Demande du Réseau d'action des femmes - Les femmes violentées devraient avoir accès en priorité aux logements sociaux
Les maisons d'hébergement de la région de Montréal affichent complet depuis deux mois
La pénurie de logements incite des femmes à rester avec leur conjoint violent et des victimes d'agression sexuelle à demeurer dans l'appartement où elles ont été violées.
Inquiet de la situation, le Réseau d'action des femmes de Montréal demande à l'Office municipal d'habitation d'accorder une priorité aux femmes violentées dans l'octroi de logements sociaux.
La crise du logement oblige les femmes qui trouvent refuge dans les maisons d'aide et d'hébergement à prolonger leurs séjours de quelques semaines. Résultat: les maisons de la région de Montréal affichent complet depuis deux mois et ne peuvent héberger de nouvelles victimes.
«Nous refusons des femmes tous les jours, faute de places. Sur le moment, elles vivent une crise et ont la force de quitter leur conjoint. Mais le lendemain, c'est la lune de miel. Cela peut prendre quelques mois ensuite avant qu'elles ne retrouvent à nouveau l'énergie nécessaire pour partir», explique Sylvie Bourque, porte-parole de la table de concertation qui regroupe des maisons d'aide et d'hébergement et des Centres d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles de la région métropolitaine.
La porte-parole du Réseau considère qu'une augmentation de la capacité d'accueil des maisons d'hébergement ne réglerait pas la situation «ce qu'il faut, c'est des logements», s'exclame-t-elle.
La violence, un motif raisonnable
Le Réseau d'action des femmes de Montréal fait aussi appel à la Régie du logement pour que les victimes d'agressions sexuelles ou de violence conjugale puissent résilier leurs baux plus facilement. «Il faut que cela soit considéré comme un motif raisonnable pour justifier une cession de bail», fait valoir Sylvie Bourque. Le programme d'Indemnisation des victimes d'actes criminels devrait aussi, selon Mme Bourque, aider les victimes à assumer les frais inhérents au déménagement.
Lors de la conférence de presse, une victime a expliqué les difficultés rencontrées pour quitter le logement où elle avait été agressée, un mois seulement après y avoir emménagé. Elle a dû trouver elle-même le nouveau locataire et le propriétaire a exigé qu'elle assume les frais d'une enquête de crédit. «Cela ajoute au traumatisme déjà important que vivent les victimes», commente Sylvie Bourque, qui est également coordonatrice de la maison l'Inter-Val à Montréal.
Inquiet de la situation, le Réseau d'action des femmes de Montréal demande à l'Office municipal d'habitation d'accorder une priorité aux femmes violentées dans l'octroi de logements sociaux.
La crise du logement oblige les femmes qui trouvent refuge dans les maisons d'aide et d'hébergement à prolonger leurs séjours de quelques semaines. Résultat: les maisons de la région de Montréal affichent complet depuis deux mois et ne peuvent héberger de nouvelles victimes.
«Nous refusons des femmes tous les jours, faute de places. Sur le moment, elles vivent une crise et ont la force de quitter leur conjoint. Mais le lendemain, c'est la lune de miel. Cela peut prendre quelques mois ensuite avant qu'elles ne retrouvent à nouveau l'énergie nécessaire pour partir», explique Sylvie Bourque, porte-parole de la table de concertation qui regroupe des maisons d'aide et d'hébergement et des Centres d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles de la région métropolitaine.
La porte-parole du Réseau considère qu'une augmentation de la capacité d'accueil des maisons d'hébergement ne réglerait pas la situation «ce qu'il faut, c'est des logements», s'exclame-t-elle.
La violence, un motif raisonnable
Le Réseau d'action des femmes de Montréal fait aussi appel à la Régie du logement pour que les victimes d'agressions sexuelles ou de violence conjugale puissent résilier leurs baux plus facilement. «Il faut que cela soit considéré comme un motif raisonnable pour justifier une cession de bail», fait valoir Sylvie Bourque. Le programme d'Indemnisation des victimes d'actes criminels devrait aussi, selon Mme Bourque, aider les victimes à assumer les frais inhérents au déménagement.
Lors de la conférence de presse, une victime a expliqué les difficultés rencontrées pour quitter le logement où elle avait été agressée, un mois seulement après y avoir emménagé. Elle a dû trouver elle-même le nouveau locataire et le propriétaire a exigé qu'elle assume les frais d'une enquête de crédit. «Cela ajoute au traumatisme déjà important que vivent les victimes», commente Sylvie Bourque, qui est également coordonatrice de la maison l'Inter-Val à Montréal.
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