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Course à l'auto électrique chez les élus québécois

Photo : Agence France-Presse
Québec — Avec l'explosion du prix de l'essence, tous les partis à Québec se creusent la tête pour offrir rapidement une vision d'avenir d'une auto électrique québécoise, a appris hier Le Devoir.

D'abord, le gouvernement Charest met les bouchées doubles pour faire une annonce en début de semaine prochaine sur une série de projets-pilotes d'autos électriques attendus depuis longtemps et rendus d'autant plus attrayants au moment où le litre d'essence dépasse 1,50 $. Les véhicules à basse vitesse, comme la Zenn (Zero emission no noise), assemblée à Saint-Jérôme et dont le prix est d'environ 15 000 $, et le Nemo, petit camion assemblé à Sainte-Thérèse, seront autorisés à rouler dans certaines municipalités partenaires, dont celle de Blainville. La ministre des Transports, Julie Boulet, appliquera donc, plusieurs mois après leur adoption en décembre dernier, les nouvelles dispositions du Code de la sécurité routière contenues dans le projet de loi 42. Ces dispositions permettent à la ministre d'autoriser ces projets pour trois ans, avec une possibilité de deux autres années.

En mars, au reste, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard (actuellement en convalescence après une opération pour une masse cancéreuse au duodénum), a «demandé à Hydro-Québec d'accélérer les travaux sur le développement du moteur électrique par l'entreprise de la filière TM4», a-t-on révélé à son cabinet. TM4 est la même filiale qui a développé le moteur-roue. C'est d'ailleurs un de ses moteurs qu'on retrouve dans la voiture hybride à prédominance électrique Cleanova II, développée par le groupe Dassault.

Insuffisant?

Pour l'opposition toutefois, le temps des prototypes de salon de l'auto est dépassé. Au sujet de l'annonce prochaine du gouvernement, le critique péquiste en matière d'environnement se veut déjà critique: «C'est joli, c'est gentil, mais il faudrait aller rapidement au-delà des projets-pilotes. On n'en est plus là. Les gens sont exaspérés. Ils voient le prix de l'essence monter à vue d'oeil et on leur répond en leur disant: "On va faire des projets-pilotes pour voir comment ça se comporte, ces autos à basse vitesse, par chez vous."» Il croit aussi que les véhicules à basse vitesse, «ce n'est pas ça qu'il faut viser». À ses yeux, il y a moyen «d'avoir des véhicules qui répondent aux normes de vitesse exigées par le code de la route. C'est ça qu'il faut viser le plus rapidement possible».

Le député adéquiste de Prévost, Martin Camirand, a dénoncé en Chambre, le 30 mai, la «timidité» du gouvernement en ces matières. M. Camirand est un ancien conseiller municipal de la Ville de Saint-Jérôme, la mecque des véhicules électriques au Québec. C'est à Saint-Jérôme que se trouve le CEVEQ, le Centre d'expérimentation des véhicules électriques du Québec. C'est aussi là que se trouve l'entreprise qui assemble la Zenn (et en exporte aux États-Unis). Le maire de la ville, Marc Gascon, a roulé dans une Citroën AX (qui n'est plus fabriquée aujourd'hui) entièrement électrique pendant plusieurs années et sa ville a possédé une flotte de véhicules électriques. M. Camirand s'insurge contre le fait que le Québec en soit encore à l'expérimentation: «Depuis 2001-02, toutes les études ou les possibilités d'avoir des véhicules électriques sur nos routes ont déjà été établies: projet-pilote, étude, rencontre avec les gens de l'Europe, et tout ça a déjà été fait une première fois. Et on s'aperçoit qu'après ces années-là, il n'y a toujours rien.»

Rien... ou presque. À Québec, un Écolobus entièrement électrique et à basse vitesse circule dans le Vieux-Québec depuis deux semaines. Les taxis ont rechigné, mais le Réseau de transport de la capitale se réjouit du faible coût énergétique pour le faire fonctionner: 3,25 $ par jour. La police de Québec a aussi obtenu le droit cette semaine de rouler sur des véhicules électriques de type Segway.

Des plans à venir

Le Parti québécois comme l'ADQ préparent tous deux des plans de développement des véhicules électriques. Camil Bouchard planche d'ailleurs depuis quelques semaines sur une proposition de développement d'une «filière» électrique. Il la présentera dès demain, selon ce qu'on a appris. Dans un discours au début du mois, la chef péquiste Pauline Marois avait d'ailleurs lancé: «Nous avons une société d'État spécialisée en hydroélectricité. Comment se fait-il que l'on traîne les pieds au sujet de la voiture électrique?» M. Bouchard croit qu'avec un plan sérieux on pourrait réduire progressivement, mais sûrement, la dépendance du Québec au pétrole. La balance commerciale du Québec, déficitaire depuis peu en grande partie en raison de la hausse des prix du pétrole, y gagnerait aussi grandement. (C'est ce que soutient depuis longtemps Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, qui a d'ailleurs publié récemment une lettre ouverte à Jean Charest plaidant pour une électrification des transports québécois).

À l'ADQ aussi, on est en train de définir un plan. Le critique en matière d'environnement, Simon-Pierre Diamond, estime que la population est souvent mal informée en ce qui concerne les véhicules qui existent ou ont existé. «C'est pour ça que plusieurs ont du mal à imaginer ce changement», note-t-il. Il rappelle que GM avait commercialisé un modèle d'auto électrique dans les années 90 en Californie, la EV1, dont la triste fin est racontée dans le documentaire Who Killed the Electric Car, du réalisateur Chris Paine. Cette voiture a commencé à rouler sur les routes en 1996 et a été offerte en location à long terme. Mais dès que la loi qui avait contraint GM et les autres fabricants à développer ces modèles «tout électriques» a été délégitimée par les tribunaux, en 2001, l'entreprise a tout simplement rapatrié la petite auto (non sans résistance de la part des locateurs, objet du film de Paine) et les a déchiquetées les unes après les autres (il en reste un modèle dans un musée). Les derniers modèles de EV1 avaient une autonomie de quelque 150 km. Aujourd'hui, toutefois, GM promet de commercialiser la Volt en 2010.

M. Diamond souligne que, contrairement à l'image «kart de golf» de l'auto électrique dans le grand public, certains modèles sont très performants, comme la Tesla Roadster, qui fait 0 à 60 km/h en 3,9 secondes. «Bon, elle est inabordable, mais ça prouve que ce n'est pas une utopie.» Selon une source, dans un des projets de plan de l'ADQ, on favoriserait la production à court terme, au Québec, de 10 000 véhicules électriques par an.

Vieux rêve

C'est là un vieux rêve qui fait appel à des mythes fondateurs du Québec moderne, dont celui des «producteurs d'électricité» (la Manic, la Baie-James, etc.) et des patenteux (J.-A. Bombardier, le film Congorama).

D'ailleurs, en pleine campagne électorale en août 1994, le chef libéral d'alors, Daniel Johnson, avait annoncé la création d'une «initiative pour l'auto électrique québécoise», un véhicule qui aurait pris la route en l'an 2000. Le but était de «susciter l'émergence d'un nouveau secteur industriel au Québec en tablant sur notre expertise. On aura d'ici quatre ou cinq ans un véhicule conçu et fabriqué au Québec», avait-il affirmé.
 
 
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    13 juin 2008 01 h 04
    Çà va faire!
    L'auto électrique, je la veux maintenant.
    Mon gouvernement m'oblige à polluer l'environnement et à détruire l'avenir de mes petites-enfants.
    C'est criminel!
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  • Nathan Ménard - Abonné
    13 juin 2008 01 h 05
    De grands visionnaires au pouvoir en 1996?
    "En 1996, la direction d'Hydro-Québec mettait fin à l'ambitieux projet de Pierre Couture. Si on ne trouve pas de moteur-roue au Canada, son invention a inspiré d'autres chercheurs ailleurs dans le monde. Des voitures avec moteur-roue sont sur le marché depuis peu, notamment en Grande-Bretagne et en Hollande."

    Extrait du site de "Maisonneuve en direct", 21 septembre 2006 :
    "radio-canada.ca/radio/maisonneuve/21092006/77899.shtml"
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  • Dominic Pageau - Abonné
    13 juin 2008 02 h 58
    Enfin? 15-20-30- 100 ans trop tard?
    La citation de Béchard sonne que de la musique à mes oreilles, j'espère bien que Béchard n'a pas seulement l'air, mais qu'il a aussi la chanson.

    D'autres types "d'énergies" existeraient, mais ça c'est une autre histoire.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    13 juin 2008 03 h 19
    Ajout, le véhicule de test du moteur roue avait une autonomie de 300 km.
    Et à tout ce beau matériel, on pouvait ajouter une génératrice hyper performante, qui convertie près de 95% de son hydrocarbure en électricité qui elle est utilisée, à puissance nominale, à 96% par les moteurs roues.

    Comparitivement aux pertes de 65% en chaleur pour le moteur à explosion et de 15% dans la transmission de cette énergie aux roues... C'est même pas comparable.

    Les véhicules à basses vitesses pour courtes distances, c'est plus ou moins pratique, à ce compte là, tu y vas en vélo. Je ne suis, certes, pas de ceux qui pronent le remplacement de la voiture par un vélo, pourtant, je me suis passé plus de 30 ans de voitures et j'ai été courrier en vélo pendant deux ans. Je viens de m'en acheter un aujourd'hui même, un vélo de 2 500 $ de l'an passé à 1500 $ Un tout terrain, pas un de descente par contre.

    Je vais en prendre livraison demain après midi sous un soleil de plomb.....

    Et je vais certainement l'utilisé pour aller travailler.

    Et dire que pour certains, parce que je m'oppose à la propagande verte et principalement à celle des changement climatique causé par l'homme, je suis un pollueur invétéré qui ne veut pas changer ses mauvaises habitudes de destructeur de la planète. À la solde des pétrolières tant qu'à y être?


    À go on envoie des voeux de prompt rétablissement au ministre Béchard tout en lui demandant pourquoi il ne fait pas des appels d'offre afin de trouver un ou des associé(s) qui pourrait(ent) construire des véhicules en sol québecois muni des moteurs roues?
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  • Jean-Pierre Dupuis - Inscrit
    13 juin 2008 05 h 49
    Le Tesla roadster
    Il y a une erreur dans cet article. Le Tesla roadster effectue en 3,9 secondes le 0 à 60 milles à l'heure, donc environ 0-100 km/h en 4 secondes. Ce qui est plus rapide que presque n'importe quel véhicule sport sur le commerce (Porshe, Ferrari ou autre).
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  • Fernand Turbide - Inscrit
    13 juin 2008 07 h 05
    la voiture électrique......
    Il y a quelques années Hydro - Québec â investi deux cent millions pour un projet de recherche sur l'automobile électrique qui de toute évidence est la formule d'avenir pour combattre ce capitalisme sauvage qui régit le dossier du pétrole et qui siphonne le monde entier en accumulant des centaines de milliards de profit sur le dos des populations.
    Or a la toute fin alors qu'il ne restait que trente millions a investir pour perfectionner la batterie de ce moteur roue quelqu'un au gouvernement du Québec a refuser ce trente million avec le résultat que c'est Volvo dix ans plus tard qui s'apprête a sortir ce véhicule. C'était pourtant l'invention d'un Québécois, Pierre Cardinal si je ne me trompe; une invention financée par la population du Québec et qui lui appartient. Le PDG d'Hydro - Québec se promène depuis près d'un an avec une superbe petite camionnette entièrement électrique et il est enchanté du résultat; On attend quoi pour la mettre sur le marché et pour tenir les Québécois au courant de l'évolution de ce dossier? Les députés sont muets; ils se sentent moins concernés leurs factures de gazoline sont remboursées .par des comptes de dépenses

    Fernand Turbide
    Ville Saguenay
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  • Jean-Francois Gagnon - Abonné
    13 juin 2008 07 h 08
    Je suis résigné, une autonomie de 150 à 200 km par jours me suffirait...
    Avec le cout de l'essence, cela fait déja un certain temps que nous limitons nos déplacements. On finit par s'y habituer. Si on me propose un véhicule électrique abordable qui me permet de faire mes déplacements quotidiens (environ 70km), je vais certainement remplacer au moins 1 de nos deux véhicules. Pour ce qui est des plus longues distances, comme Montréal à partir de Québec, je n'attends rien de moins qu'un TGV. Irréaliste? Peut-être devrions-nous augmenter les taxes sur l'essence afin que le litre passe à 2$ (ou 3$) afin de faciliter un mouvement naturel vers les méthodes alternatives de transport, une fois celles-ci en place.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    13 juin 2008 07 h 40
    Comment nos politiciens vont-ils gérer cet intéressant projet, en politiciens véreux ou en gestionnaires vraiment responsables?
    À propos de la voiture électrique de l'avenir, souhaitons que nos politiciens gèrent cet intéressant projet non pas comme des politiciens véreux qui investissent dans leur capital politique, mais plutôt en bon gestionnaire d'un mandat responsable, pour notre avenir à tous un peu plus vert et surtout moins bruyant. Quand comprendront-ils que c'est en étant de vrais bons gestionnaires plutôt que des politiciens à l'étroitesse d'esprit qu'ils investissent vraiment dans leur capital politique? Démocratiquement parlant, les électeurs que nous sommes seraient fiers d'aller voter pour le véritable talent de nos politiciens, qui serait alors vraiment à la hauteur du mandat qu'on leur confie.
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  • Steve Fortin - Abonné
    13 juin 2008 08 h 03
    Un Québec souverain et libéré des politiques "essence-iennes" du gouvernement Harpeur
    Vivement une voiture électrique abordable dans un Québec souverain et libéré des politiques "essence-iennes" du gouvernement conservateur. Est-trop rêver au royaume de l'hydrélectricité ?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 juin 2008 08 h 39
    La tondeuse va nous sauver !
    Bien oui, on est rendu, de plus en plus, aux tondeuses électriques "sans fil", ce qui devient la nouvelle façon "écologique et silencieuse" de couper notre beau gazon privé de produits chimiques, maintenant défendus.

    On n'aurait qu'à grossir la batterie et les roues de ces tondeuses et y installer un siège avec cabine et on aurait un genre de SMART électrique ou de kart de golf pour se rendre au travail ou faire ses emplettes, si on ne demeure pas trop loin..."ne pas oublier d'enlever la lame" après avoir tondu son gazon.
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  • Marc Lavallée - Inscrit
    13 juin 2008 09 h 25
    La voiture électrique salvatrice : un cataplasme sur une jambe de bois?
    Cette belle volonté politique d'agir, boostée par les exploits de la petite mafia pompiste, ne tient pas compte des coûts de la conversion aux mythiques véhicules électriques. L'électricité reste une forme d'énergie qu'il faut produire, stocker, et conserver. La voiture électrique, si elle est adoptée à la hâte, peut aussi avoir un impact écologique majeur; la production d'électricité supplémentaire nous ferait construire combien de Suroît? Et les piles électriques usagées, on en fait quoi? Le problème n'est pas l'essence, qui est une technologie mature, mais sa surconsommation. Ce sont nos modes de vie qu'il faut questionner; réduire notre consommation d'énergie sous toutes ses formes devrait être le mot d'ordre. La Tesla, comme symbole de fuite en avant, est aussi médiocre qu'un Hummer. Who les moteurs! Si on déculpabilise à l'avance les propriétaires de véhicules électriques en leur faisant croire qu'il seront "écologiques", ils seront aussi bête qu'à l'ordinaire et abuseront encore plus.

    Ceci dit, si la conversion au transport électrifiée est réalisée de manière intelligente, on pourrait en bénéficier. Et ça devrait commencer par un effort majeur pour le développement du transport en commun, et surtout par l'arrêt net de l'étalement urbain. Jean-François Gagnon est "résigné" avec son 200 km quotidien; ça donne l'ampleur du désastre écologique québécois. Quand on travaille là où vit, on dépasse rarement son 25 km quotidien.
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  • Honus Wagner - Inscrit
    13 juin 2008 09 h 47
    Une fausse bonne idée
    Une question toute bête. Où va-t-on prendre l'électricité pour faire rouler ces voitures sachant que le réseau électrique québécois est saturé? Il faudrait un sacré paquet d'éoliennes. Et ailleurs dans le monde, que vont utiliser comme énergie la majorité des pays qui n'ont pas comme nous des rivières rugissantes et des vents puissants? Il est évident qu'ils utiliseront encore plus de centrales au charbon et nucléaires pour faire rouler leurs bagnoles électriques, ce qui est encore plus polluant que ce bon vieux pétrole.

    Quand on a un marteau dans la tête, la solution a toujours la forme d'un clou. Quand on a une auto dans la tête, la solution a toujours la forme d'une autoroute.

    À l'avenir les bouchons en voitures à essence seront remplacés par des bouchons en voitures électriques. Quelle évolution!

    En conclusion, l'auto électrique ne réglera en rien le problème énergétique, l'étalement urbain, la pollution, la raréfication des ressources naturelles, etc. Aveuglement, quand tu nous tiens!
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    13 juin 2008 10 h 12
    Question de sécurité énergétique
    Le zéro panne électrique, ça n'existe pas. Nous sommes à la merci des éléments et d'autant plus que notre production et distribution d'hydro-électricité se trouve trop centralisée.

    Il faudrait tout autant assurer la sécurité d'approvisionnement, l'autonomie énergétique par quartiers et par pâtés de maison, à l'aide de pompes géothermiques communes, d'éoliennes et de piles à combustible pour stocker l'énergie excédentaire et régulariser sa redistribution très localisée.

    Imaginez-vous à la suite d'une tempête d'orage, plus de 200 000 foyers privés d'électricité et aujourd'hui il en reste combien encore de largués dans la Montérégie? Souvenez-vous de la tempête de verglas de fin 1997!

    Une chance qu'il restait nos autos à essence pour se sortir de là! C'est pourquoi le tout électrique ne peut pas constituer une solution unique et globale dans tous les domaines, en particulier celui des transports à moins de décentraliser la production et la distribution et d'être en mesure d'alterner avec des modes d'approvisionnement écologiques complémentaires.
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  • Daniel Beaudry - Abonné
    13 juin 2008 11 h 02
    Difficile de ne pas être paranoide
    Difficile de ne pas croire que Hydro Québec n'a pas été soumis à un tordage de bras pour étouffer son moteur comme GM a tué l'auto électrique. Par qui ? au profit de qui ?
    Daniel Beaudry
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  • Dominic Pageau - Abonné
    13 juin 2008 11 h 35
    Monsieur Lavallée, les piles sont 100% récupérables
    Il est possible de reprendre tous les produits chimiques qui la composent, les purifier et refaire des piles avec ou autre chose.

    Ce que vous souhaitez, c'est mettre fin à l'autonomie de déplacement afin qu'on s'empile tous les uns sur les autres à Montréal.

    Désolé, mais je ne souscris pas à cette vision.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    13 juin 2008 11 h 42
    Je me demande de quel problème énergétique vous parlez monsieur Pernot
    Le Québec est en surplus d'électricité et voudrais pouvoir en vendre plus le soir et la nuit, dans les moments où la consommation est moindre ce qui engendre des pertes à Hydro qui ne peut couper complètement ses barrages.

    Vous saviez qu'on avait beaucoup de SURPLUS d'électricité?

    Vous ne ne me croyez pas?



    Entente de 150 M $

    Comme le rapportait Le Soleil récemment, l'entente liant la division Hydro-Québec Distribution et TransCanada coûtera cher aux contribuables québécois.

    Selon nos informations, Hydro-Québec versera cette année à la multinationale albertaine un dédommagement estimé à 150 millions $.

    Devant la Régie, le distributeur a fait valoir qu'en raison des importants surplus d'électricité dont il dispose - environ 5,6 térawattheures (TWh) en 2008 -, l'achat d'électricité en provenance de la centrale de Bécancour n'était plus requis.

    Hydro-Québec s'est entendue avec TCE pour suspendre l'an prochain la production de la centrale de 507 MW. Cet accord évitera surtout à la division Distribution d'Hydro-Québec de limiter les reventes d'électricité l'an prochain à seulement 1,3 TWh sur les marchés extérieurs.

    Rappelons que l'an dernier, Hydro-Québec Distribution avait demandé à la Régie de l'énergie de suspendre des contrats d'approvisionnement pour l'année 2007.

    La Régie avait alors dit non à la société d'État qui a été contrainte d'écouler sur les marchés extérieurs près de 5 TWh. Ces surplus ont notamment fait chuter les prix d'électricité dans le Nord-Est américain au cours de l'hiver 2007.


    http://www.cyberpresse.ca/article/20080116/CPSOLEI

    Oui, il est probable qu'on ai encore des bouchons de ciculations, mais non polluant, on ne parle pas ici de changer quatre trente pour une piastre.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    13 juin 2008 11 h 58
    @ M. Pierre-François Gagnon
    Pour prévenir les longues coupures de courant pendant les verglas, faudrait prévenir en installant un petit moteur d'appoint à essence à nos "chars zélectriques" afin de pouvoir sortir quand même de nos maisons.

    Un problème ? Une solution !
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  • Pierre Véronneau - Inscrite
    13 juin 2008 12 h 57
    C'est deja encourageant d'en entendre parler mais..
    Je surveille de pres depuis une bonne trentaine d'annees les types de vehicules et voici mes observations.
    Il est peu probable que l'on voit dans quelque proche avenir, quelque vehicule que ce soit qui ne brulera pas ne fus-ce qu'ne quantite infime de gaz point a la ligne. Les petrolieres qui, soit disant, controlent tout, ne le permettrons jamais. Pourquoi croyez vous que GM a detruit les 5,000 EV1 tout electriques qui fonctionnaient a merveille?

    Moi \je crois fermement que la meilleure alternative est la moteur a l'air comprime ( je l'ai vu fonctionner ce vehicule; il est extremenment puissant, peu de pieces, facile d'entretien ( le cauchemard des petrolieres et fabriquants de chars) et aussi le moteur d'invetion Quebecoise ( Mr St-Hilaire ) quasi turbine. Mais notre tres vert ( sic) gouvernement ne veux a aucun prix aider les gens qui travaillent sur le moteur quasi turbinea , finir leurs recherches et a produire un char a emission 0, 100% quebecois... voyons soyons serieux.
    Il y a aussi monsieur Deshaies et son autobus mu a l'electricite qui fonctionne parfaitement; eh bien ! notre genial gouvernement ne veut pas lui donner un rond????

    Alors le voila le gros probleme; c'est notre gouvernement celui que l'on a, celui qu'on risque d'avoir et l'autre dont plus grand monde ne veut. Tous pareils ; incapables de se lever et se tenir debout devant les fabricants automobiles et leur frere siamois les petrolieres.
    Je mets au defi n'importe qui de me pouver le contraire.
    ( excusez les accents je tape sur un clavier anglo a Vancouver !)
    Pierre Veronneau
    La Fete Verte 2009
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  • andré michaud - Inscrit
    13 juin 2008 13 h 13
    PPP avec Hydro ?
    Il ne suffit pas de trouver un moteur électrique convenable et efficace, il faut le mettre en marché dans des autos réelles..Selon les chroniqueurs auto, ça couterait des dizaines de milliards à produire et seule une association avec un grand constructeur pourrait rendre le tout possible dans...quelques années...une PPP Ford/Hydro Québec?

    En attendant il est possible de diminuer de BEAUCOUP sa consommation si on arrête de conduire stupidement.Je sais que c'est beaucoup demander à aux québécois...qui trippent "char" et moteurs à l'os...

    Il faut éviter les départs et arrêts brusques (ce qui demande le plus d'énergie...à cause de la gravité), rouler à 80 plustôt que 100 kl/hr , ne pas laisser le moteur tourner à vide, gonfler adéquatement les pneus...et prendre les transports en commun ou le vélo quand c'est possible. On peut aussi déménager près de son lieu de travail et y aller à pied et garder la forme.Si on ne veut pas changer ses vieilles habitudes, assumons-nous et engraissons les pétrolières..!!!Les pétrolières ne me sont pas du tout sympatiques, mais on ne peut les accuser de nous obliger à conduire en pieds...prenons-nous en main, et n'attendons pas les gouverne-mamans, agissons comme des adultes responsables.
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  • Honus Wagner - Inscrit
    13 juin 2008 13 h 36
    Une fausse bonne idée (bis)
    Au Québec, il y a actuellement environ 4,3 millions de voitures. Combien utilisent-elles d'énergie pour rouler à l'essence? Réponse : environ 80 TWh.

    Si l'on veut toutes les faire rouler à l'électricité, on doit diviser ce chiffre par 2 ou 3, car l'électricité est plus efficace que le moteur à combustion.

    Il nous faudrait donc entre 27 et 40 TWh en électricité pour faire rouler l'ensemble du parc automobile québécois à l'électricité.

    Selon M. Pageau, le Québec a environ 5,6 TWh d'électricité en surplus que l'on pourrait utiliser pour faire rouler ces voitures. Il en manque entre 22 et 35 TWh.

    Si ça, ce n'est pas un problème énergétique, je me demande c'est quoi.

    Le monde ne se limite pas au Québec, et dans la majorité des pays, ce n'est pas l'hydroélectricité qui est l'énergie principale (hors transport), mais bien les hydrocarbures comme les centrales au charbon, au pétrole lourd et au gaz. Si tous les pays adoptaient l'auto électrique, la pollution ne serait pas moindre, mais seulement déplacée ailleurs que dans les centres-villes.

    Je le répète, l'automobile électrique mur à mur est une fausse bonne idée. Une vraie bonne idée est une heureuse combinaison de transport individuel comme le vélo, la marche, l'auto-partage électrique et le transport collectif comme le bus électrique, le tramway électrique et le train électrique.

    Il va de soit que notre façon de concevoir les villes devra changer en fonction de ces impératifs énergétiques et environnementaux.
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  • Loïc Roussel - Inscrit
    13 juin 2008 14 h 24
    Une auto sans explosion?
    Enfin, la question peut paraître bizarre vu qu'on ne remarque pas trop comment ça marche. Juste notre grand-prix F1 la semaine passée, ça beuglait ces belles voitures-là. ces véhicules sont en quelque sorte dotés d'un système ignivore qui favorise l'emploi, justement, d'énergies non renouvelables. LEs recherches les plus récentes démontrent justement qu'on peut doper les moteurs à l'hydrogène en immergeant les chambres et l'entrée d'aire d'une quantité d'hydrogène, mais la catalyse serait probablement impossible et brûlerait trop vite pour le refroidissement. À moins de revenir à un système mixte à la vapeur, ce qui serait drôlement obsolète, rien à faire. En plus, vous imaginez les hybrides solaire/vapeur? Ça serait gros comme une locomotive pour 4 passagers.
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  • Jean-Gabriel Lauzier - Abonné
    13 juin 2008 14 h 38
    Lobbyisme
    Depuis longtemps, les technologies sont là. Que ce soit les voitures électriques, les approvisionnements autonome de type thermodynamiques ou bien les possiblité de construciton de bâtiments écoénergétiques, plusieurs moyens sont à notre disposition pour faire un pas en avant. Vive le progrès. Pourtant, ce sont des intérêts de particuliers qui gagnent, car oui, les pétrolières sont les ocmpagnies les plus riches du monde, et que l'essence est un bien de consommation, non durable. Ainsi, j'invite tous mes concitoyens à faire preuve de cynisme mais à continuerà faire pression....
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  • LUCILLE MURRAY - Inscrite
    13 juin 2008 14 h 47
    Les autos electriques ont ete tuees par Big Oil Companies
    Cessons de jouer à l'autruche.... Dès la fin de la 2e guerre mondiale, vers 1946, il y avait déjà un prototype de voiturette électrique pour le golf!! J'ai chez-moi la preuve alors que mon père m'avait photographiée dans cet engin super efficace... j'avais environ 7 ans... Des voitures électriques pour rouler partout, sur les autoroutes et en ville, il y en a eu plein, mais toutes tuées dans l'oeuf par les grandes pétrolières... Devinez pourquoi??? Un quotient intellectuel sous zéro est suffisant pour répondre.
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  • Réjean Loiseau - Abonné
    13 juin 2008 15 h 28
    Les gouvernements devraient donner l'exemple
    Avant de renouveller leurs flottes automobiles les différents gouvernements devraient immédiatement opter pour une voiture hybride appropriée à leurs besoins. Mêmes imparfaites , l'usage quotidien de masse aidera aux développement de ces voitures et encouragera les citoyens. Les prix baisseront avec la quantité achetée et ces automobiles deviendront de plus en plus efficaces.
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  • Roland Berger - Abonné
    13 juin 2008 15 h 36
    Le Québec de l'hésitation
    Au Québec, l'hésitation est une vertu. En 1996, il pouvait produire des voitures à roues électriques, lesquelles, de plus en plus perfectionnées, tiendraient aujourd'hui une large part du marché. On a préféré hésiter... puis abandonner le projet. Quelqu'un sait-il si monsieur Couture, alors ingénieur au service d'Hydro-Québec s'en est remis ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Yvan F - Inscrit
    13 juin 2008 16 h 04
    Auto Zero pollution> Quasiturbine
    Bonjour,
    Comme 2e auto, il y a une autre solution qui a besoin d'aide pour commercialiser un produit pour tout le monde.

    http://www.promci.qc.ca/pureinvention/apuq/APUQAut
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  • Dominic Pageau - Abonné
    14 juin 2008 02 h 28
    Monsieur Pernaud on a en chantier de nouveau barrage et des projets éoliens en branle
    Et oui, un moteur électrique est environ 3 fois plus efficace, mais comme la puissance du moteur central n'est pas appliquée directement aux roues, il y a encore là énormément de pertes. On se ramasse à environ 10% de l'énergie générée qui se rend au roue. Dans le cas du moteur roue, on parle de 96% d'efficacité directement aux roues.

    Non, ce n'est pas une fausse bonne idée, surtout quand on sait que c'est pas tous les québecois qui vont uitlisé ce type véhicule qu'on qu'il est évident à notre tarif d'électricité, ça va être populaire.
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  • Gaston Gagné - Abonné
    14 juin 2008 13 h 13
    Je me souviens... La MOTORETTE... a Sherbrooke sur la rue Brooks
    Enfin! Je me souviens... la fameuse petite voiturette électrique se nommait la MOTORETTE... et la photo prise par mon père, photographe professionnel, était sur la rue Brooks à Sherbrooke, près du couvent des Soeurs Jésus-Marie où j'étais en 1ere ou 2e année. A cette époque, il y avait déjà plusieurs inventeurs qui travaillaient sur des autos et autres, tels bicyclettes électriques, motoneiges, etc etc... Seule la motoneige n'a pas été tuée dans l'oeuf... Devinez pourquoi?? Moteur à essence!! Big Oil a dit OK.
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