Négociations dans les hôtels - 800 syndiqués occupent le hall du Reine-Élisabeth
Plusieurs centaines de travailleurs de l'hôtellerie à Montréal ont débrayé hier matin et occupé le hall principal de l'hôtel Reine-Élisabeth.
Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, a averti que d'autres coups d'éclat du genre pourraient être déclenchés.
Il a estimé à plus de 800 le nombre de syndiqués qui ont occupé le Reine-Élisabeth pendant plus d'une heure. «Les syndicats sont bien organisés et ils l'ont démontré de manière spectaculaire ce matin dans l'ordre et la discipline. Nous n'attendrons pas l'hiver pour avoir des règlements», a-t-il affirmé.
M. Lortie a soutenu que les négociations avançaient à pas de tortue. Les syndicats doivent s'entendre sur un nouveau plan stratégique demain (dimanche).
Deux autres hôtels se sont donné jeudi une banque de 72 heures de grève, portant à 14 le nombre de syndicats autonomes de la CSN suivant le mouvement entrepris il y a deux semaines.
Depuis jeudi, également, le syndicat de l'hôtel Hyatt Regency n'est plus le seul à détenir un mandat de grève générale illimitée. Au Holiday Inn Longueuil, à la suite d'une grève de quelques heures déclenchée jeudi matin par les 70 salariés, la direction de l'hôtel a décrété un lock-out. Les membres du syndicat ont été immédiatement convoqués et ont voté pour le déclenchement de la grève générale illimitée.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a déploré la lenteur des négociations et l'intransigeance des directions hôtelières.
«Je crois que les gestes qui ont été posés sont tout à fait éclatants. J'invite les membres des directions à se comporter en adultes. Il y a une seule solution pour éviter que ça dégénère en conflit plus important, et c'est de se déployer aux tables de négociation. C'est ce que l'on souhaite», a-t-elle déclaré.
Mme Carbonneau a aussi réitéré l'appui inconditionnel des 300 000 membres de la CSN aux travailleurs de l'hôtellerie. «L'hôtellerie est un fleuron important de l'économie montréalaise et québécoise. La réputation des hôtels repose presque entièrement sur le professionnalisme des employés. Il est légitime qu'ils réclament leur part de la richesse», a-t-elle soutenu.
Les travailleurs réclament notamment la réduction de la charge de travail des préposés aux chambres, un contrat de travail de trois ans assorti d'augmentations de salaire, des mesures de conciliation famille-travail et l'élimination des recours croissants au personnel d'agences.
Le président de la Fédération du commerce de la CSN, Jean Lortie, a averti que d'autres coups d'éclat du genre pourraient être déclenchés.
Il a estimé à plus de 800 le nombre de syndiqués qui ont occupé le Reine-Élisabeth pendant plus d'une heure. «Les syndicats sont bien organisés et ils l'ont démontré de manière spectaculaire ce matin dans l'ordre et la discipline. Nous n'attendrons pas l'hiver pour avoir des règlements», a-t-il affirmé.
M. Lortie a soutenu que les négociations avançaient à pas de tortue. Les syndicats doivent s'entendre sur un nouveau plan stratégique demain (dimanche).
Deux autres hôtels se sont donné jeudi une banque de 72 heures de grève, portant à 14 le nombre de syndicats autonomes de la CSN suivant le mouvement entrepris il y a deux semaines.
Depuis jeudi, également, le syndicat de l'hôtel Hyatt Regency n'est plus le seul à détenir un mandat de grève générale illimitée. Au Holiday Inn Longueuil, à la suite d'une grève de quelques heures déclenchée jeudi matin par les 70 salariés, la direction de l'hôtel a décrété un lock-out. Les membres du syndicat ont été immédiatement convoqués et ont voté pour le déclenchement de la grève générale illimitée.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a déploré la lenteur des négociations et l'intransigeance des directions hôtelières.
«Je crois que les gestes qui ont été posés sont tout à fait éclatants. J'invite les membres des directions à se comporter en adultes. Il y a une seule solution pour éviter que ça dégénère en conflit plus important, et c'est de se déployer aux tables de négociation. C'est ce que l'on souhaite», a-t-elle déclaré.
Mme Carbonneau a aussi réitéré l'appui inconditionnel des 300 000 membres de la CSN aux travailleurs de l'hôtellerie. «L'hôtellerie est un fleuron important de l'économie montréalaise et québécoise. La réputation des hôtels repose presque entièrement sur le professionnalisme des employés. Il est légitime qu'ils réclament leur part de la richesse», a-t-elle soutenu.
Les travailleurs réclament notamment la réduction de la charge de travail des préposés aux chambres, un contrat de travail de trois ans assorti d'augmentations de salaire, des mesures de conciliation famille-travail et l'élimination des recours croissants au personnel d'agences.
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