dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 10h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Déni d'existence

Si vibrant soit-il, un exposé sur l'indifférence peut-il lui-même être source d'apathie? Voilà apparemment le sort réservé au Peuple invisible, comme si l'accablante vision d'un peuple en déroute ne pouvait mener à mieux qu'un tapis rouge, deux ou trois déclarations bien senties et, à nouveau, au silence résigné.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Robert De Blois - Abonné
    19 décembre 2007 07 h 56
    Nous sommes tous des ignorants
    De l'enseignement archaique que nous avons reçu à propos de ces "sauvages" incultes et guerriers, à l'enfermement de ces peuplades dans des réserves protégées et peu organisées, nous sommes deux entités sociales abosolument ignorantes des cultures et traditions les uns des autres. L'Ingorance, les préjugés et les perceptions démagogiques ont fait de nous des solitudes qui trop souvent s'ignorent mutuellement.

    Je ne vois pas beaucoup de solutions, sinon un début de début de gouvernement autonome pour ces amérindiens ignorés et parfois trop peu évolués, avec l'apport d'une base économique qui leur permettrait non seulement de survivre, mais de se développer selon leur prore choix dans un contexte de plus en plus exigeant, non seulement pour nous, mais aussi et surtout pour eux, sur tous les plans, comme la santé et l'éducation, et une ceraine cohésion sociale, et l'abondon de la facilité, sinon d'un début de bantitisme rampant dans certaines réserves.

    Il est évident que la gestion fédérale de ce problème laisse à désirer, comme la volonté de chacun d'entre nous d'apporter sa contribution à l 'évolution d'une situation aussi révoltante pour un pays qui se targue d'être le plus décocratique et le plus compatissant envers ses citoyens les plus démunis.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvon Montoya - Abonné
    19 décembre 2007 08 h 19
    L'indifférence un crime contre l'humanité.
    « La dépossession territoriale des Algonquins, qui les a transformés en «squatters» indésirables sur des royaumes qui étaient jadis bel et bien les leurs »
    Cela prouve que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Nous voyons bien là s'exprimer la duplicité égocentrique de la majorité des québécois. Les immigrants, eux, ne comprennent pas effectivement cette indifférence et c'est pour cette raison qu'ils ne croient pas non plus à la cohérence et au sérieux à la fois des politiques et des citoyens québécois de souche face à ce sujet. Pourtant l'héritage catholique du coeur et de l'amour dont nous parlait Madame Bombardier et tant d'autres, on l'a vu dans les commentaires ici dans les pages du Devoir ces derniers temps avec ce feu d' « artifice » (dans le sens de ruse, de duplicité, d'habilité) de témoignages catholiques, tombent à l'eau ou dans la boue de l'indifférence. Parler d'identité, de racines, de catholicisme, de pétrole, de pollution, de voile islamique ou celui de l'ignorance, de génocide au Rwanda, de la guerre en Irak et de tant d'autres problèmes de dysfonctionnement et d'injustice de nos sociétés occidentales ou comme Jean-François Lisée de la définition du « Nous », d'accommodements raisonnables et être si indifférent à ce qui nous est proche est plus qu'un scandale car de ça nous en avons l'habitude, c'est un crime contre l'humanité. L'indifférence au malheur d'autrui est un crime contre l'humanité, c'est nier l'humanité.
    Il y a eu une dépossession territoriale qui devrait nous faire dire que les amérindiens sont nos palestiniens d'Amériques. Vous vous rendez compte que les propriétaires légitimes sont devenus des « squatters » sur et dans leur propre espace. Le « Nous » devrait demander pardon aux amérindiens comme les Algériens le demandent à la France et tant de pays anciennement colonisés. Le plus étonnant est que l'on pourrait dire « il y a longtemps, cette affaire » alors qu'en réalité c'est encore aujourd'hui. L'homme est un loup pour l'homme. Voilà tout. Démoralisant. Bon, maintenant nous continuons nos petites affaires d'identité, d'ethnie, d'héritage judéo-chrétien, d'accommodements... Laissons les croupir dans leur forêt. Le poète Desjardins et quel beau poète, un des représentants les plus dignes de la culture québécoise dont on se doit d'être fier doit pleurer bien fort. À quoi sert une culture si on ne l'écoute pas, si on n'est pas attentif à son expression, à son moindre écho de présence.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Guay - Abonné
    19 décembre 2007 09 h 19
    Qui peut quoi?
    Je n'ai pas vue "Le peuple invisible". Je ne le verrai probablement pas non plus, mais vos propos m'interrogent.

    Ces palestiniens, ces amérindiens qui ont été chassés de leurs terres, qui ont été paquetés dans des réserves ou qui errent dans un no man's land qui ne leur appartient même pas...

    Combien de peuples, combien de tribus ont été ainsi réduits à une portion moins que congrue?

    Les poètes peuvent bien en chanter la déchéance, le monde s'en fout!

    Les écrivains peuvent bien en raconter l'histoire, les dirigeants s'en balancent!

    Oui mais...

    On dirait que ces malheureux en sont rendus à ne plus se comprendre eux-mêmes, à ne plus pouvoir s'entendre entre eux, à ne plus accorder d'importance aux besoins collectifs, à ceux de la tribu. Ne serait-ils plus en mesure de prendre le recul nécessaire? Serait-ce le sauve-qui-peut, le chacun pour soi, la lutte finale pour sa survie à soi et celles des siens, uniquement sa survie à soi et celles de ses proches? Peut-être. peut-être pas.

    On est toujours un petit peu l'artisan de ses propres malheurs et de ses propres bonheurs. On ne peut plaider indéfiniment l'indigence culturelle. Quelle part les cris et les inuits ont-ils prise dans la préparation des accords signés avec le Québec? Quel part les algonquins se donnent-ils dans la recherche de leur émancipation? Si la solution ne vient pas d'abord d'eux, de qui peut-elle venir?

    Notre gouvernement provincial est-il vraiment opposé à une entente avec les algonquins? Ne serait-ce pas lui qui fait tout ce qu'il faut pour diviser ceux sur qui il veut régner?

    Je n'ai absolument pas de réponses à aucune de mes questions. Moi aussi,j'essaie de comprendre. Moi aussi, je m'interroge.



    Claude Guay.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Nadine Gauthier - Abonné
    19 décembre 2007 09 h 26
    La Honte
    Richard Desjardins savait parfaitement que son film allait trouver peu d'écho. Les Blancs ne veulent pas entendre parler des Autochtones. Ils préfèrent se fermer les yeux ou blâmer les "Indiens" qui sont nécessairement responsables de leurs malheurs.
    Je vis en Abitibi et j'ai honte de mon ignorance des réalités amérindiennes. J'ai surtout honte de savoir qu'à quelques kilomètres de chez moi, des hommes et des femmes vivent dans des situations précaires. Le Tiers-Monde se trouve dans ma cours arrière! Malheureusement, c'est la fierté et l'espoir qui deviennent des denrées rares à Kitcisakik, Lac Simon, Pikogan, etc. Et pourtant, plusieurs se battent pour survivre.
    N'est-il pas paradoxal de voir les Québécois, qui revendiquent d'être reconnus sur plusieurs tribunes, nier l'existence des peuples avec qui ils sont condamnés à partager le territoire.
    La prochaine fois que vous irez chez votre discaire, procurez-vous l'album de Samian. Vous ne pourrez rester de glace en écoutant les textes du jeune rappeur. Sans doute le meilleur cadeau de Noël pour vos adolescents.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Chryst - Abonné
    19 décembre 2007 11 h 23
    Le peuple invisible
    Je n'ai vu que des extraits du film lors d'une présentation de Desjardins faite à Montréal cet été. À cette occasion, j'ai tenté, sans succès, de parler de mon expertise unique en informatique qui pourrait être fort utile au développement socio-économique des communautés autochtones. Ce fut peine perdue.

    Après la rencontre, l'animateur me griffonna son adresse de courriel. 2 courriels furent envoyés et sont demeurés sans réponse. Des lettres furent aussi envoyées aux grands chefs des communautés du Québec et du Labrador. L'adresse de retour n'était malheureusement que sur l'enveloppe d'expédition. En conséquence, je n'ai pas eu de réponse.

    J'ai aussi appelé au bureau du grand chef G. Picard. Il était très occupé avant la période des Fêtes. Je verrai avec lui au début de janvier. Je me suis dis qu'il n'y avait pas plus méfiant qu'un autochtone !

    Si un grand chef lit cette réaction ou toute autre personne pouvant aider à faire débloquer ce dossier, rien ne l'empêche de communiquer au préalable avec moi.

    Ce serait de bonnes nouvelles pour les communautés autochtones en cette période des Fêtes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Côté - Abonné
    19 décembre 2007 14 h 10
    Crier au loup
    Richard Desjardins est un bon chanteur. Mais ses attaques contre tout le monde sans discernement nuisent à ceux qui ont besoin d'être défendu. Il allume le feu et ne fait rien par la suite. Sa crédibilité n'est plus très bonne. Hélas !! Encore un fois les victimes se font passer un sapin.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Camille Gauthier F.Q.P.P.U - Abonné
    20 décembre 2007 14 h 38
    Quelles responsabilités pour les Québécois? Les Canadiens? Les communautés algonquines?
    LETTRE OUVERTE AU JOURNAL LE DEVOIR
    Le 8 novembre 2007

    Au sujet du documentaire Le peuple invisible
    Quelles responsabilités pour les Québécois? Les Canadiens? Les communautés algonquines?

    J'ai vu avec un immense intérêt mais non sans ressentir un certain trouble le documentaire Le peuple invisible de Richard Desjardins et de Robert Monderie. En révélant ce pan de l'histoire « honteuse » du Québec celui-ci force à réfléchir sur nos responsabilités à l'endroit du peuple algonquin.

    Le peuple invisible survole 500 ans d'histoire du peuple algonquin. Il donne la parole aux descendants des populations qui témoignent de ce que leurs ancêtres ont vécu et racontent leur propre expérience notamment en ce qui concerne les effets des politiques visant à déposséder les Algonquins de leurs territoires et de leur culture. Les politiques d'intégration brutales tentaient de faire disparaître les « problèmes » rencontrés par les entreprises aspirant à exploiter sans contrainte les territoires reconnus comme propriétés autochtones par des ententes. Parquées par le gouvernement fédéral dans des réserves ou même squatters sur leur propre territoire, des communautés algonquines vivent dans des conditions bien en deçà du minimum acceptable dans la société québécoise. Il y a urgence d'y remédier. Mais est-ce suffisant? Certainement pas.

    Le documentaire rappelle aussi notre histoire, celle des politiques prédatrices caractéristiques des conquérants, la grande épopée colonisatrice des Blancs en Amérique, une épopée dont nul ne peut être fier. Au moment où le Québec tout entier s'interroge sur les accommodements nécessaires envers ceux et celles qu'il choisit d'accueillir, ne serait-il pas justifié d'agir afin de réparer les dommages à l'endroit des peuples conquis? Il est urgent de corriger les erreurs du passé. Si l'on parle abondamment de transmettre aux prochaines générations un pays en aussi bon état que celui qui fut reçu des générations précédentes (qualité de vie, environnement, ressources, etc.) et libre de dettes, n'est-il pas tout aussi important de les libérer des responsabilités qui nous incombent, collectivement, au chapitre du respect des droits humains et des ententes conclues avec le peuple algonquin? Il nous revient d'exiger que le gouvernement assume nos responsabilités collectives.

    Témoignant de leurs vécus, les représentants des communautés algonquines ont désormais elles aussi la responsabilité d'assumer leur part du défi de faire changer les choses.

    Cécile Sabourin
    Coordonnatrice du Comité Québec/Canada
    Charte des responsabilités humaines.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
7 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Idées
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012