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Le cardinal Turcotte veut relancer le débat sur l'avortement

Isabelle Porter   12 septembre 2008  Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Québec — Tout en se défendant de vouloir faire de la politique, l'archevêque de Montréal s'est permis un rare coup d'éclat, hier, en annonçant qu'il renonçait à l'Ordre du Canada et qu'il fallait relancer le débat sur l'avortement.

Membre de l'Ordre depuis 1996, le cardinal Turcotte est indigné du fait qu'on ait accordé le même honneur au Dr Henry Morgentaler, une icône du droit à l'avortement. D'après lui, la contribution de M. Morgentaler à la cause des femmes est un «progrès social très discutable».

De fait, il espérait voir l'Ordre revenir sur sa décision. Sans succès. «Comme jusqu'à maintenant ce n'est pas le cas et que mon silence pourrait être mal interprété, je me sens obligé en conscience de réaffirmer mes convictions», a-t-il déclaré en marge de l'Assemblée des évêques catholiques, à Sainte-Anne de Beaupré. «Nous ne sommes pas les maîtres de la vie humaine, c'est ma foi. Cette vie est entre les mains de Dieu.»

L'Assembléedes évêques a donné un appui unanime à la démarche de l'archevêque contre Henry Morgentaler. «Vous en faites un héros national alors que ce qu'il fait heurte et suscite l'indignation d'une grande partie de la population. Je crois qu'il y a une limite et qu'il faut manifester son désaccord», a renchéri le cardinal Marc Ouellet.

Malgré tout son éclat, le geste du cardinal n'a pas semblé ébranler les responsables de l'Ordre du Canada. «C'est vraiment un choix personnel en tant que membre de l'Ordre», a commenté Lucie Caron, porte-parole du secrétariat de la gouverneure générale. Le prélat n'est d'ailleurs pas le premier à renoncer à cet honneur depuis la remise de l'Ordre à M. Morgentaler, le 1er juillet. Un prêtre de la Colombie-Britannique, Lucien Larre, et l'ancien lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Gilbert Finn, ont posé le même geste.

Tout en se défendant de vouloir s'immiscer dans la campagne électorale, Monseigneur Turcotte a invité la population à penser au sens de l'avortement. «Cette question aussi fait partie de l'ensemble du jugement qu'on doit porter avant d'aller voter.»

Même chose pour les dirigeants politiques. «Les politiciens auraient peut-être intérêt à s'interroger. Suis-je politically correct? Est-ce que je suis la majorité ou est-ce que je suis ma conscience?»

Une réflexion qui manque de profondeur, juge le cardinal

Enfin, à une journaliste qui lui faisait remarquer que les Québécois étaient plus favorables que le reste des Canadiens à la cause d'Henri Morgentaler, l'archevêque de Montréal s'est demandé si la réflexion des Québécois ne manquait pas de «profondeur». «C'est un peu comme la guerre, à force de voir les atrocités de la guerre en Irak, de voir les pays du tiers monde qui crèvent de faim, on finit par se blinder contre tout cela», a-t-il poursuivi.

Les évêques déplorent que les politiciens considèrent ce débat comme réglé. D'emblée, ils s'étonnent que l'Assemblée nationale du Québec ait pu se prononcer à l'unanimité contre le projet de loi fédéral C-484 sur les enfants «non encore nés victimes d'actes criminels».

Ce projet de loi présenté au printemps par le député conservateur albertain Ken Epp reconnaissait certains droits aux foetus, mais il est mort au feuilleton en raison du déclenchement des élections.

Les évêques refusent de croire à l'existence d'un consensus québécois en matière d'avortement, surtout «au moment où on investit beaucoup de ressources humaines et financières pour sauver des bébés prématurément», a souligné le président de l'Assemblée des évêques et évêque de Trois-Rivières, Martin Veillette.

Le Cardinal Ouellet a soutenu par ailleurs qu'il ne fallait pas sous-estimer les conséquences psychologiques des avortements sur les femmes. «Les conséquences d'un avortement sur la femme, sur sa psychologie, sa culpabilité, ça, c'est tabou, on ne veut pas parler de cela.»

Les groupes de femmes n'ont pas tardé à réagir à la sortie de l'archevêque. «Le corps des femmes ne concerne pas les évêques», ont dénoncé la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) et la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Une manifestation prévue pour le 28 septembre à Montréal sera l'occasion de dénoncer le clergé et de réaffirmer certains principes.

«Depuis la décriminalisation de l'avortement, en 1988, il n'y a jamais eu autant de menaces au droit à l'avortement que dans les deux dernières années. Même la remise de l'Ordre du Canada au Dr Morgentaler, qui a contribué à sauver la vie de milliers de femmes, est l'objet de controverse», a déploré Johanne Fillion de la FQPN.

En 1988, la Cour suprême avait invalidé l'obligation d'obtenir l'appui d'un comité thérapeutique pour se faire avorter. Auparavant, les femmes qui ne respectaient pas cette loi étaient passibles de deux ans de prison, et les médecins qui pratiquaient l'avortement, de la prison à vie.
 
 
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  • A Monette - Inscrit
    11 septembre 2008 23 h 44
    Un peuple d'avorteurs : plus que tous les pays Européens
    Les Québécois, n'ayant jamais appris à utiliser la contraception, inutilisée, utilisent depuis plus de 30 ans ans l'avortement comme moyen sexuel privilégié. [http://www.quebecoislibre.org/04/041015-4.htm]

    Avec 30 000 avortements pas années, le Québec vide régulièrement 15 polyvalentes de ses élèves. Et on se demande pourquoi les écoles ferment ! C'est le deuxième taux le plus élevé au monde. Pauvre Russie ! Pauvre Canada !

    Or, pour chaque 4 immigrants il y a 3 d'avortements, ce qui réduit significativement l'impact des flux migratoires et économiques et serait même responsable de la crise économique actuelle. Nous sommes bel et bien en une grave récession à cause du manque de clients, de travailleurs et de consommateurs, avortés dans le ventre de leur mère !

    Ce que le Cardinal TURCOTTE ne vous dit pas est ceci : l'avortement est un péché MORTEL, le pire de tous les péchés, qui conduit systématiquement des centaines de milliers de femmes vers l'ENFER. Vive le Québec libre, donc !
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  • Claude Stordeur - Abonné
    12 septembre 2008 00 h 05
    la religion catholique et la charité
    Quand l'élève d une classe reçoit une médaille pour son travail de pasteur il n'est pas obligé de remettre sa médaille quand un autre élève reçoit une médaille en santé...

    A lire les propos du cardinal on comprend qu'il est pour un retour de la défense de l'avortement gratuit et opte pour plus de femmes qui meurent d'un avortement fait dans une cuisine avec des moyens non médicaux, comme en 1965-75
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  • Helmer Never - Inscrit
    12 septembre 2008 00 h 06
    Celui-là, il cherche la bagarre...
    Et c'est certain qu'il va la trouver
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    12 septembre 2008 00 h 36
    Félicitations au Cardinal Jean-Claude Turcotte
    Il est inacceptable que l'on décore le plus grand criminel de l'histoire du Canada. Le droit de ne pas être tué dans le sein maternel, où nous avons tous séjourné, sera reconnu un jour internationalement. Ce n'est qu'une question de temps. C'est tout à l'honneur du Cardinal de témoigner en faveur de ces enfants à une époque où une partie de la population mondiale "collabore" en actes ou en paroles à l'élimination, par la torture de l'avortement, de l'enfant dans le sein de sa mère. Bravo M. le Cardinal pour votre courage!

    Jean-Léon Laffitte, Montréal
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 septembre 2008 00 h 54
    Pourquoi pas
    Le droit à l'avortement n'est pas un droit absolu. C'est une question morale et les vertus morales d'une société sont en constante évolution. C'est un peu comme les modes. Alors il est parfaitement normal et sain que l'on se repose la question et que l'on débatte du sujet. Le contraire serait malsain et dangereux pour la démocratie.

    Il est temps qu'un débat se fasse su le sujet, car plus de 40 ans se sont passé depuis le dernier débat et aujourd'hui nous devons laisser la nouvelle génération se pencher sur ce sujet et y réfléchir. Après tout ce sont eux qui aujourd'hui sont affecté pas ce débat et non ceux qui ont fait ce combat par le passé.

    Les droits à la vie, la sécurité sont des droits inaliénables. Le droit à l'avortement, lui, l'est.

    De toute façon si ce droit fait l'unanimité, alors qu'ont à craindre ceux qui tiennent à ce droit.
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  • Anne-Marie Gill - Abonné
    12 septembre 2008 05 h 01
    Je suis d'accord!
    Je partage le point de vue de M. Turcotte. Il a raison de remettre sa médaille puisqu'il ne la mérite pas. Je crois qu'il faut être quelqu'un de bon pour mériter cet honneur. Hors, M. Turcotte n'arrive pas à la cheville du Docteur Morgentaler.
    M Turcotte est le représentant d'un institution, plus riche que certains pays, qui a abusé des plus démunis de notre société, qui a utilisé le nom et la réflexion d'un philosophe (Jésus de Nazareth) pour exercer un pouvoir sur les populations. L'église catholique a menée des guerres de religions, endoctriné des gens, enlevé un fils par famille québécoise pour augmenter le nombre de prêtre. L'église catholique est contre l'avortement mais est aussi contre la contraception, souvenons-nous des discours du pape en Afrique pour que les gens n'empêchent pas la famille alors que des enfants meurent chaque jour de faim. C'est cela être bon? Je ne crois pas.
    Les gens qui devraient recevoir des honneurs sont des gens qui ont contribué à l'évolution de la société, des gens qui ont sacrifié et risqué leur vie pour aidé les autres, des gens qui ont contribué à une plus grande liberté dans le monde, au partage entre les peuples, à l'éducation des citoyens, à l'évolution des sciences et des connaissances. Bref, les gens qui méritent ces honneurs sont des gens comme le Dr. Morgentaler qui a risqué et sacrifié plus d'une fois sa vie pour aider les femmes.

    Jean-Marc Ostiguy

    p.s. J'aimerais entendre les pro-vie de ce monde s'élever contre la peine de mort, contre toutes les guerres, contre l'abolition du registre des armes à feu. On ne les entends jamais pour ces raisons car ils refusent seulement la liberté de choix. J'aimerais bien voir les gens qui sont contre le droit à l'avortement élever un enfant né à la suite d'un viol, le regarder dans les yeux, lui dire je t'aime je suis heureuse d'avoir été violée car tu es présent dans ma vie et lui donner tout ce dont il a besoin pour grandir.
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  • Guy Lemieux - Inscrit
    12 septembre 2008 05 h 20
    Que celui qui n a pas péché me lance sa premiere médaille...
    Pauvre Turcotte

    De quel droit un prélat peut-il juger un médecin qui oeuvre pour les femmes .Encore le rejet des femmes au coeur des représentants de l église . Est-ce le meme rejet qui ne reconnait pas le mal de l église fait aux enfants de Duplessis .Jesus a pourtant accepter d etre entre deux larons sur une meme condamnation , alors pourquoi un simple éveque ne peut etre avec un médecin sur la meme croix social .Il est vrai que C-84 est une ambiguité sur la reconnaissance du foetus mais combien d enfants des années 40-50-et 60 ont ils été trahi par ces memes bonzes catholique de notre époque .Dans un reportage sur le massacre au Rwanda , une victime se demandait ....mais ou donc etait Dieu ...ne juger pas ce brave médecin M.Turcotte ...il a son droit d etre sur le meme banc que vous Monseigneur .....
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  • andré michaud - Inscrit
    12 septembre 2008 06 h 45
    L'ennemi No.1 des canadien francais
    Heureusement le clergé n'a plus aucun pouvoir....

    Mais trop longtemps il fut l'ennemi No.1 des canadiens francais, bien pire que les anglos.

    C'est le clergé qui nous a tenu loin de la culture française, un pays dont il voulait nous éloigner de l'anti-cléricalisme. Ma mère devait se cacher pour lire les 3 mousquetaires...!! Les anglos se foutaient qu'on lise des romans français, et ce sont même eux qui ont ouvert les premières bibliothèques publiques.

    C'est le clergé qui était contre le vote des femmes,voté par Adélard Godbout, pas les anglos. Les femmes votaient dans les autres provinces.

    C'est le clergé qui était contre l'instruction obligatoire votée par Adélard Godbout. Ils voulaient continuer de propager l'ignorance et la soumission.Les anglos étaient pro école.

    C'est le clergé qui nous éloignait de l'entrepreneurship, disant que notre destin était les terres de roches, et que seuls les méchants anglos francs-massons devaient faire des affaires...

    Et ce qui nous a sorti de la misère et la soumission ce fut précisément l'éducation et le fait que les francophones s'impliquent dans l'entrepreneurship au lieu de laisser toute la place au anglos.

    Pour moi il est clair qu'historiquement le clergé fut notre pire boulet nous empêchant d'évoluer, et nous faisant nous replier sur nous même au lieu de s'ouvrir sur le monde.

    Certains prétendront que le clergé a aidé à garder la langue française, mais la langue seule ne donne pas de droits individuels et ne fait pas évoluer...des valeurs humaines bien plus plus importantes que la langue elle-même.
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  • Sammy Dalva - Inscrit
    12 septembre 2008 06 h 51
    Hypocrisie
    Quelle hypocrisie que d'affirmer l'absence de consensus! Il y aura toujours des dissidents, peu importe la question qui se pose dans une société; ce genre d'affirmation concernant l'avortement et venant surtout des prêtres en période électorale cache un agenda politique.

    Qu'on vient pas me dire qu'il n'a pas été consulté par le gouvernement ou bien il n'a pas choisi la date des élections pour faire ce genre de déclaration; si le Cardinal Turcotte n'avait pas un agenda politique il n'avait qu'à retarder cette déclaration après les élections.

    Quant aux "simple d'esprits" qui affirment que le Canada / Québec est champion de l'avortement en l'utilisant ce moyen comme contraceptif, ils devraient comprendre qu'on a un grand retard dans l'éducation sexuelle dans nos écoles; C'est pas en niant l'existence d'un problème que le problème se règle.
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  • Beauregard Sophie - Inscrite
    12 septembre 2008 07 h 23
    Cohérence
    Si cet homme était cohérent ave lui-même, il devrait se retirer de l'Église catholique car elle y a tolérée que des enfants soient abusés sexuellement par certains de ses prêtres.
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  • Marc A. Vallée - Abonné
    12 septembre 2008 07 h 26
    L'immobilisme de l'Église catholique
    La décision de Mgr. Turcotte, bien que personnelle, se veut le reflet de la position de l'Église catholique en matière de contraception. Dans le climat actuel où les Québécois se cherchent face à l'Église catholique (un grand pourcentage d'adhésion, mais peu de pratique), Mgr. Turcotte vient rappeller l'os qui fait problème. Comment l'Église peut-elle montrer une acceptation de l'égalité homme-femme lorsqu'elle refuse aux femmes le droit au contrôle de leur sexualité? L'Église a renoncé au débat sur la venue d'un nouvel être humain: est-ce à la conception où l'enfant fait encore partie de sa mère ou à la naissance lorsqu'il s'en sépare? En 2008, Mgr. Turcotte nous rappelle que l'Église est encore une institution très hiérarchique, contrôlée par des hommes. Nous sommes loin du discours de Jésus-Christ il y a deux mille ans.
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  • Yves Petit - Inscrit
    12 septembre 2008 07 h 29
    Bravo Mgr. Turcotte
    Voilà le geste qu'il fallait poser à l'endroit de la Gouverneure Générale du Canada. J'espère qu'il sera imité par beaucoup et que d'autres refuserons cette « honneur » si jamais Morgentaler reçoit l'ordre du Canada.

    Ce qu'il faut, c'est tout faire pour que les mères aux prises avec une grossesse inopportune puisse mener à terme cet enfant...,pas les tuer au nom de la liberté ! Les parents prêts à adopter ces enfants ne manqueraient pas.

    À tous ceux et celles qui prônent la peine de mort pour les innocents, je dirai simplement qu'on se justifie toujours de ses gestes, les plus banals comme les plus horribles. Hitler n'a-t'il pas justifié la destruction des juifs en disant que c'étaient des "untermenschen"...des sous-hommes?

    Merci pour la vie.
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  • Robert Mayrand - Abonné
    12 septembre 2008 07 h 39
    Dominants/dominés
    Avec Morgantaler, les choses ont l'avantage d'être claires. Avec les évêques on nage dans le flou, l'hypocrisie, l'ambiguité. Et tout ça au nom de croyances non-démontrées, non prouvées. La religion, c'est le seul domaine où on n'a pas à faire la preuve de ce qu'on avance. Il serait temps que l'être humain prenne sa destinée en main et cesse de rêver à la main de dieu. Comme disait Ulysse: que les dieux nous laissent en paix, nous les mortels. Laissons aux femmes la responsabilité de leur corps, de leur choix, de leur destinée. Pourquoi toujours chercher à les infantiliser? L'Église a toujours une vision qui, au fond, s'inscrit dans des rapports de dominants/dominés.
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  • Jean Dussault - Inscrit
    12 septembre 2008 07 h 40
    Qu'il aille donc au d...
    Quel coup de théâtre de ce grand politicien de Turcotte.

    Qu'il se contente donc de tester ses séminariste contre le sida et qu'il laisse les femmes en sainte paix!
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  • Frédéric Gosselin - Inscrit
    12 septembre 2008 07 h 56
    Instruments de cuisine
    Même en se fermant les yeux très-fort, on ne fait pas disparaître la réalité.
    Cette réalité, c'est que des femmes se feront avorter avec ou sans l'accord de la loi. Il est bien naïf de penser qu'un édit légal fera qu'une femme enceinte désirera soudainement porter à terme sa grossesse.
    La vérité, c'est que légal ou non, des avortements auront toujours lieu, et qu'il vaut mieux encadrer cette pratique pour qu'elle ne se fasse pas dans des conditions insalubres ou dangereuses...
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  • Michel Bourgault - Abonné
    12 septembre 2008 08 h 08
    Pour une réflexion et un débat sur l'avortement
    Pour favoriser la profondeur de la réflexion des Québécois, nos évêques accepteront-ils que des débats se fassent en Église au lieu que les questions litigieuses comme l'avortement soient réglés dans le cercle des théologiens et des évêques? Ils ont bien du chemin à faire en matière de crédibilité aux yeux des Québécois, car on sait qu'ils endossent au moins officiellement la position archaïque du Magistère romain en matière de sexualité humaine lorsqu'ils continuent de refuser la pilule comme manière d'exercer une sexualité responsable.

    Monseigneur Turcotte fait appel cette fois à notre conscience. Cette approche est intéressante. J'aurais aimé qu'il fasse un appel aussi spectaculaire à la conscience des Québécois sur la question d'envoyer nos enfants à la guerre en Afghanistan sous de fausses représentations. Je souhaiterais qu'il invite les électeurs à pareil examen face à la décision du gouvernement canadien de tranformer nos forces de maintien de paix en alliés dans une guerre pour le pétrole. Pourtant non seulement nos enfants, la fleur de notre pays, y perdent la vie, sans parler des civils innocents qui meurent.

    Parlons-en de l'affirmation «la vie est entre les mains de Dieu». Je préfère croire en un Dieu qui a remis la vie entre nos mains. Il l'a remis à la responsabilité des humains. C'est ce que croient ceux qui luttent pour le choix en matière d'avortement. C'est aussi ce que croient ceux qui militent pour une sexualité responsable. C'est ce que croient les couples qui prétendent vouloir limiter le nombre des enfants qu'ils conçoivent.

    Dieu n'est pas un amateur de punition dans ma théologie, il est un guérisseur. Quel Dieu nos évêques ont-ils mission d'enseigner dans la question de l'avortement ? Certainement pas d'appuyer un parti politique qui prône la criminalisation de ceux qui recourent à l'avortement. Par contre, ouvrir les bras et faire preuve de miséricorde à ceux qui ont été blessés par un avortement, c'est la mission de l'Église. Interpeller les comportements et la conscience des femmes et surtout des hommes qui conduisent à des situations d'avortement est tout aussi important et c'est ce que fit Jésus dans le récit connu de la femme adultère.

    Oui, Monseigneur Turcotte, pour que notre réflexion s'approfondisse, accordez-nous le droit de débattre et osez croire que l'Esprit de Dieu est à l'oeuvre dans tout le peuple de Dieu.

    Michel Bourgault
    Saint-Paul, Qc
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  • Jean-Pierre Morin - Abonné
    12 septembre 2008 08 h 34
    pro-choix
    vous parlez de la vie de l'eNFANT, MAIS VOUS OUBLIEZ DE PARLER DE LA VIE DE LA FEMME, celle qui porte le bébé et qui souffrira si elle s'impose elle-même un avortement. le fait que celui-ci soit libre accessible et gratuit ne fait que respecter le droit des femmes d'être libre de disposer de leur corps. Personne n'est mieux placé que la mère pour décider du sort du foetus. chaque contexte est personnel et ne mérite pas le jugement d'autrui. ce n'est pas au cardinal de turcotte de dicter sa volonté. s'il ne veut pas que ses proches se fasse avorter, c'est son affaire, mais qu'il laisse els autres femmes décider pour elle-même. égalité et liberté homme femme!!!

    et certainement il devrait y avoir plus d'éducation sexuel, comme l'ont démontré les pays-bas, ou depuis 1970, des politiques de santé sexuelle et reproductive ont été mises en place. ils ont accès a l'information, a des services et a la contraception. le taux d'avortement par 1000 femmes est de 8,7 alors qu'aux états-unis il est de 20,9.

    nos médias ont également un rôle a joué la dedans. il suffit de véhiculer les bonnes valeurs et d'éduquer la population face a ca, hommes comme femme.
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  • Roland Berger - Abonné
    12 septembre 2008 08 h 50
    Anna-Marie Gill a raison
    Anna-Marie Gill a raison. Jean-Claude Turcotte ne mérite pas la médaille de l'Ordre du Canada. Cette dernière ne devrait être remise qu'à ceux et celles qui font progresser la société hors des sentiers religieux, des sentiers obscurantistes qui ont trop longtemps fait stagner le Québec.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Roland Berger - Abonné
    12 septembre 2008 08 h 52
    Une référence s.v.p.
    J'attends toujours des autorités religieuses une référence biblique expliquant aux pauvres mortels que nous sommes à quel moment un foetus doit être considéré comme un être humain. C'est ma foi, déclare Jean-Claude Turcotte. Pas fort comme référence.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Cécilien Pelchat - Abonné
    12 septembre 2008 09 h 04
    Un réveil ? ou juste un baillement? C.Pelchat...tahcl@axion.ca
    Bien sûr qu'il y a beaucoup plus de Québecois qui s'opposent à ``LA CHARCUTERIE NATIONALE`` que ceux qui sont en faveur.
    Mais nos lâches politiciens,tant à l'Assemblée Nationale qu'à la Chambre des Communes ont peur de soumettre cette question à un verdict populaire par référendum.
    L'avortement n'a jamais eu sa raison d'être et encore moins aujourd'hui où la science peur résoudre la plupart des problèmes liés au foetus ou à l'accouchement.
    Aussi,à tous ceux qui ramènent l'avortement``sur le coin de la table``avec des aiguilles sont des ignorants ou des malhonnêtes. L'avortement n'a plus sa raison d'être avec
    les moyens contraceptifs et ces derniers n'ont plus à être physiques ou chimiques,avant ou après la copulation.En fait,le problème se trouve entre les deux oreilles et entre les deux cuisses.À par la violence(Le viol)aucune femme n'est obligée de donner son corps à tout venant.C'est là d'abord qu'une femme doit exercer sa liberté.Avant,pas après.C'est là qu'elle montre qu'elle est vraiment une personne libre.

    De fait,au Etats-Unis où l'on allume généralement plus vite qu'ici,l'avortement est en baisse considérable depuis cinq ans.Moins de drames,moins de douleurs,moins de culpabilité,moins d'argent dépensé.En un mot,des avantages sur toute la ligne et moins d'immigrants à assimiler.
    Bravo Cardinal Turcotte ! Et espérons que vous ne manquerez pas de dire aussi,pour ceux qui sont chrétiens,qu'avorter est une faute grave et si elle n'est pas accusée et regrettée,elle coupe son auteur définitivement
    des sources de LA VIE.Ou celà est vrai ou on nous a menti tout le long de notre vie.Espérons que l'on assiste à un vrai réveil,pas juste un baillement.MISERERE NOBIS,DOMINE !
    C.Pelchat

    Lac-Mégantic
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  • Jacques Lafond - Abonné
    12 septembre 2008 09 h 06
    Un peu de discernement
    Il ne s'agit pas ici de remettre en question le droit à une femme de se faire avorter si elle le veut. Il s'agit ici de voir si des 30 000 ou 40 000 avortements au Québec par année, certains auraient pu (et auraient dû) être évités.

    Faut t-il se demander combien de femmes au Québec se font avorter parce que c'est la meilleur chose à faire, par ce qu'elles sont conseillées par la famille, par les services sociaux, par la mentalité en général de notre société québécoise, de se faire avorter.

    Faut t-il se demander combien de femmes au Québec ne se feraient pas avorter si la mentalité était différente, si les familles, si les services sociaux, si la société en général les encourageaient à avoir l'enfant.

    Je pense qu'il faut réfléchir à tout ça ; et ça devient très urgent.

    Un retour de balancier est maintenant nécessaire ...
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    12 septembre 2008 09 h 14
    Seigneur, je vous remercie de ne pas être comme lui, monseigneur
    Bien oui, les curés qui taponnent les p'tits gars, ils n'ont pas besoin d'avortements...eux, après l'évènement.

    Les sépulcres blanchis sont les clercs qui avaient toujours ce mot à la bouche...sexe, sexe, sexe, péchés mortels sauf pour NOUS, élus de DIEU qui avons d'autre règlements.
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    12 septembre 2008 09 h 21
    Faux débat
    Le temps n'arrange pas les choses.

    Les antiavortements qui s'arrogent le titre de provie et qui n'hésitent pas à traiter d'assasins ceux qui acceptent l'avortement, ne sont même pas dans le même débat que les prochoix et ils ne peuvent même pas le voir tellement leur aveuglement sectaire est profond.

    Les prochoix ne sont pas «antivies» comme le laisse supposer les provies.

    Je ne crois pas qu'il y ait des gens qui acceptent l'avortement à la légère et qui soient des meurtriers.

    Il y a des gens qui sont en détresse et qui ne voient que cette issue, c'est une question de santé publique.

    Que vous le vouliez ou non, que vous soyez d'accord ou non, il y a des femmes qui se font avorter, que ce soit légal ou non. Quand c'est illégal, cela conduit à des horreurs, et ce depuis toujours.

    Moi je suis contre l'avortement, mais aussi contre la négation d'un problème qui affecte les femmes dans ce qu'il y a de plus sacré, leur intégrité physique et leur droit à se protéger.

    Allez-vous emprisonner ceux qui tentent de se suicider ? Il me semble pourtant qu'ils démontrent leur peu d'attachement à la vie.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    12 septembre 2008 09 h 21
    Il y a peu d'avortements au Québec!
    Arrêtez donc de colporter des faussetés! Avec son taux d'environ 18 pour 1000 femmes de 15 à 44 ans, le Québec (http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/
    demographie/naisn_deces/naissance/415.htm), le Québec est bien en dessous de la moyenne mondiale, qui serait de 35, avec des pays allant jusqu'à 90 (http://www.abtreibung-avortement.info/fr
    /facts/mondial.htm). On est même légèrement en dessous des États-Unis, là où les militants anti-choix font parfois des haies d'honneur devant les cliniques! (http://www.guttmacher.org/pubs/fb_induced_abortion
    Bien sûr, il y a peu de naissances, ce qui fait que le rapport avortements/naissances vivantes est élevé! Puis après? Ça veut juste dire que la contraception fonctionne. Mais j'oubliais, ça aussi, c'est un péché mortel...
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  • Claude Archambault - Inscrit
    12 septembre 2008 09 h 33
    Si au moins il y avait des balises
    Je suis en accord avec ceux qui défendent l'avortement sous certaines conditions. Mais ou je laisse tomber c'est ceux qui prône l'avortement libre, gratuit et accessible à tous en tout temps.

    Il devrait y avoir des balises, l'avortement devrait être limité. Il devrait avoir une limite de temps précise et rigoureuse, il doit y avoir une raison très sérieuse. À mon avis moins de 5% des avortements qui se font aujourd'hui serait acceptables. Pour les autres il devrait y avoir un accompagnement de la femme porteuse et un système qui prendrait le bébé en charge dès sa naissance pour le donner en adoption. Car dire que l'on ne veut pas avoir à subir les inconvénients de la grossesse n'est pas une raison pour un avortement, cette femme n'avait qu'à se protéger.
    Aujourd'hui on a tendance à déresponsabiliser les gens, on baise on assume les conséquences. Et si le crochet sur la table de cuisine en fait parti alors ainsi soit il. Ce que je dis est dur mais la mort d'un être en devenir l'est encore plus.
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  • Wabush - Abonnée
    12 septembre 2008 09 h 52
    Monseigneur rétrograde
    Cher Monseigneur,

    Je n'étais pas d'accord, moi, pour que l'on vous remette l'Ordre du Canada en 1996, alors votre « médaille » ne faisait pas consensus autant que vous le croyez. Si vous pensez que la contribution du docteur Henry Morgentaler à la cause des femmes est un «progrès social très discutable», sachez que la vôtre est encore plus discutable. Occupez-vous de votre corps et laissez les femmes s'occuper du leur. Qu'est-ce que vous connaissez du corps des femmes pour commencer? Occupez-vous des pédophiles dans votre Église et vous ne manquerez pas de travail.

    Sylvie Brousseau
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  • Anne Paré - Inscrite
    12 septembre 2008 09 h 53
    Toutes mes félicitations
    Je remercie les responsables de l'Ordre du Canada pour leur choix avisé et je nomme le récipiendaire le Dr Henry Morgentaler. Merci à vous, merci d'avoir choisi ce grand homme, merci de maintenir votre choix, merci encore.
    Anne Paré
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 septembre 2008 10 h 02
    Le Clergé, pour défendre ses propres dogmes usés par le temps, est malheureusement lui-même avorteur dans l'oeuf de tous débats.
    Bien que je respecte ces gens du Clergé, quand je les vois en noir et blanc et écoute leur cassette antédiluvienne, j'ai comme l'impression d'entendre des arguments creux et de retourner dans le passé. Comme s'ils étaient en retard de quelques décennies, socialement parlant.

    JM
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  • Philippe Bonneau - Abonné
    12 septembre 2008 10 h 08
    Pédophile récompensé
    Le cardinal Turcotte parle de charité pour envoyer un pédophile suivre un cour de droit canon, je trouve que les hommes d'église utilisecela quand cela fait leur affaire.
    A Châteauguay un organisme de charité qui sert des repas gratuitements aux démunis de la région est très à l'étroit et a demandé à une paroisse, qui a reçu plus de 700000$ d'assurance quand l'église a brûlé et a été jumelé à une autre paroisse sans dette, de lui donner un terrain qui ne lui a rien coûté, la paroisse refuse et demande 160000$ pour le terrain. C'est cela la charité de l'église malheureusement.
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  • nicole ouellet - Inscrite
    12 septembre 2008 10 h 14
    Chacun dans ses souliers
    Pour qu'une fille utilise l'avortement il a bien fallu qu'un gars l'enserre avec ou sans son autorisation. Au nombre élevé de familles monoparentales il est aisé de comprendre que l'irresponsabilité des gars est une cause importante de l'utilisation de l'avortement. Combien est sage cette fille qui décide d'enlever d'elle cette cellule qui se multiplie avant que l'âme y entre. Combien par ce geste elle évite souffrances; mal de ventre causé par la faim, fils manqué par père manquant, problème d'identité sexuelle,gangs de rue, petit gars offert en pâture aux frustrés sexuels.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    12 septembre 2008 10 h 24
    La fierté de la médaille
    Mr. Turcotte a dit «Nous ne sommes pas les maîtres de la vie humaine, c'est ma foi. Cette vie est entre les mains de Dieu.» Et si dieu pensait autrement et donnait entière liberté à celles qui portent les foetus ? après tout, chacun sa médaille libre d'en disposer. «Je crois qu'il y a une limite et qu'il faut manifester son désaccord», a renchéri le cardinal Marc Ouellet ».

    C'est deux là me font penser à « Abott & Lou Costello » de mon enfance, époque où je portais mes médailles scapulaires et où j'étais assuré d'aller au ciel, j'y croyais dur comme du fer. Mes messieurs les monseigneurs, occupez-vous de défendre les droits des femmes et n'entrez pas dans leur vagin, vous n'avez rien à y faire. Ivan jobin
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  • Pierre Samuel - Abonné
    12 septembre 2008 10 h 26
    Les "sépulcres blanchis"!
    Si les cardinaux Turcotte et Ouellet désirent "relancer" des débats, n'y aurait-il pas lieu également d'y inclure celui de toutes les religions, dont la leur au premier chef, qui, au cours de l'Histoire, se sont toujours "servi" de l'exploitation des femmes et des enfants dans le but de mieux camoufler leur propre turpitude et hypocrisie?
    Tout de même bizarre de choisir de retourner "sa médaille" le jour même où il croit "bon" de "récompenser" un membre pédophile de son clergé, ayant abusé sexuellement d'une enfant de 8 ans, en lui accordant une bourse d'études d'une valeur de 20 000$ pendant 3 ans! Cherchez l'erreur!!!
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  • - Abonné
    12 septembre 2008 11 h 30
    Finalement...par Suzanne Legault
    Finalement, après avoir pris connaissance de votre article et des réactions suscitées je crois que la seule solution serait d'éviter dans le futur de leur donner le micro, de donner du temps d'antenne à ces corbeaux frustrés, car c'est de quoi ils ont l'air.
    Nous savons tous que l'Eglise cette institution qu'ils représentent a toujours eu et aura toujours une sainte peur des femmes, de tout ce qu'elles représentent et par le fait même cherche par tous les moyens à les contrôler.
    Nous n'avons même pas à les consulter et encore moins à les écouter. Qu'on en finisse une fois pour toute. Nous sommes en 2008...non?...
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    12 septembre 2008 11 h 31
    Pas la prison à vie
    La peine pour les avorteurs n'était pas la prison à vie, mais 20 ans, si je me souviens bien.
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    12 septembre 2008 12 h 12
    "Les parents prêts à adopter ces enfants ne manqueraient pas."
    J'ai d'abord lu:
    "Les prêtres prêts à adopter ces enfants ne manqueraient pas."

    Mgr est-il prêt à adopter des enfants, à en prendre soin jour et nuit, même avec de maigres ressources, peu de support et peu de gloire?
    Est-il prêt à s'en soucier 24h sur 24, à les éduquer avec patience sans jamais les maltraiter ou les insulter?
    Est-il prêt à les protéger contre les quelques monstres qui rêvent d'en abuser comme de simples poupées sans âme?
    Est-il capable de changer sa vie de A à Z même si ces enfants lui ont été imposés par quelqu'un de plus fort et plus puissant que lui, avec l'avoir battu et violé par exemple?
    S'il disait "oui", il mériterait surement une médaille qu'il a déjà refusé, de toute éternité.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    12 septembre 2008 12 h 21
    Turcotte ne la méritait pas sa médaille...
    Au fait, quelle action significative a valu cette médaille de l'ordre du Canada à monsieur Turcotte? Qu'a t'il accompli de si important pour notre société? À mon humble avis, un homme qui incite la population à croire en toutes sortes de niaiseries plus farfelues les unes que les autres (dieu existe, l'enfer aux pécheurs, etc), qui défend l'indéfendable (contre la contraception, par exemple), ne mérite pas ce type de reconnaissance. Je suis donc très heureux de constater qu'il corrige volontairement une erreur historique en remettant sa médaille...
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  • Pierre Bourassa - Inscrite
    12 septembre 2008 12 h 24
    Cardinal Turcotte et avortement
    Totalement d'accord avec le cardinal. Comment pourrait-il en être autrement dans mon cas car si j'étais né en 2000 et plus je ne serais même pas ici pour commenter l'article mais fort probablement au fond d'une poubelle et ensuite dans un dépotoir depuis des lunes. Heureusement, en 1947, ma mère a opté pour poursuivre ma croissance dans son utérus. Je la remercie d'ailleurs grandement! Elle m'a ensuite confié à la crèche de l'hôpital et probablement contre son gré et avec beaucoup de culpabilité. Puis, des parents bien intentionnés sont venus me chercher et m'ont donné tout ce dont j'ai eu besoin pour bien me développer et pouvoir jouir de la vie depuis plus de 60 ans! Alors, ça va de soi que je dis un gros BRAVO à Mgr Turcotte et félicitation pour le courage qu'il a eu d'afficher ses convictions plutôt que sa médaille!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    12 septembre 2008 13 h 02
    Oups!
    Je me suis trompé. La dernière version du Code criminel parle bien de prison à vie. Excusez.
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  • André Renaud - Abonné
    12 septembre 2008 13 h 42
    Il m'a aidé à enfin me décider à envoyer ma lettre de debaptisation
    J'ai trop longtemps négligé d'envoyer ma lettre de débaptisation à l'archevèché. La sortie de M. Turcotte m'a encouragé de prendre le temps de la rédiger et de l'envoyer.
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    12 septembre 2008 13 h 57
    Moi aussi j'été outré !
    Le cardinal Turcotte se montre cohérent dans ses convictions religieuses. Applaudissons à tout rompre!

    Il y a quand même une limite: accorder l'Ordre du Canada à l'avorteur en chef du peuple québécois grâce auquel l'équivalent d'une ville comme Rimouski disparaît de la carte CHAQUE ANNÉE !

    Pendant ce temps-là, nous nous laissons submerger par des étrangers non assimilables qui nous dictent leurs propres conditions linguistiques sur le marché du travail montréalais 1
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  • real@realo.ca - Abonné
    12 septembre 2008 14 h 36
    cher clergé!
    en tout cas moi je ne suis pas dans le consensus qui lui a donné sa médaille! Et je suis très content qu'il l'est remis!!! Il ne la mérite pas.
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  •  
  • real@realo.ca - Abonné
    12 septembre 2008 14 h 40
    me semble...
    me semble qu'il y a tellement d'autre choses urgent à s'occuper l'évèque...
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  •  
  • Denise, Laval, Qc - Abonnée
    12 septembre 2008 15 h 36
    Que le Devoir donne la une à cet article!
    À quand la séparation de l'église et de l'état.
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  •  
  • Roland Berger - Abonné
    12 septembre 2008 16 h 06
    André Michaud, bravo !
    Je vous suis allègrement. Vous avez raison. Mais, comme vous le savez sans doute, vous prêchez dans le désert. Au Québec, où l'élite a été formée par des institutions catholiques, il est politiquement correct de penser et de dire que l'Église du Québec a contribué à l'épanouissement des colons français que les seigneurs du temps ont laissé à eux-mêmes en retournant dans la mère-patrie. Récemment, Bernard Descôteaux nous apprenait que l'Église avait perdu le combat en faveur d'une école PUBLIQUE confessionnelle, souhaitant bon courage aux parents catholiques qui assureront la propagation de la foi catholique à leurs enfants. Comme on dit au Québec : « Tu sais j'veux dire. »
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Roland Berger - Abonné
    12 septembre 2008 16 h 09
    Foi et vérité
    Jean-Claude Turcotte croit que l'avortement constitue un assassinat. et il l'affirme comme s'il savait à quel moment le foetus doit être considéré comme un être humain. Le considérer comme un être humain en devenir évacue la raison du débat. Si ce point de vue tenait, on pourrait dire des ovules et des spermatozoïdes non producteurs qu'ils ont été assassinés. La déraison n'a pas de limites.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Guy Lemieux - Inscrit
    12 septembre 2008 16 h 25
    M Monette
    Monsieur Monette

    Quel est votre origine et combien d enfants avez-vous? Un péché mortel ?????? Quel est donc ce péché qui provoque la mort? Vous parlez sans doute de la mort morale....elle vous est probablement propre à vous .N affublez pas le peuple du Québec à vos sombres culpabilités .

    Sans doute vous serez assis à la driote du Père ..mais moi je voudrait etre à la gauche de la mère ...

    Bonne semaine
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  • Marie-Andrée Paquet - Inscrite
    12 septembre 2008 17 h 51
    Cause toujours mon lapin!
    Cause toujours mon lapin! Fiou! heureusement que nous avons fait la révolution tranquille, sexuelle et féministe et que la morale rétrograde de l'église a perdu de son influence dans notre société. J'ajouterais: «Occupes-toi de tes fesses, je me charge de ma conscience.»
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  • réal rodrigue - Inscrit
    12 septembre 2008 18 h 14
    Une réaction bien souvent épidermique
    Le débat sur l'avortement serait-il clos comme le prétendent certains ? Les lois ne doivent-elles pas refléter l'état de la conscience morale des individus ? Or, il est certain que cette conscience peut progresser comme elle peut aussi régresser. Qui sait comment les prochaines générations vont envisager la vie qui leur est transmise, et en particulier la vie des foetus ! Certes, je refuse pour ma part de me laisser peinturer dans le coin des pro-choix et des pro-vie, comme s'il ne fallait pas apprendre à conjuguer ses deux valeurs fondamentales. Depuis quand faut-il opposer la liberté à la vie ? Notre attachement à la liberté de choisir ne tient-il pas au fait que nous sommes attachés à la vie, que nous aimons la vie ? Alors cessons les chicanes qui reposent sur des réactions épidermiques, et faisons effort pour réfléchir avec calme et profondeur comme le souhaite le cardinal Turcotte. Il en vaudra mieux pour chacun et l'ensemble de la société.
    Réal Rodrigue
    Mansonville J0E 1X0
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  • chantal delisle - Abonnée
    12 septembre 2008 18 h 21
    Un débat individuel
    Mgr. Turcotte réclame un débat public qui a déjà été fait. En tant qu'homme d'église il n'a aucune idée que chaque femme qui se retrouve avec une grossesse non-désirée (parfois malgré les contraceptifs) se livre elle-même à un débat très difficile. Ce n'est pas une décision facile à assumer et cette dernière va laisser des traces pour toute la vie de la femme, peu importe qu'elle avorte, qu'elle garde l'enfant ou qu'elle le donne à adopter.
    Permettre l'avortement n'est pas en faire en faire la promotion,aucune femme ne se fait avorter en souriant. Pour certaines c'est malheureusement la seule issue possible et dans ce cas je crois qu'il est préférable que ce soit fait dans de bonnes conditions.
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  • Caroline Fortin - Inscrite
    12 septembre 2008 19 h 43
    Mgr Turcotte devrait faire appel à "sa" conscience.
    Mgr Turcotte remet sa médaille de l'Ordre du Canada. Soit! Aurait-il lui-même des problèmes de conscience? En tant qu'adoptée, comme des milliers au Québec, je me demande si Mgr Turcotte et les membres de l'Archevêché du Québec réalisent, en 2008, les résultats de ce qu'ils ont fait subir aux enfants "illégitimes" envoyés dans les orphelinats du Québec ou d'ailleurs. Oui, nous avons reçu gîte et couvert, et, pour la majorité, nous avons été soignés et confiés à de bonnes familles. Par contre, des années plus tard, nous n'avons toujours pas droit à nos origines, sous prétexte que le droit à la vie privée du parent biologique est plus important que le droit aux origines. N'y a-t-il pas là matière à réflexion de la part de l'Archevêché et des gouvernements? Le secret du passé pèse beaucoup plus lourd dans la balance de la justice. Pourquoi? La population a évolué depuis les années 1920... Si de hauts dirigeants, que ce soit au clergé ou au gouvernement, doivent cacher une partie de leur passé, qu'ils le fassent de façon individuelle sans priver des milliers d'enfants devenus adultes de connaître leurs origines. Le Québec doit reconnaître à ses électrices et électeurs ce droit primordial à l'identité, comme l'ont fait d'autres provinces.

    Caroline Fortin, présidente
    Mouvement Retrouvailles
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  • Laurette Drouin - Abonnée
    12 septembre 2008 20 h 19
    Sommes-nous tous des violeurs ?
    À lire les propos anodins qui précèdent, on en vient à se demander si le peuple québécois est un peuple de violeurs de fonds de ruelles. Si tel est le cas, je soupçonne certains hommes de prôner l'avortement comme appropriation du corps de la femme. Quoi de plus simple, en effet, que d'engrosser puis de jeter le bébé avec l'eau sale.
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    13 septembre 2008 00 h 41
    La gang de guidoune du clergé S.V.P...
    Commencez dont pas cesser de quêter en hypocrite comme les factures des compte d'électricité que le peuple débourse depuis plus de 40 ans pour des églises vides. Nous payons depuis ce temps la moitié de la facture d'hydro. Comme l'a dit à la télé un membre du clergé il en coûte par église plus d'un million par année, donc faites le calcul. Les avantages de toutes sortes comme de bonne subvention de la caisse populaire, les taxes à la consommations etc. Vous continuez d'abuser du peuple en sourdine. Qu'est ce qu'attends le gouvernement pour redonner au peuple ces lieux afin de concerver les plus intéressantes pour notre patrimoine.
    M.Turcotte l'acharnement du clergé sur les femmes continu e à ce que je constate. Votre grosesse ne vous cause aucun problème....
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  •  
  • Linda Larocque - Inscrite
    13 septembre 2008 11 h 12
    La séparation de l'État et de l'Église
    Lettre ouverte à Mgr Jean-Claude Turcotte
    La séparation de l'État et de l'Église

    J'ai toujours eu, jusqu'à cette semaine, beaucoup de respect pour vous, Mgr Turcotte. Je vous écoutais et je trouvais que vous aviez de la compassion, que vous compreniez le monde ordinaire. Je me disais même que s'il y avait davantage de prêtres comme vous, je reprendrais fort probablement ma pratique religieuse. Eh bien, laissez-moi vous dire que j'ai changé d'avis rapidement quand vous avez retourné l'Ordre du Canada, car vous n'étiez pas d'accord avec l'un de ses récipiendaires - le Dr Henry Morgentaler.
    En outre, vous en remettez et incitez les gens à réfléchir à la position prônée par les partis politiques sur l'avortement avant de voter. Eh bien! Souffrez-vous de nostalgie? Regrettez-vous le temps où l'Église nous dictait nos choix de société? Tenez-vous pour dit que la séparation de l'Église et de l'État - tout comme le droit des femmes à l'avortement - est une question RÉSOLUE, on ne reviendra pas là-dessus. Nous nous battrons becs et ongles pour que l'Église, dont la direction est composée dois-je le rappeler uniquement d'hommes qui ne vivent pas les difficultés entourant une grossesse. Qui êtes-vous, Mgr Turcotte, pour juger les actions d'une femme en difficulté? Qui êtes-vous, Mgr Turcotte, pour juger le Dr Morgentaler qui a fait preuve de grande humanité en se battant lui aussi becs et ongles pour assurer des conditions humaines aux femmes qui n'avaient d'autres choix que de mettre fin à une grossesse indésirable.
    Une dernière question, endossez-vous les positions de tous les récipiendaires de l'Ordre du Canada? Y avait-il seulement des soit-disant saints dans cette liste - pas de criminels, pas d'escrocs, pas de personnes aux moeurs douteuses - pas de pédophiles?
    Vous ostracisez le Dr Morgentaler et du même souffle vous passez l'éponge sur les agissements de l'abbé de Maupeou, c'est-à-dire des attouchements malheureux sur une fillette de 8 ans. Il n'est pas un pédophile, dites-vous, il a commis une « erreur de comportement » et il a purgé sa peine (très clémente). Permettez-moi d'en douter. Un homme sain d'esprit de joue pas avec les parties intimes de fillettes. En plus, cet homme recevra une bourse de 60 000 $ pour étudier et plus tard appliquer le droit canon - de juger des femmes qui subissent des avortements, de refuser les sacrements aux divorcés, etc.
    Deux poids, deux mesures.
    Linda Larocque
    17, ch. Desroches
    Baie de Bouctouche NB
    E4S 4L9
    506-955-3792
    lindalarocque@rogers.com
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  • Caroline Fortin - Inscrite
    13 septembre 2008 17 h 54
    À transmettre aux autres médias : La séparation de l'État et de l'Église
    J'espère que la lettre intitulée "La séparation de l'État et de l'Église" sera publiée ailleurs que sur votre site Internet. D'ailleurs, une publication à grande échelle réveillerait peut-être nos gouvernements qui dorment au gaz sur différents sujets, tels que l'avortement, le droit des femmes et le droit aux origines pour des milliers d'enfants. Le clergé verrait peut-être que les erreurs du passé ne peuvent être effacer d'un coup d'éponge.

    N'était-ce pas le clergé qui dirigeait au temps de Maurice Duplessis? N'était-ce pas le clergé qui a endossé l'obligation pour certaines communautés religieuses de déclarer des enfants "débiles mentaux" pour continuer de recevoir des subventions pour leurs institutions? N'était-ce pas le clergé qui a fait en sorte de "légaliser faussement" les extraits de naissance et de baptême pour priver les enfants confiés à l'adoption de leurs origines?

    Malheureusement, ces décisions du passé prises par le clergé laissent des traces ineffaçables et non négociables. À l'époque, les autorités religieuses, sous pression de leurs dirigeants et du gouvernement, soutiraient des consentements à l'adoption aux filles-mères qui n'étaient pas en mesure de prendre des décisions. Certaines ont même été obligées de signer entourées de gardes, d'autres n'ont jamais signé et, comme par hasard, l'enfant a été déclaré décédé... (Il est vrai que sans les communautés religieuses qui ont accueilli des milliers d'enfants, plusieurs ne seraient plus de ce monde, et c'est pourquoi je spécifie que mon opinion ne s'attaque pas à celles qui ont pris soin de ces "enfants du péché".)

    Et, en 2008, Mgr Turcotte vient faire des remontrances sur le droit à l'avortement, remet sa médaille de l'Ordre du Canada et demande aux gens de faire appel à leur conscience... s'il n'a rien de mieux à faire et à dire, sincèrement, qu'il retourne aux prières et qu'il réfléchisse à tous les péchés passés commis par des membres du clergé qui ne peuvent être effacés uniquement par charité chrétienne. À ceux qui ne le savent pas, plusieurs prêtres et membres du clergé sont "papas"... aussi bien que des têtes dirigeants, des gens influents au Québec, mais, il faut taire et pardonner ces petits moments d'égarement. Un instant! Il y a des gens qui ont été jugés pour moins que ça. Où est la justice en ce bas monde?

    Un débat devra être soulevé sur certains points afin que le Québec redresse les erreurs du passé commises par les décisions du clergé. Il est grand temps d'agir.

    Caroline Fortin, présidente
    Mouvement Retrouvailles
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  • Jacques Lafond - Abonné
    13 septembre 2008 18 h 21
    À Madame Nicole Ouellet
    Vous écrivez Madame Ouellet:

    ''Combien par ce geste (avortemnt) elle évite souffrances; mal de ventre causé par la faim, fils manqué par père manquant, problème d'identité sexuelle,gangs de rue, petit gars offert en pâture aux frustrés''

    Je pense Madame Ouellet que votre discour, comme des milliers de personnes au Québec qui parlent comme vous, dérive terriblement.

    Que l'on soit d'accord avec le droit à une femme de se faire avorter est une chose, mais que l'on justifie le principe de l'avortement, comme vous le faite, en jugeant de la qualité (ou la non qualité) de vie de l'enfant à venir, en est toute autre.

    Faudrait y penser Madame, et faudrait que tout le Québec y pense très sérieusement. Qui somme nous pour juger du droit de vie ou de mort d'un enfant non né ?

    On est très, très, très, très loin du droit légitime à une femme enceinte de se faire avorter si elle le désire ici ...
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  • Linda Larocque - Inscrite
    13 septembre 2008 23 h 31
    Réponse à Jacques Lafond
    Peu importe les raisons qu'a une femme d'opter pour l'avortement, ce n'est pas l'affaire des hommes et de l'Église.La femme SEULE a le droit de décider de vivre ou non SA grossesse.

    Linda Larocque
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  • Jacques Lafond - Abonné
    14 septembre 2008 10 h 29
    À Madame Linda Larocque
    Je ne conteste pas le droit légitime à une femme de se faire avorter si elle le désire vraiment, et ça, peu importe la raison.

    Ce que je conteste, c'est notre société (la famille, les services sociaux, la mentalité en général de notre société) qui on fait de l'avortement une espèce d'obligation, une espèce de mode.

    Il est évident que des 30 000 ou 40 000 avortements au Québec à chaque année, plusieurs milliers pourraient et devraient êtres évités. Ils s'agirait seulement que notre société encourage les futures mamans qui voudraient avoir l'enfant; mais qui actuellement se font avorter parce qu'elles se disent que ''ça n'a pas de sens''.

    Je me dit qu'une femme pris au dépourvue avec une grosesse non prévue et qui voudrait bien avoir son enfant devrait être aidée à l'avoir, devrait être encoragée à l'avoir, et non être presque obligée de se faire avorter, comme c'est le cas actuellement.

    Je conteste aussi des gens comme Madame Ouellet qui justifient le PRINCIPE de l'avortement en jugeant de la non qualité de vie des enfants à venir. C'est totalement innaceptable. Et quand on y pense, c'est vraiment incroyable que des gens peuvent dires de telles choses.

    On est très loin ici du droit légitime à une femme de se faire avorter si elle le désire vraiment, et ça peut importe la raison ...
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  • Claude Archambault - Inscrit
    14 septembre 2008 14 h 53
    @ Linda Larocque
    Au risque de vous décevoir Linda Larocque mais ce n'est pas SA grossesse que la femme vie. Un bébé cela ce fait à deux. Et je dit que si la femme a exigée et obtenue (et cela je suis entièrement daccord) que l'homme paie aussi pour élever les enfants qu'il a concu, l'homme doit aussi avoir un mot à dire dans la grossesse, et tough luck si l'homme concepteur à part égale n'est pas du même avis et qu'elle n'accepte pas bien, la prochainne fois elle n'aura qu'à s'abstennir. Un point c'est tout. Un fois enceinte le corps de la femme ne lui appartient plus à 100% cela fait parti des responsabilités d'être une femme. Elle a partagé son corps avec un homme et maintenant un autre être y a pris place.
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  • Labelle Michel - Inscrit
    14 septembre 2008 21 h 56
    Bravo!
    Bravo! Geste courageux qui ne relève pas de la rectitude politique. Il faut au contraire dénoncer les responsables de la baisse de la population du Québec (un maigre 24% de la population du Canada en 2007, alors qu'en 1966, il s'agissait de 29%). Beaucoup de femmes auraient préféré garder leur enfant ou le placer en institution, mais la pression sociale et familiale, la peur du ridicule et la loi du moindre effort encouragées par le laxisme du législateur (à la recherche de votes) les ont encouragées à subir une IVG (on ne dit plus avortement ma chère, on dit interruption volontaire de grossesse).
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    15 septembre 2008 03 h 01
    "cette femme n'avait qu'à se protéger" C.A.
    ¨Ca ne se fait pas seul un bébé monsieur. Pouvez-vous en portez? Alors cela ne vous concerne pas.
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  • Linda Larocque - Inscrite
    15 septembre 2008 08 h 10
    L'avortement et l'Église et... les hommes
    Le débat sur l'avortement a eu lieu et on ne reviendra pas là-dessus. J'insiste toutefois que l'Église n'a pas à se mêler des choix de société. Que l'Église s'occupe de ses ouailles (dont le nombre diminue d'année en année, preuve de sa non pertinence) et qu'elle laisse les autres tranquilles.Pis, qu'elle s'occupe de ses pédophiles et autres criminels du genre.
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  • Yvan Deslauriers - Inscrit
    15 septembre 2008 11 h 43
    Mgr Turcotte fait preuve d'example a suivre
    Je veut dire merci a Mgr Turcotte, qui a titre de berger fait preuve d'une example a suivre. Nous devons tous reflechir plus profondement sur l'avortement.

    Vous n'etes pas seul a tenir vos croyances Catholique Mgr Turcotte.

    Et finalement, il est vraisemblablement evident qu'il n'existe pas de concensus au Qeubec au sujet de l'avortement. Il est grand temps a mon abvis de relancer le debat.
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  • Andréanne Perron - Inscrite
    15 septembre 2008 12 h 06
    À Claude Archambault
    Bonjour M. Archambault,

    je m'appelle Andréanne Perron et je suis la fille de Mme Larocque. Je voudrais vous offrir une petite réflexion... Ma réflexion est la suivante: Et si le "femme" en question n'a que 12-13-14 ou même 15 ans, ou encore que la grossesse résulte d'un viol, est-ce que ce serait encore "tough luck" pour elle comme vous dites? Malheureusement, il y a encore des jeunes filles et même des enfants qui sont ignorants par rapport aux moyens de contraception. Les enfants apprennent en imittant les adults. Si leurs parents eux-mêmes ne sont pas en mesure de les instruire par rapport aux relations sexuelles protégées et bien ces enfants continueront le même"paturn" que leurs parents, peut-être même leurs grand-parents.

    Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas d'accord avec l'avortemant d'emblée, je dit seulement qu'il y a des situations ou ça devient tolérable.
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  • Sammy Dalva - Inscrit
    16 septembre 2008 06 h 31
    Drôle de situation...
    La très grosse majorité des intervenants contre l'avortement dans ce mini forum sont des hommes, l'avortement est certainement un acte médical désagréable et psychologiquement dommageable pour la femme qui le subit mais le nombre des avortements est directement lié à l'ignorance et l'immaturité sexuelle de nos sociétés.

    Alors que notre planète s'en va directement à sa destruction avec la surpopulation ( la principale raison de pollution que personne ne veut aborder ) interdire l'avortement et utiliser systématiquement la désinformation concernant l'usage des contraceptifs par le clergé et ses supporteurs est aussi malsain que la majorité des hommes qui sont contre l'avortement alors que c'est une affaire stricte de FEMME.
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  • Eric Ferron - Inscrit
    17 mai 2010 09 h 56
    Pourquoi jeter le bébé avec l'eau du bain???
    Il est tellement commode, parfois, de s'enfermer dans un système de pensée qui se couvre du nom de Dieu! Cela permet d'oublier des questions brûlantes que l'on a peur de se poser.

    Si Dieu nous a octroyé, dans Sa très grande sagesse, le LIBRE ARBITRE, j'ose espérer que c'est afin que nous puissions en faire usage.

    Chaque naissance constitue un témoignage que Dieu n'a pas totalement perdu espoir en l'humanité.

    Pour survivre, il faut évoluer..., l'Église a fait un bout de chemin depuis le Moyen âge mais bon..., il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

    Ce chemin..., qui va le parcourir?
    Ce n'est pas en désertant l'Église ou en la reniant que nous y parviendrons.
    La seule façon de la faire évoluer, c'est de s'y impliquer. Les absent n'ont-ils pas toujours tort???

    L'avortement est manifestement une affaire de Femmes. Cependant, c'est aussi un débat de société. Nul sauf les nuls...ne remettrons en cause la décision d'une victime de viol, d'inceste ou de tout autre cas similaire.

    Mais quid le cas de madame "je veux un fils" qui se fait avorter parce qu'elle est enceinte d'une fille et qui pourra réessayer jusqu'à cinq fois...

    Il est donc important que des institutions prennent la défense de ces foetus. et je pense que cela fait partie du rôle d'une Église de le faire.
    Je pense même que l'église a un rôle social important à jouer.
    Mais il y'a une façon de faire les choses. À cet Égard, le Cardinal aurait dû faire preuve d'un peu plus de..., bof après tout...il est assez grand pour savoir.

    Est-ce l'Église ou les gens qui la dirigent le problème...???

    Je crois qu'il est important de préserver notre Église mais qu'il faut s'y impliquer davantage si l'on veut qu'elle évolue...

    Alors changeons l'eau du bain, elle est vraiment sale....mais sauvons le bébé!
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