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Le patrimoine mondial en danger - Le mal-développement

Du quartier historique de Saint-Pétersbourg au sanctuaire de baleines d'El Vizcaino au Mexique en passant par l'île d'Orléans, le développement met à mal des trésors du patrimoine mondial

Saint-Pétersbourg, la très belle «Venise du nord»
Photo : Agence Reuters
Saint-Pétersbourg, la très belle «Venise du nord»
Les conflits armés, le tourisme de masse et le développement économique (y compris les changements climatiques) font peser de grands périls sur le patrimoine mondial.
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  • Jean-Claude Préfontaine - Abonné
    5 janvier 2008 12 h 25
    Le patrimoine naturel est aussi menacé par Rabaska.
    À titre de démonstration, je cite des extraits d'un communiqué du GIRAM préparé par madame Gisèle Lamoureux, botaniste-écologiste, docteur ès Sciences, le 23 octobre 2007.

    « Sur le site convoité par Rabaska, les experts du promoteur ont recensé 7 espèces menacées ou vulnérables, dont la gentiane de victorin et la cicutaire de victorin. La Loi sur les espèces menacées ou vulnérables administrée par le ministère du développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) accorde une protection intégrale à ces deux espèces, qui figurent parmi les 9 endémiques que compte le Québec, c'est-à-dire des plantes qui ne poussent qu'ici et sont les plus susceptibles de disparaître. L'habitat potentiel de la gentiane et de la cicutaire est estimé à 1 ou 2 km2 au monde.
    La Loi ne permet quasiment même plus de leur toucher! En effet, l'article 16 interdit pratiquement toute action concernant ces espèces lorsqu'elles sont désignées menacées. Il est précisé que :
    « Nul ne peut, à l'égard d'une espèce floristique menacée ou vulnérable, posséder hors de son milieu naturel, récolter, exploiter, mutiler, détruire, acquérir, céder, offrir de céder ou manipuler génétiquement tout spécimen de cette espèce ou l'une de ses parties, y compris celle provenant de la reproduction ».
    Toutefois, les articles 17, 18 et 19, laissent à la discrétion du ministre d'autoriser à peu près n'importe quoi... »

    Par conséquent, on peut conclure avec Madame Lamoureux que le lieu choisi par Rabaska pour implanter son colossal projet polluant mettra en péril INUTILEMENT le patrimoine naturel du Québec et de la planète. En bref, pour limiter le commentaire :

    · « la gentiane de victorin et la cicutaire de victorin figurent parmi les plantes les plus rares au monde
    · ces deux espèces ne poussent qu'au Québec et la responsabilité de ne pas nuire à leur survie revient entièrement aux Québécois
    · le site compte 5 autres espèces menacées ou vulnérables
    · l'installation d'un port méthanier causera des changements dans la sédimentation et l'érosion de l'estran environnant, entraînant la disparition d'une des 9 populations viables (11 %) de la gentiane de victorin, d'une des 15 populations viables (7 %) de la cicutaire de victorin et de populations de 5 autres espèces menacées ou vulnérables
    · le site convoité par Rabaska se situe dans l'estuaire du Saint-Laurent et les estuaires sont les écosystèmes qui ont la plus grande valeur écosystémique en regard de tous les écosystèmes de la planète (étant les plus grands producteurs primaires, donc à la base de la chaîne alimentaire et fortement liés à l'existence même des humains). »

    Nous aussi avons nos angles morts du développement à tout prix. On refuse de voir l'importance la nature en s'enfermant dans une logique unidimensionnelle de l'économique. Ou bien, on l'occulte comme dans le cas de l'assèchement d'une tourbière par le contesté projet Rabaska. Cette tourbière rend plus de service à la société que ne le fera Rabaska !
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  • Chryst - Abonné
    18 janvier 2008 11 h 25
    Parallèle intéressant avec Rabaska à Lévis
    Le projet qui risque de défigurer St-Petersbourg est à comparer à celui de Rabaska à Lévis. La richesse patrimoniale de l'île d'Orléans serait affectée pour très longtemps et peut-être de façon irrémédiable si ce dernier recevait le feu vert. Sans compté le cachet agricole de la côte de Lévis et le côté récréo-touristique environnant.
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