Appareils de loterie vidéo - Un groupe de joueurs compulsifs poursuit Loto-Québec
La Société Loto-Québec pourrait se retrouver avec une facture salée: des joueurs compulsifs s'efforcent de la tenir responsable d'avoir minimisé les dangers des appareils de loterie vidéo.
Un groupe de joueurs pathologiques a intenté une poursuite en recours collectif afin d'obtenir une indemnisation de Loto-Québec pour les coûts des traitements contre leur dépendance.
Les plaignants disent qu'environ 119 000 joueurs attribuent leur problème de dépendance aux terminaux de loterie vidéo. Un jugement qui leur donnerait raison pourrait coûter 500 millions de dollars à Loto-Québec — à l'exclusion des dommages-intérêts exemplaires.
Malgré le fait que les études sur les dangers du jeu pathologique et sur ses traitements étaient connues, le défendeur n'a pas tenu compte de son obligation d'avertir les usagers des risques de dépendance, indique l'exposé de la poursuite.
Après plusieurs années de démêlés juridiques, la cause sera finalement entendue en première instance en Cour supérieure du Québec, le mois prochain, à Québec.
Instituée en 2001 par Jean Brochu, un avocat et joueur pathologique en rémission, la poursuite cite des rapports du gouvernement mentionnant que les appareils de loterie vidéo ont été associés au jeu pathologique. Loto-Québec nie l'existence d'un tel lien et affirme que le jeu pathologique devrait être considéré comme un problème de santé personnel plutôt que comme une question de responsabilité juridique.
En ce moment, il n'existe aucun expert reconnu par ses pairs [...] qui soutienne que les appareils de loterie vidéo sont la cause du jeu pathologique, peut-on lire dans l'exposé de la défense.
Le gouvernement du Québec a commencé à réglementer ces appareils en 1993. Auparavant, Loto-Québec estime qu'il y avait entre 25 000 et 50 000 terminaux de jeux de hasard sur le marché noir à travers la province. On en dénombre maintenant environ
12 000, répartis dans les casinos, les bars et les restaurants de la province.
D'après M. Brochu, quand les appareils ont été installés, ils étaient équipés de mises en garde trompeuses au sujet des dangers de l'apparition d'une dépendance à l'égard des jeux de hasard. Loto-Québec réplique en signalant qu'elle a perfectionné ses avertissements avec le temps et qu'elle investit davantage dans les ressources et les services offerts aux joueurs compulsifs.
Loto-Québec a versé 1,6 milliard dans les coffres du gouvernement en 2006-07.
Un groupe de joueurs pathologiques a intenté une poursuite en recours collectif afin d'obtenir une indemnisation de Loto-Québec pour les coûts des traitements contre leur dépendance.
Les plaignants disent qu'environ 119 000 joueurs attribuent leur problème de dépendance aux terminaux de loterie vidéo. Un jugement qui leur donnerait raison pourrait coûter 500 millions de dollars à Loto-Québec — à l'exclusion des dommages-intérêts exemplaires.
Malgré le fait que les études sur les dangers du jeu pathologique et sur ses traitements étaient connues, le défendeur n'a pas tenu compte de son obligation d'avertir les usagers des risques de dépendance, indique l'exposé de la poursuite.
Après plusieurs années de démêlés juridiques, la cause sera finalement entendue en première instance en Cour supérieure du Québec, le mois prochain, à Québec.
Instituée en 2001 par Jean Brochu, un avocat et joueur pathologique en rémission, la poursuite cite des rapports du gouvernement mentionnant que les appareils de loterie vidéo ont été associés au jeu pathologique. Loto-Québec nie l'existence d'un tel lien et affirme que le jeu pathologique devrait être considéré comme un problème de santé personnel plutôt que comme une question de responsabilité juridique.
En ce moment, il n'existe aucun expert reconnu par ses pairs [...] qui soutienne que les appareils de loterie vidéo sont la cause du jeu pathologique, peut-on lire dans l'exposé de la défense.
Le gouvernement du Québec a commencé à réglementer ces appareils en 1993. Auparavant, Loto-Québec estime qu'il y avait entre 25 000 et 50 000 terminaux de jeux de hasard sur le marché noir à travers la province. On en dénombre maintenant environ
12 000, répartis dans les casinos, les bars et les restaurants de la province.
D'après M. Brochu, quand les appareils ont été installés, ils étaient équipés de mises en garde trompeuses au sujet des dangers de l'apparition d'une dépendance à l'égard des jeux de hasard. Loto-Québec réplique en signalant qu'elle a perfectionné ses avertissements avec le temps et qu'elle investit davantage dans les ressources et les services offerts aux joueurs compulsifs.
Loto-Québec a versé 1,6 milliard dans les coffres du gouvernement en 2006-07.
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