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L'économiste du Mouvement Desjardins, Hélène Bégin, vient de signer une nouvelle étude aux allures de mise en garde, concernant les conséquences de l'onde de choc démographique qui frappera bientôt le Québec. La tendance est lourde et impossible à renverser à court terme. Pourtant, les mesures prises pour atténuer l'impact sont encore très timides.

Voici une donnée qui parle d'elle-même: d'ici 25 ans, le nombre de Québécois âgés de 65 ans et plus aura augmenté d'un million, alors que le nombre des 15 à 64 ans aura diminué de

500 000. Pour qui préfère un horizon moins lointain, les 65 ans et plus, qui étaient 5 % de la population il y a 50 ans, et qui sont 15 % aujourd'hui, formeront plus du quart de la population du Québec dans 15 ans.

On l'a dit cent fois, ce vieillissement rapide, plus rapide en fait que dans le reste du Canada et du monde, s'explique par le baby-boom qui fut, ici, plus impressionnant qu'ailleurs. Cette génération s'approchant à grands pas de l'âge de la retraite, on ne pourrait pas stopper la vague, même en doublant le nombre de nouveaux arrivants et en visant un taux de fécondité proche du taux de remplacement des générations.

Le Québec se dirige donc vers un déclin du nombre de citoyens en âge d'occuper l'un des 700 000 emplois qui se libéreront au cours de la prochaine décennie, et de payer les impôts indispensables pour conserver la même qualité de services publics.

Cette réalité comporte des avantages, comme la baisse du taux de chômage et l'augmentation des salaires dans les métiers où la pénurie sévit. Mais ces avantages ne font pas le poids à côté des inconvénients, dont l'un des plus importants serait que l'on assiste, impuissant, au déclin de notre qualité de vie causée par une activité économique moins dynamique qui, à son tour, aggraverait le bilan démographique en incitant la main-d'oeuvre la plus mobile, dont les nouveaux arrivants, à fuir vers des régions plus prospères.

Devant ces faits, l'étude de Desjardins propose évidemment de poursuivre les programmes destinés à encourager l'immigration et l'augmentation du taux de fécondité. Mais compte tenu des limites objectives de ces deux facteurs, elle suggère surtout de se tourner vers les travailleurs actifs pour les inciter à garder leur emploi même une fois atteint l'âge de la retraite.

Récemment, Québec a été le premier gouvernement au pays à modifier les lois sur les régimes de retraite pour permettre aux salariés de retirer une partie de leur rente tout en travaillant à temps partiel. Encore faut-il que les syndicats et les entreprises s'entendent pour rendre cette loi opérante.

Dans le cas du régime de rentes du Québec, les changements législatifs font en sorte que tout prestataire semi-retraité qui continue de cotiser à la RRQ accumulera désormais des crédits de rentes qui viendront bonifier ses prestations par la suite. Voilà deux bonnes mesures, mais il faut plus.

Il faut envisager l'adoption de programmes plus ambitieux, qui toucheraient tous les facteurs susceptibles d'amortir le choc démographique. En matière de finances publiques, par exemple, le Québec doit accélérer le remboursement de sa dette avant que les baby-boomers n'atteignent l'âge de la retraite.

Pour encourager le travail et retenir la main-d'oeuvre spécialisée, il faut remplacer une partie des impôts qui pénalisent les salariés par des augmentations de tarifs et de taxes à la consommation.

En qui a trait au taux de fécondité, il faut revoir le labyrinthe des politiques familiales — dont on ne connaît même pas l'efficacité — afin d'élever le taux de reproduction au niveau de celui des pays les plus développés, sans pour autant décourager les femmes de poursuivre des objectifs professionnels élevés. Les garderies et les congés parentaux sont importants, mais leur efficacité plafonne déjà. Une mesure aussi simple et peu coûteuse que le crédit à la naissance d'un deuxième, troisième ou quatrième enfant doit être rétablie, tout comme l'introduction d'une aide financière à la rentrée scolaire, par exemple.

En matière d'immigration, il faut cerner avec toujours plus précision les catégories de travailleurs dont le Québec a besoin, renverser les barrières corporatistes qui persistent à l'entrée de la plupart des professions, et financer des stages d'insertion en entreprise pour les nouveaux arrivants.

Évidemment, ce ne sont là que des exemples, mais pour y voir clair, on devrait confier la réflexion à une commission d'étude indépendante dont le mandat serait d'envisager toutes les facettes du problème. Le temps presse, et s'il est une chose que le Québec ne peut pas se permettre, c'est de creuser l'écart qui nous sépare déjà de la plupart des États du continent.
 
 
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    15 août 2008 00 h 39
    surtout s'occuper des jeunes décrocheurs de MTL-Nord et d'ailleurs...
    "Le temps presse, et s'il est une chose que le Québec ne peut pas se permettre, c'est de" laisser toute une génération de jeunes défavorisés s'enfermer dans un discours défaitiste et fataliste alors que toutes les chances sont de leur côté. Il faut convaincre ces jeunes qu'il leur est permis de rêver même si leurs parents ne l'ont pas eue facile, que l'immigration a été une épreuve pour eux et qu'ils ont eu du mal à s'adapter. Ces jeunes ne sont pas comme leurs parents, ils sont nés ici, ils ont grandi ici, ils ont été scolarisés ici, le Québec est leur pays. Et si le Québec ne se préoccupe pas de leur faire une place maintenant, le Québec se retrouvera comme en France avec d'irremédiables ghettos de désespoir!
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  • jacques noel - Inscrit
    15 août 2008 07 h 31
    LE MENSONGE DÉMOGRAPHIQUE
    En 2006, les Québécois ont fait 82,100 enfants. Comme il n'y a eu que 53,800 morts, le ratio est de 153 naissances pour 100 décès. C'est l'un des meilleurs ratios du monde industrialisé.

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra

    La Suède, qui a beaucoup en commun avec le Québec (société homogène, culture unique, pays riche, nordique, pacifique, fou du hockey, social-démocrate, 8 millions d'hab.) a seulement 105 naissances pour 100 décès.

    La Grèce est à 102 et la très catholique Pologne est dans le rouge à 96, sans capoter ni ouvrir ses portes à tous vents. L'Italie et la République Tchèque sont à 95, la Croatie 85, l'Allemagne (4e puissance économique du monde) 83, la Hongrie 71, la Lithuanie 69, la Lettonie 65 et la Bulgarie, recordman absolu du berceau vide, 62 naissances pour 100 décès.
    Le "Québec qui se meurt" est à 153 naissances pour 100 décès. IL EST OÙ LE PROBLÈME DÉMOGRAPHIQUE?
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  • Isabelle Bouchard - Abonnée
    15 août 2008 09 h 56
    La lutte à la pauvreté serait plus efficace et plus éthique que les baisses d'impôts !
    Je suis étonné de constater que l'on propose encore de baisser les impôts et d'augmenter les tarifs et les taxes ce qui contribue à la hausse des inégalités et maintien des personnes dans la pauvreté et l'exclusion sociale. D'autant plus, si je comprends bien il s'agit d'une recommandation provenant du mouvement Desjardins! Ce mouvement ne doit-il pas prôner des valeurs sociales ! Les impôts ont déjà été abaissés de façon importante depuis les sept dernières années. De plus, en abaissant les impôts ont réduit de la sorte notre pouvoir de payer nos services publics et de rembourser la dette si besoin il y a car celle-ci diminue en rapport avec le produit intérieur brut.

    La lutte à la pauvreté et à l'exclusion sociale d'un seul point de vue de la productivité favorise la participation d'un plus grand nombre de personnes à la société une diminution des coûts sociaux et pour les enfants cela veut dire également une meilleure réussite scolaire. Cela est démontré dans plusieurs études mais elles sont moins diffusées que celles des économistes d'institutions financières.
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  • Isabelle Bouchard - Abonnée
    15 août 2008 10 h 37
    La lutte à la pauvreté est préférable aux baisses d'impôts.
    Il est étonnant que l'on propose encore et toujours les baisses d'impôts comme solution miracle à tous les problèmes. Les impôts sont un moyen efficace de redistribution de la richesse collective. En baissant les impôts, on diminue notre pouvoir de maintenir des services publics et aussi de rembourser la dette (si besoin il y a car elle diminue constamment en fonction du PIB). Et qu'une économiste d'une institution comme Desjardins qui devrait être porte étendard de valeurs sociales et pour le moins surprenant !


    Dans un contexte de pénurie de main d'oeuvre, la lutte à la pauvreté et à l'exclusion sociale est une solution incontournable. La pauvreté, en plus d'être inacceptable d'un point de vue éthique, comporte des coûts sociaux et économiques importants. Notons à titre d'exemple, les coûts additionnels en santé et services sociaux, l'exclusion de personnes qui pourraient contribuer à la société et le développement des enfants (santé, décrochage scolaire, etc.) Plusieurs études le démontrent, mais elles sont moins médiatisées que celles des économistes !

    François Malenfant

    Chicoutimi
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    15 août 2008 12 h 12
    Un beau cheval de bataille
    Madame Marois aurait intérêt à lire ce texte de monsieur Sansfaçon et s'en inspirer. Elle pourrait pourfendre l'irresponsabilité des libéraux de Jean Charest qui n'ont pas récupéré le point de la TPS pour réduire la dette et se donner une marge de manoeuvre pour prévenir les coupes d'Ottawa et de bonifier sa politique familiale avec les crédits à la naissance, comme le suggère monsieur Sansfaçon.

    Claude L'Heureux, Québec
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    15 août 2008 13 h 08
    et les jeunes gens de MTL-nord...
    "Le temps presse, et s'il est une chose que le Québec ne peut pas se permettre, c'est de" laisser toute une génération de jeunes défavorisés s'enfermer dans un discours défaitiste et fataliste alors que toutes les chances sont objectivement de leur côté. Il faut convaincre ces jeunes qu'il leur est permis de rêver même si leurs parents ne l'ont pas eue facile, que l'immigration a été une épreuve pour eux et qu'ils ont eu du mal à s'adapter. Ces jeunes ne sont pas comme leurs parents, ils sont nés ici, ils ont grandi ici, ils ont été scolarisés ici, le Québec est leur pays. Et si le Québec ne se préoccupe pas de leur faire une place maintenant, le Québec se retrouvera comme en France avec d'irremédiables ghettos de désespoir!
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  • Les Périodiques Soeurs du Bon Pasteur - Abonné
    15 août 2008 13 h 36
    Un avertissement de plus
    Je trouve l'article très intéressant; que les gouvernants le lisent...
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  • Michel Simard - Abonné
    15 août 2008 14 h 44
    En effet
    La nation et l'État québécois sont particulièrement complaisants. Que doit-on penser de ces bonzes qui, dans un petit État venant au 55e rang sur 60 juridictions quant au revenu moyen per capita et se faisant dépasser par la Saskatchewan, les Newfies et bientôt le Nouveau-Brunswick, se permettent de dire que les médecins venant d'ailleurs ne peuvent soigner un corps de Québécois ? Que penser d'un peuple pour qui la compétence et la qualité sont suspectes, qui préfère répéter les mêmes façons de faire sans réfléchir si cela a du sens ou non. Que penser d'un peuple qui a si peur de prendre ses responsabilités qu'il élit des gouvernements dont l'engagement est de ne rien faire, d'un peuple qui a si peur des autres qu'il isole sa métropole dans un no man's land, d'un peuple dont le rêve prend corps dans des élites qui préfèrent s'enrichir à l'étranger, d'un peuple qui a si peur du changement qu'il nie sa propre existence jusqu'à sa marginalisation. S'ils continuent sur la même lancée économique, politique et sociale, les Québécois sont voués à l'insignifiance en Amérique du Nord et dans le monde développé.
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  • François Beaulé - Abonné
    15 août 2008 17 h 51
    Mieux vaut tard que jamais
    Il y a déjà plusieurs années que j'appréhende les conséquences de la dénatalité. L'indice de fécondité est récemment passé de 1,5 enfant par femme à 1,65, ce qui est bien modeste comme amélioration. Certains journalistes ont alors parlé de «mini baby-boom», ce qui est tout simplement ridicule.

    M. Sansfaçon semble enfin conscient de l'importance du problème. Plus nous attendons pour y réagir, plus il sera difficile de le faire de manière adéquate.

    Je remarque une erreur dans l'évaluation de la cause du problème. Si le vieillissement de la population sera si marqué au Québec, ce n'est aucunement à cause du baby boom de 1945 à 1964 environ. La cause unique est la dénatalité qui sévit depuis le début des années 70, soit depuis plus de 35 ans maintenant. Le baby boom a fourni un grand nombre d'hommes et de femmes susceptibles de se reproduire. S'il n'y avait pas eu de baby boom, le nombre de naissances au cours des 35 dernièrs années aurait été beaucoup plus faible. Le même vieillissement accéléré surviendrait. Il faut comprendre aussi que le problème engendré par un grand nombre de vieillards et un nombre insuffisant de gens actifs dans l'économie ne disparaîtra pas quand le dernier baby boomer aura expiré. Tant que l'indice de natalité sera faible, la population vieillira puis restera vieille.
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  • Renaud Blais - Inscrit
    16 août 2008 10 h 26
    Panique de "Boumer"
    Je déplore lire un tel point de vue dans le Devoir.
    Il s'agit de répétition du type "répétons-le cela deviendra vrai".
    M. Sansfaçon se fait le promoteur du point de vue alarmiste
    EXCLUSIVEMENT dans l'intérêt de riches QUI REFUSENT DE PARTAGER leurs richesses et ne veulent surtout pas remettre en question leur niveau de vie qui, par "le GRAS en trop" fait plus de mort dans notre pays que la sous alimentation...

    Pour moi, le problème démographique APPRÉHENDÉ est un faux problème. Il me suffit de penser, ce que M. Sansfaçon s'interdit à cause des oeilères intéressée qu'il porte.

    1- Les baby boomer ne prennent pas tous leurs retraite, ils continuent à vouloir surconsommer sans se soucier des conséquences sauf sur leur petit confort douillet, DONC ils continueront longtemps de payer leurs impôts.

    2- Cette cohorte est la plus nantie de l'histoire. Ceux-ci continueront à payer des impôts à moins qu'ils continuent à nous escroquer collectivement en pratiquant divers types d'évasion fiscale.

    3- D'un point de vue fiscal, ATTENTION PARVENUS, il faut d'urgence mettre en application la loi pour ÉLIMINER LA PAUVRETÉ, seul priorité admissible temps et aussi longtemps que ce PROBLÈME ne sera pas résolu.

    Un exemple d'action au profit d'une meilleure répartition de la richesses, REMPLACÉ la taxation sur les salaires pour financer la santé, par une réelle taxe sur le CAPITAL.

    Autre mesure fiscale, un gouvernement responsable d'une simple équité sociale devrait instituer un réel impôt PROGRESSISTE, c'est-à-dire: PLUS ON EST RICHE PLUS ON PAIE UNE GRANDE PARTIE DE SA RICHESSE EN IMPÔT.

    Autre exemple, il ne devrait pas être possible pour une entreprise de payer un salaire (dépense avant impôt, pour elle) à un de ses employé au delà d'un certain seuil. Ce seuil devrait être , par exemple, le salaire du premier ministre. Au delà de ce seuil, cela devrait être considérer comme un revenu d'actionnaire et être taxé comme tout le capital.
    Renaud Blais
    Activiste pour une meilleure répartition de la richesse EXISTANTE
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    16 août 2008 11 h 53
    L'immigration n'est pas la solution
    Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays ; voir les pays suivants par exemple :

    PAYS POPULATION PIB/Hab

    Inde 1,1 milliard 3 344$
    Nigeria 131 millions 1 188$
    Pérou 27 millions 5 983$
    Danemark 5,4 millions 34 737$
    Finlande 5,2 millions 31 208$
    Islande 295 mille 35 586$
    Irlande 4.1 millions 40 160$
    Luxembourg 465 mille 69 800$
    Norvège 4,6 millions 42 364$

    Ajoutons la Suède, la Suisse, etc, tous des pays avec relativement peu de population et un niveau de vie supérieur. En 2006, l'État du Québec se situait au 22e rang dans monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant de 30 143 $ US.

    Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population.

    Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants. Aucunement prouvé. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

    La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous serons alors plus productifs. C'est là la clef de notre survie comme peuple francophone.
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  • François Beaulé - Abonné
    17 août 2008 19 h 34
    Et après le vieillissement, le déclin
    J'ajoute ceci à mon texte de vendredi.

    Quand les baby boomers, après avoir veilli, se mettront à mourir, soit dans vingt ans environ, la population ne rajeunira pas si par malheur l'indice de fécondité reste faible.

    Le nouveau phénomène qui apparaîtra alors est le déclin de la population puisque le nombre de morts dépassera de beaucoup le nombre de naissances. La population sera vieille et déclinante. Quel avenir radieux!

    L'Italie et l'Espagne connaîtront un avenir semblable avec plusieurs années de «retard» sur le Québec puisque la dénatalité très sévère qui les touche a commencé plus tard qu'ici. Dans le reste du Canada, l'indice de fécondité est maintenant très faible mais la dénatalité y a débuté bien après nous. Les graves problèmes que le Québec subira servira d'exemple aux autres États et nations. Le mauvais exemple à ne pas suivre...

    Il est tout de même étonnant de constater à quel point les Québécois ont été (et sont encore pour plusieurs) insouciants face à ce problème crucial. Des gens qui ont essayé de tirer la sonnette d'alarme il y a longtemps (comme Jaccques Henripin) ont été taxés de réactionnaires et d'antiféministes. Pourtant si les femmes continuent d'avoir moins de deux enfants en moyenne, la société est menacée de disparition. Ce fait est objectif et rationnel, ce sont ceux qui ont voulu cacher la vérité qui sont dangereusement dogmatiques et idéologiques. Que les féministes le veuillent ou non, la réalité nous rattrapera.
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  • Pierre Zwngli - Inscrit
    18 août 2008 10 h 56
    On l'a dit cent fois... en se trompant
    « On l'a dit cent fois, ce vieillissement rapide, plus rapide en fait que dans le reste du Canada et du monde, s'explique par le baby-boom qui fut, ici, plus impressionnant qu'ailleurs.»

    C'est évidemment FAUX. Le vieillissement n'est pas dû aux nombreuses naissances il y a 50 ans, mais au très peu de naissances *relatives* par la suite. Il aurait suffit d'un même niveau de naissance par adulte né qu'ailleurs pour que la vitesse de vieillissement eût été la même qu'ailleurs.

    On a surtout essayé cent fois d'endormir l'intelligence et la prudence des gens en mettant en place des politiques très coûteuses, injustes (pas d'universalité) et inefficaces pour des raisons idéologiques : je pense en premier lieu aux garderies préférées aux allocations à la naissance universelles, elles, qui coûtaient nettement moins cher et avaient au moins fait aussi bien !

    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/08/gard
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  • marcel vinet - Inscrit
    18 août 2008 19 h 14
    incroyable...
    pas question d encourager la naissance de nouveaux enfants,dans dix ans si on passe de 6.5 milliars de population mondiale a 12 milliards et bien on va disparaitre completement de la planete,la surpopulation actuelle étant la principale cause de la pollution...la population augmente plus vite que la capacité de l intelligence humaine a absorber la pollution qui en résulte, qui va devenir irréversible et nous allons disparaitre,les chinois ont déja compris cela en limitant la progression de leur population,le pape ne l a pas encore compris avec ses deux milliards de fideles....il faut trouver d autres solutions et se serrer la ceinture pour les prochains 25 ans mondialement si on veut survivre comme race humaine....imaginez si on était seulement deux milliards sur la terre actuellement,on y serait au Paradis....la terre et la mer a ses limites,certains scientifiques le croient comme moi et ces limites seraient déja dépassées.....Marcel
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  • Chryst - Abonné
    24 août 2008 10 h 21
    Le Québec plus privilégié qu'on ne croit
    Le printemps prochain devrait être diffusé l'essentiel de nos acquis en base de données couplés à d'autres faisant intervenir la géomatique dont le GPS. Dans cette optique évolutive de l'informatique toute projection devient hasardeuse. Bien sûr tout dépendra de ce que l'on fera avec ces gains technologiques.
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