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Trou dans le fuselage d'un Boeing - Une bouteille d'oxygène pourrait être à l'origine de l'explosion

28 juillet 2008  Actualités en société
Manille — L'explosion qui a troué en vol le fuselage d'un Boeing 747-400 de la compagnie australienne Qantas, contraignant les pilotes à se poser d'urgence à Manille vendredi, pourrait avoir été provoquée par une bouteille d'oxygène de secours.

C'est une des hypothèses examinées hier par les enquêteurs de l'Aviation civile australienne, qui a annoncé avoir ordonné à Qantas de vérifier ses bouteilles à bord de chacun de ses 30 Boeing 747. Situées dans la soute et ayant une taille équivalant à celle des bouteilles utilisées par les plongeurs, elles sont destinées à fournir de l'oxygène en cas d'urgence, et notamment à alimenter le poste de pilotage.

Selon Neville Blyth, un des responsables du Bureau australien de sécurité dans les transports, il est encore trop tôt pour déterminer s'il s'agit effectivement de la cause de l'explosion, qui a ouvert un orifice de trois mètres de diamètre sur le côté droit du fuselage, près de l'aile, sur la partie avant du quadriréacteur gros porteur. Il n'y a pas eu de blessés parmi les 346 passagers et 19 membres d'équipage.

«Il manque une bouteille au voisinage» de l'orifice, a expliqué M. Blyth au cours d'une conférence de presse tenue à Manille. Peter Gibson, porte-parole de l'Aviation civile australienne, a expliqué que des bouteilles d'oxygène étaient localisées près de l'endroit où s'est formé le trou. L'inspection de la flotte de Boeing 747 de Qantas devrait prendre plusieurs jours, a-t-il dit.

L'enquête se poursuit et toutes les pistes sont explorées, mais celle du terrorisme n'est pas privilégiée. «À ce stade, il n'y a aucune preuve que l'incident soit lié à la sécurité», a déclaré Neville Blyth. Les analyses n'ont pas révélé de traces d'explosifs et les chiens policiers qui ont inspecté l'appareil, en particulier la soute et les bagages, n'ont rien trouvé. Une heure après le décollage de l'avion, qui avait fait escale à Singapour sur le trajet Londres-Melbourne, une forte explosion avait secoué l'appareil volant alors à 8800 mètres d'altitude. Les masques à oxygène, ont témoigné les passagers, se sont déployés automatiquement, en raison de la dépressurisation brutale de la cabine. Conformément à la procédure, les pilotes ont immédiatement entamé une descente d'urgence et ont posé sans encombre l'appareil à Manille.
 
 
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