Les invasions paysannes
La Tohu amène la campagne à la ville avec la Fête bio
Photos: Jérôme Dubé
Des agriculteurs issus des quatre coins du Québec tenteront ce week-end de conquérir votre assiette et de livrer une chaude lutte aux préjugés associés à tout ce qui est bio et écolo. Leur champ de bataille: le tohu-bohu de la métropole.
Jusqu'à dimanche, l'Union biologique paysanne et la TOHU convient les écolos — et les écosceptiques — de la grande région de Montréal à la cinquième Fête bio paysanne. Au programme, une centaine de kiosques de produits biologiques disposés de part et d'autre de la rue d'Iberville, des ateliers d'initiation à l'herboristerie, des causeries sur les techniques de construction et de rénovation écologiques... et bien plus. Les organisateurs attendent plus 20 000 visiteurs à cette fête qualifiée de plus grand événement biologique et environnemental au Canada.
L'idée maîtresse derrière cette grande messe extérieure — qui a lieu beau temps, mauvais temps — est demeurée la même depuis 2004: «Amener la campagne à la ville pour faire profiter un maximum de citadins de la saveur totale, des couleurs vives et de l'odeur quasi divine des produits maraîchers et des fleurs, fraîchement et amoureusement récoltés en nature.»
Au plus bas coût
Le temps d'une fin de semaine, les Montréalais verront ainsi apparaître dans le paysage urbain un nouveau marché public où seront vendues des denrées locales. Tous les produits et articles transformés — savons, huiles, maquillage — qui seront fièrement étalés sur les tables des quelque 100 exposants, sont jalousement certifiés biologiques. «C'est l'endroit annuel où les gens peuvent faire leur marché d'alimentation biologique au plus bas coût de toute l'année», promet le porte-parole de l'activité et président de l'Association biologique paysanne, Benoît Girouard.
Les visiteurs pourront par ailleurs mettre la main sur une abondance de produits qui se trouvent difficilement à Montréal.
Ateliers et conférences
Plus qu'un marché public, la Fête bio paysanne propose tout le week-end une étonnante programmation d'ateliers et de conférences. Le mot d'ordre adressé par Benoît Girouard aux conférenciers et aux exposants: «Ça doit être terre-à-terre et dans la quotidienneté des gens pour que ça soit applicable et non trop spirituel.»
Il est hors de question pour le président de l'Association biologique paysanne de faire du «massage d'aura et de la détection de chakra». Selon lui, l'écologie et le biologique doivent être des préoccupations de tous les jours.
La tente Habitat, qui sera érigée à l'intersection des rues Jarry et d'Iberville, abritera les conférences du collectif Archibio, un regroupement d'entreprises et de groupes communautaires. Tout au long de ces trois jours de festivités, ils feront la promotion de modes de vie alternatifs et respectueux de l'environnement, tel que l'écohabitation. Les conférences s'adressent principalement aux gens qui souhaitent rénover leur domicile.
Les mélanges de peinture et de teinture écologiques, les isolants, les revêtements de plancher et les produits nettoyants passeront au crible des experts d'Archibio. Un éventail de techniques de rénovation écologique sera aussi montré au public.
Les participants pourront en outre explorer avec Nicole Fafard, de TerraVie, la possibilité d'habiter à l'intérieur d'un écohameau ou d'un écovillage. «C'est tout le mode de vie écolo, de A à Z, qui est représenté», résume Benoît Girouard.
La Fête bio paysanne profite de l'engouement suscité par la mise en marché, ces dernières années, d'une ribambelle de produits naturels, et offre une place de choix dans sa programmation à l'herboristerie. «Ce n'est pas une vague passagère et la lubie d'un petit groupe», croit le porte-parole de la Fête bio paysanne, Benoît Girouard.
L'animation des ateliers d'une durée de 30 à 45 minutes a été confiée à Natacha Imbeault de l'Institut de recherche et d'éducation en herboristerie et en santé naturelle, l'Herbothèque. «Il y a énormément de choses que nous pouvons faire avec des plantes et souvent avec moins d'effets secondaires [que les médicaments]», insiste l'herboriste et thérapeute en santé naturelle, qui participe à la Fête bio paysanne depuis 2004.
Elle expliquera notamment le procédé de fabrication d'un onguent et d'un baume à lèvres et les étapes à suivre pour transformer les affreux pissenlits et plantains qui squattent notre pelouse en produits de santé naturelle. Natacha Imbeault décrit sa clientèle comme étant essentiellement constituée de néophytes qui souhaitent «être outillés pour prendre soin d'eux et de leurs proches».
Des membres de la Guilde des herboristes seront d'ailleurs présents pour répondre aux questions des curieux. «La Fête bio paysanne est vraiment un événement incontournable. On veut être là», conclut Natacha Imbeault.
Une jeune clientèle
Benoît Girouard souhaite attirer un plus grand nombre de jeunes familles. «On s'intéresse à monsieur et madame Tout-le-Monde. [Mais] on a voulu rendre cet événement hyper accessible pour les jeunes familles. On espère en attirer beaucoup.» Les parents de jeunes enfants peuvent être rassurés: les allées entre les rangées de kiosques seront suffisamment larges pour permettre la circulation des poussettes.
- La TOHU, 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville), Montréal, www.tohu.ca.
Jusqu'à dimanche, l'Union biologique paysanne et la TOHU convient les écolos — et les écosceptiques — de la grande région de Montréal à la cinquième Fête bio paysanne. Au programme, une centaine de kiosques de produits biologiques disposés de part et d'autre de la rue d'Iberville, des ateliers d'initiation à l'herboristerie, des causeries sur les techniques de construction et de rénovation écologiques... et bien plus. Les organisateurs attendent plus 20 000 visiteurs à cette fête qualifiée de plus grand événement biologique et environnemental au Canada.
L'idée maîtresse derrière cette grande messe extérieure — qui a lieu beau temps, mauvais temps — est demeurée la même depuis 2004: «Amener la campagne à la ville pour faire profiter un maximum de citadins de la saveur totale, des couleurs vives et de l'odeur quasi divine des produits maraîchers et des fleurs, fraîchement et amoureusement récoltés en nature.»
Au plus bas coût
Le temps d'une fin de semaine, les Montréalais verront ainsi apparaître dans le paysage urbain un nouveau marché public où seront vendues des denrées locales. Tous les produits et articles transformés — savons, huiles, maquillage — qui seront fièrement étalés sur les tables des quelque 100 exposants, sont jalousement certifiés biologiques. «C'est l'endroit annuel où les gens peuvent faire leur marché d'alimentation biologique au plus bas coût de toute l'année», promet le porte-parole de l'activité et président de l'Association biologique paysanne, Benoît Girouard.
Les visiteurs pourront par ailleurs mettre la main sur une abondance de produits qui se trouvent difficilement à Montréal.
Ateliers et conférences
Plus qu'un marché public, la Fête bio paysanne propose tout le week-end une étonnante programmation d'ateliers et de conférences. Le mot d'ordre adressé par Benoît Girouard aux conférenciers et aux exposants: «Ça doit être terre-à-terre et dans la quotidienneté des gens pour que ça soit applicable et non trop spirituel.»
Il est hors de question pour le président de l'Association biologique paysanne de faire du «massage d'aura et de la détection de chakra». Selon lui, l'écologie et le biologique doivent être des préoccupations de tous les jours.
La tente Habitat, qui sera érigée à l'intersection des rues Jarry et d'Iberville, abritera les conférences du collectif Archibio, un regroupement d'entreprises et de groupes communautaires. Tout au long de ces trois jours de festivités, ils feront la promotion de modes de vie alternatifs et respectueux de l'environnement, tel que l'écohabitation. Les conférences s'adressent principalement aux gens qui souhaitent rénover leur domicile.
Les mélanges de peinture et de teinture écologiques, les isolants, les revêtements de plancher et les produits nettoyants passeront au crible des experts d'Archibio. Un éventail de techniques de rénovation écologique sera aussi montré au public.
Les participants pourront en outre explorer avec Nicole Fafard, de TerraVie, la possibilité d'habiter à l'intérieur d'un écohameau ou d'un écovillage. «C'est tout le mode de vie écolo, de A à Z, qui est représenté», résume Benoît Girouard.
La Fête bio paysanne profite de l'engouement suscité par la mise en marché, ces dernières années, d'une ribambelle de produits naturels, et offre une place de choix dans sa programmation à l'herboristerie. «Ce n'est pas une vague passagère et la lubie d'un petit groupe», croit le porte-parole de la Fête bio paysanne, Benoît Girouard.
L'animation des ateliers d'une durée de 30 à 45 minutes a été confiée à Natacha Imbeault de l'Institut de recherche et d'éducation en herboristerie et en santé naturelle, l'Herbothèque. «Il y a énormément de choses que nous pouvons faire avec des plantes et souvent avec moins d'effets secondaires [que les médicaments]», insiste l'herboriste et thérapeute en santé naturelle, qui participe à la Fête bio paysanne depuis 2004.
Elle expliquera notamment le procédé de fabrication d'un onguent et d'un baume à lèvres et les étapes à suivre pour transformer les affreux pissenlits et plantains qui squattent notre pelouse en produits de santé naturelle. Natacha Imbeault décrit sa clientèle comme étant essentiellement constituée de néophytes qui souhaitent «être outillés pour prendre soin d'eux et de leurs proches».
Des membres de la Guilde des herboristes seront d'ailleurs présents pour répondre aux questions des curieux. «La Fête bio paysanne est vraiment un événement incontournable. On veut être là», conclut Natacha Imbeault.
Une jeune clientèle
Benoît Girouard souhaite attirer un plus grand nombre de jeunes familles. «On s'intéresse à monsieur et madame Tout-le-Monde. [Mais] on a voulu rendre cet événement hyper accessible pour les jeunes familles. On espère en attirer beaucoup.» Les parents de jeunes enfants peuvent être rassurés: les allées entre les rangées de kiosques seront suffisamment larges pour permettre la circulation des poussettes.
- La TOHU, 2345, rue Jarry Est (angle d'Iberville), Montréal, www.tohu.ca.
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