Éducation - L'université, garante d'une mondialisation responsable
De toutes les institutions, «c'est sans doute l'université qui sera appelée à jouer le rôle le plus important dans la globalisation de l'économie», affirme le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, et cela pour trois raisons.
D'abord, dit-il, parce que l'université est un vecteur privilégié du développement et du transfert de connaissances. Ensuite, parce qu'elle regroupe en un seul lieu des spécialistes de tous les champs du savoir contemporain. Enfin, parce qu'elle «interroge le monde sans intérêt autre que la compréhension des phénomènes et qu'elle est, en partant, la mieux outillée pour analyser rationnellement aussi bien les possibilités qu'offre une percée scientifique que les risques qu'elle comporte».
Le recteur de l'Université de Montréal était l'un des conférenciers invités lors d'un séminaire réunissant les présidents des universités et directeurs des grandes écoles de la région Rhône-Alpes et les recteurs et principaux des universités du Québec et du Canada dans le cadre des Entretiens Jacques Cartier, à Lyon et Grenoble, début décembre. M. Lacroix a par ailleurs été honoré à l'occasion de cette 15e édition des Entretiens par l'attribution d'un doctorat honoris causa de l'Université Lumière Lyon 2.
Science et humanisme
«Le développement du nouvel ordre économique mondial est lié à l'aptitude de nos sociétés à allier dans une même démarche science et humanisme, a soutenu M. Lacroix. C'est la pierre angulaire d'une globalisation à visage humain.» L'université aura un rôle «déterminant» à jouer à cet égard, croit le recteur de l'UdM, entre autres parce que le développement scientifique et technologique est le véritable moteur de la nouvelle économie — l'économie du savoir — qui repose en grande partie sur les investissements consentis à la recherche et au développement. Les universités auront non seulement un rôle à jouer, insiste M. Lacroix, mais aussi des responsabilités à assumer. «La vraie mission de l'université moderne, dit-il, est de se porter responsable du monde qu'elle a contribué à forger.»
«On ne demande pas aux universités seulement de former les nouvelles générations, de faire avancer tous les champs du savoir, d'appliquer les nouvelles connaissances, mais aussi d'être des lieux de réflexion critique sur les grands enjeux sociétaux», dit-il. M. Lacroix défend l'idée d'instaurer une «veille éthique» qui permettrait d'encadrer à l'échelle internationale le développement scientifique et de mieux prévenir d'éventuelles dérives.
Le recteur de l'UdM sait que certains voient dans la participation des universités à l'économie du savoir une menace à l'autonomie des institutions. Il y voit plutôt un défi. «Les établissements universitaires pourront jouer pleinement leur rôle si deux conditions sont remplies: premièrement, le respect de la liberté académique et, deuxièmement, le financement adéquat des programmes d'enseignement et de recherche.»
D'abord, dit-il, parce que l'université est un vecteur privilégié du développement et du transfert de connaissances. Ensuite, parce qu'elle regroupe en un seul lieu des spécialistes de tous les champs du savoir contemporain. Enfin, parce qu'elle «interroge le monde sans intérêt autre que la compréhension des phénomènes et qu'elle est, en partant, la mieux outillée pour analyser rationnellement aussi bien les possibilités qu'offre une percée scientifique que les risques qu'elle comporte».
Le recteur de l'Université de Montréal était l'un des conférenciers invités lors d'un séminaire réunissant les présidents des universités et directeurs des grandes écoles de la région Rhône-Alpes et les recteurs et principaux des universités du Québec et du Canada dans le cadre des Entretiens Jacques Cartier, à Lyon et Grenoble, début décembre. M. Lacroix a par ailleurs été honoré à l'occasion de cette 15e édition des Entretiens par l'attribution d'un doctorat honoris causa de l'Université Lumière Lyon 2.
Science et humanisme
«Le développement du nouvel ordre économique mondial est lié à l'aptitude de nos sociétés à allier dans une même démarche science et humanisme, a soutenu M. Lacroix. C'est la pierre angulaire d'une globalisation à visage humain.» L'université aura un rôle «déterminant» à jouer à cet égard, croit le recteur de l'UdM, entre autres parce que le développement scientifique et technologique est le véritable moteur de la nouvelle économie — l'économie du savoir — qui repose en grande partie sur les investissements consentis à la recherche et au développement. Les universités auront non seulement un rôle à jouer, insiste M. Lacroix, mais aussi des responsabilités à assumer. «La vraie mission de l'université moderne, dit-il, est de se porter responsable du monde qu'elle a contribué à forger.»
«On ne demande pas aux universités seulement de former les nouvelles générations, de faire avancer tous les champs du savoir, d'appliquer les nouvelles connaissances, mais aussi d'être des lieux de réflexion critique sur les grands enjeux sociétaux», dit-il. M. Lacroix défend l'idée d'instaurer une «veille éthique» qui permettrait d'encadrer à l'échelle internationale le développement scientifique et de mieux prévenir d'éventuelles dérives.
Le recteur de l'UdM sait que certains voient dans la participation des universités à l'économie du savoir une menace à l'autonomie des institutions. Il y voit plutôt un défi. «Les établissements universitaires pourront jouer pleinement leur rôle si deux conditions sont remplies: premièrement, le respect de la liberté académique et, deuxièmement, le financement adéquat des programmes d'enseignement et de recherche.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

