Ottawa maintient le programme d'enregistrement des armes à feu
7 janvier 2003
Actualités en société
Ottawa — Suspendre le système d'enregistrement des armes à feu ne réglerait pas le grave problème de dépassement des coûts de ce programme, soutient le gouvernement fédéral.
«Cela ne permettrait certainement pas d'économiser de l'argent, et ne servirait à rien, a soutenu Mike Murphy, un porte-parole du ministre de la Justice, Martin Cauchon, hier, alors qu'un nombre grandissant de provinces réclament l'abolition du programme. Le ministre s'est déjà engagé à le gérer au moindre coût possible d'ici à ce qu'on entreprenne une révision.»
Le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve sont les plus récentes provinces, après l'Ontario, la Nouvelle-Écosse et l'Aberta, à critiquer le programme, dont les énormes dépassements de coûts ont été mis au jour le mois dernier par la vérificatrice générale.
Dans son rapport de décembre, Sheila Fraser révélait que le système d'enregistrement des armes à feu coûterait un milliard d'ici à 2005, alors qu'on l'avait initialement estimé à deux millions. Mme Fraser indiquait aussi avoir abandonné sa vérification parce que le système était si mal géré qu'elle ne pouvait pas en compiler adéquatement tous les coûts.
Le gouvernement a réagi en ordonnant une vérification par une firme comptable indépendante des états financiers du programme, ce qui devrait être chose faite d'ici à la fin janvier. Et il a offert aux propriétaires d'armes à feu une extension de six mois du délai, initialement fixé au 1er janvier, pour l'enregistrement de leurs armes à feu.
Mais un nombre croissant de provinces jugent aujourd'hui qu'assez, c'est assez. Et des députés libéraux, qui disent s'être fait passer un savon par leurs électeurs pendant le temps des fêtes, commencent à s'agiter.
«Nous avons fait de notre mieux pour coopérer avec le gouvernement fédéral afin de faire en sorte que ce registre fonctionne, mais il est évident qu'il ne fonctionne pas», a dit le ministre de la Justice du Nouveau-Brunswick, Brad Green, à Fredericton. Il a ensuite réclamé la suspension de l'enregistrement des armes et une vérification complète du programme.
Plus tôt, hier, son homologue de Terre-Neuve, Kelvin Parsons, avait affirmé qu'Ottawa ne devrait pas tenter d'imposer coûte que coûte le programme tant qu'il n'aura pas déterminé ce qui a mal tourné, ce qui reste à faire et la meilleure manière d'y parvenir sans que cela coûte trop cher.
Par ailleurs Andy Savoy, un simple député du Nouveau-Brunswick au caucus du premier ministre Jean Chrétien, a réclamé hier un «examen complet» du programme, et non seulement une vérification comptable.
De son côté, le député libéral Alex Shepherd a reconnu en entrevue que le fiasco du registre des armes à feu a été le principal sujet de plaintes durant le temps des fêtes à son bureau de comté ontarien.
«Cela ne permettrait certainement pas d'économiser de l'argent, et ne servirait à rien, a soutenu Mike Murphy, un porte-parole du ministre de la Justice, Martin Cauchon, hier, alors qu'un nombre grandissant de provinces réclament l'abolition du programme. Le ministre s'est déjà engagé à le gérer au moindre coût possible d'ici à ce qu'on entreprenne une révision.»
Le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve sont les plus récentes provinces, après l'Ontario, la Nouvelle-Écosse et l'Aberta, à critiquer le programme, dont les énormes dépassements de coûts ont été mis au jour le mois dernier par la vérificatrice générale.
Dans son rapport de décembre, Sheila Fraser révélait que le système d'enregistrement des armes à feu coûterait un milliard d'ici à 2005, alors qu'on l'avait initialement estimé à deux millions. Mme Fraser indiquait aussi avoir abandonné sa vérification parce que le système était si mal géré qu'elle ne pouvait pas en compiler adéquatement tous les coûts.
Le gouvernement a réagi en ordonnant une vérification par une firme comptable indépendante des états financiers du programme, ce qui devrait être chose faite d'ici à la fin janvier. Et il a offert aux propriétaires d'armes à feu une extension de six mois du délai, initialement fixé au 1er janvier, pour l'enregistrement de leurs armes à feu.
Mais un nombre croissant de provinces jugent aujourd'hui qu'assez, c'est assez. Et des députés libéraux, qui disent s'être fait passer un savon par leurs électeurs pendant le temps des fêtes, commencent à s'agiter.
«Nous avons fait de notre mieux pour coopérer avec le gouvernement fédéral afin de faire en sorte que ce registre fonctionne, mais il est évident qu'il ne fonctionne pas», a dit le ministre de la Justice du Nouveau-Brunswick, Brad Green, à Fredericton. Il a ensuite réclamé la suspension de l'enregistrement des armes et une vérification complète du programme.
Plus tôt, hier, son homologue de Terre-Neuve, Kelvin Parsons, avait affirmé qu'Ottawa ne devrait pas tenter d'imposer coûte que coûte le programme tant qu'il n'aura pas déterminé ce qui a mal tourné, ce qui reste à faire et la meilleure manière d'y parvenir sans que cela coûte trop cher.
Par ailleurs Andy Savoy, un simple député du Nouveau-Brunswick au caucus du premier ministre Jean Chrétien, a réclamé hier un «examen complet» du programme, et non seulement une vérification comptable.
De son côté, le député libéral Alex Shepherd a reconnu en entrevue que le fiasco du registre des armes à feu a été le principal sujet de plaintes durant le temps des fêtes à son bureau de comté ontarien.
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