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Recensement 2006 - Des minorités de plus en plus visibles

Le portrait des minorités visibles change au Canada: non seulement cette population est en pleine croissance, sa composition évolue également. Pour la première fois, en 2006, les Sud-Asiatiques, comme ces trois Vietnamiennes, étaient ainsi plus nomb
Photo : Agence France-Presse
Le portrait des minorités visibles change au Canada: non seulement cette population est en pleine croissance, sa composition évolue également. Pour la première fois, en 2006, les Sud-Asiatiques, comme ces trois Vietnamiennes, étaient ainsi plus nomb
Le Canada et le Québec sont peuplés de minorités de plus en plus visibles et de plus en plus diversifiées: pour la première fois, la population des minorités visibles a franchi en 2006 la barre des cinq millions de personnes, soit cinq fois plus qu'il y a 25 ans. Et cette tendance ira croissant.

Le dévoilement hier du dernier grand volet du recensement 2006 par Statistique Canada présente donc le portrait d'un Canada plus coloré que jamais. Les 31,2 millions de Canadiens recensés ont déclaré un total de plus de 200 origines ethniques différentes. Il y a un siècle, le pays ne comptait que 25 groupes ethniques.

Parmi ces groupes, 11 comptent plus d'un million de membres. L'origine «canadienne» domine, bien sûr (quelque dix millions au total), mais les origines anglaise, française, écossaise, irlandaise, allemande, italienne, chinoise, amérindienne, ukrainienne et néerlandaise ont aussi de solides racines au pays.

Cet ancrage multiculturel national se remarque également dans l'augmentation considérable de la population dite de minorité visible, qui représentait en 2006 plus de 16 % de l'ensemble de la population canadienne. Le taux de croissance de cette population s'est élevé à plus de 27 % entre 2001 et 2006, un rythme cinq fois supérieur à celui noté dans l'ensemble de la population. On prévoit que dans moins de dix ans, le cinquième de la population canadienne n'aura pas la peau blanche.

Toujours très nombreux, les Chinois ont toutefois perdu la première place au palmarès national de la minorité visible la plus visible: les Sud-Asiatiques sont désormais plus nombreux au pays (1,2 million, en hausse de 37 %). Les Noirs sont troisièmes avec 783 000 citoyens.

C'est à ce chapitre que le Québec se démarque dans ce portrait: en effet, les Noirs forment la minorité visible la plus importante de la province (2,5 % de la population québécoise; 28 % de celle des minorités). Suivent les Arabes (109 000 personnes recensées, une hausse de 48 % en cinq ans) et les Latino-Américains (89 000 personnes, en hausse de 50 %), les deux groupes qui grossissent le plus rapidement. Une explication se trouve dans le processus de sélection des immigrants, qui favorise ceux qui ont une certaine connaissance du français.

Au total, la province compte 654 000 membres de minorités visibles (8,8 % de la population), ce qui la place derrière l'Ontario et la Colombie-Britannique. En cinq ans, Statistique Canada a noté une augmentation de la population de couleur de 31 % au Québec, un taux de croissance sept fois plus rapide que celui de l'ensemble de la population.

Aucune surprise toutefois: le portrait québécois est surtout le portrait de la région de Montréal, où se concentrent 90 % des minorités visibles de la province. Ainsi, plus de 16 % de la population (13 % en 2001) de la région n'a pas la peau blanche, selon les critères établis par la Loi sur l'équité en matière d'emploi. Les Noirs sont généralement les plus présents, mais les Chinois règnent... à Brossard.



Pas de surprises

Tous les chiffres dévoilés hier ne brossent pas un tableau bien surprenant, reconnaissait hier Sylvie Bourbonnais, analyste à Statistique Canada. «Ça confirme les tendances observées au cours des dernières années», a-t-elle dit.

D'ailleurs, ces tendances ne sont pas totalement scientifiques: en ce qui concerne l'origine ethnique, Statistique Canada écrit qu'il s'agit d'un «concept fluide qui constitue probablement l'un des concepts les plus complexes mesurés dans le cadre du recensement». Officiellement, l'origine ethnique fait référence au groupe ethnique ou culturel auquel appartenaient les ancêtres du répondant.

Cependant, «un Maghrébin peut répondre qu'il est d'origine maghrébine, algérienne, berbère, a indiqué Mme Bourbonnais. Tout dépend de la façon dont les gens considèrent la question. Certains Québécois peuvent se dire d'origine canadienne-française parce que leur ancêtre est venu de France au XVIIe siècle, alors que d'autres vont considérer qu'ils sont seulement d'origine canadienne dans cette situation.»

Relevant elle aussi qu'il «n'y a pas de grande surprise dans ces données», la sociologue Michèle Labelle, directrice du Centre de recherche sur l'immigration, l'ethnicité et la citoyenneté (CRIEC) de l'UQAM, note d'ailleurs la persistance de certaines «considérations méthodologiques» dans les études de Statistique Canada sur ce sujet délicat, notamment cette option offerte aux répondants de pouvoir se désigner comme d'origine ethnique canadienne.

«C'est absurde. Le mot "québécois" va aussi prendre une connotation ethnique. On ne peut pas non plus parler d'ascendance culturelle autochtone. On peut encore s'interroger sur la volonté de tout ethniciser ou de mettre sur un même plan l'origine canadienne ou autochtone et celle des groupes minoritaires. Les catégories se brouillent et la méthodologie n'est pas neutre.»

Flux guerrier

Statistique Canada fonde en partie sa démarche sur de savantes consultations auprès de démographes et de sociologues. La professeure Labelle préfère analyser elle-même le résultat, les termes du recensement et leur évolution.

Elle note à ce propos que des recherches américaines ont mis en évidence d'étranges liens entre la démographie et les conflits. «Les recensements révèlent des flux migratoires liés aux interventions militaires des États-Unis, explique la spécialiste. Des réseaux se constituent à partir des interventions politiques, économiques et militaires de la société d'accueil dans le pays d'origine.» Les Européens ont été plus nombreux après la Deuxième Guerre mondiale, les Coréens après la guerre de Corée, les Irakiens dans la foulée de la première guerre du Golfe.

«On peut parier que les prochains recensements au Canada vont révéler la présence accrue d'Afghans au pays parce que le Canada intervient en Afghanistan actuellement», a poursuivi la professeure, ajoutant que les politiques d'immigration favorisant le regroupement familial ont des effets multiplicateurs.

«Les analyses ont montré qu'un Italien en entraînait 50 autres au Canada. Une nouvelle source de flux entraîne donc beaucoup de mouvement migratoire. Cette réalité explique pourquoi on retrouve de plus en plus d'immigrants d'origine arabe au Québec ou d'origine asiatique dans l'Ouest du Canada. Les concentrations ne sont pas arbitraires. Elles s'expliquent.»
 
 
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  • jacques noel - Inscrit
    3 avril 2008 07 h 35
    Deux fois plus de Noirs
    Avis aux humoristes montréalais qui pensent que la ville de Québec ne compte qu'un seul Noir (et que c'est Russel Ducasse...). Québec compte maintenant 5085 Noirs, une augmentation de 40% par rapport à l'ancien recensement.

    Il y a maintenant deux fois plus de Noirs à Québec que dans tout l'État du Montana (2692). Il y a plus de Noirs à Québec
    qu'au Vermont(3063), au Wyoming (3722), au Dakota du Nord (3916) au Dakota du Nord (4685).

    Au moment où l'on se parle on a peut-être même devancé l'Idaho (5456) et on se dirige vers le Maine (6760).

    Bref, au prochain recensement, Québec devrait compter plus de Noirs que dans 7 États américains!

    Mais le gros-village-raciste-et-xénophobe-replié-sur-lui-même, a encore des croutes à manger avant de rattraper la métropole-ouverte-sur-le-monde qui compte maintenant plus de Noirs (169,055) que dans 21 États Américains!

    Rappelons que dans toute l'histoire la Nouvelle-France, l'immense colonie française n'a eu en tout et partout que 4000 esclaves, dont le tiers seulement était des Noirs.


    http://www12.statcan.ca/english/census06/data/high
    ethnic/pages/Page.cfm?Lang=F&Geo=CMA&Code=01&Table=1&
    Data=Count&StartRec=101&Sort=2&Display=Page&CSDFilter=5000

    http://www.ipoaa.com/us_black_population.htm
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    3 avril 2008 07 h 41
    Incognito
    C'est quand même mieux que pour nos minorités invisibles qui passent incognito, elles.
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  • pascale bourguignon - Inscrite
    3 avril 2008 09 h 14
    entre la peur et l'envie
    Je me questionne sur l'intérêt et le mobile d'un tel recensement.
    Que l'on se penche sur le flux migratoire afin de mieux comprendre les mouvements de populations et l'impact des guerres, de l'appauvrissement, des changements climatiques et autres... Mais les minorités VISIBLES ! Quelle est la justification permettant de mettre en avant une séparation très arbitraire car quand devenons-nous visibles ? Aux yeux de qui ? Aux yeux de cette base blanche caucasienne censée représenter le Canada ? Les autochtones du Canada sont-ils sensibles à cette réalité, cette vision ethnocentrique dépassée qui revient régulièrement hanter les esprits ave son cortège d'images angoissantes, invasion, perte des repères et autres fantasmes profondément implantés et consciencieusement entretenus (la preuve) par une société moribonde.
    Noir, noir à 50% à 30% à 10 % à 1% ? Le visible, identifiable, classifiable, l'autre profondément différent (jusqu'où va donc cette différence) est porteuse de tellement d'idées reçues, de peur et de rejet que cela fait froid dans le dos.
    Enfin, à qui sert cette classification ? Quelle en est le but ? En quoi la connaissance du fait qu'un certain pourcentage de la population n'est pas caucasien à 100% me permet de progresser dans ma perception d'autrui ? À pointer du doigt une réalité perceptible par tout le monde et qui n'en dérange que quelques uns n'y a t'il pas une volonté à créer une polémique, comme un avertissement aux dangers que nous encourons ?
    On perçoit une fascination, comme devant un fait inéluctable, entre la peur et l'envie, envie d'être un rêve de nation multiethnique parfaitement fonctionnelle agitant le drapeau de l'entente interethnique idéal à la face du monde. Le Canada ce pays tellement évolué et pacifique ! Mais on sent aussi une dramatisation autour de cette notion de minorité visible. On assiste au décompte du temps qui reste au Canada avant l'ultime basculement, lorsque le caucasien sera LA minorité visible et la peur de voir disparaître, avec ce rêve publicitaire, les valeurs Canadiennes englouties sous une couche de peau de différentes couleurs, emportant avec elles nos prérogatives et ultimement la possibilité de faire des recensements sur les minorités, VISIBLES.
    Nos voisin sont passés maîtres dans l'utilisation de la peur à des fins politiques et commerciales, restons vigilants quand au sens des messages que nous envoie notre gouvernement.
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  • andré michaud - Inscrit
    3 avril 2008 09 h 36
    Changements démographiques et historiques
    Pendant quelques milliers d'années les nations amérindiennes ont constitué la population canadienne. Par la suite, le colonialisme français, puis anglais a changé la démographie pour rendre les blancs majoritaires (comme les Chinois au Tibet).Jamais les amérindiens ne redeviendront majoritaires, comme les tibétains de souche au Tibet...on ne retourne pas la pâte dentifrice dans le tube...

    Maintenant ce sont au tour d'autres ethnies que les envahisseurs français et anglos à venir au Canada et devenir majoritaires. On ne peut arrêter l'histoire, quoi qu'en pense les nostalgiques de la domination francophone ou anglophone. Les descendants des envahisseurs français et anglais ne font plus assez d'enfant pour assurer l'avenir du pays.

    L'immigration n'est pas une choix, mais une nécessité. Et quand on a besoin de quelqu'un on ne peut se permettre de lui donner des ordres...
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  • jacques noel - Inscrit
    3 avril 2008 11 h 49
    Le Black Power chez les Tremblay d'Amérique
    http://www12.statcan.ca/english/
    census06/data/highlights/ethnic/pages/
    Page.cfm?Lang=F&Geo=PR&Code=01&Table=1&Data=
    Count&StartRec=1&Sort=2&Display=Page

    Le Québec des Tremblay d'Amérique, qui n'a jamais eu d'esclaves (enfin un gros 4000 en 4 siècles d'histoire dont les deux-tiers étaient des "Sauvages" qu'on cherchait à "civiliser") compte maintenant 188,070 Noirs,
    plus que dans 22 États Américains. Québec est maintenant le 28e Black State du continent!

    POPULATION NOIRE AUX USA

    Alaska 21787
    Arizona: 158,837
    Colorado: 165,063
    Delaware: 160,866
    Hawai: 22,003
    Idaho: 5456
    Iowa: 61,853
    Kansas: 154,198
    Maine: 6760
    Minnesota: 171,731
    Montana: 2692
    Nebraska: 68,541
    New Hampshire: 9032
    New Mexico: 34,343
    North Dakoda: 3916
    Vermont: 55,662
    Rhode Island: 46,908
    South Dakota: 4685
    Vermont: 3063
    West Virginia: 57,232
    Wyoming: 3773

    http://www.ipoaa.com/us_black_population.htm


    En 2006, le Québec comptait presque 10 fois plus de Noirs qu'en Nouvelle-Écosse, terre d'asile des esclaves noirs américains. C'est 2,5% de la population du Québec (7 435 905 au recensement de 2006) est noire. Mais tous n'ont pas la citoyenneté canadienne.

    Combien sont des Noirs québécois comme Normand Brathwaite ou Gregory Charles? Stats Can ne le dit pas. Mais on a une piste avec l'origine ethnique. Il y a avait

    91,435 Haitiens
    30,170 Africains (non comptabilisés ci-bas)
    11,935 Jamaicains
    6,130 Dominicains
    5075 Congolais
    3285 Camerounais
    2980 Guyanais
    2830 Rwuandais
    2610 Sénégalais
    2455 Ganéens
    2405 des Caraibes (non comptés ci-haut)
    2215 St-Vincent/Grenade
    1565 Ivoiriens
    1220 Somaliens
    1195 Nigérians
    1140 Maliens

    Bref, on peut affirmer que la grande majorité des Noirs adultes au Québec n'y sont pas nés. Normal, avant l'Expo 67, il n'y avait pas 20,000 Noirs au Québec
    En supposant que 80% aient la nationalité canadienne, ils formeraient donc 2% des électeurs au Québec.

    Dans le discours dominant de la rectitude politique qu'on nous sert régulièrement, les Noirs en arrachent dans le Québec trop blanc, surtout au niveau des institutions, toujours trop blanches à leurs goûts. Voyons l'institution des institutions: le Parlement.

    Le Québec a trois députés noirs à Ottawa (je compte Kotto, un Africain fort fûté, promu récemment dans le comté de la Lionne) sur 75 et deux députés noirs à Québec (dont une ministre parmi les 19 du cabinet Charest) sur 125. Bref, on a 5 députés noirs sur 200 (2,5%) et une ministre noire sur 24 ( 4,1%). Il y a aussi la GG, au top du top de l'appareil, dans son palais royal à Rideau Hall, avec ses 20 millions de dépenses annuelles. Bref, les Noirs au Québec, loin d'être sous-représentés en politique, sont en fait surreprésentés par rapport à leur population, surtout par rapport à leur population née ici.

    Voyons maintenant ce qui se passe ailleurs dans le monde des grands, moins complexés que notre tribu de presqu'Amérique.

    Aux États-Unis le Black causus compte seulement 43 membres sur 537 élus (dont un seul sénateur, un certain Barak....), soit 8% des élus (tous des Démocrates en passant) alors que les Américains noirs (presque tous des pure-laines, là depuis des générations) font 11% de la population. Une sous-représentation de 27%.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Congressional_Black_C


    L'Assemblée nationale française est aussi blanche que le Mont Blanc. Parmi les 577 députés de l'Assemblée nationale, bonne chance pour trouver la seule Noire de la France métropolitaine parmi la gang Dupont-Lajoie.

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/comm3.


    La prochaine fois qu'on vous parlera de la sous-représentation des Noirs dans la politique québécoise, demandez-leur de nommer un sénateur noir autre que Barrack Obama....


    http://www12.statcan.ca/english/census06/data/high

    http://www.ipoaa.com/us_black_population.htm
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    3 avril 2008 11 h 49
    @ M. Michaud
    M. Michaud écrit : «L'immigration n'est pas une choix, mais une nécessité. Et quand on a besoin de quelqu'un on ne peut se permettre de lui donner des ordres... »

    Une nécessité pour qui ? La terre se dirige directement vers sa perte, si rien n'est fait rapidement, parce qu'il y a trop de population qui pollue de plus en plus.

    Vaudrait mieux contrôler les naissances dans certains pays, principalement où les populations crèvent déjà de faim. C'est nous, au Québec, qui contrôlons mieux ça. Faut pas nous blâmer pour bien agir. Nos villes, qui grandissent sans cesse, grugent de plus en plus dans nos terres agricoles et nos espaces vers incluant nos forêts.

    C'est un cercle vicieux : Plus il y a de population, plus ça prend de personnes pour la servir et ça tourne en rond en polluant un peu plus.

    O.k. pour un peu d'immigration si ça peut aider certaines personnes qui souffrent dans leur pays mais pas à genoux devant nos immigrants parce que ça sert à enrichir quelques privilégiés de la société qui nous font acroire que c'est nécessaire à notre survie.
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    3 avril 2008 13 h 15
    L'immigration, à droite toute!
    La prétendue nécessité de l'immigration est en grande partie sinon en totalité imaginaire. Dans l'état actuel des choses, elle sert les intérêts ultradroitistes et fédéralistes du patronat : minorisation des Québécois de souche française au Canada avec la complicité de cette classe collaborationniste, avec en prime, pression à la baisse sur les salaires, etc.

    Il est évident que dans ce contexte politique, social et culturel bien spécifique, nous avons fait le plein d'immigrants au Québec étant donné nos possibilités d'intégration réelle sur le terrain... à cependant une seule exception, et contradictoire en apparence.

    C'est-à-dire que si nous avions la vision collective de réaliser l'indépendance nationale, quitte à la déclarer unilatéralement à la suite d'élection référendaire, nous pourrions faire du Québec de l'Avenir la terre d'élection en Amérique du Nord des francophones du monde entier. Nous pourrions former alors un creuset très créatif en ce sens-là et ainsi l'immigration perdrait son caractère menaçant.

    A condition, bien sûr, d'assurer un véritable brassage des populations et des valeurs en favorisant les mariages interethniques qui causeraient sans doute une nouvelle revanche des berceaux très salutaires du point de vue démograhique.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    3 avril 2008 14 h 24
    L'immigration rend le marché du travail plus compétitif à ce que certains prétendent.
    L'immigration fait grimper le bassin de la population. Plus il y a de monde qui travaillent ou qui veulent travailler,plus les entreprises ont la bride sur le contrôle des salaires du monde ordinaire, préférablement le plus bas possible pour eux à cause de la compétition qu'ils disent. L'immigration va-t-elle suffire à combler les postes à combler dans les années qui vont venir à court et moyen terme?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    3 avril 2008 17 h 05
    Immigration et richesse d'un pays
    Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population. On n'a qu'à penser aux pays scandinaves riches et et de faible population, et aux pays africains pauvres et avec beaucoup de population.

    Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que e Québec a absolument besoin de plus d'immigrants. Aucunement prouvé. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

    La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous serons alors plus productifs et améliorerons nos conditions économiques. C'est là la clef de notre survie comme peuple francophone.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    3 avril 2008 17 h 51
    madame Bourguignon, est-ce que devrait se mettre la tête dans le sable?
    Selon certains c'est positif que le Québec se diversifie, et cette opinion vient de leur idéologie égalitaire universelle et mondialiste à laquelle il adhère.

    Jamais ces gens vont admettre que partout où il y a une très diversité ethnique et culturelle, il y a des injustices et des conflits et de plus en plus de d'aspect qui divise les gens et de moins en moins qui les unissent.

    Mais ça, ça contredit la vision uniforme de la diversité, c'est à dire qu'on ne veut plus qu'il y ai de la diversité d'un endroit à l'autre, on veut plutot que tous les endroits inclus à peu près la même diversité. Mon frère il y a quelques années a discuté avec des touristes japonais dans la ville de Québec, et ils lui ont dit qu'il préférait largement Québec à Toronto et Montréal qu'ils venaient tout juste de visité, car c'est deux grandes sont comme toutes les autres, à trop vouloir être multi saveur, elles sont devenues insipides, d'après eux, dans ces villes, on est partout à la fois, donc nulle part alors que Québec, représentait beaucoup mieux les moeurs et coutumes des gens du Québec, leur prochain arrêt, c'était le Saguenay et ils avaient hate.
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  • pascale bourguignon - Inscrite
    3 avril 2008 17 h 55
    La minorité visible, cette entité génératrice de richesse économique...
    Il y a une relation de force et de pouvoir d'une grande violence sous-tendue dans les réactions ci-contre, cette notion d'utilisation et de rentabilité de l'étranger envahisseur...
    On y parle des immigrants, et plus particulièrement des immigrants visibles noirs, en termes de chiffre, de force potentielles de travail, de capacité à se reproduire et à enrichir le Québec ou le Canada. On y soupèse la pertinence économique de leur présence. Il n'y a aucune notion d'accueil, d'échange, de découverte, d 'ouverture sur l'ailleurs, de plaisir d'apprendre. L'évidence de cet accueil en raison des conditions de vie difficiles ou même insupportables que certains immigrants fuient ne semble pas être une évidence pour tout le monde...Il y a une normalité à ouvrir des frontières à des gens juste parce que nous avons l'espace, l'eau, l'air, le potentiel et que beaucoup de ces choses font défaut ailleurs. Notre incapacité à appréhender l'homme non pas comme une force de travail ou un objet générateur de richesse économique potentielle, mais comme notre égal, c'est tout ce qui sort des discours qui y sont tenus.
    Voilà ce qui se cache derrière ce recensement, derrière le terme " minorités visibles", la déshumanisation de nos différences humaines à des fins économiques, ramener tout ce monde au plus petit dénominateur commun, la couleur, afin de gommer les êtres qui le forment et nous questionner sur leur rentabilité.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    4 avril 2008 07 h 52
    @ Raymond Saint-Arnaud
    Vous avez entièrement raison M. St-Arnaud. Nos gouvernements pensent que d,augmenter l'immigration, déjà élevée, est essentielle, parce qu'ils sont comme la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf "on veut un pays très peuplé" et nous mentent pour en venir à leur fin. Ils ne peuvent quand même pas nous dire : On veut grossir absolument avec l'immigration pour se sentir plus important même si ne n'est ou ne serait pas trop automatiquement bon au point de vue économique.

    Dans le cas des Libéraux très provinciaux, les immigrés, ça leur fait de nouveaux électeurs de plus qui sont très majoritairement de leur côté. Légère incitation supplémentaire à en augmenter le nombre chaque année.
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  • pascale bourguignon - Inscrite
    4 avril 2008 09 h 04
    Monsieur pageau
    Vous me parlez de l'inconfort de la diversité dans votre petit pays, de touristes égarés en perte de repères... Je vous réponds droits des humains des pays que nous participons à appauvrir, et que nous rechignons à accueillir.
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  • Denis Beaulé - Abonné
    4 avril 2008 12 h 02
    A-t-on « le droit » d'être TOUT soi ?
    « Si votre père est visible et votre mère ne l'est pas, êtes-vous visible ? », demande pertinemment Rima Elkouri, dans sa chronique d'aujourd'hui. Il pourrait s'avérer sensé de «cataloguer» les personnes en catégories spécifiques, telles noires ou blanches, si celles-ci existaient vraiment à l'«état pur». Or, elles existent de moins en moins chez nous. En raison du métissage. L'assignation d'UNE appartenance de «race» ou de couleur, plutôt qu'une autre, s'avère donc alors en ces cas non seulement arbitraire, mais injuste. Car elle nie l'intégrité, la totalité, la multiplicité, la complexité, la diversité, L'IDENTITÉ, bref, en un mot, de la personne en cause. Mme Elkouri a donc doublement raison de récuser la récurrence d'utilisation d'un concept («race») qui, en plus de ne plus avoir de légitimité scientifiquement, s'inscrirait moins bien encore en notre espace socio-québécois ou montréalais. Il n'y a plus de race, mais du racisme, si. Enfin, cela ne signifie pas que toute dénomination à consonance ou à connotation raciales ou racistes doive être réprouvée tout de go, complètement, partout, pour tous, en tout temps. Car il s'en trouve appréciant être nègre et désigné tel, par exemple, tel Normand Brathwaite. En pareil cas, on acquiesce. Simple !
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