Lettres: Une question de respect pour nos aînés
Fallait-il mettre sur pied une large consultation de nos aînés pour apprendre qu'ils souhaitent demeurer le plus longtemps possible à la maison? Non, Madame Blais. Fallait-il attendre une telle commission pour comprendre qu'il faudrait investir des sommes importantes pour développer le maintien à domicile pour répondre à ces aspirations fort légitimes de nos aînés? Non plus, Madame Blais!
À vrai dire, de tels constats ont été maintes fois faits dans le passé et c'est la volonté politique de s'engager résolument dans cette voie qui a toujours fait défaut. Plein de beaux discours mais les budgets suffisants pour le développement du maintien à domicile n'ont jamais suivi.
Aurons-nous encore droit à un rapport qui demeurera sur les tablettes? Ou pire encore ne servira-t-il pas, à la faveur d'investissements dérisoires en maintien à domicile, de prétexte à justifier le désengagement de l'État en matière d'hébergement des personnes en perte d'autonomie? Servira-t-il à mieux faire avaler des décisions comme celle de l'Agence de Montréal qui, avec la fermeture de Jacques-Viger, ouvre la voie à la fermeture annoncée de 2200 lits en centres d'hébergement public sur le territoire montréalais d'ici 2010?
Non, Madame Blais, le développement du maintien à domicile, largement souhaité par tous et toutes, ne doit pas servir à démanteler notre réseau d'hébergement public. Cela aussi est une question de respect pour nos aînés.
À vrai dire, de tels constats ont été maintes fois faits dans le passé et c'est la volonté politique de s'engager résolument dans cette voie qui a toujours fait défaut. Plein de beaux discours mais les budgets suffisants pour le développement du maintien à domicile n'ont jamais suivi.
Aurons-nous encore droit à un rapport qui demeurera sur les tablettes? Ou pire encore ne servira-t-il pas, à la faveur d'investissements dérisoires en maintien à domicile, de prétexte à justifier le désengagement de l'État en matière d'hébergement des personnes en perte d'autonomie? Servira-t-il à mieux faire avaler des décisions comme celle de l'Agence de Montréal qui, avec la fermeture de Jacques-Viger, ouvre la voie à la fermeture annoncée de 2200 lits en centres d'hébergement public sur le territoire montréalais d'ici 2010?
Non, Madame Blais, le développement du maintien à domicile, largement souhaité par tous et toutes, ne doit pas servir à démanteler notre réseau d'hébergement public. Cela aussi est une question de respect pour nos aînés.
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