Train à haute vitesse de Bombardier - Premiers essais du JetTrain au Canada
20 janvier 2003
Actualités en société
Le JetTrain, le nouveau train à turbine de Bombardier, conçu aux États-Unis en collaboration avec le gouvernement américain, effectuera sous peu ses premiers essais au Canada, a révélé un représentant de la compagnie.
Le JetTrain doit arriver le mois prochain dans le centre du pays. Il se rendra ensuite en Alberta.
Lecia Stewart, vice-présidente de Bombardier pour les trains rapides nord-américains, a expliqué en entrevue que le JetTrain effectuerait ses tout premiers essais en coopération avec Via Rail le long du corridor Montréal-Ottawa-Toronto.
La promotion de la locomotive à la fine pointe de la technologie, propulsée par une turbine légère, coïncide avec le moment où le ministre des Finances, John Manley, met la touche finale à son budget, qui doit être déposé en février.
À la demande du ministre des Transports, David Collenette, Via Rail a soumis l'automne dernier des propositions destinées à améliorer le service ferroviaire dans le corridor Québec-Windsor, où Via transporte 3,2 millions de ses quatre millions de passagers annuels.
Cela exigerait des débours supplémentaires en sus des subventions annuelles de 170 millions par an que touche Via Rail, et le ministre Collenette aurait, dit-on, demandé au cabinet d'injecter jusqu'à trois milliards dans l'amélioration des voies ferrées, tant pour le transport de marchandises que celui de passagers.
Entre-temps, le gouvernement du Québec vient tout juste d'émettre une invitation à soumissionner pour l'étude d'un réseau de trains rapides voyageurs Montréal-New York, en plus de l'étude parallèle déjà en cours d'une liaison rapide Montréal-Boston.
Ce sont tous des indices que les liaisons ferroviaires à haute vitesse pourraient commencer à occuper une plus grande place en Amérique du Nord, et le moment est parfait pour Bombardier. En octobre, la société manufacturière montréalaise avait dévoilé sa locomotive à turbine, fruit de cinq ans de travail de conception.
Les avantages
Bombardier affirme que le JetTrain pourrait fournir un mode de transport ferroviaire rapide sur le continent, sans qu'il soit besoin d'installer les coûteuses voies ferrées électrifiées, réservées aux passagers, qu'on utilise en Europe.
L'avantage, selon Mme Stewart, c'est qu'il peut être mis en service sur les voies ferrées existantes et peut augmenter sa vitesse à mesure que celle-ci sont améliorées.
Le JetTrain peut filer à une vitesse maximale de 240 km/h sur une bonne assise, et possède une accélération deux fois plus rapide qu'une unité diesel conventionnelle, le type utilisé dans la majorité des trains en Amérique du Nord.
En réduisant la durée du trajet entre les villes, le JetTrain pourrait attirer les gens d'affaires qui se déplacent actuellement par avion.
Tous ne sont cependant pas enthousiasmés par l'idée d'investir davantage de fonds publics dans les chemins de fer.
Avant Noël, un groupe représentant les transporteurs par autobus interurbains et les compagnies d'aviation a formé une coalition pour contrer le projet de subvention. Paul Benoit, le président de l'Administration aéroportuaire d'Ottawa et membre de la coalition, a estimé qu'il faudrait faire montre d'équité pour tous. En entrevue, il se demandait «pourquoi diable le gouvernement devrait-il verser des subventions à Via quand il existe d'autres modes de transport».
Le JetTrain doit arriver le mois prochain dans le centre du pays. Il se rendra ensuite en Alberta.
Lecia Stewart, vice-présidente de Bombardier pour les trains rapides nord-américains, a expliqué en entrevue que le JetTrain effectuerait ses tout premiers essais en coopération avec Via Rail le long du corridor Montréal-Ottawa-Toronto.
La promotion de la locomotive à la fine pointe de la technologie, propulsée par une turbine légère, coïncide avec le moment où le ministre des Finances, John Manley, met la touche finale à son budget, qui doit être déposé en février.
À la demande du ministre des Transports, David Collenette, Via Rail a soumis l'automne dernier des propositions destinées à améliorer le service ferroviaire dans le corridor Québec-Windsor, où Via transporte 3,2 millions de ses quatre millions de passagers annuels.
Cela exigerait des débours supplémentaires en sus des subventions annuelles de 170 millions par an que touche Via Rail, et le ministre Collenette aurait, dit-on, demandé au cabinet d'injecter jusqu'à trois milliards dans l'amélioration des voies ferrées, tant pour le transport de marchandises que celui de passagers.
Entre-temps, le gouvernement du Québec vient tout juste d'émettre une invitation à soumissionner pour l'étude d'un réseau de trains rapides voyageurs Montréal-New York, en plus de l'étude parallèle déjà en cours d'une liaison rapide Montréal-Boston.
Ce sont tous des indices que les liaisons ferroviaires à haute vitesse pourraient commencer à occuper une plus grande place en Amérique du Nord, et le moment est parfait pour Bombardier. En octobre, la société manufacturière montréalaise avait dévoilé sa locomotive à turbine, fruit de cinq ans de travail de conception.
Les avantages
Bombardier affirme que le JetTrain pourrait fournir un mode de transport ferroviaire rapide sur le continent, sans qu'il soit besoin d'installer les coûteuses voies ferrées électrifiées, réservées aux passagers, qu'on utilise en Europe.
L'avantage, selon Mme Stewart, c'est qu'il peut être mis en service sur les voies ferrées existantes et peut augmenter sa vitesse à mesure que celle-ci sont améliorées.
Le JetTrain peut filer à une vitesse maximale de 240 km/h sur une bonne assise, et possède une accélération deux fois plus rapide qu'une unité diesel conventionnelle, le type utilisé dans la majorité des trains en Amérique du Nord.
En réduisant la durée du trajet entre les villes, le JetTrain pourrait attirer les gens d'affaires qui se déplacent actuellement par avion.
Tous ne sont cependant pas enthousiasmés par l'idée d'investir davantage de fonds publics dans les chemins de fer.
Avant Noël, un groupe représentant les transporteurs par autobus interurbains et les compagnies d'aviation a formé une coalition pour contrer le projet de subvention. Paul Benoit, le président de l'Administration aéroportuaire d'Ottawa et membre de la coalition, a estimé qu'il faudrait faire montre d'équité pour tous. En entrevue, il se demandait «pourquoi diable le gouvernement devrait-il verser des subventions à Via quand il existe d'autres modes de transport».
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