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Les baby-boomers décrocheurs

Près de la moitié de ce segment de la population, soit 48 %, affirme avoir un intérêt «moins grand qu'avant» pour la politique

Qu'est-ce que réussir sa vie? Son éducation? Ses amours? Jusqu'à demain, l'équipe du Devoir vous présente une synthèse d'observations recueillies sur sept volets d'un même thème: qu'est-ce qu'une vie réussie? Pour le savoir, nous avons demandé à la firme Léger Marketing de sonder le coeur des Québécois dans une grande enquête nationale qui touche tant leur vie privée que collective. Aujourd'hui, une question brûlante d'actualité: qu'est-ce qu'un gouvernement réussi?

Québec — Les baby-boomers sont en train de décrocher de la politique. Voilà ce que révèle, à moins d'un mois du scrutin fédéral, le sondage Léger Marketing-Le Devoir sur le thème «réussir sa vie».

À la question: «Personnellement, diriez-vous que vous êtes intéressé(e) par les enjeux politiques?», près de quatre personnes sur dix (39 %) ont répondu avoir moins d'intérêt qu'auparavant pour ces enjeux. Les personnes âgées de 45 ans ou plus, parmi lesquelles on retrouve la cohorte des baby-boomers, «témoignent d'un plus fort degré de désenchantement que la moyenne», note Mathieu Gagné, de Léger Marketing.

En effet, chez celles-ci, près de la moitié, soit 48 %, affirment avoir un intérêt «moins grand qu'avant» pour les enjeux politiques, contre 35 % qui soutiennent avoir un intérêt égal. En somme, les baby-boomers «sont en désaffection par rapport à la politique», soutient Mathieu Gagné. «Ceux qui étaient là dans les décennies 60 et 70 semblent nostalgiques par rapport à cette époque faste de la politique. Ils ont l'impression aujourd'hui qu'il ne se passe plus rien et qu'il n'y a plus rien d'intéressant», analyse M. Gagné.

Phénomène inattendu, les jeunes, qu'on accuse habituellement d'être apathiques sur le plan politique, «ne partagent pas nécessairement cet état d'esprit-là», souligne M. Gagné. Ils sont 35 % des 18-24 ans et 29 % des 25-34 ans à se dire plus intéressés qu'auparavant.

Constat déprimant

«C'est un peu déprimant», juge le politologue Jean-Herman Guay, de l'Université de Sherbrooke, au sujet de l'attitude des baby-boomers. Le sentiment de distance par rapport à la chose publique, on le ressent clairement dans le peu d'intérêt que semble susciter la présente campagne fédérale, et il pourrait avoir des effets désastreux sur le taux de participation.

Les baby-boomers sont ceux qui se rendent voter en plus grand nombre, fait remarquer M. Guay. Les 18 à 30 ans ont beau révéler, dans cette enquête, qu'ils s'intéressent plus qu'avant à la politique, ils «vont voter nettement moins que les personnes âgées». «S'il faut en plus que les 45 ans et plus commencent à décrocher de la participation électorale et de la participation citoyenne en général, il y a de quoi s'inquiéter», dit le politologue.

M. Guay soumet qu'une bonne partie de la désaffection découle d'une désillusion à l'égard du projet de souveraineté du Québec. «Le fait que ce projet qui a animé cette génération n'ait plus le vent dans les voiles en décourage plusieurs.» Conséquence: cette génération, pour laquelle la «dimension collective» a été très importante, «qui a tenu un discours très collectif sur elle et la société», a la tentation du repli sur le privé.

Jean-Herman Guay constate aussi que cette tentation va de pair avec une grande importance accordée aux «humeurs» dans le débat public. «Prenez la fatigue, par exemple. On justifie de plus en plus souvent des mouvements d'opinion par ce sentiment.» Les électeurs expliquent aujourd'hui leur changement de cap en disant simplement qu'ils sont «tannés» de l'un ou de l'autre acteur et ne se fondent pas sur des critères rationnels.

«Les humeurs semblent de plus en plus l'emporter sur les motifs. L'humeur semble l'emporter sur l'analyse et la réflexion. Et ce, malgré le fait que les gens sont plus instruits et ont plus de temps libre. Quand on considère cela dans la perspective de la question "Qu'est-ce qu'un gouvernement réussi?", ça n'a rien de rassurant.»

D'autant plus que les enjeux sont «de plus en plus complexes», les phénomènes et dossiers sont «de plus en plus liés entre eux». La place des humeurs devrait être plus réduite.

Cynisme

C'est sans compter que les électeurs s'avèrent «très cyniques», note Mathieu Gagné. Près de la moitié des personnes interrogées (47 %) croient que les politiciens défendent surtout leur intérêt personnel et plus du tiers (37 %) croient qu'ils défendent surtout l'intérêt des grandes entreprises. Seulement une personne sur dix (10 %) croit qu'elle défend surtout l'intérêt des citoyens. «C'est une minorité très mince!», s'exclame M. Gagné.

Les résultats de notre coup de sonde indiquent que «les citoyens ne croient plus que le gouvernement, c'est eux», observe Diane Lamoureux, politologue à l'Université Laval. Dans les années 60, des études démontraient que près du deux tiers des gens estimaient que les politiciens travaillaient dans l'intérêt collectif. «Aujourd'hui, ces chiffres ont chuté radicalement», soutient Jean-Herman Guay.

La mauvaise opinion qu'entretiennent les citoyens à l'égard des politiciens n'est pas toujours justifiée. Au sujet des promesses électorales, par exemple, la perception que les élus ne les respectent pas ou très peu ne correspond pas à la réalité, du moins selon des enquêtes de plusieurs politologues. Le taux de réalisation des promesses du premier mandat de Jean Charest est évalué à un peu plus de 60 % par François Pétry, de l'Université Laval. Celui des gouvernements du Parti québécois, de 1994 à 2003, à 75 %.

Des enquêtes sur les promesses des gouvernements chéris de l'histoire récente du Québec, des «gouvernements réussis», comme ceux de Jean Lesage et de René Lévesque, aboutiraient sans doute à des résultats comparables, dit-on. Or, leur perception est excellente. Ces gouvernements sont devenus des références. Pourquoi donc?

«Parce qu'ils ont fait rêver le monde, qu'ils ont suscité l'espoir, parce qu'ils disaient que les choses pouvaient changer pour le mieux si on se relevait les manches et qu'on travaillait ensemble», répond Diane Lamoureux. «C'est un peu le discours que Barack Obama tient aux États-Unis actuellement», fait-elle remarquer. Proposer de faire la Révolution tranquille ou de faire du Québec un pays, «ce n'était pas de petits projets». Les politiciens d'aujourd'hui ne sont pas à la hauteur, dit-elle. «Le seul type de rêve que Stéphane [Dion] peut susciter, c'est un cauchemar! Quant à Harper, il réduit tout à un calcul d'épicier», dit-elle, cinglante.

Mme Lamoureux soutient qu'il y avait dans la commission Bouchard-Taylor l'embryon d'un grand projet, du moins d'une réflexion authentique sur «ce qu'on peut faire ensemble», rappelant les grandes ambitions d'antan. Et la population avait envie d'y mettre du sien. «Pensez à la participation phénoménale à la tournée, aux audiences publiques.» Mais l'élan a été brisé assez vite. «Le rapport — qui n'est peut-être pas transcendant — a été "tabletté" tout de suite. Une de ses recommandations fut niée en pleine Assemblée nationale le jour même du dépôt», fait-elle remarquer.

Pour Jean-Herman Guay, l'énergie qui a porté les gouvernements Lesage et Lévesque était celle des «moments charnières». C'était une époque où l'on construisait, l'on bâtissait. On pourrait ajouter qu'il est certainement plus exaltant de bâtir que de gérer, d'entretenir ce qui existe. Notre démocratie a une passion pour tout ce qui est nouveau, pour le changement, pour «l'avenir»... et moins pour ce qu'il faut entretenir. L'analogie avec la question des infrastructures s'impose ici. Comme le répète la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, les politiciens ont été atteints, à une certaine époque, du syndrome de la «pépine». On coupe des rubans devant une route ou une école nouvelle, pas devant une route ou une école qu'on vient de réparer. Peut-être est-il plus facile de faire naître «l'espoir» quand tout est à bâtir que lorsqu'on a pour principale tâche de bien entretenir ou de bien protéger (l'environnement, par exemple)? Plus facile d'être un bâtisseur qu'une sorte de bon concierge? Sans doute.

Ce qui nous ramène à notre enquête, qui indique que les citoyens valorisent les «infrastructures sociales». Ils souhaitent qu'on y investisse gros. Plus même que dans les «baisses d'impôt» dont ils bénéficieraient de manière plus individuelle. La moitié des personnes interrogées (51 %) pensent que la priorité de nos gouvernements devrait être l'investissement dans les services sociaux, l'éducation et la santé. Cela l'emporte largement sur les réductions d'impôt, qui devraient être la priorité pour 23 % des gens seulement. Et les infrastructures? 13 % croient qu'elles devraient être le plus important, à égalité avec l'environnement (12 %).

Entretenez bien les édifices construits dans les belles années, soyez des concierges exemplaires et faites-nous à l'occasion rêver comme si vous étiez des bâtisseurs: telle semble être aujourd'hui la difficile formule du «gouvernement réussi» qu'on impose aux politiciens.
 
 
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  • Normand Chaput - Abonné
    19 septembre 2008 01 h 44
    Quand t'as faim tu vas manger puis si t'as pas faim, pas besoin de sortir le buffet
    En tant que capitaine d'un voilier, je sais que s'il n'est pas nécessaire de donner un coup de barre ou de faire une manoeuvre quelqu'onque, il est préférable de ne rien faire. Les journaux et les partis politiques (de petits amis) se désolent quand la population ne suit pas leurs grandes épopées. Et ils se désolent si la population ne suit pas leur trip. La gouvernance est un outil pour changer des choses qui doivent être changées. Ca arrive une fois de temps en temps dans la vie d'un peuple. Gauche, droite, vert ou mauve, ce n'est qu'une mise en scène pour garder sa job. Mais si la population sent le besoin d'un coup de barre, on va vous le dire. Ce ne devrait pas être aux politiciens de déclencher des élections mais à la population. La discipline de parti, c'est de la merde. En ce sens le système américain est un must.Là on vote pour un président mais il y a toujours moyen de lui attacher les mains.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    19 septembre 2008 07 h 19
    Le mirage des politiciens(Monique Legault)
    A l'ère de Duplessis, il achetait les votes en pavant un bout de chemin, en payant un compte d'hôpital, en donnant un emploi ou un contrait aux amis. Aujourd'hui on achète les votes en promettant une réduction d'impôt, un autre bonbon à gauche ou à droite. Les politiciens cherchent à se faire réélire et ils s'accusent mutuellement comme des enfants.
    Ils cherchent leur intérêt et jouent une comédie en flattant des enfants, en jouant du piano..., en donnant une accolade aux "vieux", en s'habillant pour avoir l'air beau et fin...
    C'est de la politique "spectacle" remplie de stratégies pour attaquer l'adversaire en racontant des mensonges. Les journalistes sont de moins en moins neutres et nous lancent des analyses selon si on travaille pour Gesca ou pour un autre journal adverse.

    J'en ai plein le dos de la politique. Le PQ n'a pas le droit de décevoir les souverainistes qui ont cru à ce beau projet qu'est un pays indépendant. Madame Marois ne peut se permettre que la souveraineté passe au second rang. Elle se doit de remettre le train sur les rails et ça presse.
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  • André Pelchat - Inscrit
    19 septembre 2008 08 h 20
    Logique
    Quand les citoyens ne croient plus les politiciens, ils ne font que les prendre au mot.
    En effet, en quoi consiste 90% du discours des politiciens si ce n'est en une continuelle mise en doute de la bonne foi ou de la compétence de leurs adversaires ?
    Pour un politicien, de n,importe quel parti, son adversaire, soit ne sait pas de quoi il parle, soit a des intentions cachées, soit ment carrément.
    À partir de là, ils n'ont pas à s'étonner que leurs électeurs aient un peu de difficulté à leur accorder une confiance absolue.
    Que penser d'un groupe d'individus qui, continuellement, se traitent de menteurs les uns les autres ?
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  • andré michaud - Inscrit
    19 septembre 2008 08 h 30
    La balle dans le camp des citoyens..
    Si dans ma jeunesse je croyais que c'était l'état qui pouvait changer les choses en profondeur,uniquement par des lois, j'ai réalisé que le changement RÉEL est dans les mains des citoyens...

    Pour règler les problèmes du milieu de la santé, la solution est que les citoyens deviennent responsables et s'alimentent correctement et fasse de l'exercice. Tout autre solution sera TOUJOURS un cul de sac énorme...

    Pour protéger le français, il faudra que les citoyens veulent enfin apprendre à respecter cette langue en apprenant à la parler et à l'écrire correctement. Aucun gouvernement avec des lois ne pourra le faire à NOTRE place...

    Pour améliorer notre économie, il faudra que les citoyens fassent l'effort de plus et mieux s'instruire, d'améliorer leur productivité, et d'avoir plus d'entrepreneurship.Sans des citoyens mieux équipés à cet effet, que peut faire un gouvernement quel qu'il fut?

    Pour améliorer l'environnement il faut que les citoyens cessent de vénérer l'atomobile et apprennent à se servir des transport en commun, recyclent, adapte leur système de chauffage... Quand ils conduisent leur auto, ils doivent apprendre à partir et arrêter de façon moins brusque, à ne pas laisser le moteur tourner à vide inutilement... Comment un état peut-il faire quelque chose pour l'environnement si les citoyens s'en foutent royalement dans leur quotidien?

    L'économie étant maintenant mondiale, il n'y a plus d'état "souverains" qui peuvent avoir les coudés franches pour faire ce qu'ils veulent comme auparavant.. La situation mondiale s'impose et ne peut être niée...Le vieux slogan marxiste-leniniste "faisons payer les riches" aujourd'hui entrainerait le départ de pleins d'industries vers la Chine..et des conséquences catastrophiques sur l'économie...un état on l'on serait tous égaux...dans la pauvreté!

    Aucun gouvernement ne peut empêcher les citoyens de s'endetter inutilement et ne pas avoir d'économies. Ce sont nous les citoyens qui devont apprendre à nous discipliner et voir ou sont nos vrais besoins, loin de la surconsommation...

    Ce sont les citoyens qui ont décidé de se débarasser du clergé oppresseur, et non l'état qui a décrété sa fin. Tout est possible quand les citoyens le veulent et agissent de façon RESPONSABLE.

    Voila le grand défi, des INDIVIDUS RESPONSABLES et mieux auto-disciplinés qui n'attendent pas de miracles des gouvernements. Plus les citoyens deviendront responsables, plus les gouvernement devront l'être aussi pour être élus.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    19 septembre 2008 08 h 30
    Les baby-boomers ne sont pas tous les aînés !
    Les baby-boomers ne sont qu'une tranche de la population, disons une vingtaine d'années. Tous ceux de soixante-dix ans et plus ont précédé cette vague. Plusieurs sont encore en grande forme et participent activement à la vie sociale et politique. À la différence des deux générations qui les ont suivis, ils avaient connu la vie difficile et savent apprécier la moindre amélioration apportée tant à la société québécoise qu'à nos infrastructures. Ils n'ont pas que les années soixante à quatre-vingts comme seule référence de vie réussie. Ils savent compter sur le temps et la patience, réparer autant que construire.

    Je trouve dommage que cet article du Devoir les mette dans le même lot que les baby-boomers en ne précisant que l'âge des plus jeunes baby-boomers, soit 45 ans. Cette façon fautive de situer les baby-boomers simplement dans les 45 ans et plus, enlève beaucoup de crédibilité à l'article d'Antoine Robitaille, par ailleurs bien mené dans l'ensemble.

    Pour les Québécois entre 45 et 65 ans, je dirais que son article voit juste : cette génération a vécu sa jeune maturité durant les belles années où tout explosait chez nous. La politique était en ébullition, le travail s'offrait à quiconque avait du talent, le social était pris en charge, l'économie permettait à nos Québécois francophones de montrer qu'ils étaient capables de rivaliser avec les anglophones, l'Église, sous le bon pape Jean XXIII, faisait son «aggiornamento», enfin tout éclatait comme de bons fruits prêts à être cueillis dans l'arbre de la vie.

    Les baby-boomers ont été gâtés, je ne suis pas le premier à le constater. Mais, je le répète, ils ne sont quand même qu'une tranche de la société. Tous les autres, autant ceux qui les ont précédés que ceux, et c'est là la bonne nouvelle, qui les ont suivis, continuent ou commencent à s'intéresser à la politique. Et ce n'est pas seulement pour en revendiquer la manne dans leur cour, mais bien pour travailler au bien commun, de concert avec les politiciens et les autres agents sociaux, économiques et religieux de notre société toujours en bonne position sur l'échiquier mondial.
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  • marcel vinet - Inscrit
    19 septembre 2008 09 h 05
    Élites responsables...
    ce sont les élites qui dorment (les médias) qui sont responsables de cet état de fait,aujourdhui on a peur des dynosores que sont les multi nationales,alors on dénonce le moins possible,si on réglait les problemes a mesure qu ils se posent,on n en serait pas arrivé la...la population n est que le miroir de l information qu elle recoit...c est une tres grande responsabilité que de surveiller l évolution d une société,les gens qui sont payé pour devraient ne pas avoir peur d informer la population...pour cela faudrait qu il aient une vision de ce que sera l avenir,elle sera ce que nous l inventerons selon nos reves,encore faut il avoir la connaissance pour avoir des reves et les partager avec d autres,ca demande beaucoup d efforts et de disciplines,noblesse oblige....Marcel
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  • Pierre Denis - Inscrit
    19 septembre 2008 09 h 57
    Nombrilisme génésique
    Comment peut-on avoir espoir en un avenir meilleur lorsqu'on a déjà tout sans s'en rendre compte. Devant la rareté des produits, le baby-boomer ne peut plus combler ses attentes et doit enfin réaliser que la fin de son règne approche à grands pas. Mais voilà, pendant que nous, leurs enfants, devons réinventer l'avenir pour survivre, il fait la moue.
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  • pascale bourguignon - Inscrite
    19 septembre 2008 10 h 06
    Peut-il y avoir analyse lorsqu'il y a si peu à analyser ?
    Peut-être que si l'humeur semble l'emporter sur l'analyse et la réflexion c'est parce que le ton et les messages qui sont mis de l'avant par les candidats jouent sur le facteur émotionnel et sur le détail insignifiant au détriment d'une vision et d'une proposition de programme solide.
    Peut-il y avoir analyse lorsqu'il y a si peu à analyser ?
    Les campagnes ressemblent à des publicités de voitures. On nous vend un char en faisant la promotion du porte gobelet ou du Dvd intégré parce, au final, ces chars sont tous les mêmes, à essence et polluant, rétrogrades et inadaptés aux nouvelles exigences planétaires.
    Le gadget est amusant mais c'est le moteur qui est important.
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  • Jacques Godin - Abonné
    19 septembre 2008 10 h 34
    Est-ce uniquement la faute des politiciens? par Jacques Godin
    Ils sont le reflet de la société qu'ils représentent. Si ils disaient ce qu'ils pensaient et ce qu'ils voulaient réellement accomplir, clairement et sans compromis, ce qu'ils croiraient nécessaire, même si ce n'était pas populaire, auraient-ils des chances de se faire élire ?
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  • Chryst - Abonné
    23 octobre 2008 13 h 49
    Besoin de rêver
    Les gouvernements dits réussis sont associés aux grands projets. Le besoin de défis et de rêves, liés prioritairement à la société, viennent au premier plan des priorités des citoyens.
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