Étiquetage des aliments - Ottawa oublie les OGM, dit Greenpeace
Mettre de la clarté dans les règles d'étiquetage des produits alimentaires au pays, c'est bien. Mais les devoirs de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) ne sont que partiellement faits, déplorent les activistes de Greenpeace, puisque la question des organismes génétiquement modifiés (OGM) n'est aucunement abordée par ce début de réforme de la réglementation.
La chose était prévisible, a commenté hier Éric Darier, responsable de la campagne OGM pour le groupe d'environnementalistes en réaction au texte publié hier dans nos pages: «Le gouvernement semble vouloir faire des efforts pour améliorer l'information fournie aux consommateurs en matière d'alimentation. Mais encore une fois, en mettant l'accent sur les saveurs, les textures et la quantité des ingrédients, il met sous le tapis une question cruciale: celle de la présence des OGM. Et ce, même si les sondages d'opinion révèlent que 95 % de la population aimerait bien voir cette donnée apparaître sur les emballages.»
Et pour cause. Car face aux pressions de l'opinion publique, Ottawa a depuis belle lurette choisi sa stratégie: l'étiquetage volontaire des OGM. Exit donc la réglementation fédérale à ce sujet, la balle est désormais dans le camp de l'industrie et de l'Office des normes générales du Canada, qui devrait d'ailleurs dans les prochaines semaines rendre public dans son rapport le fruit de ses trois longues années de consultation sur le sujet. Avec en trame de fond la possibilité pour les transformateurs qui le souhaitent d'apposer un très rassurant «sans OGM» sur un produit pouvant en contenir quand même 5 % ou moins — la norme européenne à ce sujet est actuellement de 1 % et devrait bientôt être abaissée à 0,9 %. Mais le produit ne pourra pas s'afficher comme «crémeux» s'il ne contient pas de crème!
La chose était prévisible, a commenté hier Éric Darier, responsable de la campagne OGM pour le groupe d'environnementalistes en réaction au texte publié hier dans nos pages: «Le gouvernement semble vouloir faire des efforts pour améliorer l'information fournie aux consommateurs en matière d'alimentation. Mais encore une fois, en mettant l'accent sur les saveurs, les textures et la quantité des ingrédients, il met sous le tapis une question cruciale: celle de la présence des OGM. Et ce, même si les sondages d'opinion révèlent que 95 % de la population aimerait bien voir cette donnée apparaître sur les emballages.»
Et pour cause. Car face aux pressions de l'opinion publique, Ottawa a depuis belle lurette choisi sa stratégie: l'étiquetage volontaire des OGM. Exit donc la réglementation fédérale à ce sujet, la balle est désormais dans le camp de l'industrie et de l'Office des normes générales du Canada, qui devrait d'ailleurs dans les prochaines semaines rendre public dans son rapport le fruit de ses trois longues années de consultation sur le sujet. Avec en trame de fond la possibilité pour les transformateurs qui le souhaitent d'apposer un très rassurant «sans OGM» sur un produit pouvant en contenir quand même 5 % ou moins — la norme européenne à ce sujet est actuellement de 1 % et devrait bientôt être abaissée à 0,9 %. Mais le produit ne pourra pas s'afficher comme «crémeux» s'il ne contient pas de crème!
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