Sept jeunes skieurs emportés par une avalanche en Colombie-Britannique - Parcs Canada reverra le système d'évaluation des risques d'avalanches
3 février 2003
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Une équipe de conseillers en matière de deuil a commencé, tôt hier, à rencontrer les élèves touchés par le drame qui a coûté la vie à sept étudiants de l’école privée Strathcona-Tweedsmuir, près de Calgary, en Alberta.
Revelstoke, C.-B. — Le Service canadien des parcs a annoncé qu'il réévaluerait les risques d'avalanches dans les secteurs hors-pistes après la mort de sept jeunes skieurs lors d'une avalanche durant le week-end.
Six garçons et une fille d'une école de Calgary qui participaient samedi à une excursion de ski ont été emportés par une avalanche sur les flancs du mont Cheops, à environ cinq kilomètres à l'ouest du sommet de Rogers Pass, en Colombie-Britannique.
Bien que le secteur relève de la compétence de Parcs Canada, le ministère «ne se préoccupe pas du contrôle des avalanches dans les secteurs hors-pistes du parc», a déclaré hier un porte-parole, David Skjonsberg. Ce dernier a toutefois précisé que les skieurs pouvaient avoir accès à une évaluation du risque d'avalanche avant d'entrer sur le territoire.
«Nous allons revoir le système et nous allons attendre les résultats de l'enquête», a-t-il ajouté.
M. Skjonsberg, un responsable du contrôle des avalanches, a déclaré que sa section faisait de son mieux «pour offrir le meilleur niveau d'information possible».
«Nous estimons toutefois que c'est aux utilisateurs de prendre leurs propres décisions quant aux destinations, aux arrangements de voyage et au genre d'équipement utilisé», a expliqué M. Skjonsberg.
Ce dernier s'est montré évasif quant à savoir si le groupe de 14 étudiants sous la direction de trois adultes aurait dû se trouver à cet endroit au moment de l'avalanche.
«C'est difficile de répondre à cette question, a-t-il dit. Nous donnons l'information et nous nous attendons à ce que l'utilisateur prenne les décisions, incluant celle de prendre le risque. Il y a toujours un risque quand vous êtes dans la montagne. Le risque d'avalanche n'est jamais de zéro.»
L'avalanche qui a emporté les sept victimes samedi a déboulé sur un front de 500 mètres avec assez d'énergie pour démolir un édifice ou dix âcres de forêt, a indiqué un représentant de Parcs Canada.
Enquête
Par ailleurs, un comité d'experts indépendants se penchera sur la tragédie survenue samedi. Marilyn McCaig, qui préside le conseil des gouverneurs de l'école privée Strathcona-Tweedsmuir que fréquentaient les victimes, a annoncé la tenue de l'enquête aux journalistes, hier. Refoulant à grand-peine ses larmes, elle a expliqué que le conseil avait décidé, à la suite d'une réunion convoquée hier matin, de mener une enquête exhaustive en collaboration avec des experts indépendants, pour déterminer les circonstances de l'accident et faire des recommandations.
Les six garçons et une fille, tous en dixième année, dirigés par deux enseignants et un bénévole, vivaient dans la région de Calgary.
La région du mont Cheops, dans le Parc national des glaciers, où l'avalanche s'est produite, a été fermée pour la durée de l'enquête que mènent Parcs Canada et la Gendarmerie royale du Canada.
Les adolescents en étaient au deuxième jour d'une sortie éducative en plein air de quatre jours qui s'inscrivait dans un cours d'un an sur le leadership en montagne. Tous les étudiants avaient commencé à s'entraîner pour le voyage au début de décembre. L'école met l'accent sur l'enseignement du plein air et ses étudiants ont effectué le même voyage chaque année, depuis 15 ans, sans incident. Les dirigeants du programme jouissent d'une formation poussée dans les habiletés nécessaires pour pratiquer le plein air de manière sûre.
Six garçons et une fille d'une école de Calgary qui participaient samedi à une excursion de ski ont été emportés par une avalanche sur les flancs du mont Cheops, à environ cinq kilomètres à l'ouest du sommet de Rogers Pass, en Colombie-Britannique.
Bien que le secteur relève de la compétence de Parcs Canada, le ministère «ne se préoccupe pas du contrôle des avalanches dans les secteurs hors-pistes du parc», a déclaré hier un porte-parole, David Skjonsberg. Ce dernier a toutefois précisé que les skieurs pouvaient avoir accès à une évaluation du risque d'avalanche avant d'entrer sur le territoire.
«Nous allons revoir le système et nous allons attendre les résultats de l'enquête», a-t-il ajouté.
M. Skjonsberg, un responsable du contrôle des avalanches, a déclaré que sa section faisait de son mieux «pour offrir le meilleur niveau d'information possible».
«Nous estimons toutefois que c'est aux utilisateurs de prendre leurs propres décisions quant aux destinations, aux arrangements de voyage et au genre d'équipement utilisé», a expliqué M. Skjonsberg.
Ce dernier s'est montré évasif quant à savoir si le groupe de 14 étudiants sous la direction de trois adultes aurait dû se trouver à cet endroit au moment de l'avalanche.
«C'est difficile de répondre à cette question, a-t-il dit. Nous donnons l'information et nous nous attendons à ce que l'utilisateur prenne les décisions, incluant celle de prendre le risque. Il y a toujours un risque quand vous êtes dans la montagne. Le risque d'avalanche n'est jamais de zéro.»
L'avalanche qui a emporté les sept victimes samedi a déboulé sur un front de 500 mètres avec assez d'énergie pour démolir un édifice ou dix âcres de forêt, a indiqué un représentant de Parcs Canada.
Enquête
Par ailleurs, un comité d'experts indépendants se penchera sur la tragédie survenue samedi. Marilyn McCaig, qui préside le conseil des gouverneurs de l'école privée Strathcona-Tweedsmuir que fréquentaient les victimes, a annoncé la tenue de l'enquête aux journalistes, hier. Refoulant à grand-peine ses larmes, elle a expliqué que le conseil avait décidé, à la suite d'une réunion convoquée hier matin, de mener une enquête exhaustive en collaboration avec des experts indépendants, pour déterminer les circonstances de l'accident et faire des recommandations.
Les six garçons et une fille, tous en dixième année, dirigés par deux enseignants et un bénévole, vivaient dans la région de Calgary.
La région du mont Cheops, dans le Parc national des glaciers, où l'avalanche s'est produite, a été fermée pour la durée de l'enquête que mènent Parcs Canada et la Gendarmerie royale du Canada.
Les adolescents en étaient au deuxième jour d'une sortie éducative en plein air de quatre jours qui s'inscrivait dans un cours d'un an sur le leadership en montagne. Tous les étudiants avaient commencé à s'entraîner pour le voyage au début de décembre. L'école met l'accent sur l'enseignement du plein air et ses étudiants ont effectué le même voyage chaque année, depuis 15 ans, sans incident. Les dirigeants du programme jouissent d'une formation poussée dans les habiletés nécessaires pour pratiquer le plein air de manière sûre.
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