Acquisition d'oeuvres d'art - Loto-Québec fera désormais affaire avec un musée
Une enquête est en cours afin de déterminer l'authenticité de 26 oeuvres
La société Loto-Québec se tourne vers le Musée d'art contemporain pour la conseiller désormais dans l'acquisition d'oeuvres d'art pour sa collection.
Cette décision n'est pas étrangère à l'enquête policière présentement en cours concernant l'authenticité de 26 oeuvres que Loto-Québec a achetées pour 130 000 $ depuis l'été dernier. Ainsi, Loto-Québec tente de prendre ses distances d'une association avec le marchand d'art Pierre-Antoine Tremblay directement visé par la situation. Loto-Québec a soumis à un expert indépendant l'évaluation des oeuvres concernées.
La situation est d'autant plus délicate pour Loto-Québec que ses dirigeants comparaissent aujourd'hui en commission parlementaire pour présenter et défendre leur plan d'action 2003-2006. Rendu public en novembre dernier, ce plan d'action prévoit notamment freiner la trop grande accessibilité des appareils de loterie vidéo, communément appelés vidéopoker. Loto-Québec projette également d'ouvrir un nouveau casino à Mont-Tremblant destiné aux touristes étrangers au coût de 75 millions.
Pour ce qui est de l'entente de principe entre la société d'État et le Musée d'art contemporain, elle ne devait être annoncée que le premier avril prochain. La question financière n'est d'ailleurs pas encore réglée. Loto-Québec y voit une démonstration de sa volonté d'améliorer le processus d'acquisition d'oeuvres. Dans la même veine, l'administration de la collection a été confiée l'automne dernier à la directrice des relations publiques, Anne Roy.
«Ce n'est pas un désaveu du conservateur, a affirmé le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy. Après 20 ans, on pense qu'il est temps de donner un nouvel essor à notre collection.»
Loto-Québec n'est pas la seule société d'État a avoir entretenu des liens avec Pierre-Antoine Tremblay. La Société des alcools a également mis fin à sa relation commerciale avec le marchand d'art après avoir appris qu'il y avait peut-être un problème avec les oeuvres acquises. M. Tremblay était évaluateur et acheteur depuis 1999. Les 50 oeuvres d'art acquises par la SAQ par l'intermédiaire de M. Tremblay sont actuellement évaluées par un spécialiste indépendant.
Malgré un budget voté de 100 000 $ pour l'année en cours, la SAQ n'a acheté aucune oeuvre d'art depuis le printemps dernier.
La collection de Loto-Québec compte pour sa part 2800 oeuvres principalement issues de l'art contemporain. L'achat d'oeuvres d'art n'accapare qu'une maigre part du budget annuel de la société d'État, soit un centième de 1 %, de 3,6 milliards de dollars.
Cette décision n'est pas étrangère à l'enquête policière présentement en cours concernant l'authenticité de 26 oeuvres que Loto-Québec a achetées pour 130 000 $ depuis l'été dernier. Ainsi, Loto-Québec tente de prendre ses distances d'une association avec le marchand d'art Pierre-Antoine Tremblay directement visé par la situation. Loto-Québec a soumis à un expert indépendant l'évaluation des oeuvres concernées.
La situation est d'autant plus délicate pour Loto-Québec que ses dirigeants comparaissent aujourd'hui en commission parlementaire pour présenter et défendre leur plan d'action 2003-2006. Rendu public en novembre dernier, ce plan d'action prévoit notamment freiner la trop grande accessibilité des appareils de loterie vidéo, communément appelés vidéopoker. Loto-Québec projette également d'ouvrir un nouveau casino à Mont-Tremblant destiné aux touristes étrangers au coût de 75 millions.
Pour ce qui est de l'entente de principe entre la société d'État et le Musée d'art contemporain, elle ne devait être annoncée que le premier avril prochain. La question financière n'est d'ailleurs pas encore réglée. Loto-Québec y voit une démonstration de sa volonté d'améliorer le processus d'acquisition d'oeuvres. Dans la même veine, l'administration de la collection a été confiée l'automne dernier à la directrice des relations publiques, Anne Roy.
«Ce n'est pas un désaveu du conservateur, a affirmé le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy. Après 20 ans, on pense qu'il est temps de donner un nouvel essor à notre collection.»
Loto-Québec n'est pas la seule société d'État a avoir entretenu des liens avec Pierre-Antoine Tremblay. La Société des alcools a également mis fin à sa relation commerciale avec le marchand d'art après avoir appris qu'il y avait peut-être un problème avec les oeuvres acquises. M. Tremblay était évaluateur et acheteur depuis 1999. Les 50 oeuvres d'art acquises par la SAQ par l'intermédiaire de M. Tremblay sont actuellement évaluées par un spécialiste indépendant.
Malgré un budget voté de 100 000 $ pour l'année en cours, la SAQ n'a acheté aucune oeuvre d'art depuis le printemps dernier.
La collection de Loto-Québec compte pour sa part 2800 oeuvres principalement issues de l'art contemporain. L'achat d'oeuvres d'art n'accapare qu'une maigre part du budget annuel de la société d'État, soit un centième de 1 %, de 3,6 milliards de dollars.
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