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La fin de la CAM approche, vive la carte à puce!

Les usagers pourront réapprovisionner leurs cartes dans des distributrices automatiques

Les nouveaux tourniquets sont déjà prêts. Le nouveau programme entrera en vigueur le 16 avril.
Photo : Jacques Nadeau
Les nouveaux tourniquets sont déjà prêts. Le nouveau programme entrera en vigueur le 16 avril.
Elle était attendue depuis des années, la carte à puce qui fera bientôt son entrée officielle dans le métro montréalais et dans le réseau métropolitain de transports en commun. Déjà, les usagers ont pu remarquer la présence de nouveaux tourniquets et de distributrices automatiques dans les stations de métro, signe avant-coureur de la révolution à venir. Des usagers triés sur le volet serviront de cobayes pour tester la nouvelle carte au cours des prochaines semaines.

C'est le 16 avril prochain que les sociétés de transport de la région métropolitaine, de concert avec le Réseau de transport de la capitale (RTC) et l'Agence métropolitaine de transport (AMT), lanceront simultanément leur programme d'implantation de la carte à puce.

La nouvelle carte à puce remplacera progressivement les cartes mensuelles, les cartes hebdomadaires et les lisières de billets conventionnelles. L'usager n'aura qu'à approcher sa carte des valideurs installés dans les autobus ou aux tourniquets de métro pour utiliser les transports en commun. Il pourra réapprovisionner sa carte dans les distributrices automatiques installées dans les stations de métro ou dans les points de vente à l'échelle de la région métropolitaine. Il lui sera également possible de combiner à sa guise plusieurs types de titre de l'un ou l'autre des transporteurs, y compris le RTC. Pour la Société de transport de Montréal (STM), l'implantation de la carte à puce représente un investissement de plus de 160 millions de dollars.

Comme la STM, le Réseau de transport de Longueuil (RTL) mettra bientôt à l'essai la carte à puce auprès d'une centaine d'usagers, qui auront pour mission de mettre le système à l'épreuve au cours des prochaines semaines. Ces volontaires ont d'ailleurs reçu leur nouvelle carte lundi soir. «Dans la salle de l'ordinateur, tout semble fonctionner correctement, mais il faut savoir ce que ça donne dans la grande circulation et avec du vrai monde», explique Raymond Allard, porte-parole du RTL.

À Longueuil, le nombre d'usagers dotés de la carte à puce augmentera progressivement afin que l'implantation soit à peu près complète pour la rentrée scolaire, au mois d'août prochain. «Il va rester les personnes âgées. Dans leur cas, nous aurons une stratégie de communication plus ciblée parce que nous savons que nos aînés sont un peu plus frileux face à la technologie», précise M. Allard.

Tarifs: statu quo pour l'instant

Lors des premières années d'implantation de la carte, il n'est pas question de modifier les tarifs en vigueur, assure Marianne Rouette, porte-parole à la STM. L'abonnement mensuel, par exemple, permettra un nombre illimité de passages, comme la CAM actuelle. Mais la carte à puce offre un large éventail de possibilités pour moduler les tarifs. Le président du conseil d'administration de la STM, Claude Trudel, a déjà évoqué divers scénarios, dont celui de faire payer les usagers selon le nombre de stations de métro ou de zones qu'ils franchissent ou de modifier à la hausse les tarifs pendant les heures de pointe.

La technologie adoptée par la STM et ses homologues, fournie par la compagnie Affiliated Computer Services (ACS), est la même que celle utilisée par les transporteurs à Paris, à Lyon, à Barcelone et à Milan. C'est celle qu'a également choisie, il y a dix ans, la Société de transport de l'Outaouais (STO).

Renée Lafrenière, directrice des communications à la STO, n'a que de bons mots à l'égard de la carte à puce, qui a été implantée en douceur, sur une période de près de six ans. Même si la carte à puce n'a pas fait disparaître les billets et le paiement en argent comptant, elle représente désormais 76 % des titres de transport vendus, dit-elle.

Pour le transporteur, la carte à puce offre des avantages indéniables, dont celui de connaître avec précision l'achalandage de son réseau selon le moment de la journée. «Au-delà du fait que cette technologie procure beaucoup d'informations d'ordre stratégique pour planifier les services, elle permet d'offrir toutes sortes de forfaits à nos clients, fait valoir Renée Lafrenière. C'est un peu comme le téléphone cellulaire. On ne change jamais d'appareil, mais on peut imaginer les forfaits qu'on veut selon nos besoins.»

Pour l'usager, le passage à la carte à puce présente également des avantages puisqu'en cas de perte, celle-ci peut être remplacée et le solde est alors reconstitué. La carte égarée ou volée est alors désactivée. «Il y a des frais de 10 $, mais à côté de la valeur d'un abonnement, ça soulage tout le monde», soutient Mme Lafrenière.

Les sociétés de transport comptent sur la nouvelle technologie pour réduire les fraudes dont elles sont victimes. Les stratagèmes tels que refiler sa carte de transport à un copain resté dehors ne fonctionneront plus. Mais en matière de fraudes, les données demeurent vagues. Encore aujourd'hui, la STO demeure incapable de mesurer avec précision les gains réalisés depuis l'entrée en vigueur de la carte à puce.

Bien que les transporteurs fassent confiance à la technologie, des doutes subsistent. «La technologie a déjà fait ses preuves en matière de résistance en France et dans d'autres pays, mais leurs routes sont peut-être en meilleure santé que les nôtres, fait remarquer Raymond Allard. Les vibrations sur nos routes vont-elles avoir un effet sur les systèmes informatiques installés à bord des autobus? C'est le genre de questions qu'on se pose.» Renée Lafrenière, de la STO, affirme toutefois que l'épreuve du temps démontre que les défaillances sont «étonnamment» rares.

Des bémols

Du côté de Transports 2000, une association de défense des usagers, on affiche moins d'enthousiasme à l'égard de la carte à puce. «On peut comprendre l'excitation des opérateurs d'avoir une nouvelle technologie dans un environnement technologique qui n'évolue guère. Mais notre accueil demeure plutôt mitigé parce qu'on attend de voir quels seront les avantages réels», indique Normand Parisien.

M. Parisien s'inquiète notamment de l'utilisation que feront les sociétés de transport des renseignements personnels encodés dans la carte. Il se préoccupe également de la politique tarifaire qui sera appliquée par la STM au cours des prochaines années. «Comme les autorités montréalaises sont obsédées par le principe utilisateur-payeur, on se demande si ça ne sera pas une façon d'aller chercher plus de revenus. On ne pourra pas exiger une contribution accrue des usagers s'ils ne voient pas d'amélioration significative dans les services», prévient-il.

Il était temps que la carte à puce arrive à Montréal, croit pour sa part Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et ex-employé de l'Agence métropolitaine de transport. La nouvelle carte comportera de nombreux avantages, selon lui. Elle simplifiera l'achat de la CAM chaque mois puisque la transaction pourra être effectuée aux distributrices automatiques à l'aide d'une carte de crédit. «C'est un énorme avantage pour les usagers: ils n'auront plus à courir au guichet automatique ni à manipuler de l'argent», dit-il. L'usager n'aura même plus besoin de sortir sa carte de son portefeuille ou de son sac puisque, à moins de dix centimètres, le valideur est capable de lire les cartes malgré les obstacles.

La carte à puce permettra d'accéder, à long terme, à un éventail plus large de services. «À mesure que les gens vont se l'approprier, de nouvelles possibilités vont faire leur apparition. Ça pourra aller jusqu'au porte-monnaie électronique», signale M. Bergeron. Les sociétés de transport feront toutefois preuve de prudence au début de l'implantation afin de ne pas bousculer indûment les habitudes des usagers.

À ceux qui s'inquiètent de l'utilisation inappropriée de renseignements personnels, M. Bergeron assure que les lecteurs optiques ne feront que valider les passages sans se préoccuper des autres informations contenues dans les cartes.

Lors de la première année d'implantation, il faudra débourser 3,50 $ pour se procurer la carte à puce — et le même montant en cas de perte —, sauf à Québec où la carte sera offerte gratuitement. La mesure irrite Richard Bergeron, qui soutient que, si les sociétés agissent ainsi, il leur faudra réduire le coût des titres de transport. «Le coût de production de la carte était intégré dans la CAM [carte autobus-métro]. S'il est distinct du titre, cela équivaut à une hausse du coût de transport collectif. Je suis outré qu'elles réclament de l'argent pour ça.»

«Je pense que les Montréalais vont adorer la nouvelle technologie», prédit malgré tout M. Bergeron.
Les nouveaux tourniquets sont déjà prêts. Le nouveau programme entrera en vigueur le 16 avril.
 
 
 
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  • Alexandre Gohier - Inscrit
    13 mars 2008 03 h 23
    Carte à puce à Barcelone ??
    Je suis désolé mais bien que ce système soit effectivement en place à Paris depuis 3 ou 4 ans, il n'en est rien à Barcelone. J'y utilise le métro tous les jours et je n'ai constaté ni déploiement de bornes sans contact, ni affichage à cet effet. Nous utilisons toujours les billets en carton valables pour 1 ou plusieurs jours, 1 mois ou 1, 10 ou 50 trajets.

    J'ai utilisé la carte à puce sur Paris durant 2 ans avant de m'installer à Barcelone et ce système fonctionne à merveille.
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  • GAGNON PIERRE - Inscrit
    13 mars 2008 07 h 58
    À Paris, épatant!
    Je vis à Paris depuis près de trente ans et j'utilise la carte à puces dans le métro parisien chaque jour. C'est tout simplement épatant !
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  • Michel Beaudoin - Inscrit
    13 mars 2008 08 h 02
    Une façon de plus de nous surveiller
    Encore une fois, nos fait et geste serons scrutés à la loupe, les caméras de surveillances ne suffises plus. Qu'écrire de plus, sinon que d'être insulté.

    J'attendais de voir comment fonctionnerait cette fameuse carte à puce et ma théorie était bonne dès le départ. En tout temps on pourra savoir quand, ou et à quel heure je suis embarqué et descendu de l'autobus ou du métro, pour finalement mettre en place le principe d'utilisateur payeur et me vidé les poches pendant les heures de pointe.

    Restera-t-il un aspect de ma vie qui ne sera pas surveillé pour mieux m'exploiter?
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  • Vincent Gagné - Inscrit
    13 mars 2008 11 h 03
    Re: Michel Beaudoin: "Une facon de plus de nous surveiller"
    Je suis tout a fait d'accord avec toi. Je trouve cela degueulasse (desole pour le manque d'accent, je ne suis pas au Quebec, donc pas sur un clavier francophone hehe). C'est le probleme de la technologie: ca ameliore notre qualite de vie, et c'est de ca qu'on parle le plus quand on fait une annonce, mais notre vie privee en prend pour son rhume. Et ca n'ira certainement pas en s'ameliorant. Dans quelques decennies, nous ne serons plus qu'une matrice dans un ordinateur geant. On pourra presque tout savoir sur nous, et donc nous controler subtilement. Ca me degoute.Et ce n'est pas une personne agee qui vous parle: je n'ai que 22 ans!!! Et je ne comprend pas que les gens ne s'indignent pas plus. J'imagine que c'est comme avec la politique, les gens ayant d'autres choses a faire que de s'interesser a ce qui les concernent!

    Bonne journee a vous quand meme.
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  • J. C. Austin - Inscrit
    13 mars 2008 12 h 52
    @ M. Beaudoin
    Avez-vous vraiment lu l'article? Je ne le doute pas. Laissez-moi citer une partie.

    « À ceux qui s'inquiètent de l'utilisation inappropriée de renseignements personnels, M. Bergeron assure que les lecteurs optiques ne feront que valider les passages sans se préoccuper des autres informations contenues dans les cartes. »

    Et je devrais y ajouter qu'on ne doit pas leur donner nos noms.

    Donc, ne vous paniquez pas.
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  • Louis Rousseau - Inscrit
    13 mars 2008 13 h 03
    ByeBye Guichetier, Bonjour Guichet!
    Enfin une alternative: Les guichets automatiques pour acheter nos titres de transport, c'est pas trop tôt! Depuis combien de temps les banques utilisent-elles les guichets pour les transactions courantes?

    Nous ne serons plus obligés de payer comptant et faire face à l'humeur de certains guichetiers blasés ou bêtes. Peut-être y aura-t-il moins d'attente pour acheter sa CAM ou autres titres le premier jours du mois?

    D'un autre côté, je trouve ridicule de pénaliser les gens qui voyagent durant les heures de pointe en augmentant le tarif durant ces heures. J'ai hâte de voir comment on va nous justifier ça...
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  • Vincent Dion - Inscrit
    13 mars 2008 14 h 19
    Oyster et la paranoïa
    Je n'ai que du bien à dire sur cette technologie. À Londres c'est la carte "Oyster".

    Effectivement vos passages sont enregistrés, le numéro d'autobus, la ligne de métro et l'heure d'utilisation sont archivés. La plupart des gens n'ont rien à cacher la-dessus.

    Assez efficace pour retracer le parcours d'un enfant ne s'étant jamais rendu à la maison après l'école ou une personne agée en perte d'autonomie.

    On peut aussi recevoir des courriels de la société de transport sur des changements futurs aux lignes empruntées.

    Je ne sait pas si on se rendra jusque là ici pour l'instant.
    ______________________________

    "Les sociétés de transport comptent sur la nouvelle technologie pour réduire les fraudes dont elles sont victimes."
    "laughs out loud"
    En quoi cela empêchera les gens de franchir les bornes du métro gratuitement parce qu'il n'y a pas de changeur en poste où que ce dernier regarde un dvd ou épate son collègue de travail à l'entretien ménager avec son nouvel ordinateur portable et fait signe de passer avec agacement.
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  • Mathieu Bergeron-Legros - Abonné
    13 mars 2008 16 h 26
    Hausse des prix
    Monsieur Trudel a manqué une bonne occasion de se taire en évoquant qu'ils leur serait maintenant possible de moduler le montant en fonction des heures d'affluence... la clientèle de la STM paie déjà suffisamment pour un service qui, souvent, laisse place à une certaine marge d'amélioration.
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  • Philippe Landry - Abonné
    13 mars 2008 17 h 02
    Mes allées-venues sont confidentielles!
    Mes allées-venues sont parfaitement confidentielles.
    Croit-on vraiment que je vais sacrifier mon anonymat pour faciliter la vie de quelques contr1olleurs, fliks et autres surveillants patentés? C'est contre mes droits démocratiques!
    Notons comme on nous fait le coup des enfants enlevés et des viellards perdus. Il faut vraiment nous prendre pour des imbéciles!
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  • Marie Labonté - Inscrite
    13 mars 2008 19 h 29
    Société sous surveillance: réveillez-vous !!!
    Le sujet n'est plus un mythe, pas davantage une fiction. Il est tangible, réel, étudié et décrié. Les systèmes de surveillance existent et leur mise en commerce concourt progressivement à l'articulation d'une architecture de surveillance global dont les objectifs sont multiples, visent en partie à durcir le contrôle sur les déplacements des humains. La mise sur pied d'une société mondiale sous surveillance mise sur la spirale de la peur, l'insécurité ambiante bonifiée par l'excellent travail de propagande médiatique, le discours mensonger de nos gouvernements et leur connivence avec les médias à nous cacher la vérité à ne pas faire de cette question un réel débat public.

    Saviez-vous que:

    « Les différents pays du monde en sont à différents stades dans l'adoption de passeports contenant des données biométriques, telles que des photographies numériques et des empreintes digitales numériques, ainsi que des puces d'identification par radiofréquence capables de transmettre des renseignements à quiconque dispose d'un lecteur RFID."

    ➢"Les passager name records des compagnies aériennes sont des fichiers conservés dans les systèmes de réservation du transport arérien. Ils peuvent contenir jusqu'à plus de 60 champs d'informations. Ainsi, les renseignements sur la destination des voyageurs, la fréquence de leurs déplacements, feront l'objet d'une analyse et seront conservés et échangés entre différents pays, dans le but de réguler et de contrôler les déplacements transfrontaliers. »
    "EU-VIS : Les renseignements sur chaque demande de visa présenté aux 25 pays membres, y compris les photographies et les empreints digitales, seront stockés dans une base de données centrale."

    Référence: ICAMS International Campaign Againt Mass Surveillance. 20 avril 2005

    Saviez-vous également qu'à l'heure actuelle, en Grande-Bretagne, plus de 7000 enfants d'âge primaire sont porteurs d'une puce sous-cutanée pour leur permettre l'accès à la cafétéria? Qu'au USA, certaines entreprises font déjà pression auprès de leurs employés afin qu'ils se fassent poser une puce sous la peau question de mieux contrôler leurs allés et venues?Que ces informations m'ont été transmises lors d'une conférence internationale qui eu lieu à Montréal à l'automne passé. Une conférence ouverte au public et qui rassemblait plus de 60 organismes de défense des droits de partout dans le monde. Les Commissaires nationaux à la vie privée y étaient également présents!!! Mais où était le public. Ah oui, c'est vrai, un sujet qui n'existe pas dans les médias de masse n'existe pas dans la vie du public, alors comment celui-ci pourrait-il se soucier de ce qui se joue dans son dos.

    Le mot d'ordre de la conférence sonnait l'urgence d'agir...connaissez-vous BIG BROTHER?

    Ne soyez pas naïfs. Même Le Devoir ne vous donnera pas ces informations. Il faut être vigilant. Se méfier. S'informer autrement.

    La carte à puce...ce n'est qu'un début.
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  • PIERRE ARPIN - Inscrit
    13 mars 2008 22 h 51
    À Mendoza, Argentine
    J'ai eu l'occasion d'utiliser pendant 2 mois une carte à puce dans le réseau de bus et trolleybus de cette ville.

    Nous recevions un petit coupon nous donnant le solde de notre carte après l'avoir passée au lecteur.

    On pouvait recharger la carte du montant que l'on voulait à partir d'un terminal situé le plus souvent de petits comptoirs è journaux et friandises.

    Reste à savoir si c'est le même système qui sera implanté par ici.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    14 mars 2008 00 h 46
    Le concept de la carte à puce est très intéressant.
    Comment pourrait-on dire non à plus de liberté pour les usagers réguliers et aussi pour ceux qui vont peut-être se laisser convaincre d'en faire bon usage...
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  • Vincent Dion - Inscrit
    14 mars 2008 14 h 27
    vive la carte à puce, vive la majoration de la condition humaine
    Je crois plutôt que c'est la fin de l'inefficacité qui approche. En effet la carte à puce n'est surement qu'un début

    Vous avez toujours le droit démocratique de faire demi-tour ou de passer à côté.

    J'ai hâte au jour où on pourra me greffer ma propre adresse IP et un point d'accès wi-fi. "Patentez" moi que je puisse mettre à jour mon système quotidiennement, me passer de sommeil et préautoriser des transactions les yeux fermés.

    "enlève tout ce qui est superflu, redresse ce qui est oblique"
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  • Charlotte Dussault - Abonnée
    16 mars 2008 21 h 09
    C'est pas parce que ça brille que c'est de l'or...
    Je ne comprends en rien où on trouvera plus de liberté avec une carte à puce en comparaison de la CAM ou de la TRAM actuelle.
    Il est clair que la carte à puce contiendra plusieurs informations personnelles puisqu'en cas de perte, on sera capable de désactiver ma carte perdue.
    Au niveau de l'efficacité le premier jour du mois, ce sera peut-être le seul avantage à cette nouvelle carte GPS qui nous surveille. Mais à ce niveau, je ne sais pas ce qu'en pensent les employés de la STM et j'espère que personne ne perdra son emploi à cause de cela. C'est bien beau les machines, mais avons nous toujours besoin de remplacer l'homme par la technologie???

    Et Vraiment, c'est d'une évidence limpide que cette carte servira à augmenter les tarifs à moyen terme et c'est ça qui est le pire. Je ne crois pas qu'on aille jusqu'à imposer plus ceux qui voyagent à l'heure de pointe (ça serait favoriser les rares qui ne font qu'utiliser leur carte pour sortir la fin de semaine et décourager les gens possédant une voiture de la laisser à la maison pour aller au boulot).

    Par ailleurs, c'est évident que les zones de tarifs seront augmentées (mais n'oublions pas que ça existe déjà puisque moi, habitant à longueuil, ayant dépassé 21 ans, mais étant toujours étudiante, c'est 105 beaux dollars que me coûte mon exorbitant TRAM mensuelle).

    Donc les plus pauvres de l'ile de montréal qui n'ont pas les moyens d'habiter au centre-ville seront pénalisés par des tarifs plus grands pour habiter plus loin de leur lieu de travail!!! Bravo !!!

    Et il est aussi évident que nous aurons droit à un maximum de passage par tarif mensuel, ce qui pénalisera les étudiants qui ne font pas seulement un aller-retour école-maison, mais qui font aussi dans la même journée un aller-retour travail-maison.

    Donc qui sera avantagé là-dedans??? C'est à voir. Les coffres de la STM? Et encore, parce que s'il font "trop" d'argent sur le dos des usagers, nous pouvons être certainEs que le fédéral et-ou le provincial réduiront leur participation financière, ce qui fera que comme en éducation, l'utilisateur paiera plus pour moins de services!

    Charlotte Dussault
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