Avalanches dans les Rocheuses - Les autorités ne restreindront pas la pratique du ski en arrière-pays
10 février 2003
Actualités en société
Vancouver — Les autorités n'envisagent pas de modifier leur approche non interventionniste concernant la pratique du ski en arrière-pays en Colombie-Britannique, malgré des plaidoyers initialement favorables aux restrictions, dans la foulée de deux avalanches mortelles.
«Jusqu'où irions-nous? a demandé Gaby Fortin, directeur général de Parcs Canada pour l'Ouest et le Nord. Nous fournissons la meilleure information que nous puissions trouver sur les risques. Si ce n'est pas suffisant, nous ne pouvons pas dresser de murs ou de barrières autour du parc pour bloquer l'accès à ces régions», a-t-il poursuivi, en comparant cela à essayer de bloquer l'accès à l'océan.
Depuis le mois d'octobre, 16 personnes sont décédées en Colombie-Britannique à la suite d'avalanches survenues en montagne, dont sept adolescents albertains tués le 4 février alors qu'ils faisaient du ski de randonnée en groupe dans le parc national des Glaciers. De plus, trois Américains et quatre Canadiens ont péri le 20 janvier dans un autre secteur de l'arrière-pays, à une trentaine de kilomètres de là.
La tragédie avait d'abord incité Libby Davies, une députée néo-démocrate de Vancouver, à envisager un moratoire temporaire sur le ski dans les secteurs de Parcs Canada considérés comme à risques élevés. Mme Davies a par la suite changé d'idée, se disant satisfaite de ce que Parcs Canada ait entrepris une révision de ses procédures.
«Ce sont des secteurs où l'accès est libre, ce n'est pas comme s'ils pouvaient mettre des employés en poste partout pour surveiller les allées et venues des gens», a-t-elle reconnu.
Suggestion rejetée
C'est pour cette même raison que la suggestion voulant que le gouvernement réglemente davantage la fréquentation de l'arrière-pays a recueilli si peu d'adhésion, malgré le choc causé par la mort de 14 personnes en un peu plus de deux semaines. Le réseau des parcs en Colombie-Britannique couvre 10 millions d'hectares, et il n'est tout simplement pas possible de tout surveiller, expliquait John Block, directeur en titre des parcs pour le ministère de l'Eau, de la Terre et de l'Air de Colombie-Britannique.
Les gens sont informés des risques, lorsqu'ils se rendent dans l'arrière-pays, et ils doivent être prêts à affronter ces risques, a-t-il dit.
Le Solliciteur général de Colombie-Britannique, Rich Coleman, a déclaré la semaine dernière qu'il était hors de question de fermer l'arrière-pays. Ce serait comme fermer les autoroutes pour empêcher les accidents de la circulation, a-t-il soutenu.
Des représentants de Parcs Canada, comme M. Fortin, souhaitent également qu'on garde tout le territoire ouvert aux randonneurs. «Si nous devions fermer l'arrière-pays chaque fois [qu'une alerte d'avalanche est formulée], il serait fermé pendant pratiquement tout l'hiver à la plupart des Canadiens», a-t-il fait valoir.
«Jusqu'où irions-nous? a demandé Gaby Fortin, directeur général de Parcs Canada pour l'Ouest et le Nord. Nous fournissons la meilleure information que nous puissions trouver sur les risques. Si ce n'est pas suffisant, nous ne pouvons pas dresser de murs ou de barrières autour du parc pour bloquer l'accès à ces régions», a-t-il poursuivi, en comparant cela à essayer de bloquer l'accès à l'océan.
Depuis le mois d'octobre, 16 personnes sont décédées en Colombie-Britannique à la suite d'avalanches survenues en montagne, dont sept adolescents albertains tués le 4 février alors qu'ils faisaient du ski de randonnée en groupe dans le parc national des Glaciers. De plus, trois Américains et quatre Canadiens ont péri le 20 janvier dans un autre secteur de l'arrière-pays, à une trentaine de kilomètres de là.
La tragédie avait d'abord incité Libby Davies, une députée néo-démocrate de Vancouver, à envisager un moratoire temporaire sur le ski dans les secteurs de Parcs Canada considérés comme à risques élevés. Mme Davies a par la suite changé d'idée, se disant satisfaite de ce que Parcs Canada ait entrepris une révision de ses procédures.
«Ce sont des secteurs où l'accès est libre, ce n'est pas comme s'ils pouvaient mettre des employés en poste partout pour surveiller les allées et venues des gens», a-t-elle reconnu.
Suggestion rejetée
C'est pour cette même raison que la suggestion voulant que le gouvernement réglemente davantage la fréquentation de l'arrière-pays a recueilli si peu d'adhésion, malgré le choc causé par la mort de 14 personnes en un peu plus de deux semaines. Le réseau des parcs en Colombie-Britannique couvre 10 millions d'hectares, et il n'est tout simplement pas possible de tout surveiller, expliquait John Block, directeur en titre des parcs pour le ministère de l'Eau, de la Terre et de l'Air de Colombie-Britannique.
Les gens sont informés des risques, lorsqu'ils se rendent dans l'arrière-pays, et ils doivent être prêts à affronter ces risques, a-t-il dit.
Le Solliciteur général de Colombie-Britannique, Rich Coleman, a déclaré la semaine dernière qu'il était hors de question de fermer l'arrière-pays. Ce serait comme fermer les autoroutes pour empêcher les accidents de la circulation, a-t-il soutenu.
Des représentants de Parcs Canada, comme M. Fortin, souhaitent également qu'on garde tout le territoire ouvert aux randonneurs. «Si nous devions fermer l'arrière-pays chaque fois [qu'une alerte d'avalanche est formulée], il serait fermé pendant pratiquement tout l'hiver à la plupart des Canadiens», a-t-il fait valoir.
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