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Citoyen du monde?

En prenant l'avion pour Montréal, j'ai croisé un groupe d'étudiants québécois. Leur bonne humeur communicative contribuait heureusement à adoucir ces véritables moments de torture que sont devenus les voyages en avion. La bande de joyeux lurons revenait d'une petite virée de fin d'année scolaire en France. Il faut dire que ces étudiants appartenaient à l'une de ces écoles dites «internationales» qui sont devenues la coqueluche du système d'éducation public québécois depuis quelques années.
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  • Robert
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 08h26
    Merci!
    J'espère seulement que nos ''élites'' auront le courage de vous lire et ainsi mesurer leur manque de vision. Je suis né ici et il m'est impossible de m'identifier à ces festivités ridicules d'où sont absentes ma culture et mes racines.
    Merci de souligner leur sottise.

  • Lucie Desrochers
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 09h00
    Le malaise
    M. Rioux,

    Vous avez mis des mots sur le malaise que je ressens à l'occasion de la célébration du 400e anniversaire de Québec. Votre remarque sur l'exposition "Le Louvre à Québec" est particulièrement pertinente. Bien que l'exposition soit remarquable, plusieurs personnes à Québec auraient préféré justement recevoir des oeuvres qui ont un lien avec l'époque de la fondation de Québec.

    Lucie Desrochers

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 14h19
    La fichue culture internationale !
    Félicitations pour votre chronique d'aujourd'hui, M. Rioux. Vous avez su mettre le doigt sur un point qui est presque un tabou pour bien des gens, sur un sujet qu'on ose à peine aborder.

    Nous sommes très fiers au Québec - et non sans raison - du succès international de certains de nos artistes (Céline Dion, le Cirque du Soleil et autres). Cependant, je trouve avec les années que ce qu'ils présentent est souvent répétitif, sans âme et donc aseptisé. Et je ne suis pas le seul à penser ainsi !

    De plus, j'ai souvent l'impression que pour bien des créateurs, interprètes et autres, si on veut « faire international », il faut présenter des choses qui plairont avant tout aux Américains. Ensuite, les portes de nombreux autres pays s'ouvriront et le fric suivra.

    Plus que jamais, avec la mondialisation, la culture est devenue essentiellement une question d'argent. Et bien des produits culturels offerts au public sont vite consommés et vite oubliés !

  • Réal Ouellet
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 18h54
    La tour eiffel
    Le feu d'artifice du 14 juillet à la tour eiffel honorera le 400e avec des couleurs bleues et la fleur de lys. Eux n'ont pas peur du bleu! Sauf que la trame musicale de ce feu d'artifice est composée par deux québécois et porte le titre de "can't stop fiddling"
    J'imagine que ce titre anglais reflète le caractère internationale de l'événement. Peut-être; mais pour moi, c'est une insulte aux québécois et révèle un comportement de colonisé.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 11 juillet 2008 22h33
    Superbe !
    Quel bonheur de lire quelqu'un qui pense comme nous ! L'école International, monsieur Rioux, je la souhaitais pour toute la Commission scolaire des Découvreur (j'étais membre du comité de parent du côté des EHDAA...) au lieu d'en faire une enclave pour un petit groupe au détriment des autres clientèles. Mais vous avez raison sur le fond car la vrai raison de son implantation s'était d'arracher la clientèle (bernée) du privée.

    Pour ce qui est du 400e, ses grands spectacles (chow) et la cerise sur le sunday Passagers/Passengers qui me faisait sauter les plombs chaque fois où j'allais y faire pipi pour voir la gentille agent de bord nous aborder dans les deux langues alors que les commissaires aux langues officiels ne cessent de décrier la mauvais fois des compagnies aériennes face au français ! Et que dire de la couverture de Radio-Can, fière partenaire des fêtes, avec son 400 fois n'importe-quoi et ses animateurs qui vont faire un petit tour de 400e pour dire n'importe quoi, même pas foutu de rappeler le seul événement historique, non pas le moulin, mais monseigneur de Laval de Serge Bouchard qui se termine ce soir, non il en ont pour le festival et se préparent, déjà, pour les jeux de Pékin ! Et avez-vous entendu la chanson-thème qui ne raconte pas d'histoire et qui ne nomme pas Québec ?

    Le Devoir a un devoir de ne cesser de décrier cette farce... historique !

    Claude L'Heureux, Québec

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