Après la pluie, les vents violents
Les risques d'inondations ont diminué, mais les pannes d'électricité se sont multipliées
Photo : Jacques Nadeau
L’eau était en train de submerger cette voiture, à Huntingdon, hier.
Après la pluie, le Québec a eu droit à des vents forts hier. De puissantes rafales ont balayé la région de Montréal et la vallée du Saint-Laurent toute la journée. Résultat: plus de 100 000 abonnés privés d'électricité, beaucoup de dégâts un peu partout... mais moins de brouillard et de risques d'inondations que la veille.
À Montréal, les bourrasques ont dépassé les 90 km/h, le seuil à partir duquel Environnement Canada considère les vents «violents». Aucun incident grave n'a été signalé, mais les sursauts du redoux hivernal ont fait quelques petits dégâts.
De vieux arbres de la ville ont ainsi cédé sous les rafales et se sont écrasés. Vers midi, sur la rue Marie-Anne, près de la rue Boyer, une voiture était immobilisée, le toit défoncé sous le poids des branches d'un arbre déraciné. Tout juste à côté, le vent avait pulvérisé le capot d'une autre voiture. Des scènes semblables ont été relevées dans plusieurs régions. Ailleurs sur les routes, des camions ont été renversés.
Mais ce sont surtout les sacs de déchets et les bacs de recyclage qui ont essuyé le plus gros des rafales. Rarement Montréal aura-t-il semblé aussi sale qu'au début de l'après-midi hier: partout dans les rues, des déchets voletaient. Bouteilles de plastique, papiers gras, cartons et poubelles vides étaient soufflés d'un trottoir à l'autre. Quelques sapins de Noël déposés en bordure de rue pour la collecte d'après les Fêtes étaient eux aussi saisis dans les tourbillons.
Comme c'est souvent le cas, les poteaux d'Hydro-Québec et les lignes électriques ont encaissé de durs coups. Vers 15h, plus de 100 000 abonnés n'avaient plus d'électricité, et il en restait toujours quelque 83 000 à 20h hier soir. Les régions de la Capitale-Nationale, de Lanaudière, des Laurentides, de la Montérégie, de Montréal et de l'Outaouais étaient les plus touchées. Hydro-Québec pensait pouvoir rétablir la situation en soirée hier alors que les vents devaient avoir perdu de leur vigueur.
Inondations
C'est toutefois en Montérégie que l'attention des autorités (et des médias) s'est surtout concentrée hier. Les chiffres bruts indiquent une situation loin d'être alarmante (dix personnes évacuées à Huntingdon), mais la crue de la rivière Châteauguay a tout de même grandement inquiété les responsables.
La situation a été jugée suffisamment sérieuse pour que le ministre Benoît Pelletier, qui remplaçait hier son collègue de la Sécurité publique, se rende à Huntingdon afin d'annoncer que les sinistrés et la municipalité auront droit à une indemnisation de la part de Québec.
Dans la nuit de mardi à hier, des mouvements de glace sur la rivière Châteauguay ont provoqué un embâcle devant le centre-ville de cette petite municipalité dirigée par Stéphane Gendron. Selon Sophie Latreille, directrice générale de la firme Hydro Météo, qui surveille la crue des cours d'eau pour plusieurs municipalités, cet embâcle n'a résisté qu'une trentaine de minutes avant de céder et de se déplacer en aval.
Des chutes de pluie moins abondantes que prévu ont contribué à ne pas envenimer la situation au-delà du seuil critique. Selon Environnement Canada, qui attendait entre 10 et 15 millimètres de pluie, il en est plutôt tombé entre deux et quatre millimètres. Le niveau d'eau de la rivière Châteauguay s'est donc stabilisé en fin de journée hier à quelque 170 m3 par seconde et semblait être sous contrôle au moment de mettre sous presse.
Hydro Météo surveillait tout de même attentivement les mouvements d'un autre couvert de glace situé en amont de Huntingdon, qui pourrait lui aussi former un embâcle plus bas. De telles situations surviennent «deux ou trois fois par année», selon le maire Gendron. «La surprise, c'est que ça survienne au début de janvier, c'est deux mois plus tôt que d'habitude.»
Près de Huntingdon, la crue des eaux a forcé la fermeture de quelques routes. À Hinchinbrook, quelque 30 cm d'eau recouvraient la chaussée tandis que de nombreux poteaux de téléphone avaient été abattus par le vent. À Châteauguay, des travaux de déglaçage et d'excavation amphibie ont été menés afin d'empêcher la formation d'un embâcle.
À Beauceville, la crue de la rivière Chaudière n'a pas forcé d'évacuation. À Sainte-Brigitte-de-Laval, 200 personnes ont été évacuées en quelques heures mais ont pu réintégrer leur demeure en fin de journée. Là aussi, il y a eu plus de prévention que de dommages.
À Montréal, les bourrasques ont dépassé les 90 km/h, le seuil à partir duquel Environnement Canada considère les vents «violents». Aucun incident grave n'a été signalé, mais les sursauts du redoux hivernal ont fait quelques petits dégâts.
De vieux arbres de la ville ont ainsi cédé sous les rafales et se sont écrasés. Vers midi, sur la rue Marie-Anne, près de la rue Boyer, une voiture était immobilisée, le toit défoncé sous le poids des branches d'un arbre déraciné. Tout juste à côté, le vent avait pulvérisé le capot d'une autre voiture. Des scènes semblables ont été relevées dans plusieurs régions. Ailleurs sur les routes, des camions ont été renversés.
Mais ce sont surtout les sacs de déchets et les bacs de recyclage qui ont essuyé le plus gros des rafales. Rarement Montréal aura-t-il semblé aussi sale qu'au début de l'après-midi hier: partout dans les rues, des déchets voletaient. Bouteilles de plastique, papiers gras, cartons et poubelles vides étaient soufflés d'un trottoir à l'autre. Quelques sapins de Noël déposés en bordure de rue pour la collecte d'après les Fêtes étaient eux aussi saisis dans les tourbillons.
Comme c'est souvent le cas, les poteaux d'Hydro-Québec et les lignes électriques ont encaissé de durs coups. Vers 15h, plus de 100 000 abonnés n'avaient plus d'électricité, et il en restait toujours quelque 83 000 à 20h hier soir. Les régions de la Capitale-Nationale, de Lanaudière, des Laurentides, de la Montérégie, de Montréal et de l'Outaouais étaient les plus touchées. Hydro-Québec pensait pouvoir rétablir la situation en soirée hier alors que les vents devaient avoir perdu de leur vigueur.
Inondations
C'est toutefois en Montérégie que l'attention des autorités (et des médias) s'est surtout concentrée hier. Les chiffres bruts indiquent une situation loin d'être alarmante (dix personnes évacuées à Huntingdon), mais la crue de la rivière Châteauguay a tout de même grandement inquiété les responsables.
La situation a été jugée suffisamment sérieuse pour que le ministre Benoît Pelletier, qui remplaçait hier son collègue de la Sécurité publique, se rende à Huntingdon afin d'annoncer que les sinistrés et la municipalité auront droit à une indemnisation de la part de Québec.
Dans la nuit de mardi à hier, des mouvements de glace sur la rivière Châteauguay ont provoqué un embâcle devant le centre-ville de cette petite municipalité dirigée par Stéphane Gendron. Selon Sophie Latreille, directrice générale de la firme Hydro Météo, qui surveille la crue des cours d'eau pour plusieurs municipalités, cet embâcle n'a résisté qu'une trentaine de minutes avant de céder et de se déplacer en aval.
Des chutes de pluie moins abondantes que prévu ont contribué à ne pas envenimer la situation au-delà du seuil critique. Selon Environnement Canada, qui attendait entre 10 et 15 millimètres de pluie, il en est plutôt tombé entre deux et quatre millimètres. Le niveau d'eau de la rivière Châteauguay s'est donc stabilisé en fin de journée hier à quelque 170 m3 par seconde et semblait être sous contrôle au moment de mettre sous presse.
Hydro Météo surveillait tout de même attentivement les mouvements d'un autre couvert de glace situé en amont de Huntingdon, qui pourrait lui aussi former un embâcle plus bas. De telles situations surviennent «deux ou trois fois par année», selon le maire Gendron. «La surprise, c'est que ça survienne au début de janvier, c'est deux mois plus tôt que d'habitude.»
Près de Huntingdon, la crue des eaux a forcé la fermeture de quelques routes. À Hinchinbrook, quelque 30 cm d'eau recouvraient la chaussée tandis que de nombreux poteaux de téléphone avaient été abattus par le vent. À Châteauguay, des travaux de déglaçage et d'excavation amphibie ont été menés afin d'empêcher la formation d'un embâcle.
À Beauceville, la crue de la rivière Chaudière n'a pas forcé d'évacuation. À Sainte-Brigitte-de-Laval, 200 personnes ont été évacuées en quelques heures mais ont pu réintégrer leur demeure en fin de journée. Là aussi, il y a eu plus de prévention que de dommages.
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