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400e: la fête d'abord

L'histoire de Québec jouera le second rôle

Isabelle Porter   29 décembre 2007  Actualités en société
La maison Chevalier, sur la place Royale, dans le Vieux-Québec. Ce bâtiment fut érigé par Jean-Baptiste Chevalier en 1752. Il fut ravagé par un incendie et reconstruit en 1762. La ville de Québec lancera les festivités du 400e anniversaire le 31 d
Photo : Clément Allard
La maison Chevalier, sur la place Royale, dans le Vieux-Québec. Ce bâtiment fut érigé par Jean-Baptiste Chevalier en 1752. Il fut ravagé par un incendie et reconstruit en 1762. La ville de Québec lancera les festivités du 400e anniversaire le 31 d
Québec — Après trois ans de polémique et d'expectative, les fêtes du 400e anniversaire de Québec débuteront finalement le 31 décembre à la place d'Youville lors d'un grand spectacle extérieur. Reste maintenant à savoir quel sens on donnera à tout ce faste.

En entrevue, le metteur en scène du spectacle du 31, Denis Bouchard, martèle qu'«on ne vit ça qu'une seule fois dans sa vie». En plus des nombreux artistes invités (La Bottine Souriante, Les Batinses, Bruno Pelletier, Les Violons du Roy, Florence K, Pascale Picard Band, etc.), on compte évoquer l'histoire de Québec sous forme de tableaux autour du thème de «la rencontre». Il y aura des démonstrations de salsa, des artistes autochtones, le tout sous la neige, près des murs de la vieille ville.

À la sortie d'une année marquée par les questions d'identité, le 400e anniversaire de la fondation de Québec tombe à un drôle de moment. «C'est l'occasion de faire un bilan et de regarder ce qui caractérise notre histoire», estime l'historien Denis Vaugeois. À son avis, l'histoire a donné aux Québécois un beau bagage d'échanges culturels de par les nombreuses vagues d'immigration. Il ajoute que 2008 constitue une belle occasion pour les nouveaux arrivants d'en apprendre davantage sur la culture québécoise. «Pour les touristes, le 400e est une occasion de nous rendre visite. Pour les immigrants, c'est une occasion d'apprendre des choses sur le Québec et, pour les Québécois de souche, c'est une occasion de renouer avec leurs racines.»

Mais d'aucuns cherchent la prise de conscience dans les célébrations. «Dans un pays normal, l'anniversaire de fondation d'une capitale serait une occasion de liesse et d'unité», écrivait Biz, du groupe Loco Locass, dans une lettre parue samedi dernier en nos pages. Irrité par la présence du gouvernement fédéral dans les célébrations, ce bouillant nationaliste s'interrogeait sur la signification à leur donner. «Le 400e doit être plus qu'un gros party où on invite n'importe quel dignitaire pour impressionner la galerie. Pour donner du sens à la fête, il faut réfléchir aux raisons que nous avons de célébrer quatre siècles de présence francophone en Amérique.»

De 1908 à 2008

On s'était aussi posé de telles questions en 1908, lors des célébrations du 300e anniversaire. Or, à l'époque, le Québec était un dominium de l'Empire britannique et la Couronne avait joué un rôle moteur dans l'organisation des fêtes. D'ailleurs, n'eût été de l'enthousiasme du gouverneur général de l'époque, lord Albert Grey, elles n'auraient peut-être même pas eu lieu.

Dans son livre L'Histoire spectacle — Le cas du tricentenaire de Québec, l'historien canadien-anglais H. G. Nelles décrit notamment les efforts déployés à l'époque par le gouverneur Grey pour ménager les susceptibilités des francophones dans le scénario des fêtes. Ainsi, en plus de la reconstitution en costumes de la conquête des plaines d'Abraham de 1759, on avait tenu à mettre en scène la «victoire» de Sainte-Foy par François de Lévis en avril 1760.

Lors du 300e, écrit l'auteur, les organisateurs «croyaient que leur passé leur parlait directement de leur présent et indiquait avec précision le sens de leur avenir collectif».

L'histoire n'est pas absente du programme de 2008, certes, mais elle n'est pas au premier plan. Soucieux de ne pas offrir une vision trop scolaire du passé, les organisateurs du 400e ont opté pour des spectacles où on évoque le passé plutôt que de le décrire. «En 1908, il y avait un objectif bien différent de celui d'aujourd'hui», fait remarquer l'historien Gaston Deschênes. «La commémoration était très présente avec des rappels historiques, des reconstitutions, des spectacles costumés, alors que, pour les fêtes de 2008, c'est vraiment l'aspect festif qui domine.»

De grandes manifestations comme l'Opéra urbain (le 5 juillet 2008) et l'événement nocturne Le chemin qui marche (le 15 août) relèvent clairement du domaine de la fiction. Dans un esprit qui n'est pas sans rappeler celui du Cirque du Soleil, la conceptrice du premier a inventé un personnage de petit garçon qui traverse l'océan pour découvrir un nouveau continent. Dans le second cas, on fera s'agiter les eaux du fleuve en hommage à des créatures mythiques et mystérieuses.

Le lien avec l'histoire est présent mais ténu, et on peut vraisemblablement s'attendre à quelque chose de similaire de la part du Cirque du Soleil en clôture (le 19 octobre). Seul Robert Lepage, avec Le Moulin à images (du 20 juin au 29 juillet), s'est collé au passé visuel de la ville. Toutefois, le connaissant, on peut présumer qu'il ne s'en tiendra pas au documentaire.

Mais où est Champlain?

Dans une capitale où le patrimoine et l'histoire sont déjà omniprésents, on peut comprendre ce désir d'offrir autre chose. Mais l'historien Gaston Deschênes se demande si on n'est pas passé à l'autre extrême. «Avez-vous vu Champlain quelque part sur le site Web du 400e? Pas moi.» Comme beaucoup de ses collègues (dont Jean Provencher, dont nous vous parlions plus tôt cette semaine), M. Deschênes a trouvé en 2008 une belle occasion de publication avec son ouvrage L'Hôtel du Parlement - Mémoire du Québec. Mais au-delà des livres, déplore-t-il, les historiens ont été peu consultés dans l'organisation des fêtes.

Mais revenons-en à Champlain. Non seulement il est peu présent, mais une des rares activités qui lui sont consacrées vise à le déboulonner. Ainsi, à compter du 23 janvier, on nous propose un «duel des fondateurs» opposant Champlain et le commanditaire de ses voyages, Pierre Dugua de Mons. «C'est une humiliation posthume qu'on impose à Champlain que d'avoir à défendre son titre de fondateur», s'insurge M. Deschênes. «Je relierais même ça au débat actuel sur l'identité québécoise. On a un personnage qui a marqué notre histoire, et là, on le met de côté sous prétexte que c'était un catholique, on dit avoir oublié Dugua de Mons parce qu'il était protestant et on se culpabilise avec ça. Franchement!»

Lors de ce spectacle historique, théâtral et musical présenté dans les différents arrondissements, les deux personnages «chercheront à s'octroyer le titre de véritable fondateur de Québec», annoncent les organisateurs.

On peut par ailleurs s'attendre à ce que cette activité connaisse du succès si on se fie à celui connu ces dernières années par son grand frère, le Tribunal de l'histoire. Il faut dire que les intellos à la retraite ne manquent pas dans la capitale, qui peut compter sur son bassin d'amateurs d'histoire. Ainsi, les conférences historiques lancées à l'automne par la Commission de la Capitale-Nationale (CCN) — «Les grands d'aujourd'hui racontent ceux d'hier» — jouissent apparemment d'un certain succès malgré le peu d'attention médiatique qu'elles ont reçu. «Ç'a super bien marché, c'est plein à chaque fois», assure Denys Angers, porte-parole de la CCN et historien de formation. «Quand les gens sont heureux, ils ne font pas de bruit.»

Comme bien des historiens, M. Angers se demande si les gens apprécient suffisamment la richesse de la ville d'un point de vue historique. C'est d'ailleurs dans cet esprit que, ces dernières années, la CCN a financé de grands travaux d'embellissement et d'illumination des monuments. «Notre force, c'est l'historicité. Sur ce plan-là, on bat Boston, New York et les autres! [...] Pour le 400e, il s'agit de créer de l'enthousiasme. On vit à côté de la Belle au bois dormant, mais est-ce qu'on la voit?»
 
 
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  • jacques noel - Inscrit
    29 décembre 2007 08 h 08
    Il manque une mascotte à la Fête
    Champlain aurait dû être la mascotte. Ou Bonhomme? La Fête est orpheline

    --------
    Si la tendance se maintient, il n'y aura eu aucun meurtre à Québec cette année. Quand même une autre bonne raison de fêter et de se péter les bretelles sur l'incroyable qualité de vie à Québec. Combien d'agglomérations dans le monde de 3/4 million d'habitants ont eu aucun meurtre en 2007?
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  • Zach Gebello - Inscrit
    29 décembre 2007 12 h 30
    L'holocauste avant Champlain
    Ne cherchez pas le volet historique en français sur ce site du pavillon du 400e dédié au lobby anglo-juif au Québec , il n'existe pas. Pourtant, à lire son volet historique unilingue anglais on a l'impression que l'Anglais n'a jamais été présent au Québec.

    shalomquebec.org/english.html

    Le pavillon rappellera aux visiteurs que l'Espagne, la France, la Russie, et l'Allemagne ont eus leur période antisémite et ont expulsé des juifs de leurs territoires, mais pas un mot sur l'Angleterre qui non-seulement les expulsait mais leur fermait carrément la porte d'entrée. Les officiers juifs qui accompagnaient le Général Hamerst pour envahir Montréal l'étaient incognito, sinon ils n'auraient même pas pu s'embarquer.

    Silence aussi sur le fait que ce sont de riches marchants juifs Danois qui contrôlaient et étaient propriétaires de l'industrie de l'esclavage dans le Nouveau Monde, et ce, jusqu'à son abolition.

    Même silence sur le fait que c'est l'Anglais qui a tout fait pour empêcher Heziekel Hart, premier juif élu au Canada, de siéger à l'Assemblée de Québec en 1807, silence qui laisse croire que ce sont les Québécois. Pas un mot pour dire que c'est le gouverneur anglais qui alla jusqu'à expulser Hart qui ne siégera jamais et que l'Anglais fesait celà, avec la complicité du haut clergé catholique, pour détruire le rapprochement amical entre Québécois et juifs. Les juifs deviendront alors les collaborateurs de l'occupant anglais dans le but de se faire accepter dans les cercles du pouvoir et de la bourgeoisie. Même une génération plus tard, lorsque le Québec passera l'acte qui assure les mêmes droits civils et politiques aux juifs, l'Anglais refusera la présence des juifs.

    Puis on raccontera dans ce pavillon du révisionnisme historique que l'immigration massive de juifs fuyant la Russie sont différents des juifs britanniques (arrivés avec l'envahisseur) par leurs "nouvelles idées et leur combat pour le socialisme". On rappellera le juif Lea Roback, de Côte de Beauport, vers 1900, qui deviendra un des grands chefs de syndicats au Québec. Parcontre, on ne dira pas les réelles raisons qui provoquèrent l'hostilité, autant chez les Québécois que chez les Anglais, envers ces nouveaux arrivants de Russie. Comme dans ce volet historique, on mettra le tout sur le compte de l'antisémitisme des Québécois en affichant sur les murs du pavillon des coupures de journeaux québécois populaires et à potins de l'époque et dans lesquels le clergé catholique collaborateur manipulait l'opinion publique. On ne dira biensûr pas un mot sur l'apparition, au même moment, des fameux Swastika Clubs de Toronto et qui viendront s'implanter aussi dans les centres de villégiature du Québec qui appartenaient tous à de riches Anglais. On n'affichera pas de coupures d'articles antisémites des journeaux anglais de l'époque puisqu'on y abordait la question du point de vue politique et non ethnique ou religieux. Alors on mettra sous silence que ce n'était pas le fait qu'ils soient juifs qui provoquait cette crainte contre ces immigrants de Russie, mais qu'ils étaient de fervents communistes au service des bolchéviques et qu'après la révolution de 1917 ils seront aux commandes des parti communistes des États-Unis et du Canada en lien et aux ordres directes du Komintern soviétique (Lénin puis Staline) à Moscou. Autrement dit, ils étaient au service et juraient loyauté à un pays étranger. On y dira pas que c'est la raison pour laquelle le Premier Ministre du Canada de l'époque financa les mouvements nationalistes anticommunistes et anti-juifs avec à leurs têtes des collabos de McGill comme Adrien Arcand. Non, vous ne verrez pas ces informations sur les murs de ce pavillon qui n'a qu'une seule fonction; sous-entendre que les Québécois sont des antisémites par leur nationalisme.

    Vous ais-je dit que l'historien Denis Vaugeois a collaboré à la création de ce musée de la désinformation et du révisionnisme de l'histoire des juifs de Québec ?
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    30 décembre 2007 10 h 32
    Que la Fête commence!
    Avec un nom aussi muséal que le vôtre, vous savez mieux que quiconque qu'il y a des lunes que «la belle au bois dormant» est l'objet principal des fouilles archéologiques qui crevassent le Vieux Québec. Par contre, depuis les débuts de leur assomption aux altitudes de leurs joyeux ébats, derrières les épais rideaux de l'immunité, les «sherpas du 400e» portent à bout de bras «la belle au bois mort». Désincarnée et désossée par les spécialistes de l'incolore, de l'inodore et de l'insipide; exploitée par les «money makers» de l'industrie des poudres et des artifices, QUÉBEC 2008 ne sera qu'une succession de fresques spectaculaires, grassement subventionnées à même les argents du peuple-payeur le plus taxé au Canada et concoctées par les quelques pachas et divas de l'industrie des accointances, grassement rémunérés de cachets placés sous la protection de l'abri fiscal des comptes de dépenses, entre autre. À l'extrême opposé des apologies nationalistes implosives de la CCN et des plaidoyers séparatistes explosifs minutieusement peaufinés par les Denis Vaugeois et autres férus d'épigrammes urbi et orbi, ciblant l'anglophonie canadienne et moussant les pluri-phobies québécoises, le groupuscule des invisibles, formant la «Commission du 400e», Commission plénipotentiaire truffée de parvenus et de bien-nantis qui ne s'en sortiront que mieux-nantis, s'est claustré derrière les murs de la citadelle des secrètes stratégies et des invisibles tactiques, sous la garde rapprochée de quelques pelotons de pantins et patoches qui se titrent eux-mêmes et s'épithètent d'intellos férus de créativités artistiques, comme si c'était le 400e de la Place des Arts, du Grand Théâtre et des quelques autres Auberges de la culture exclusive et à sens unique. C'est ainsi que béate et beurrée, couches par-dessus couches, une plèbe leurrée viendra s'empiler, aux risques de 15 000 entassés, à la Place Du Délire Collectif, devant les veaux d'or du «batinse» de spectacle dont tous les tamtams de la jactance plastique et les mèches de la flamboyance médiatique n'arriveront jamais à enterrer le vacarme abrutissant des sommes faramineuses qui y sont englouties.

    Les vrais succès et les seules réussites des CÉLÉBRATIONS 1608-2008, viendront de CE que les Québécois auront décidé de se souvenir, de CE que les Québécois, dans toutes les régions de LA NATION DISTINCTE, auront eu le goût de s'offrir, de CE que les Québécois auront eu le plaisir de célébrer entre eux, aux sommets de leur créativité et aux limites de leurs moyens, avec toute la simplicité et l'heureuse spontanéité qui leurs sont naturelles, avec la chaleureuse collégialité et la bienveillante convivialité qui leur sont reconnus, AVEC TOUT CE QUE LE FASTE IGNORE POUR LA SIMPLE RAISON QU'IL EN EST ABSOLUMENT INCAPABLE.

    Les Soirées et les Galas, les Canapés et les Loggias pour les balconnistes empesés, pour les je-me-moi constipés, leurs acolytes les «m'as-tu-vu» astiqués et leurs comparses les «précieuses ridicules» pomponnées. Par contre et simultanément, LE PLANCHER POUR LES DÉCONTRACTÉS ET SACRÉS BONS-VIVANTS QUE SONT LES QUÉBÉCOIS DE SOUCHE ET D'ADOPTION, CES HEUREUX HÉRITIERS D'UN PATRIMOINE DE SOCIABILITÉ ET CONTAGIEUX TÉMOINS DE LA DISTINCTION TYPIQUEMENT QUÉBÉCOISE DONT LA STATURE EST SANS PAREIL ET DONT LA VIVACITÉ EST SANS ÉGALE, PARFAITEMENT CAPABLES DE VALSER AU RYTHME DES CHANSONS DU PLUS HEUREUX DES FOLKLORES. En dépit des prétentions des «arrangeurs» du 400e, à l'effet que si tout va bien, ce sera grâce à eux et que si tout va mal, ce sera porté au compte de la plèbe de tous leurs mépris, je crois sincèrement que ce sera le contraire, puisque nul ne saurait avaliser aussi niaisement l'adage qui longe les sentiers de la stupidité des ego-culturistes et qui déambule comme suit : «Lorsque l'élève réussit bien, c'est qu'il est intelligent; lorsqu'il échoue, c'est que son maître est pitre».

    C'est, en bref, le résumé de ce qu'ont entendu tous ceux et celles qui se donnent la peine d'écouter ce qui se dit, depuis plus de deux ans, au travail, dans les transports en commun, aux cafétérias et restos du midi, sur les trottoirs de semaines et les places publiques de fins de semaines, autrement dit, là où vit et vibre le vrai monde. Ça n'a rien à voir avec ce qu'extrapolent et interprètent les péteux de macro broue et les brasseux de mégas piastres, à quelque Commission soient-ils associés.

    Donc, que la Fête commence et que les Québécois prennent toute la place qui leur conviendra, de la façon qui leur conviendra et aux moments qui leur conviendront. Que les Québécois prennent d'assaut leur Québec, laissant les touristes et curieux badauds aux soins des sherpas du 400e!

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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  • Zach Gebello - Inscrit
    30 décembre 2007 21 h 18
    Gerry Pagé, vous venez de lancer la fête du 400e !
    Votre discours dans un québécois-français aussi minutieusement travaillé qu'un gâteau trois étages à la sueur du front d'une dévouée patissière résolue à produire le meilleur d'elle-même, m'a emporté plus haut que n'importe-quel feu d'artifice ou éclairage sophistiqué que nous promettent les techniciens du 400e.

    C'est votre message actuel et moderne que devrait exprimer cette fresque du 400e.

    Au diable cette fresque grotesque, j'ouvre le champagne par votre signal qui est de loin le plus scincère!

    Le Québec est une affaire de coeur.
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    1 janvier 2008 21 h 55
    Que la Fête des Québécois continue!
    Un coup d'envoi qui prit un envol inespéré. Une altitude de savoir-être, sans précédent. Si le Québec des Denis Bouchard et compagnie sait faire et la preuve est devant nous, le Québec des Québécois, Lui, sait Être. Dans la magistrale féerie des bons et moins bons coups artistiques d'un inoubliable 31 décembre 2007, la réussite technologique et médiatique, elles, emportent d'emblée la médaille d'or. Le spectacle, pensé tel un produit d'exportation parce que commandité comme tel, constitue une cassette de visibilité touristique que l'afflux des curieux flâneurs recherchés et les retombées économiques ciblées confirmeront, tout au cours de l'année 2008, ose-t-on espérer. Une réussite technologique d'éclairages, de choix de couleurs et de prises de vues qui ont tiré royalement profit et mis très honnêtement en valeur le Palais Montcalm brillamment restauré, les vieux murs médiévaux, la majestueuse Porte St-Jean, ce pont de tant de soupirs, l'Édifice parlementaire discrètement majestueux, le lumineux Capitole du bel art et de la bonne bouffe et une foule dont la gaieté campagnarde a gagné et fait vibrer la Capitale, cette belle quadra-centenaire de nos amours. Même que Dame Météo dont on avait sollicité toutes les gratitudes, était de la partie, se faisant collaboratrice à tous égards.

    Au-delà de toute attente, plus de 50 000 gais lurons, joyeux fêtards et heureux flâneurs de 7 à 77 ans ont chanté, ont dansé et se sont fêtés, dans l'allégresse, dans la convivialité typiquement québécoise et nordiste. Tout ce beau monde a fait preuve d'une conduite collective «massivement exemplaire». Les saoulons de la St-Jean, venant pour la plupart du «Québec profond», n'y étaient pas, à part les quelques biberonneurs bigarrés, entassés sur le toit de la station Place D'Youville, mais tenus en respect par une foule disciplinée dont la carrure imposait toutes les circonspections usuelles, en cette occasion historique. Pour la circonstance, l'autodiscipline a franchi le cran des arrêts... Par contre, le nouveau maire a annoncé vouloir inscrire ces rassemblements au calendrier des 31 décembre de «sa» Cité, la nôtre. Face à cette épisodique promesse électoraliste, quelqu'un devra lui rafraîchir la mémoire, avant que ça ne redevienne les orgiaques attroupements de carnavaleux paquetés et foireux drogués et bagarreurs déchaînés qui ont forcé le transport du château de glace et des rassemblements de la Place D'Youville à la Colline parlementaire ainsi que l'aménagement d'une Plazza Christie sur les Plaines.

    Comme tout n'est jamais parfait, il y eut une faille magistrale qui ne peut passer sous silence. Une bavure organisationnelle qui n'a d'égale que celle de nos insupportables viaducs nationaux! La sécurité n'était aucunement présente. Pas davantage à Place D'Youville que n'importe où, dans son arrondissement immédiat. Si un imprévisible accident, une défaillance de quelque nature, un bris d'aqueduc, la chute d'une des plates-formes très lourdement chargées ou quoi d'autre encore étaient survenus, aucun ambulancier, aucun pompier, aucun policier ne pouvait intervenir. C'aurait été une catastrophe, la panique et ses malheureux encombres. Cette priorité aurait dû passer bien avant l'opportuniste étalage des «petits biscuits Leclerc», représentant la culture entrepreneuriale québécoise, à la foire internationale de Noël, à Strasbourg.

    Grâce à une météo bienveillante sur mesure et dont les joyeux flocons ajoutaient aux charmes de l'imagerie, la bagosse d'esprits n'avait trouvé ni prétexte, ni excuse, pour ses flots carnavaleux habituels. En somme, il y a eu un «Bon Dieu» pour les Innocents, en considération du manque absolu de prévision et d'organisation sécuritaires, un vice d'irresponsabilité inexcusable, à tous égards, qui ne dore d'aucune façon le blason des verbeux des primats et magnas de Québec 2008, qui pompent en notre nom.

    Conclusion! «Que la Fête qui a si bien commencé, continue et que les Québécois prennent toute la place qui leur conviendra, de la façon qui leur conviendra et aux moments qui leur conviendront. Que les Québécois prennent d'assaut leur Québec, laissant les touristes et curieux badauds aux soins des sherpas du 400e»!

    Gerry Pagé
    Ville de Québec
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  • Jacques Beaulieu - Abonné
    1 janvier 2008 22 h 50
    Le Coup d'envoi du 400ème... un présage ?
    J'avais bien hâte de voir ce que nous avait concocté le comité de cette Fête d'ouverture des 400 ans de notre présence en Amérique...
    Surtout après les interrogations soulevées par le leader de Loco Locass, Wiz : «Le 400e doit être plus qu'un gros party où on invite n'importe quel dignitaire pour impressionner la galerie. Pour donner du sens à la fête, il faut réfléchir aux raisons que nous avons de célébrer quatre siècles de présence francophone en Amérique.»
    Ou de certains historiens, dont Gaston Deschênes qui se demandait : «Avez-vous vu Champlain quelque part sur le site Web du 400e? Pas moi.»
    Ce Coup d'envoi, je l'ai regardé à la télévision...
    L'histoire fut brossée à très grand trait...
    À l'origine, les amérindiens, leur culture et leur musique ... l'apport de la musique francophone, l'ouverture traditionnelle des québécois aux diverses cultures : « reel » irlandais et musiques d'aileurs dont, entre autres, les musiques cubaines ou mexicaines...ne sont-ce pas des lieux fréquentés par les québécois durant les longs mois d'hiver ?
    Et l'avenir de notre peuple...notre avenir ?
    J'ose espérer que la finale de ce spectacle n'est pas un avant-goût de notre sort comme peuple francophone en Amérique du Nord...
    Une québécoise pure laine et son band (Pascale Picard Band ) clôturant ce Coup d'envoi du 400ième anniversaire de l'arrivée de nos ancêtres francophones en Amérique... EN ANGLAIS !!!
    Fallait le faire !
    Jacques Beaulieu, un québécois du Saguenay...en ch...
    PS. Mais les éclairages superbes de ce centre historique de Québec nous laissaient entrevoir la beauté et la splendeur de ce site pourtant si peu utilisé...
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