Selon un chercheur canadien - Le programme spatial doit continuer malgré les risques
3 février 2003
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Les sept astronautes de la mission Columbia, photographiés lors d’une conférence de presse à bord de la navette: David Brown, Ilan Ramon, le commandant Rick Husband, Kalpana Chawla, William McCool, Michael Anderson et Laurel Clark.
Le Dr Reg Gorczynski a vu trois ans d'efforts disparaître en fumée en regardant la navette spatiale Columbia se désintégrer en rentrant dans l'atmosphère, samedi, mais son travail de recherche en ostéoporose ne faisait pas le poids face aux sept astronautes qui venaient de mourir.
«J'ai été atterré, pas comme scientifique, mais comme être humain, a ajouté hier l'immunologiste de l'Hôpital général de Toronto. L'expérience conduite dans l'espace était d'une importance secondaire.»
Toutefois, malgré la perte de Columbia et de son équipage, malgré ses trois années de recherche scientifique perdues et celles de nombreux autres chercheurs, M. Gorczynski ne remet pas en question l'exploration spatiale. Selon lui, les expériences scientifiques dans l'espace vont reprendre bientôt et les Terriens vont continuer de profiter des connaissances acquises.
«Autant les scientifiques que les médecins et les astronautes reconnaissent que leur vie ne compte pas pour beaucoup dans le grand tableau de l'inconnu. Par exemple, nombre de médecins sont morts d'avoir contracté le sida lorsque cette maladie est apparue. Alors je ne crois pas qu'on puisse arrêter un projet d'exploration aussi vaste.»
La recherche du Dr Gorczynski, qui portait sur l'effet sur les os du manque de sommeil, pourra être reprise lors d'une expérience ultérieure. Chose certaine, a-t-il ajouté, les sept astronautes décédés ne pourront jamais être remplacés.
Astronautes canadiens
Aucun des six astronautes canadiens n'était disponible hier pour une interview. Selon l'Agence spatiale canadienne (ASC), tous étaient employés à réconforter les familles des disparus ou étaient affectés à des travaux pour la NASA.
Deux d'entre eux, les astronautes Steve MacLean et Dave Williams, devaient en principe participer à des missions spatiales cette année. Mais avec la destruction de Columbia, tous les vols de navettes spatiales sont pour le moment suspendus.
Des discussions ont toutefois déjà été entreprises sur la poursuite de la collaboration canadienne au projet de Station spatiale internationale, a indiqué Benoît Marcotte, directeur pour l'agence de la contribution canadienne au projet. Trois astronautes, deux Américains et un Russe, sont actuellement à bord de la station. «Nous examinons divers scénarios, a-t-il dit hier. Nous n'avons encore rien décidé relativement au rapatriement des trois astronautes.»
Pour sa part, le premier astronaute canadien, Marc Garneau, a déclaré que les astronautes ne sont pas sans savoir à quels risques ils s'exposent pour faire leur métier. «Vous espérez que vous ne vivrez jamais une telle catastrophe, mais vous savez que cela peut survenir», avait dit le directeur de l'ASC samedi, en conférence de presse.
«Mais le fait d'envoyer un véhicule de cette taille dans l'espace, d'y effectuer une mission scientifique et de le ramener sur Terre intact représente un immense défi ainsi que de grands risques», avait-il ajouté.
«J'ai été atterré, pas comme scientifique, mais comme être humain, a ajouté hier l'immunologiste de l'Hôpital général de Toronto. L'expérience conduite dans l'espace était d'une importance secondaire.»
Toutefois, malgré la perte de Columbia et de son équipage, malgré ses trois années de recherche scientifique perdues et celles de nombreux autres chercheurs, M. Gorczynski ne remet pas en question l'exploration spatiale. Selon lui, les expériences scientifiques dans l'espace vont reprendre bientôt et les Terriens vont continuer de profiter des connaissances acquises.
«Autant les scientifiques que les médecins et les astronautes reconnaissent que leur vie ne compte pas pour beaucoup dans le grand tableau de l'inconnu. Par exemple, nombre de médecins sont morts d'avoir contracté le sida lorsque cette maladie est apparue. Alors je ne crois pas qu'on puisse arrêter un projet d'exploration aussi vaste.»
La recherche du Dr Gorczynski, qui portait sur l'effet sur les os du manque de sommeil, pourra être reprise lors d'une expérience ultérieure. Chose certaine, a-t-il ajouté, les sept astronautes décédés ne pourront jamais être remplacés.
Astronautes canadiens
Aucun des six astronautes canadiens n'était disponible hier pour une interview. Selon l'Agence spatiale canadienne (ASC), tous étaient employés à réconforter les familles des disparus ou étaient affectés à des travaux pour la NASA.
Deux d'entre eux, les astronautes Steve MacLean et Dave Williams, devaient en principe participer à des missions spatiales cette année. Mais avec la destruction de Columbia, tous les vols de navettes spatiales sont pour le moment suspendus.
Des discussions ont toutefois déjà été entreprises sur la poursuite de la collaboration canadienne au projet de Station spatiale internationale, a indiqué Benoît Marcotte, directeur pour l'agence de la contribution canadienne au projet. Trois astronautes, deux Américains et un Russe, sont actuellement à bord de la station. «Nous examinons divers scénarios, a-t-il dit hier. Nous n'avons encore rien décidé relativement au rapatriement des trois astronautes.»
Pour sa part, le premier astronaute canadien, Marc Garneau, a déclaré que les astronautes ne sont pas sans savoir à quels risques ils s'exposent pour faire leur métier. «Vous espérez que vous ne vivrez jamais une telle catastrophe, mais vous savez que cela peut survenir», avait dit le directeur de l'ASC samedi, en conférence de presse.
«Mais le fait d'envoyer un véhicule de cette taille dans l'espace, d'y effectuer une mission scientifique et de le ramener sur Terre intact représente un immense défi ainsi que de grands risques», avait-il ajouté.
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