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    Le fanatisme des animalistes

    Les propos grossiers, signe d'une absence totale de jugement, de l'animaliste Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society (SSCS), ont mis le feu aux poudres dans la région atlantique. Plus tôt cette semaine, Watson a commenté les événements tragiques survenus aux îles de la Madeleine en lançant bêtement que «la mort de quatre chasseurs est une tragédie, mais le massacre de centaines de milliers de bébés phoques est une tragédie beaucoup plus grave».

    Hier, c'était au tour des pêcheurs de Saint-Pierre-et-Miquelon de réagir en sectionnant les amarres du Farley Mowat, le rafiot de l'organisation, accosté au port local. Solidaires des pêcheurs québécois, les voisins français ne mâchaient pas leurs mots pour exprimer leur dégoût.

    Cette année encore, la chasse aux phoques du Groenland suscite la critique partout où la propagande mensongère des militants, conçue pour recueillir des fonds davantage que pour protéger les bêtes, atteint sa cible.

    Le troupeau de phoques tourne autour de six millions de têtes alors qu'il ne dépassait pas les deux millions de têtes au début des années 70. Chaque année, le Canada autorise l'abattage de 350 000 bêtes. Loin de mener à l'hécatombe, cette politique est une excellente façon de ralentir et de contrôler l'évolution des troupeaux.

    Les deux arguments qui ont toujours fait du mal à la réputation des chasseurs, c'est la méthode d'abattage, perçue comme étant cruelle, et les images de blanchons tués alors qu'ils sortaient à peine du ventre de leur mère.

    Rappelons que dans le premier cas, une commission royale sur la chasse au phoque a conclu que l'abattage au gourdin pratiqué correctement n'était pas plus cruel, au contraire, que les méthodes utilisées dans les abattoirs commerciaux.

    Pour ce qui est des blanchons, les chasser est interdit depuis 20 ans. C'est pourtant toujours un blanchon aux grands yeux tristes qui accueille les visiteurs sur les sites Internet des groupes animalistes.

    Il y a beaucoup d'hypocrisie à refuser de voir un chasseur abattre un animal. Les humains sont des omnivores qui tuent depuis toujours pour se nourrir. Le poulet et l'agneau vendus déjà découpés et emballés sur papier-éponge destiné à absorber la dernière goutte de sang ont quand même été abattus par quelqu'un!

    Au moment d'écrire ces lignes, les gens des Îles se recueillent auprès des dépouilles de trois des quatre chasseurs morts en mer. La moindre des choses à laquelle on aurait pu s'attendre de la part de défenseurs de la vie, c'est qu'ils expriment leur sympathie à l'endroit des familles endeuillées. Le comportement inhumain d'un Paul Watson est à l'image du fanatisme qui l'anime, lui et ses disciples.

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    j-rsansfacon@ledevoir.com












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