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Zone de turbulences en vue

Lise Payette   28 décembre 2007  Actualités en société
Parmi les «p’tits comiques» de l’année: Vincent Lacroix...
Photo : Jacques Nadeau
Parmi les «p’tits comiques» de l’année: Vincent Lacroix...
Je ne sais pas si c'est parce que le Québec a aimé l'exercice de défoulement que leur a proposé la commission Bouchard-Taylor, mais les soupers de famille, depuis le début du temps des Fêtes, sont devenus dans tous les milieux le lieu choisi d'analyses intéressantes de l'état général du Québec. Tout y passe. Le Québec est malade, ausculté, et les médecins ne manquent pas à son chevet.

Ce que j'ai déjà entendu à quelques reprises, c'est que le Québec est en train de devenir aussi ennuyant que le reste du Canada. Il aurait peur de son ombre, il serait frileux, et on peut penser que sa léthargie, comme moteur de développement, ne nous mènera pas très loin. Et ressembler au reste du Canada n'est pas une perspective réjouissante, avouons-le.

Le Québec est pauvre, affirme-t-on. Il est impossible d'affirmer le contraire, car un tour d'horizon rapide nous rappelle que les routes sont dans un état lamentable, que les viaducs ont la fâcheuse tendance à l'autodestruction, qu'il est impossible de traverser un pont sans un serrement au coeur, que les hôpitaux sont désuets depuis longtemps et que le fameux CHUM est toujours à l'état de projet.

Les universités crient famine et les écoles sont vétustes. Les villes sont sales et laides et les régions sont en train d'étouffer. La ville de Québec aura un net avantage sur Montréal en 2008 à cause de son 400e anniversaire. Elle espère recevoir une bonne récolte de cadeaux et peut-être même des largesses gouvernementales qui lui permettront de se refaire une beauté.

Les taxes se situent à un sommet jamais atteint mais les gouvernements sont des gouffres sans fond. Et comme nous en avons encore au moins trois à faire vivre (fédéral, provincial et municipal) avec une bureaucratie gonflée à l'hélium, il n'y aura jamais assez d'argent, quoi qu'on fasse. Le gouvernement du Québec dirige à la petite semaine, veillant surtout à ne pas faire trop de mécontents parce que l'objectif, évidemment, c'est la réélection quand les Québécois manifesteront enfin le désir de bouger. L'allergie aux élections dont souffrent les citoyens n'est pas rassurante pour la démocratie.

Où s'en va le Québec?

Nulle part. Le Québec, si j'en crois ce que j'ai entendu, serait devenu une sorte d'entonnoir. Pour qu'une idée arrive jusqu'à sa réalisation, il faut qu'elle ait été sassée, mâchouillée et réduite à rien avant de franchir le bout de l'entonnoir. Certaines ne méritent pas mieux, par exemple le rêve de plusieurs de faire de Montréal un Las Vegas du Nord. Le jeu et la prostitution comme perspective d'avenir, ce n'est pas la meilleure idée du siècle. Et à part un festival Juste pour rire mur à mur tel que mis en avant par ses promoteurs, il faut bien constater que les idées vraiment nouvelles et porteuses d'un véritable développement culturel ne poussent pas à tous les coins de rue.

Le Québec est dans une sorte de ressac. Il reste à espérer que 2008 lui permettra d'en sortir. Ce que nous vivons ressemble terriblement à une dépression. Déçus par nos politiciens, écrasés sous le poids des charges publiques, figés devant un avenir que nous percevons, à tort ou à raison, comme affreusement bouché, victimes de promesses jamais tenues et de rêves avortés, nous aurons mis bien du temps à nous refaire des forces.

L'état de la situation n'est pas reluisant, car en plus d'un manque d'idées novatrices, le Québec manque cruellement de leadership, à tous les paliers de gouvernement. Cette affirmation fait l'unanimité.

Ce manque de leadership le rend très vulnérable à un moment de son histoire où il aurait besoin de tous ses moyens. La faiblesse de ses leaders laisse la porte ouverte à des interventions abusives du niveau fédéral qui pourraient être interprétées comme la poursuite du plan d'assimilation de lord Durham. Le poids du Québec ne cesse de diminuer au sein du Canada. Le nombre de ses représentants va aussi chuter de façon inévitable.

Et puis, comme dans toutes les réunions de famille, nous avons décerné nos prix aux plus extraordinaires «p'tits comiques» de l'année 2007, parmi lesquels Brian Mulroney, Vincent Lacroix, Imam Jaziri, Saku Koivu et même Marcel Tremblay, le frère du bon maire Tremblay, humoriste à ses heures, qui s'est acquitté tant bien que mal de nous faire accepter la neige sans le déneigement. Une idée originale.

Je vais continuer ma cueillette au jour de l'An. Bonne année à tous. Il y a du pain sur la planche.
 
 
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  • Pierre Poulin
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 04h38
    Cueillette du jour de l'An
    Le Québec est pauvre : Cul-de-sac à idées, taxes au sommet, universités, écoles, routes, faméliques, négligées, absence de leadership politique. Bien sûr cette pauvreté de moyens et de leadership n'est pas du tout auto-infligée et il faut craindre les interventions abusives du fédéral. Qui pourraient être interprétées comme la poursuite du plan d'assimilation de Lord Durham. J'avais pas pensé à ça! Vous aussi êtes un peu humoriste à vos heures.

    Pierre Poulin

  • Parisien Jaque
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 06h48
    Une médecine de cheval?
    «Si j'en crois ce que j'ai entendu», dites-vous. J'aime bien cette nuance. En effet,tout semble bloqué. Nous nous dirigerions tout droit vers notre perte. Or, comme le veut le dicton, aux grands maux les grands moyens. Mais ce ne sont pas ceux administrés par les trois grands partis dont je parle.

    Toutefois, le malade s'entête à croire que le remède demeure celui prôné par les sorciers de l'économie qui lui diagnostiquent un affaiblissement général, voire une mort prochaine, s'il ne consent pas à remettre sa vie entre leurs mains.

    Nous croyons aux miracles puisque nous nous imaginons que les privatisations et un alignement sur les politiques néolibérales seront la panacée. À force de vouloir la santé du malade, nous le tuerons. C'est d'une médecine de cheval dont nous aurions besoin. Mais sommes-nous prêts? Pas encore je dirais.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 08h11
    C'est pas si pire, après tout
    On serait donc rendu au fond du baril mais, si on se désole, quand on se compare...on se console.

    On n'a pas la guerre au Québec; Le fédéral, dont on fait encore partie, produit des surplus importants, baisse ses taxes que M. Charest refuse de récupérer pour ne pas nuire à sa prochaine élection; Personne n'est mort de faim ou de froid au Québec la semaine passée; nos magasins son pleins incluant nos Wallmart et nos Dollarama où ça coûte pas cher; Le club de hockey Canadien vient de gagner; On a eu un Noël blanc; Céline et le Cirque du Soleil engagent des Québécois pour gagner le monde; Comme l'enfer a disparu des discours de nos clercs catholiques, ça se peut qu'elle n'existe même plus ce qui va soulager quelques pécheurs et on est à la veille d'avoir 0 % de chômage et même un manque de main d'oeuvre que nous pourrons importer facilement. WOW !

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 08h15
    Pour échapper à la provincialisation des esprits.
    Ce qui tue le Québec c'est une culture de petitesse diffuse dans l'espace ''provincial'' dont chacun s'accommodent par indifférence ou autrement en la nourrissant activement pour étouffer toute idée d'envergure qui pourrait surgir et mettre en cause le statu quo. Cette provincialisation des esprits est corollaire du fédéralisme, mais ne compté pas sur la SRC ou La Presse pour vous le rappeler; et surtout de faire le débat pour nous indiquer la sortie de secours. Ne comptez pas sur les médias dont la mission est de vous vendre l'annexion fédéraliste comme une normalité pour proposer de penser et d'agir avec envergure. Au cas où cela nous donnerait l'idée de sortir de la cage à castor canadienne, dont ils sont les gardiens.

    Ce qu'il faut au Québec en 2008, c'est quelqu'un qui nous propose de penser et agir avec envergure.

    Piégé par l'histoire, annexé arbitrairement à un autre état, le Québec se contente depuis trop longtemps des pouvoirs d'agir d'un demi état. Le Québec doit donc avoir le projet de se donner un plein état, un état optimal, seul capable de nous donner l'assurance de la pérennité de notre nation.

    En 2008, les seuls signes que l'on a d'un leadership politique capables de porter le projet de faire cheminer le Québec vers un état optimal nous viennent de Mme Pauline Marois et de son projet de Constitution du Québec; un acte d'état, qui a comme objectif de préciser les termes politiques et juridiques de notre État nation (les contours d'un pays quoi.). Seul l'état agit avec envergure (géopolitique).

    Reste à voir si Mme Pauline Marois aura suffisamment le sens de l'état pour se tenir debout face aux idéologues du fédéralisme et leurs médias patentés. Reste à savoir si elle assumera et passera à l'action avec son projet qui reçoit un appui majoritaire, n en déplaise à la médiacratie fédéraliste.

    Est-ce que l'homme d'état que le Québec attend depuis un bon moment déjà pour agir avec envergure est en fait une femme (clin d'oeil à Mme Payette). C'est à Mme Pauline Marois de répondre à cette interrogation et nous montrer la sortie de secours de cette petitesse provincial qui nous paralyse... et nous tue.

    En 2008, plus que jamais, il y va de la survie du Québec de penser et d'agir avec envergue!
    J.C. Pomerleau

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 08h46
    Portrait triste mais réaliste
    On aimerait bien être emballé par un projet de société dirigé par un meneur qui nous emballerait. Nous avions un Lucien Bouchard mais on lui a montré la porte... et aujourd'hui, on continue à lui taper dessus.

    Nous avons des vedettes, des tricheurs malhonnêtes qui font la une des journaux en commençant par Chrétien qui a fait le clown à Tout le monde en parle et utilisé ses balles de golf pour nous faire rire. C'était plutôt à pleurer...

    Charest qui traite Dumont de girouette, est le prototype idéal de la girouette nationale. Dumont nous propose des idées nouvelles mais on ridiculise ses projets.

    Monique Legault

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 08h51
    La fille de St-Henri est en retard sur les nouvelles...
    "La ville de Québec aura un net avantage sur Montréal en 2008 à cause de son 400e anniversaire. Elle espère recevoir une bonne récolte de cadeaux et peut-être même des largesses gouvernementales qui lui permettront de se refaire une beauté. "


    Pas à dire la fille de St-Henri est en retard sur les nouvelles. Le Québec et le Canada ont fait leur cadeau à Québec il y a plusieurs années: on a retapé les berges de la St-Charles et du St-Laurent avec le fric. En tout c'est à peu près un dixième de ce que le seul Québec a donné pour le prolongement du métro à Laval...

  • Michel Simard
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 09h25
    En plein dans le mille
    Oui, le Québec est en panne. Oui le Québec manque de leadership. Oui, le Québec s'en va vers l'insignifiance et la disparition. Oui, les Québécois n'ont pas d'identité. Oui, les artistes composent leurs petites chansons pour vendre des disques, sans âme. Oui, le Québec est devenu un endroit où il n'est guère tentant de vivre. Turbulences, vous dites ? Ce n'est pas seulement un manque de leadership ou d'élite : les médias sont les grands responsables des comportements suicidaires du "monde ordinaire". Les Québécois sont dans un avion qui se dirige à toute vitesse dans un mur, dans l'orage et la tempête, le carburant manque et eux discutent de la décoration de l'appareil. Voter pour des idiots et écouter le Banquier, c'est tout à fait cela.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 28 décembre 2007 09h28
    Voici du pain sur la planche
    Madame Payette,

    Comme la plupart des mercenaires à la solde des médias parlés et écrits, ainsi que des intellos bien subventionnés ou encore les culturels du Plateau Mont-Royal, vous tournez autour du pot. Et vous verrez si je ne dis pas vrai quand vous lirez les recommandations de la commission BT. Vous évitez, l'habitude sans doute, de parler des vraies choses comme le dit si bien le « Québec profond » qui est si méprisé et humililé ces temps-ci.

    Quant à moi, voici ce que j'entends et ce ne sont là que quelques propos glanés ici et là :

    - de jeunes Québécois de souche française, forcés de s'exiler à Montréal ou à Québec parce qu'on a laissé désintégrer les régions, et ce, sous tous les gouvernement, y compris le vôtre lorsque vous étiez ministre, sont discriminés au travail parce qu'ils ne parlent pas la langue anglaise;

    - de jeunes Français sont discriminés au travail parce qu'on leur avait assuré que tout se passait en français au Québec;

    - des immigrants qui avaient choisi de vivre avec nous en français, se retrouvent dans une situation plus que délicate, puisque tout se passe en anglais maintenant; ils vont jusqu'à regretter de nous avoir choisis et nos problèmes identitaires leur font peur; ils ont le sentiment d'avoir été trahis; ils se demandent même quand les Québécois cesseront de se laisser écraser et dominer par les nouveaux arrivants;

    - pour ceux dont j'ai entendu les propos, ils « se disent trahis par leur élite » depuis 1976;

    - que les Québécois issus de la révolution tranquille sont des dilettantes, des individualistes et ont baissé les bras;

    - qu'ils ne peuvent plus entendre leur élite accuser l'Anglais et les fédéraux de tous nos maux;

    - qu'il n'y a plus d'authentiques intellectuels au Québec, certains vont même jusqu'à regretter Claude Ryan, résultat de la médiocrité de notre enseignement; qu'il y a beaucoup trop de « gérants d'estrades »;

    - qu'ils espèrent que les fêtes du 400e de Québec ne seront pas un « enterrement de première classe » du peuple fondateur de ce pays;

    - et le plus grave est de constater que le Québécois moyen est bien conscient qu'il y a un « mur du silence » au Québec...; ils se demandent qui gouverne le Québec depuis 1960...

    J'espère que mon propos vous aidera à voir ce qui ne va pas au Québec et que vous aurez des solutions autres que celles qui nous seront proposées par la commission BT.

    Marie Mance Vallée

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 09h30
    Paysage apocalyptique
    Ce matin, vous décrivez le Québec comme une terre à l'abandon. Comme une maison qui tombe en ruine. Comme un vaste territoire déchiqueté, au lendemain d'un tremblement de terre. Un peu de lumière dans le tableau n'aurait pas fait de tort et aurait lancé vos lecteurs sur l'autoroute de l'optimisme. Mais je sais, l'espace est limité...

    Il se fait de belles choses chez nous, madame Payette. De grandes choses. Elles ne sont pas toujours à la une des journaux. Les Québécois aiment mieux exploiter leurs scandales politiques et surtout religieux afin de se donner bonne conscience. Il y a toujours pire que moi: je peux donc faire un peu moins pire que lui.

    Quant au grand projet du Québec, (l'indépendance, en autre...) il faudrait bien l'expliquer aux gens et mentionner à la fois les avantages et les inconvénients. Pauline avait parlé, avec franchise, de cinq ans de turbulence lors de sas course au leadership. J'aurais aimé que, dans votre texte de ce matin, vous en parliez un peu. Ce sera pour l'an prochain sans doute...

  • Parti Pris
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 09h42
    QUI ?
    http://partipris.blogspot.com/

    Je lis certains commentaires et je nous plains. Guéguerre Québec-Montréal, Pauline Marois notre sauveuse ?

    Madame Payette a raison. Il nous faut un leader. Pas une Pauline Marois qui s'oppose à ce que le taux d'alcoolémie soit abaissé, un leader, un vrai.

    Quelqu'un qui a une vision. Quelqu'un qui peut gouverner, pas créer des commissions comme le fait Charest pour lui éviter de prendre des décisions.

    QUI ?

  • Yves Babin
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 10h06
    La déprime vs l'espoir
    Oui Mme Payette vous avez raison! Vous avez raison de "sentir" notre dépression nationale s'installer insidueusement dans nos têtes et dans nos corps meurtris par tant de mauvaises nouvelles et de mauvaises décisions à commencer par notre beau gouvernement à l'assemblée nationale mené par M. Charest, politicien faible et sans charisme et dont le rôle est de nous endormir afin de mieux nous contrôler et ainsi desservir les desseins des milieux fédéralistes et économiques. Regarder aussi ce chef de l'opposition en M. Dumont. Quel gâchis! Ce type n'aurait même pas le talent pour faire une carrière en politique municipale... et il se présente comme notre futur premier ministre. Il ne reste que Mme Marois qui semble nous apporter un souffle nouveau avec ses députés talentueux mais on espère que la sauce va prendre.

    Cette déprime est aussi le résultat du travail de certains médias où les leçons de morale données par des "journaleux" sans vergogne au bon peuple "raciste" et "puéril" frôlent parfois l'indécence. Consciemment ou non, ces "journaleux" ne font que desservir les intérêts d'une petite minorité qui veut soumettre le bon peuple jusqu'à la lobotisation de nos cerveaux afin de prendre le contrôle parfait sur lui. Ainsi, ce nouveau pays deviendrait le fameux paradis perdu et retrouvé, l'eldorado du néo-libéralisme où l'enrichissement des gens déjà avantagés serait de mise et où les grosses entreprises dicteraient leur façons de voir et où ce Canada brillerait de toutes ses forces d'un océan à l'autre, libéré enfin de ces agacements que sont les revendications québécoises.

    Oui Mme Payette, la déprime collective est installée mais il ne s'agit d'une toute petite chose, d'un changement de leaders, d'une bonne nouvelle et la déprime pourrait se transformer en une puissante jouissance de se prendre en main et nous revoilà reparti vers un idéal bien québécois d'un monde meilleur et où l'espoir sera de mise.

  • Gilbert Belzile
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 10h10
    On récolte ce que l'on sème!
    Madame Payette, ne sommes nous pas en train de récolter ce que nous avons semé depuis 40 ans? Un récent article de M. Claude Archambault illustre succintement comment le Québec s'est ghettorisé et voici ce qu'il dit:
    «« Montréal a déjà été le vrai moteur économique du Canada, son déclin a débuté peu après la révolution tranquille. En premier c'était à cause de sa situation géographique, car il y a eu un mouvement au US vers le centre. New York perdait des plumes au dépend de Chicago et Détroit. Puis le FLQ arrive il crée un climat d'incertitude, il y a le RIN puis vient le PQ, tous avec des vision d'un Québec très à gauche avec des visés quasi socialiste. Après les expériences récentes de Cuba et de plusieurs pays d'Amérique du sud le monde des affaires est frileux et il n'aime pas ce qu'il voit. Il y a ensuite la venu du PQ, et personne ne peu le nier il y a eu un exode des capitaux et des familles les plus influentes et fortunées. Le transfert vers Toronto des Bureau chef c'est accéléré. La loi 101 vient encore foutre le bordel, elle qui au début ne contient aucune clause Canada et il devient très difficile d'attirer des gens des autres provinces. Le mouvement s'accentua encore, après il y a les référendums qui viennent confirmer au Canadien qu'il est risqué pour le Canada d'avoir sa place d'affaire dans un endroit ou l'incertitude règne toujours. Maintenant la masse critique est dépassé, il ne peu y avoir de retour en arrière. De moteur de l'économie Canadienne, Montréal est maintenant à la remorque de Toronto.
    Qui est à blâmer? De un il y le climat économique au USA sur lequel nous n'avons aucun pouvoir, de deux la géographie et de trois, celui qui a eu un impact majeur et sur lequel nous avions tous un pouvoir c'est le climat politique, les Taxes, les lois, bref un environment réfractaire aux investissements. Nous avons fait un choix, le choix Québécois eux aussi on fait un choix, le choix Canadien.
    Oui un jour il y aura une remontée pour Montréal, quand Toronto deviendra trop dispendieux. Mais nous devront alors nous battre contre Vancouver, Calgary et Edmonton.
    Et pour ceux qui disent que la seule solution est l'indépendance, alors je leurs dit que oui il y aura un influx massif de bureau chef, car nos dirigeant au non de la nation et du peuple exigerons la présence de bureau chef. Mais ces nouveaux bureaux chef ne seront que des succursales de Toronto, tout comme les bureaux chef d'entreprise américaine au Canada sont des succursales de la compagnie mère au USA.»»

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  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 12h02
    L'esprit du 400e
    J'ai les réflexions suivantes face à votre constat de morosité. La première est un constat: 2007 a révélé à certains, d'autres le savaient depuis longtemps, que le Québec n'est pas une société homogène. Cette société est traversée par de nombreux courants: religieux et athé, fédéraliste et souverainiste, riches et pauvres, ville de Montréal et le reste du Québec, etc... L'année 2007 a été à la fois une période de rivalités, mais aussi l'amorce d'un répit. Combien de temps cela durera-t-il? En Grèce antique, la trêve durait le temps des Jeux Olympiques. Espérons qu'au Québec, cela durera le temps de l'année 2008.

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 12h51
    Qui créé une zone de turbulence
    CHUM, commission Bouchard-Taylor, Université, Québec (province)

    La zone de turbulence a été créée par ceux qui ont oublié leur origines. Les gouvernements passés ont oublié la devise du Québec :"Je me souviens".

    Je me souviens de quoi si je ne connais pas mon histoire ?
    Je me souviens de quoi si pour une laïcité maladive je ne veux même pas d'arbre de Noël pour répondre à des demandes irrecevables ?
    Je me souviens de quoi si pour bien parraître je renonce à moi même ?

    Madame Payette vous êtes à l'origine de cette zone que vous avez créée en renoncant à vos origines.

    Quand on ne sait pas d'où l'on vient on ne peut savoir où l'on va.

  • Claude Collin
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 15h09
    Mettre en perspective
    Mettre en perspective


    Il faudrait mettre en perspective ce tableau qui n'est sans doute pas faux, mais qui ne dit pas toute la vérité. Car, malgré tout, nous avons progressé remarquablement dans pratiquement tous les champs d'activités au cours du dernier siècle.
    Ceux qui ont connu l'avant Révolution tranquille, peuvent mesurer ce progrès. Par exemple, au niveau de l'instruction, ( en 1950, 70% des travailleurs n'avaient pas fait leur 4è année ); très peu avaient accès aux études plus prolongées, et même au sortir de l'université, les ingénieurs et les diplômés avaient peu d'ouvertures dans leur propre domaine. Il fallut attendre, par exemple, l'étatisation de l'électricité pour que nos ingénieurs et nos administrateurs trouvent un emploi chez eux. Et cela se passait ainsi dans beaucoup de domaines qui ne nous appartenaient pas vraiment.
    Il faut mesurer bien sûr tout ce qu'il nous reste à faire et nous relever les manches avec encore plus de confiance.
    Sans oublier de lutter contre tout ce qui nous invite à revenir à l'état précédent...et ça c'est vraiment la zone de turbulence la plus dangereuse.

    Claude Collin

  • andré plante
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 15h16
    le quebec de madame payette
    si il en a une qui devrait se la fermer c'est bien madame payette qui as fait perdre le referendum à monsieur lesveque à elle seule avec ses idées à la con !!!!

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 16h12
    Quand on manque le train ...
    Oublions un instant nos politiciens, nos élites, nos intellectuels. Après tout, ils ne forment qu'une infime minorité de la population du Québec.

    Allons plutôt voir du côté du bon, du vrai peuple. Monsieur et madame tout-le-monde, quoi. C'est aussi là que se trouve l'avenir prévisible du Québec, à mon avis.

    Voyons voir: Des cotes d'écoute records pour 'le banquier', 'les lofteurs' et autres insignifiances. Des gérants d'estrade à la pelleté en politique, en sport, etc. Une proportion déconcertante de la population qui est ni plus ni moins analphabète. Une presque majorité qui n'a même pas les revenus suffisants pour payer de l'impôt. Une complaisance crasse du bon peuple à se laisser berner à répétition par ses dirigeants. Une allergie naturelle à tout ce qui s'appelle changement ou développement. Des abuseurs notoires qui se rient du système avec la bénédiction (le silence ou la peur)de monsieur et madame Tartampion. Une incapacité chronique à se prendre en main et à s'assumer tant au plan individuel qu'au plan collectif. Et la liste pourrait s'allonger ad nauseam ...

    Ça ressemble de plus en plus à cela le Québec (profond ou pas...) d'aujourd'hui et de demain. Contrairement à ce que monsieur Lévesque avait dit, le 15 novembre 1976, je crois qu'on peut maintenant conclure que « Le peuple du Québec n'est peut-être pas quelque chose comme un grand peuple... » Bref, les Québécois ont glissé joyeusement sur la pente de la décadence et de l'abandon définitif de ce qui aurait pu être une belle aventure, au fil des ans. C'est bien désolant, tout ça, mais madame Payette vise juste.

    Quand on manque le train pour s'accrocher à son p'tit pain ... On a ce qu'on mérite ! Heureusement qu'il y a pire ailleurs. Ça console diraient certains. Aie. Aie. Aie.


    Jean Desjardins

  • Claude Guay
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 16h18
    Ouille. Ouille, Ouille! (corrigé)
    Ouille, Ouille, Ouille, que ça va donc mal icitte! Le Québec, je vous le dis, c'est pire que le Pakistan, que l'Afganistan, que l'Irak, que n'importe quel pays d'Afrique qui peut aligner 20 à 30 leaders vraiment charismatiques là où nous ne pouvons aligner qu'un demi-gérant d'estrade. Nos jeunes n'ont plus de valeurs ni de principes, nos politiciens sont tous des sans-coeur et des voleurs, nos intellectuels sont des tarés et nos concitoyens sont tous des aveugles et des imbéciles. Notre système d'enseignement s'en va chez le dable et notre système de santé est complètement malade et pourri jusqu'au trognon. Le Québec de Duplessis était un asile de liberté de pensée comparé au Québec actuel. Et quel asile de paix était le Québec de la révolution tranquille! Fatima s'était bien trompé: c'est "Pauvre Québec" qu'il fallait dire, pas "Pauvre Canada"!

    Allons! allons! Le Québec est d'abord et avant tout un projet qui n'est pas encore réalisé et qui ne se réalisera jamais, car il est vivant, complexe, immense, infini. Ce projet est dans la tête et dans le coeur de tous ses citoyens et non pas dans celui d'un quelconque leader aussi charismatique soit-il. Nous n'avons pas besoin d'un Hitler ou d'un Staline, mais de travailleurs et de travailleuses qui s'attèlent sans honte, en toute simplicité, au Québec d'aujourd'hui pour tâcher humblement d'en faire le Québec de demain.

    Qu'est-ce que c'est que ce désespoir, cette honte, ce misérabilisme?

    Il n'est pas nécessaire d'être un leader, d'être grand pour avoir des rêves de grandeurs. Chaque être humain, chaque québécois se doit à lui-même de ne tenir compte de sa petitesse que dans l'espoir de la dépasser. Cessez d'avoir honte du Québec d'aujourd'hui: Il est normal de ne pas en être satisfait comme nos petits-enfants ne seront pas satisfaits du Québec qu'ils hériteront de nous, quoi que nous ayons fait. Il n'est pas normal de ne pas voir qu'il y a des possibles, toujours et encore des possibles et que c'est notre devoir, notre droit à nous de tenter de les réaliser.

    Et ne faisons pas l'erreur de croire qu'il y a une solution, une seule façon de faire le Québec de demain: il y en a cent, il y en a mille et chacune de ces façons de faire vaut peine d'être regardée, d'être tentée. La meilleure solution n'existe pas encore et n'existera sans doute jamais et c'est tant mieux. Les solutions finales vont toutes au cimetière. Vive le vie et ses problèmes jamais résolus, toujours recommencés.

    Bonne et heureuse année 2008!

    Claude Guay.

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 16h20
    Pouvoirs d'une nation
    La nation québécoise, en effet, en est rendue à croire qu'elle ne peut rien réaliser politiquement. Avant, elle donnait les vrais pouvoirs aux élus de Toronto, maintenant elle croit absurdement se rapprocher des vrais pouvoirs en élisant des politiques de Calgary. Elle succombe aux mièvres mots d'amour qui la fait croire une nation -mais sans aucun pouvoirs- ou à un droit de parole -mais elle doit demander aux vrais maîtres la permission de parler- à l'UNESCO. Espérons que le 400è anniversaire de son installation en Amérique requinquera sa fierté et qu'elle reprenne le goût des vrais pouvoirs.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 18h36
    La perception des choses
    Il y a la chose et la perception de la chose. Mme Payette voit le Québec assez négativement mais ce n'est qu'une version de la vérité. Exemple : Quand on passe en dessous d'un viaduc ou sur un pont qui il ne s'écroule pas, "ce qui est la grande majorité des cas, avouons-le", faudrait se dire : Encore un qui tient bien, vive nos ingénieurs qui viennent de me sauver la vie ! À la place de : Je l'ai échappé belle, ouf, j'espère qu'il va tenir une coupe de semaines !

    On pourrait appliquer ce principe sur tout le reste pour devenir enfin...positif vu qu'on n'est pas si mal que ça au Canada bien qu'il ne soit pas défendu de tenter d'améliorer les choses au Québec par une vraie confédération avant l'anglicisation définitive des Québécois par minorisation et/ou assimilation.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 18h49
    Le Québec, 22e économie mondiale
    Le Québec, 22e économie mondiale, doit devenir un pays dans la fierté de son être.

    L'histoire du Canada est une vaste farce en ce qui concerne la notion de fédération. La dérive a commencé dès 1867, avec la mal-nommée CONFÉDÉRATION, qu'on a ensuite appelée FÉDÉRATION, mais qui en pratique a tendu de plus en plus vers un état centralisé, sans respecter les compétences des provinces constituant la fédération. Il faut contrer l'action des pseudo-fédéralistes à Ottawa, et contrer le travail de sape continu des médias, inféodés au fédéralisme invasif et centralisateur, qui s'acharnent à rapetisser le Québec et à ralentir sa marche vers la souveraineté.

    Par toutes sortes de moyens, les pseudo-fédéralistes à Ottawa ne cessent d'étendre leurs tentacules étouffantes dans les champs de compétence du Québec. Il ne s'agit pas de sortir le Québec du Canada, il s'agit de sortir le Canada du Québec. Que le Canada enlève ses grosses pattes dans nos affaires.

    Le Québec est une nation pacifique avec ses caractéristiques distinctes qui mérite de se perpétuer dans son identité et selon ses propres choix.

    Le Québec est la 22e économie mondiale (quant au PIB par habitant, classement de 2006), comme plusieurs pays européens de taille comparable (Norvège, Danemark, Suède, Suisse, Irlande, etc). Cela malgré le fait que nous n'ayons pas le plein contrôle de nos impôts, et malgré l'histoire séculaire d'un Québec rapetissé par les politiciens fédéraux.

    Les souverainistes québécois veulent construire le Québec de demain. Le Québec, 22e économie mondiale, ne l'oublions pas. On n'est pas né pour un petit pain, on est capable. Malgré les entraves d'Ottawa, nous avons réussi à nous imposer dans plusieurs domaines dans le monde. Il est temps que le Québec soit le maître de son avenir. Nous avons pleinement le droit d'être ce que nous sommes. Il faut faire la souveraineté du Québec.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 28 décembre 2007 18h53
    @ Claude Guay
    Vous avez entièrement raison M. Guay. Très très bien envoyé !

    Faut avoir l'esprit critique un peu pour voir les améliorations à apporter mais trop se concentrer sur quelques égratignures sur sa monture, ça ne fait que décourager l'agir.

    Le prochain qui se plaint trop de nos conditions, on l'envoie en Afghanistan ou en Irak avec une truelle dans son back-sac pour réparer les murs et les toits défoncés de ceux qui se sont fait couper l'électricité dans les bombardements alliés il y a déjà quelques années.

  • Maryse Lafleur
    Abonnée
    vendredi 28 décembre 2007 19h37
    Le Québec de Mme Payette?
    Quand monsieur Plante prétend que mme Payette a fait perdre le référendum à René Lévesque, il donne à mme Payette un pouvoir qu'elle sait ne pas avoir, il attribue le référendum à une seule personne, ce qui est absolument insensé, et il oublie que tous ceux qui ont voté au référendum avaient déjà leur propre opinion. Soyons sérieux s'il-vous-plait, plus rationnels et moins émotionnels. Le Québec a connu des périodes de croissance à quelques reprises depuis le gouvernement Lesage. Il est maintenant dans une période plus morne, c'est vrai. Au lieu de chercher des personnes responsables, il conviendrait sans doute mieux de chercher des solutions (dans nos valeurs peut-être?)

  • Loraine King
    Inscrite
    vendredi 28 décembre 2007 19h39
    Désolée
    Je vous croyais mon égal, mais puisque vous pensez que me ressembler n'est pas réjouissant, je suis désolée de ne pas être à la hauteur de vos attentes. Vous trouvez peut être l'Ontarienne que je suis laide, banale et dénuée d’intelligence? Tout du moins vous semblez croire que je suis un être inférieur auquel vous ne voudriez pas ressembler. Eh bien, bonne année !

  • roger montreal
    Abonné
    vendredi 28 décembre 2007 21h20
    Vous avez raison
    Vous avez parfaitement raison, avec l endormeur HARPER aux fédéral, son petit ami DUMONT aux PROVINCIAL.
    Tout va bien dans le/ plus meilleur pays du monde/ comme disait notre bouffon national CHRÉTIEN.
    Vous avez vu HARPER, laisser CHAREST, pour DUMONT après les élections. Comme ami fidèle nous ne pouvons trouver mieux.
    Comment croire un homme comme HARPER après tous ses demies promesses tenues /LUNESCO une chaise dans le corridor. QUÉBEC UNE NATION, HARPER ne sait pas quel citoyens, englobent cette NATION. Déficit fiscal, quelques centaines millions , c est fini, pendant que le fédéral a des surplus, de dizaines de milliards**PAS DES MILLIONS DES MILLIARDS**./ VRAI FARCE
    ROGER MONTREAL

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 29 décembre 2007 08h46
    @ Maryse Lafleur
    M. André Plante ne devrait pas dire à Mme Payette de se la fermer, ce qui n'est pas très poli mais, il a raison de dire que l'affaire des Yvette qui avait déstabilisé le camp du OUI, avait été mis en place par Mme Payette qui avait laissé entendre que Mme Ryan en était une. La majorité des femmes qui avaient déjà peur de la souveraineté-association en ont profité pour se déchaîner contre le PQ dans un des plus grand rassemblement de femmes de l'histoire du Québec sous la direction de Mme Michèle Tisseyre qui était "full-fédéraliste" en ce temps-là.

    Le OUI aurait probablement perdu quand même avec une plus faible marge mais, ça n'aurait pas changé le résultat qui a été meilleur pour le OUI 15 ans après seulement parce que Messieurs Parizeau, Bouchard et Dumont se sont unis pour le gagner. Même ça n'a pas été suffisant.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 29 décembre 2007 13h21
    Ouille, ouille.....
    Au moins une vision optimiste de la part de M. Claude Guay qui fait chaud au coeur et qui nous change des propos de croque-mort qui ont cours par les temps qui courent.....

    Bonne année 2008....

  • André Julien
    Inscrit
    samedi 29 décembre 2007 13h23
    Le pessimisme; une condition perdante ?
    Le vraie message de fin d'année d'une femme exceptionnelle qu'est Mme Lise Payette se devrait d'ouvrir des avenues de solutions aux problèmes confrontés par chaque Québécois.
    Ses actions politiques passées ont traversées les années avec succès et font non seulement, l'envie mais l'objet d'adaptations ailleurs.
    L'espérance en l'avenir, la foi dans nos forces, la mise sur pied de projets valorisant pour l'individu et la société, la mise de côté de l'individualisme pour l'entraide et le soutien mutuel dans notre société sont autant objectifs réalisable à condition de laisser tomber le repli sur soi misérabiliste et défaitiste.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 29 décembre 2007 13h35
    @ Gilles Bousquet
    Avec, ou sans les "Yvettes" l'indépendance du Québec n'est pas réalisable car elle n'est pas souhaitée par la majorité de la population et c'est ça le hic... Combien faudra-t-il de référendum pour vous en convaincre....!!!!!

    Personne n'est intéressé à confier son avenir aux purs et durs de syndicaleux qui font la pluie et le beau temps sur la place publique.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 29 décembre 2007 21h01
    @ Raymonde Chouinard, d'accord
    Vous avez entièrement raison Mme Chouinard, dans votre intervention qui m'est adressée : L'indépendance du Québec n'est pas possible parce que pas souhaitée par la majorité des Québécois. Je suis d'accord avec ça.

    Il y a un trop grand nombre de Québécois qui ont peur que l'indépendance apporte des problèmes économiques et plusieurs désirent demeurer Canadiens. Ça prendrait la double nationalité québécoise-canadienne et une vraie confédération Québec ROC pour satisfaire la grande majorité de Québécois de toutes tendances et le ROC aussi.

  • Ouhgo
    Inscrit
    samedi 29 décembre 2007 21h22
    @Raymonde Chouinard
    Lors de la commission Gommery, nous avons tous entendu Chuck Gittey: "Les règles de dépenses égalitaires? Mais nous étions en guerre! Il n'y avait pas d'autre règle que de sauver le pays!"
    Et Mme Red Flag Copps, elle respectait les règles? Et Jean Chrétien, qui vient d'écrire qu'il se préparait à ne pas respecter sa parole... et M. Dion et sa promesse de partition... c'est sur ça que vous vous basez pour dire d'accepter le verdict de 1995? Et ils ne s'arrêtent pas là: les délocalisations d'usines, les coupures de services fédéraux (collège militaire, GRC, Postes, aéroports, douanes...) tout en gardant nos impôts, transferts de maisons-mères, la Bourse,(appauvrissement délibéré) sans parler de la sape de moral depuis '95: honte de limiter les immigrants(canadianisés) à notre capacité d'accueil, honte de brandir notre histoire de descendants des colons français, honte de réclamer l'usage du français au travail, en affichage, en service du public.
    Les Québécois se font dire qu'ils n'en veulent pas alors que c'est un écran d'humiliation qu'ils se laissent passer.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 30 décembre 2007 11h45
    Un référendum volé, mais ...
    C'est tout à fait vérifiable que les forces visibles (et plus obscures...) du camp du non ont utilisé des tactiques antidémocratiques et plus déloyales les unes que les autres. So what !

    Le problème, c'est que le bon peuple n'ait pas eu la clairvoyance nécessaire pour s'en rendre compte et 'voter' en toute lucidité ainsi qu'avec son libre arbitre. Après tout, ce ne sont pas les tricheurs du camp du non qui ont placé les X sur les bulletins de vote, dans l'isoloir !

    C'est peut-être ça 'être né pour un p'tit pain', non ?

    Jusqu'à date, le peuple Québécois n'a-t-il pas démontré qu'il n'est pas vraiment un grand peuple? Tant mieux pour le moral des jovialistes qui pensent que ça va finalement pas si mal et qu'on va s'en sortir en continuant dans la même direction, mais ...

    Quant à moi, je pense que le Québec ne s'en va nulle part si on ne s'attaque pas vigoureusement à la source du problème. Voici quelques avenues explorables destinées non seulement à une élite mais également à monsieur et madame tout-le-monde, à mon humble avis : une meilleure éducation pour la grande majorité; une lutte sans merci à certaines pratiques débilitantes (radio-poubelle et télévision genre lofteurs et le banquier); reconnaître enfin les vertus de la création et de l'accès à la vraie richesse individuelle et collective; favoriser la prise de conscience de la condition humaine de chaque individu et de leur compréhension du monde environnant; développer la connaissance de l'histoire et la mémoire collective; valoriser l'autonomie des individus et la prise en charge par ces derniers de leur destiné (fini l'État-Providence); remettre en question la lourdeur des institutions tant au niveau politique, que légal , que social.

    Et la liste pourrait s'allonger indéfiniment avec le moindrement de créativité et d'imagination. La reconquête de la fierté des Québécois passera par cette voie, j'en suis maintenant convaincu. Après cela, on pourra reparler avec confiance de l'avenir du Québec, avec ou sans le ROC.

    Un seul hic. Dans la conjoncture actuelle, qui est en mesure d'assumer un leadership dans cette direction ? Sa contrepartie: monsieur et madame Tartempion sont-ils prêts à laisser leur p'tit pain pour prendre le train de la maturité et de la prospérité ? Pour l'instant, je suis d'avis que ce serait prendre un pari très risqué, car, pour cela, ça prend pas mal de coeur au ventre. Mais, qui sait ?

    Jean Desjardins
    Laval

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 30 décembre 2007 11h47
    @Hugues St-Pierre
    Le PQ a fait pire lors de ses précédents mandats...sur tous les plans....!!!!

  • Ouhgo
    Inscrit
    dimanche 30 décembre 2007 17h14
    @Gilbert Belzile
    Vous avez raison: on récolte ce qu'on a semé. Le peuple québécois, pour avoir refusé de se donner un pays qui lui ressemble, se fait assener par le Canada la raclée qu'on réserve chez les barbares aux chiens galeux. Son grand tort, avoir refusé de s'assimiler à la culture britannique. Même combat que les Acadiens en 1759. Mais nous, au lieu de nous déporter, on nous laissa parler un jargon non enseigné, qui donne des lettres illisibles comme la vôtre.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mercredi 2 janvier 2008 15h38
    @ Madame Fernande Trottier ... (version corrigée)
    Madame Trottier,

    D'abord, laissez-moi vous dire que votre écriture vaut bien et même davantage que celle de nombreux universitaires des cuvées récentes. Bravo. D'ailleurs, ma défunte mère n'avait qu'une troisième année et elle écrivait de manière très articulée et pratiquement sans aucune faute. Comme quoi, quand on est fier de soi, on peut !

    Madame Payette est un cas 'intéressant'. Je suis d'avis qu'elle est entrée en politique avec l'idée de faire avancer les choses. Malheureusement, elle s'est vite frappée aux limites du pouvoir au sein d'un parti politique structuré et ...structurant. Solidarité ministérielle, quand tu nous tiens ..., c'est l'impuissance érigée en système. D'ailleurs, elle s'est amendée publiquement dans son livre : « Le pouvoir, connais pas ! ». Par ailleurs , l'épisode des Yvette soutient justement ma thèse à l'effet que, malheureusement, une majorité de 'personnes peu renseignées' peut être facilement dupée par les tactiques électorales peu scrupuleuses. Un peu à l'image du gars qui fait brûler la maison du couple parce qu'un chum de taverne l'a convaincu que sa femme a été 'pas fine' avec lui. Brillant, non ? Quant à moi, honte aux stratèges du camp du non qui ont utilisé cette maladresse de madame Payette pour détourner des femmes probablement de bonne foi à voter 'contre un pays' pour 'punir une des leurs' sur un sujet qui n'avait rien à voir avec la question référendaire. Bien désolant tout ça.

    Maintenant : PQ, PLQ, ADQ ou QS ?

    Je résumerai ma pensée sur ces quatre partis de la manière suivante : Le PQ, le PLQ et l'ADQ sont manifestement obsédés par le pouvoir et sont devenus, avec le temps, les otages d'organisateurs un peu simplistes qui sont prêts à tous les compromis (ou les bassesses...) pour gagner les élections. D'autre part, QS n'est pas dans la course et ne le sera jamais même si ses dirigeants et ses membres sont convaincus d'avoir la Grande Vérité Unique et Absolue.

    Soyons un peu plus explicite sur chacun des trois partis susceptibles de diriger le Québec, dans la conjoncture actuelle.

    Le PQ transporte, dans son idéologie dominante, une tendance à la centralisation excessive et au culte de la création de la dépendance chez les personnes. Le maintien d'un État-Providence, quoi. D'ailleurs, ceci est en contradiction totale avec sa position en regard d'Ottawa (La décentralisation des pouvoirs...). Bref, je veux bien construire un nouveau pays du Québec, mais pas un pays formé de citoyens qui attendent tout de l'État, sans avoir à se grouiller le c... ! Ce message est tout aussi vrai pour QS, également.

    D'autre part, il y a le PLQ qui, depuis trop d'années déjà, est dirigé par des opportunistes (politiciens de carrière à la Jean Charest) qui n'ont manifestement aucune vision à long terme, aucun sens de l'histoire du peuple du Québec et sont dotés d'une colonne vertébrale à base de gélatine qui plie en fonction des besoins de réélection . Sans compter l'étiquette de 'girouette' qui sied tout aussi bien à son chef accusateur qu'à Mario Dumont lui-même.

    Enfin, l'ADQ véhicule des idées populistes dont certaines ont du bon sens. Malheureusement, ce parti fait flèche de tout bois et met dans la même soupe aussi bien les meilleurs ingrédients que les ingrédients les plus 'cheap' ou les plus farfelus. Bien mêlant tout ça pour ne pas dire ...dégoûtant. Sans compter son équipe d'élus qui manque singulièrement d'expérience et de profondeur de réflexion. Bref, C'est l'histoire de l'oeuf et de la poule qui se répète, à l'ADQ.

    Pas vraiment jojo, tout ça, direz-vous.

    Malgré tout, je pense que les idées que j'ai émises dans mon mémo d'il y a quelques jours constituent une voie d'espoir pour les années qui viennent. Elles pourraient s'appliquer à n'importe quel parti politique, moyennant une peu de bonne foi et de courage. Le hic, c'est que ça ne se fait pas tout seul à moins, qu'un de ces bons jours, une majorité se réveille de sa torpeur et décide de ruer dans les brancards ...

    Au plaisir de vous lire de nouveau.


    Jean Desjardins
    Laval.

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