nos ressources et de notre environnement.
    Un cas de plus, une horreur de plus, rien ne bouge et je ne serais pas surpris que vous ayez le sentiment de crier dans le désert.

    J'ai vu le même type de coupe à blanc se faire dans le Parc Papineau-Labelle sans que qui que ce soit lève le petit doigt pour y mettre fin. Une bonne partie du Parc a maintenant l'air d'une zone de dévastation. Cela ne semble inquiéter personne, que ce soit au Ministère de la Destruction Durable, à la SEPAQ, chez les forestiers ou dans la population en général. Les dégâts ne sont pas quotidiennement visibles.

    Ces comportements de forestiers irresponsables sont aussi dommageables que la dilapidation des ressources de pétrole, que l'affaissement des marchés monétaires, que la pollution industrielle à grande échelle, et tout le reste de même farine.

    A lire comment nous ne changeons rien à nos mauvaises habitudes face à une saine gestion de l'environnement me convainc que James Lovelock a pleinement raison de dire qu'il est trop tard pour sauver la planète : «Sit back and enjoy while you can" est devenu son slogan. Je le comprends.
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  • François-Hugues Bernier - Inscrit
    24 septembre 2008 10 h 49
    Campagne de financement de l'industrie de l'écologie !
    Bon, c'est certain, Nature Québec a besoin d'argent ! Si ça marche pour Greenpeace, pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour eux ? Alors on s'attable, on choisi une cible et on y va ! Ah oui, il faudrait également trouver quelque chose à dire, se trouver des scientifiques et prendre des bouts de leurs études qui font notre affaire. N'oubliez pas de prendre des photos, on se réunira pour choisir les "meilleures". Maintenant il faut lier les bouts d'études entre eux, y insérer quelques mots chocs qui frappent l'imaginaire et nous sommes en voiture... les journalistes n'y verront que du feu et les dons entreront à la pelle ! Enfin on l'espère, mais ne prenons pas de chances, faisons une conférence de presse et arrongeons-nous pour filtrer les personnes présentes. Ce serait dommage que quelqu'un nous pose une question embarrassante qui vienne semer le doute dans la tête des journalistes. Chers concitoyens, je fais appel à votre intelligence. Ne vous laissez pas (plus)berner. L'explosition de la population d'orignaux dans la réserve de Matane et en Gaspésie généralement est dûe, en grande partie à l'exploitation forestière qui a contribué à renouveler la ressource et ainsi, à créer un habitat favorable pour l'orignal. La SÉPAQ ne sait plus quoi faire pour diminuer le cheptel et elle fait appel aux chasseurs en leur offrant une gamme de plus en plus vaste de forfaits et de permis spéciaux pour y arriver. De plus, on peut lire sur le site Internet de la SEPAQ le commentaire suivant sur la Réserve de Matane :"L'exploitation des forêts à maturité assure la régénération de la forêt et procure, par la même occasion, une source de nourriture plus abondante pour plusieurs espèces d'animaux sauvages et donc des habitats de qualité.". La densité d'orignaux sur la Réserve est de 5 par Km², la plus forte densité au Québec. 325 orignaux ont été récoltés en 2007, un sommet depuis les 15 dernières années et cette année on y rajoute 58 groupes pour une capacité de récolte augmentée de 86 orignaux. C'est beaucoup et croyez-moi, les coûts de séjour ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Bref, il y a beaucoup d'argent jeu. Parlons habitat maintenant. Nature Québec prétend qu'il y a reboisement mur-à-mur sur le territoire. Je connais l'industrie forestière. Elle ne gaspille pas son argent. Si elle reboise sur ce teritoire c'est que la régénération naturelle (petits arbres) est insuffisante, causée, en majeur partie, par le broutage excessif des trop nombreux orignaux sur le territoire. Lorsque l'érable à épis et le bouleaux est épuisé, il se lance sur le sapin, essence très présente sur ce territoire qui constitue la majeure partie de la régénération naturelle. Or, lorsque l'orignal s'y attaque (pour prendre un terme choc !) il laisse derrière lui un territoire qui n'est pas productif et comme société, nous n'avons pas, à ce que je sache, les moyens de laisser ces superficies en jachères. C'est la raison pour laquelle à un moment donné, les forestiers procèdent à un déblaiement. Laissez le scalpage aux améridiens d'autrefois. Le déblaiement consiste à tasser les branches et les souches afin de faciliter le travail des reboiseurs. De plus, ce déblaiement laisse un lit de germination et un terreau fertile pour les essences dont l'orignal raffolle. L'érable à épis est une de ceux là. Et oui, à un moment donné, il faut que les forestiers entretiennent ces plantations afin de les rendre à maturité. Les essences feuillues sont extrêmement compétitives. Or, considérant sa grande valeur faunique, la Réserve de Matane s'est vu octroyer une norme spécifique concernant l'éclairicie précommerciale. Contrairement à d'autres endroits au Québec donc, on attend que les essences de compétition aux plants, mais favorables à l'orignal, soient d'une hauteur qui ne permet plus à l'orignal de l'atteindre, donc de s'y nourrir. C'est à ce moment que les débroussailleurs interviennent pour dégager les plants et permettre, du même souffle, une régénération des arbres et arbustes, qui offrent des jeunes pousses fraîches aux orignaux.

    Les orignaux de la Réserve de Matane sont biens. Arrêter de faire des opérations forestières sur le territoire ne les rendra pas plus heureux et plus nombreux. C'est une relation gagnant-gagnant qu'ont les forestiers avec les orignaux. L'histoire le prouve et les résultats de chasse également.

    Allez, gardez votre argent à d'autres fin que d'engraisser les coffres de l'industrie de l'écologie. Pour ma part, je n'aime pas me faire prendre pour un imbécile. Tiens, prenez cet argent et payez-vous un forfait d'observation de la faune et de l'orignal sur la Réserve de Matane. Vous verrez, c'est magique !

    Bonne visite !
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  • Eric Vendette - Inscrit
    24 septembre 2008 11 h 34
    Plus ça change plus c'est pareil
    Les québécois ont été surpris de voir monsieur Couillard joindre les rangs d'une entreprise privée, après son départ, lui qui a préparé le terrain pour cette même entreprise lorsqu'il était ministre... Le même cas c'est produit avec monsieur Guy Chevrette qui désormais travail pour le Conseil de l'industrie forestière du Québec... que dire de plus... Les québécois sont vraiment étranges... «Je me souviens» mais de quoi au juste?

    La forêt c'est tellement loin des centres urbains que l'on en parle jamais lors des élections, d'ailleurs qui a déjà vu une coupe à blanc? La première fois que j'ai vu une coupe à blanc, j'ai pleuré... c'était presque incroyable, c'était digne des films de guerre nucléaire... l'apocalypse. Quand j'ai raconté l'histoire à un copain de Montréal, il me disait que ce n'était pas si pire que ça et que monsieur Desjardins avait «beurré épais» dans son film l'erreur Boréal... Que peut-on faire pour réveiller cette population qui dort au canabis? Le Québec ne va pas bien et personne ne semble s'en soucier...
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    24 septembre 2008 11 h 40
    Désastre en Colombie-Britannique
    Ce qui se passe maintenant dans la réserve faunique de Matane s'est déjà produit sur l'île de Vancouver en C.B. Il faut voir les forêts complètement dévastées par les coupes à blanc, le tout pour sauver quelques «jobs» dans l'industrie forestière. Ce qui est pire c'est que ces forêts comprennent des forêts anciennes dont les arbres peuvent être aussi vieux que mille ans et on les a coupé sans vergogne sachant que cette ressource est non-renouvelable. Maintenant, l'île fait face à des problèmes d'érosion et de dépeuplement des forêts en plus des problèmes associés avec les plantations uniques. Le Québec est en train de faire la même erreur et c'est vraiment dommage.
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  • Renée Côté - Abonnée
    24 septembre 2008 14 h 48
    Et la rivière Matane elle?
    Que dire aussi de l'effet direct de ces coupes à blanc sur la rivière Matane sortie de son lit à l'automne et au printemps dernier causant d'énormes ravages aux riverains? La rétention naturelle des pluies par cet "ex" territoire boisé ne se fait tout simplement plus.

    Renée Côté
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  • Maurice Monette - Abonné
    24 septembre 2008 16 h 38
    Tout pour le fric...
    En cette période de transcendance à un nouveau cycle céleste d'environ 2000 ans, aussi perturbateur que ça puisse paraître, c'est encore l'appât du gain financier qui menace nos milieux de vie. Avant juin 1989, avant que karol wojtyla alias jean-paul II ne fasse abandonner la limite saine qui était imposée pour s'assurer que l'argent était réparti régulièrement sur le globe ou, la terre si on préfèrent, il y avait une limite à la cupidité humaine qui restreignait la prédation & la voracité de celle-ci, quant à la biosphère sur laquelle NOUS évoluions...

    Mais, depuis cette date fatidique, tout est devenu matière à faire du profit monétaire et tout a été dévasté sur notre "terre qui était d'Émeraude" avant celle-ci. Donc, n'être ICI-BAS que pour faire le plus d'argent possible, en détruisant tout pour ce faire, ÇA ne dure que jusqu'à ce que tout soit épuisé.

    Après, ce sera la fin car les gens de "caractère essénien" ou, autrement dit, les gens qui pensent se mériter de grandes faveurs célestes parce qu'ils / elles ont fait plein d'argent en sur-exploitant les ressources naturelles qui avaient été mises à leur disposition pour qu'ils / elles puissent "Grandir en âge et en sagesse", ces gens minables malgré leur richesse sont les pires parasites que notre terre n'a jamais portés. Pires au point de tout détruire un biome qui avait mis des millions d'années à s'établir dans un certain équilibre qui permettait de faire des projets d'avenir. Mais, ce que ces ogres financiers(ères) ne comprennent pas, c'est que tant que l'exploitation qui en était faite, respectait les capacités de renouvellement de ses ressources, tout allait bien. Soit, avant que la cupidité humaine débridée ne devienne la règle de notre présence ICI-BAS.

    Mais, depuis que karol wojtyla a décidé que la terre serait détruite en cette période de transcendance au nouveau millénaire, pour que ça se réalise, il a laissé l'argent devenir l'unique but de notre présence sur gaïa et plein d'ogres financiers(cières) ont tout engrangé, en détruisant la biosphère entière. Ce triste phénomène n'a jamais eu la possibilité de se réaliser antérieurement, l'ampleur de la tâche étant au dessus des capacités humaines de ces temps. Mais de nos jours, c'est devenue une quasi certitude et l'humanité en ayant perdues toutes ses notions d'êtres ou esprits ou âmes incarnés(es) dans des véhicules charnels(les) ou corps physiques humains(es), afin de bénificier d'un autre passage incarné(e) pour tenter d'Évoluer en Grâces & en $age$$e (sagesse), est devenue la pire ennemie de la biosphère sur laquelle elle est pourtant sensée croître en Maturité...

    Alors, je ne donne pas cher pour le temps qui reste car, avec l'activité industrielle débridée et sa production de gaz-à-effet-de-serre / g.e.s., la déforestration intensive tout azimut autour de la terre pour en tirer le plus de fric po$$ible (possible), la circulation intensive de véhicules motorisés, toujour$ pour courir après l'argent, les océans qui ont été pillés, toujours pour du profit lucratif, sans vraiment en avoir besoin pour nourrir la population, etc., etc., etc...en fait, TOUT à cause de la recherche effrénée du FRIC, ÇA nous aura anéantis(es) définitivement pour l'Éternité...

    Est-ce que karol wojtyla alias jean-paul II mérite d'être béatifié comme plusieurs(es) le prétendent...? C'est celui qui a déclenchée cette réaction en chaîne, au mois de juin 1989. Qu'on se réveillent au lieu d'encourager des désastres telle cette coupe inutile dans la réserve Matane.

    Pauvre humanité inconsciente de l'ARNAQUE...!

    Merci de votre ATTENTION & la déforestration est due à ÇA!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière
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  • Tim Yeatman - Abonné
    24 septembre 2008 19 h 15
    Déjà vu, ad infinitum...
    Des forêts coupées à blanc, puis ensuite plantées en mono-cultures, çà vous rappelle quelque chose?


    Çà me rappelle les trâleurs qui rasent le fond de la mer et font disparaître la morue.
    Çà me rappelle les fermes qui n'élèvent qu'un seul animal, fois plusieurs milles, au lieu d'être auto-suffisantes.
    Çà me rappelle les champs d'agriculteurs qui ne font pousser que du soya et du maïs GM, à perte de vue.


    Et on se demande ensuite pourquoi les abeilles, les oiseaux, les poissons nobles, les papillons et les baleines diminuent en nombre.


    Les mêmes erreurs répétées encore et encore, au nom de la facilité et le gain.


    Désolant!

    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint
    Richelieu, Qc
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  • Pierre Brosseau - Inscrit
    24 septembre 2008 19 h 55
    Quel est le statut d'une réserve faunique?
    Est-ce à dire que sur simple décision administrative d'un ministère n'importe quelle réserve faunique peut être sacrifiée aux appétits des forestiers ? Quelle est donc cette loi, ses limites, ses trous ? C'est aberrant et inquiétant. Les municipalités et les MRC tentent de protéger les forêts avec leurs moyens limités, mais le gouvernement n'est pas astreint à leurs réglements et ne respecte même pas les siens. Y a-t-il des recours ?
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  • William Fortin - Inscrit
    27 septembre 2008 12 h 49
    La relation gagnant-gagnant de Monsieur Bernier
    Monsieur François-Hugues Bernier,

    Nos forêts publiques ne sont pas les jardins privés des compagnies forestières, mais des endroits naturels où il est important de préserver la biodiversité et la richesse de ces milieux de vie multiples. Ce n'est certes pas en plantant des monocultures que nous y arriverons. Vous me faites bien rire les ingénieurs forestiers qui couchés avec les forestières et les politiciens véreux pour préserver votre train de vie, sans penser aux répercussions qu'ont vos choix sur la diversité naturelle des habitats publics, telle la Réserve de Matane! Une réserve de quoi au juste? Une réserve pour les petits amis du pouvoir et de l'argent?
    Les coupes à blanc, en plus d'être d'une laideur innommable pour des années à venir, consistent à faire le plus d'argent possible dans un court laps de temps, sans penser au lendemain, puisqu'au lendemain nous ne serons plus là pour constater l'échec de nos décisions et rendre des comptes à la société qui nous a nourris. On oublie les générations qui suivent et qui devront prendre leçon de votre incompétence à gérer la biodiversité! La biodiversité ne s'arrête pas qu'aux seuls orignaux, Monsieur Bernier! La biodiversité est la meilleure façon de protéger nos forêts contre les maladies invasives, les insectes nuisibles, et cetera; elle favorise une meilleure harmonie interspécifique et durable dans le temps. Pensez-y lorsque viendra le temps de prendre des décisions censées et non seulement pour emplir votre portefeuille!

    Arrêtez-moi ces sottises! La destruction a assez duré! Fini les coupes à blanc! Il existe d'autres façons de faire pour exploiter la forêt de façons moins invasive et durable dans le temps, tout en préservant la biodiversité! C'est de là que la relation gagnant-gagnant prendra toute son essence.
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  • Chryst - Abonné
    1 octobre 2008 16 h 09
    Saccage en forêt boréale et réponse à monsieur Bernier.
    Monsieur Bernier a un parti pris évident. Il n'est pas vrai que l'écologie menace notre économie. Lui et notre ordre professionnel prennent la part de la grande industrie et ne savent pas de quoi ils parlent. J'aurais envie de poser quelques questions à mon ordre professionnel.

    Qu'a-t-on fait depuis notre inspection professionnelle au début des années 2000 alors que nous faisaions maintes récriminations sur mon travail ? Qu'a-t-il fait depuis notre intervention sur son forum jusque là accessible au grand publique ? Nous discutions de rendement forestier. Mon ordre professionnel a voulu nous boycotter en limitant son forum qu'à ses seuls membres. Dire qu'il y a quelques jours, il tenait son assemblée annuelle sur le thème de la communication. Une farce quoi !

    Qu'a-t-il fait depuis la démission de son ancien président le 14 mai 2007 ? Que de la désinformation. Depuis le colloque sur la possibilité forestière, le sujet de notre travail de recherche, (la productivité potentielle de la forêt boréale) le lendemain des dernières élections provinciales, aux seules fins de nous la fermer ou de gagner du temps ? Qu'a-t-il fait de la dissidence du bureau de notre ordre entourant les méthodes utilisées par le Forestier en chef ?

    Pourquoi avoir pressé le nouveau ministre d'adopter en vitesse les nouvelles possibilités forestières (Journal de Québec les 05 ou 0 6 novembre 2007 ? Qu'a-t-il fait depuis le dernier sommet forestier reporté du printemps à l'automne dernier afin de trouver des solutions à la pire crise forestière de l'histoire du Québec ?

    Pourquoi notre ordre professionnel a-t-il récemment demandé à un représentant de Nature-Québec d'écrire sur la nouvelle loi forestière en préparation ? Pourquoi monsieur P-H Bernier prend-il la relève ?

    Pourquoi le président de notre ordre professionnel est-il parti en cavale pour créer un poste de directeur au sein de l'o.i.f.q.? Parce que notre ordre professionnel veut nous faire taire.

    Complètement aliéné à l'industrie, il est temps que celle-ci cesse de faire la pluie et le beau temps. Pour ces raisons (nous pourrions en citer d'autres), nous avons demandé à notre ordre professionnel deux démissions, histoire de faire du nettoyage.

    Notre dernier travail au MRNF donnerait un avantage concurrentiel à l'industrie. Elle serait la première gagnante en se mettant aux nouvelles technologies de l'informatique (base de données,usage conjoint de logiciels et géomatique). On aime mieux se laisser acheter par nos voisins que d'être maitre chez nous.

    Le MRNF est complice. Pourquoi avoir abandonné le nouveau livre vert avant-gardiste sur la forêt après la consultation du milieu; de même pour le rapport de la Commission Coulombe dont la recommandation sur l'aménagement écosystémique ? L'expérience démontre qu'on est encore loin de là, quoique la technologie faciliterait grandement les choses.

    Pourquoi la classe politique a-t-elle reporté l'atteinte des objectifs sur les aires protégées (Le Devoir du 16 février 2007) alors qu'on a plus que les moyens ?

    Questionné à maintes et maintes reprises sur le moment de la retraite, parce devenu trop dérangeant pour l'ordre établi, le soussigné est scandalisé de la piètre utilisation des fonds publics.

    Comble de l'ironie, notre supérieur immédiat aurait été promu ! Ministère de broche à foin qui cautionne n'importe quelles pratiques. Pourtant, lors de notre cour universitaire en foresterie, la biologie nous enseignait que la diversité était source de vie. Comme si notre cours n'avait été que du vent.

    Michel Thibault, M..Sc., écologie forestière.
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  • François-Hugues Bernier - Inscrit
    2 octobre 2008 13 h 09
    Le droit à son opinion personnel
    Je suis ingénieur forestier et fier de l'être. Certains ce sont empressés d'aller voir sur Internet afin de savoir qui je suis. Des François-Hugues, ça ne cour pas les rues! Même si j'occupe une fonction au sein de mon Ordre professionnel, j'ai le droit à mon opinion personnel. C'est inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés... pour ceux qui s'en indignent ! À cet effet, j'ai reçu un appel du directeur de Nature-Québec, M. Simard, qui s'indignait justement de mon opinion. À cela je réponds que c'est normal, M. Simard, que des gens ne pensent pas comme vous. Ne vous énervez pas avec ça. S'il fallait que j'appelle tous les gens qui cassent du sucre sur le dos des forestiers, je me rendrais malade ! Ce qui m'inquiète le plus par contre, c'est que c'est seulement le bout sur mon hypothèse de recherche de financement de votre organisme qui vous a le plus perturbé. Pourtant c'était une très petite fraction de mon propos. Vous indiquez également dans votre "Mot du directeur général de Nature-Québec" de votre Rapport annuel que votre plus grand défi sera de renflouer les coffres de votre organisation. Bon, ça parle ça aussi et ce n'est pas moi qui le dit, c'est vous! À la fin de notre entretient téléphonique, vous m'avez dit que vous réponderiez à mon commentaire. Semble que vous ayez mandaté quelqu'un pour le faire à votre place (Ref.: William Fortin). Très éloquent !

    Pour ce qui est du commentaire de M. Thibeault, comme ça tire dans toutes les directions, je n'ai pas tellement saisi. Chose certaine, ce Monsieur en a gros sur le coeur et il devrait régler ça avec les gens qui sont à la source de ses maux, car c'est complètement hors sujet ici.

    En terminant, je voudrais rassurer Messieurs Thibeault et Fortin. Je ne chercherai pas à savoir qui vous êtes et je ne vous appellerai pas. Non, je ne vous appellerai pas pour vous enguirlander parce que vous avez des opinions divergentes des miennes. Je respecte cela. Je respecte également votre droit à vous exprimer en votre nom. J'en demande autant !

    À bons entendeurs.
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  • Chryst - Abonné
    3 octobre 2008 15 h 39
    Monsieur Bernier
    Pourquoi vous indignez-vous de ce que le président de Nature-Québec vous aie écrit ? N'a-t-il pas droit à son opinion lui aussi ?

    Les intérêts de qui mon ordre professionnel est censé défendre ?

    Et l'industrie, comment se comporte-t-elle ? En croyant protéger ses droits acquis.Mais ce faisant, elle se met carrément le doigt dans l'oeil tout en bernant la population.

    Ceux qui sauront tirer leur épingle des nouvelles technologies de l'informatique et de la géomatique notamment seront les grands gagnants sur les marchés.
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