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Recul historique du français au Québec

Le nombre record d'immigrants allophones fait diminuer le poids linguistique des francophones

Le français perd des plumes, et les allophones prennent du poids au Québec. De nouvelles données dévoilées hier montrent que la proportion de la population dont le français est la langue maternelle n'a jamais été aussi faible depuis 1931. Un phénomène qui culmine à Montréal, et qui s'explique surtout par la présence record d'immigrants allophones. Les chiffres du Recensement 2006 publiés hier par Statistique Canada sont éloquents. Le français subit un recul historique au Québec, et important dans l'ensemble du Canada. En 1971, 26 % de la population canadienne parlait surtout le français à la maison, contre seulement 21 % aujourd'hui.

Les chiffres du Recensement 2006 publiés hier par Statistique Canada sont éloquents. Le français subit un recul historique au Québec, et important dans l'ensemble du Canada. En 1971, 26 % de la population canadienne parlait surtout le français à la maison, contre seulement 21 % aujourd'hui.

Au Québec, le français est la langue maternelle de moins de 80 % de la population actuelle. Statistique Canada n'avait pas observé un si faible pourcentage depuis 1931. La part de la population parlant surtout le français à la maison (sans que ce soit nécessairement sa langue maternelle) a aussi reculé entre les recensements de 2001 et de 2006, passant de 83,1 % à 81,8 %.

Sur l'île de Montréal, la proportion de personnes dont le français est la langue maternelle est passée sous la barre symbolique des 50 %, soit une diminution de près de quatre points en cinq ans. Par ailleurs, désormais, seuls 54 % des foyers montréalais parlent surtout le français dans la cuisine, quelle que soit la langue maternelle.

Comment expliquer ces reculs? La réponse principale vient de la présence de plus en plus importante des personnes nées à l'extérieur du pays. Jamais depuis les folles années 20 le pays n'a compté autant de citoyens nés à l'étranger.

Le recensement indique que le cinquième de la population canadienne (6,3 millions) est aujourd'hui constitué de personnes nées à l'extérieur. En comparaison, nos voisins américains comptent 12 % d'immigrants dans leurs rangs.

En cinq ans, environ 1,1 million d'immigrants (dont 60 % venant d'Asie et 80 % d'allophones — ce qui inclut les langues autochtones) se sont établis au Canada, faisant croître de 13,6 % le volume de la population canadienne née à l'étranger.

L'augmentation est spectaculaire: elle est quatre fois plus importante que celle de la population née au pays durant la même période. Il en résulte notamment que la population canadienne compte maintenant 20 % d'allophones, 22 % de personnes dont le français est la langue maternelle et 58 % d'anglophones.

Le Québec n'échappe pas à cette grande tendance. La proportion de la population née à l'extérieur du pays et établie dans la province atteint aujourd'hui 11,5 %, un record. Nulle part ailleurs au Canada l'augmentation de la proportion des personnes nées à l'étranger n'a été plus forte. Après l'Ontario, le Québec est la province la plus populaire chez les immigrants, 87 % d'entre eux choisissant de s'établir à Montréal. La région métropolitaine a d'ailleurs enregistré une augmentation de 19 % de sa population née à l'étranger.

Et comme la très grande majorité de ces immigrants sont ici aussi des allophones, les effets sur le poids du français sont immédiats. «C'est normal que certains écopent», note Robert Bourbeau, démographe à l'Université de Montréal (UdeM). Cette fois, c'est le français.

Entre 2001 et 2006, peu d'anglophones ont quitté le Québec (environ 8000, contre 30 000 dans l'avant-dernier recensement), fait remarquer M. Bourbeau. Pour la première fois depuis très longtemps, Statistique Canada a aussi observé une stabilisation du nombre de Québécois disant parler surtout l'anglais à la maison (un peu plus de 10 %).

Et pour cause, avec un fort apport allophone, un maintien des effectifs anglophones et une faible croissance de la population francophone totale, la place du français dans les maisons québécoises est nécessairement plus restreinte.

Et ce, même si le recensement indique que les allophones québécois qui opèrent un «transfert linguistique» (c'est-à-dire qu'ils choisissent de parler à la maison une des deux langues officielles) optent de plus en plus pour le français: 51 % le font maintenant (le chiffre est plus élevé chez les nouveaux arrivants), une donnée jugée encourageante par Québec (voir autre texte).

Cela s'explique entre autres par le fait que Québec privilégie l'accueil d'immigrants qui ont déjà des connaissances du français.

Autrement, parmi la montagne de chiffres dévoilés hier, on note que 17 % des Canadiens se disent bilingues anglais-français et qu'environ 43 % des Québécois francophones disent pouvoir soutenir une conversation en anglais.

Cours obligatoires?

Les données qui confirment le recul du français sont inquiétantes, selon l'ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin, chargée des questions de francophonie internationale au Cérium de l'UdeM. «On vient de franchir un seuil important sur l'île de Montréal, dit Mme Beaudoin. Il y a actuellement plus de gens qui ont une langue maternelle autre que le français: c'est quelque chose. Et ce n'est pas très encourageant ailleurs non plus.»

Elle estime que «le recensement nous dit qu'il faut rapidement réaffirmer l'importance du français comme langue d'usage au Québec». Et cela devrait se faire de deux manières, croit Louise Beaudoin: en amendant la Loi 101 pour que les programmes de francisation des entreprises soient aussi obligatoires pour les PME de 25 à 50 employés (ce qui aurait un effet indirect sur la langue parlée à la maison, pense Mme Beaudoin); et en imposant des cours de francisation à tous les nouveaux arrivants.

«Je le dis carrément: on est rendu là. L'Allemagne et la Hollande le font. Le message qu'on enverrait, c'est de dire que, si vous voulez vous établir ici, vous devrez parler français. Pas seulement les enfants, mais les parents aussi.»

Loi de la démographie

Pour Robert Bourbeau, la situation actuelle indique bien le problème démographique du Québec. «Le taux de fécondité est très bas, et nous n'avons pas de preuve que ça changera sous peu. Même si les naissances augmentent actuellement, c'est trop tôt pour savoir si ça va faire bouger les indicateurs du nombre d'enfants par femme. Et comme on fait des efforts pour éviter que la population diminue, on n'a pas le choix d'accueillir toujours davantage d'immigrants.»

Cette dynamique de l'immigration a bien sûr des effets sur la répartition linguistique, ajoute M. Bourbeau. «Je ne sais pas si on peut penser que les immigrants vont nécessairement s'intégrer au groupe linguistique majoritaire de la population. Je crois que c'est un peu une illusion de penser que ça peut se faire naturellement. Il y aura donc certainement des efforts plus grands à faire [pour favoriser le fait français].»

Selon lui, il n'y a cependant pas nécessairement lieu de paniquer: l'important, c'est davantage la langue qui est employée dans les relations quotidiennes que celle parlée à la maison entre les membres d'une même famille. «Je crois que les données du recensement concernant la langue employée au travail [elles seront dévoilées au printemps] nous donneront une mesure plus juste de la situation.»
 
 
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  • Georges Allaire - Inscrit
    4 décembre 2007 23 h 42
    Quand on est bof.
    Si le français recule au Québec, c'est simplement parce que les Québécois en ont décidé ainsi. Plutôt que d'augmenter leur population, ils la remplacent par de nouveaux arrivants de tous les horizons.

    Sérieusement, comment voulez-vous que des petits Québécois franchissent en nombre les barrières érigées par les condoms, les spermicides, les vasectomies, les pilules avant et après le lendemain et échappent aux diverses charcuteries qu'on leur fait subir dans le ventre de leur mère? Dans ce contexte, pourquoi les immigrants chercheraient-ils spontanément à devenir comme ceux qui ne veulent pas d'avenir? Et comment espérer que les artifices l'emporteront longtemps sur le naturel?

    Manifestement, le prochain recensement sera du pareil au même.
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  • Pierre Zwngli - Inscrit
    5 décembre 2007 01 h 41
    Favoriser la natalité, pas l'immigration de "multiculturel"
    Quand va-t-on enfin favoriser la NATALITÉ, pas la garde 50% des enfants (celles des salariées qui plaisent aux féministes).

    Quand va-t-on admettre que l'immigration (tout dépend qui bien sûr) peut coûter très cher en termes linguistique, mais aussi identitaire, de frais d'éducation et de troubles sociaux ???

    Au secours, aidons les francophones à survivre en ayant des enfants!
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  • Laurent Girouard - Abonné
    5 décembre 2007 05 h 58
    Ironie
    À côté de votre article, une annonce de Microsoft «People_Ready». Vive l'unilinguisme anglophone dans Le Devoir numérique.

    Laurent Girouard
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  • Stéphane Sauvé - Inscrit
    5 décembre 2007 07 h 09
    Au plus fort la poche....
    Les jeux sont faits, les lits aussi, et campés chacun de leurs côtés, les clans politiques fourbiront les armes pour la prochaine élection question de démontrer au vaillant peuple qu'ils ont la solution pour défendre leur dernier bastion, leur langue.
    D'abord la religion, puis peu à peu, sous le feu roulant de la privatisation, leurs institutions et maintenant, le francais.
    La loi du Karma nous rejoint, nous voilà passé de 25% à 21%, en quelques années, et faute de mesures vigoureuses, nous rejoindront les peuples invisibles de cette terre, dont certains foulent ce sol, leur sol, qui de fait est devenu nôtre il y a à peine 300 ans...à leur grand dam. Nous connaissons les moyens pour assimiler, faudrait auj. penser aux solutions reels pour prévenir la disparition d'un autre peuple. Mais sait-on jamais, avec plus de générosité pour les peuples autochtones, peut-être que le vent tournera?
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  • jacques noel - Inscrit
    5 décembre 2007 07 h 18
    Les immigrants vieillissent le pays
    Au recensement de 2006, les immigrants représentaient 11,5% de la population du Québec (ce qui est plus que dans 41 États américains soit dit en passant!) mais 13,8% des personnes âgées de plus de 65 ans, une surreprésentation de 20%. C'est encore plus hallucinant au Canada où les immigrants faisaient 19,8% de la population canadienne mais 29,9% de tous les vieux, soit 1,215,385 sur 4,074,295. Trois vieux sur 10 au Canada n'y sont pas nés! Quand même incroyable!

    Non seulement les immigrants ne rajeunissent pas le Québec et le Canada comme on nous le chante depuis si longtemps mais, au contraire, ils les vieillissent. C'est certainement l'un des secrets les mieux gardés au pays.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 décembre 2007 07 h 58
    La chose est rose pour nos Libéraux très provinciaux
    Ça a l'air que ces résultats ont assez énervé M. Stephan Harper qu'il a mis M. Bernard Lord sur ce problème de la langue française au Canada mais nos Libéraux très provinciaux n'y voient que du positif, pas de problèmes pour eux.

    Ce n'est pas demain que nos Libéraux vont proposer des mesures pour améliorer la situation du français au Québec. Pour l'anglicisation presque inévitable des francophones dans le ROC, on y peut, malheureusement, peu de choses.

    Le Québec dit francophone et plus bilingue que le Nouveau-Brunswick, officiellement bilingue. On ne parle pas des autres parties du Canada...aussi anglais que notre voisin du sud.

    Nous avons plein de témoignages d'immigrés francophones au Québec qui sont diplômés mais ne peuvent se trouver du travail ici. Ils doivent retourner dans leur pays d'origine ou aller dans d'autres provinces pour vivre et simplement...survivre. Faudrait que notre gouvernement pense aussi un peu à eux avant d'augmenter le nombre des nouveaux immigrés pour les décevoir inutilement, ensuite.­
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 décembre 2007 08 h 51
    Carnage ou garbage?
    C'est une situation GRAVE et on ne voit poindre aucune politique cohérente à ce sujet. Tout va à vau-l'eau depuis un long temps. Tout est permis et on s'amuse à amener son dictionnaire dans les restos montréalais comme si nous étions dans un pays étranger et non dans une Province francophone. C'est le déclin de l'empire québécois. La langue est un ciment fort et là, le ciment est si poreux que ça ne marche plus. Il m'arrive de parler plus espagnol ou anglais que français en 14 années à Montréal. Sauf que par expérience, là je ne parle pas des commentateurs du Le Devoir et je sais que je vais fâcher certains, je m'aperçois aussi que le découragement arrive lorsque vous entendez un immigrant allophone maîtrisant parfaitement le français international écrit et parlé, vous dire qu'il n'est pas compris dans la subtilité de la langue de Molière quand il s'adresse aux québécois de « souche ». En général, cela commence à l'école quand il rencontre les profs et les directeurs et le personnel pédagogique. Cet environnement devrait assumer d'abord la rigueur linguistique car la langue se vit à la maison certes mais elle s'apprend à l'école. Par la suite nous avons les journaux et les commentateurs journalistiques, surtout médiatiques. Par la suite encore, nous avons le désastre, celui des politiques dont on ne donnerait pas un sou face à leur démagogie. Ainsi, beaucoup réagisse en se disant « à quoi bon, autant parler l'anglais dans cet océan anglo-américain car même les tenants de la politique comme les tenants culturo-pédagogiques ne maîtrisent pas non plus la langue française ».
    Imaginez Sarkozy parler une langue française « toute croche» à la syntaxe anglicisée et qui donnerait des leçons aux immigrés pour qu'ils apprennent le français? Par la suite, imaginez des politiques, des intellectuels, des artistes et les gens du commun faire la même chose? « Imaginez »? Pas vraiment en vérité puisque c'est là Hic et Nunc. Ce n'est pas très cohérent ni stimulant. Le plus troublant est en termes de résultat pédagogique (puisque les jeunes sont censés exprimer ce résultat) d'entendre tout bonnement une langue qui sonne français mais qui n'a rien à voir. Je ne crois pas que les québécois dits de « souche », surtout ceux qui ne sont jamais sortis de chez eux, aient assez de recul pour s'apercevoir de ce carnage. Pourquoi carnage? Parce qu'il y a eu des générations au Québec qui ont reçue un enseignement impeccable quant au français. Sortir de l'université avec un doctorat et ne pas savoir parler correctement me semble être un carnage et une perte d'argent et une perte d'avenir. Cela oofr uen mauvaise image du Québec. Souvent je m'entends effacer des mots de ma conscience de français pour communiquer avec des québécois. Je suis obligé pour être compris à parler un français souvent tronqué et basique. C'est subtil, très subtil et il est difficile de faire la part des choses en tout objectivité. Si je parle de ma voiture, là je prends le dictionnaire anglais pour trouver les mots afin de m'exprimer et de me faire comprendre par le garagiste québécois. Je ne parle pas du garagiste pakistanais ou anglophone. J'ai regardé le film sur Piaf (je n'ai pas dit : « j'ai entendu une vue ») et je fus très heureux d'entendre l'argot, la vraie langue du peuple de Paris, la pure, la dure. Le couteau, le surin; le travail, le trimard; parler, la jactance; les oreilles, les esgourdes. Ce n'est pas compris par le québécois moyen comme le Joual n'est pas compris par le français. Alors, ce qu'il y a en commun entre la France et le Québec, c'est bien le Français. Le Québec a donc tout intérêt pour préserver la langue française de faire un réel effort culturel et politique pour l'enseigner correctement. Pour l'anglais, ce n'est pas grave, on l'apprend en travaillant. Ce n'est pas normal et c'est grave que nous ne puissions plus parler le français au Québec et s'il me faut le parler incorrectement autant que je le parle dans une autre langue correctement. Si vous comprenez ce que je veux dire.
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  • jacques noel - Inscrit
    5 décembre 2007 09 h 05
    Pire que je pensais
    En 2006, le Québec comptait 572,615 personnes de 65 à 74 ans dont 83,285 immigrants et 362,035 personnes de 75 ans et plus dont 65,820 immigrants (dont 3980 Africains!!). Bref, il y avait 149,100 immigrants âgés de 65 ans et plus sur les 934,650 personnes âgées de plus de 65 ans ce qui donne 15,9%.
    Les immigrants faisaient 11,5% de la population du Québec mais 15,9% des personnes âgées de 65 ans et plus, une surreprésentation de 38%!!!

    C'est donc pire que je croyais à premìère vue. Il y avait 149,100 vieux immigrants au Québec alors qu'ils ne devraient être que 107,000. Comme une carte-soleil coute plus de 6,000$ après 65 ans, ces 42,000 immigrants âgés de trop au québec représentent des soins de santé de quelque 250 millions par année. Année après année!

    http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/top

    http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/top
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  • andré michaud - Inscrit
    5 décembre 2007 09 h 16
    Français ou québécois??
    Les immigrés sont confrontés à une situation très problématique; le français qu'ils apprennent à l'école n'est pas la langue parlée par les québécois.Les oussé kalé, kossé tu fais etc...ne sont dans aucun dictionnaires français!! Les québécois ont renié le français pour adopter leur propre dialecte qui n'a absolument rien à voir avec le français parlé dans le reste de la francophonie.C'est pourquoi les films québécois sont sous-titrés pour les pays francophones...et que les Rouandais et autres francophones qui arrivent ici doivent prennent plusieurs mois pour nous comprendre.

    Quel français doivent apprendre les immigrés?
    Celui que parle les québécois ou celui que l'on apprends à l'école? L'anglais est moins mêlant et offre plus de possibilités dans ce monde internet.Comme moyen de communication c'est une langue plus efficace qui permet de communiquer avec plus de gens, dans plus de pays...c'est donc le choix LOGIQUE!

    Comment peut-on honnêtement exiger des immigrés qu'ils parlent et écrivent le français correctement, alors que les québécois refusent de le faire? C'est comme le père qui bat sa femme mais exige de ses enfants qu'ils respectent leur mère!!! Soyons cohérents et assumons notre choix de ne plus parler et écrire en français...et comprenons le dilemme que nous causons aux immgigrés.
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  • Pierre Samuel - Abonné
    5 décembre 2007 10 h 20
    L'inévitable déclin...
    Ces données viennent corroborer les propos injustement décriés de l'écrivain Jacques Godbout l'an dernier concernant le déclin inéluctable du français au Québec!
    Même une hypothétique souveraineté ne ferait que retarder le phénomène compte tenu de la faible démographie chez les francophones de souche et l'obligation pour tous les résidants québécois de devoir apprendre l'anglais, nonobstant la "rachitique" loi 101, pour quiconque désire occuper un emploi le moindrement rémunérateur!
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  • Jean Martinez - Inscrit
    5 décembre 2007 10 h 20
    L'évidence masquée par les tabous
    Étant donné les tabous extrêmement lourds qui pèsent sur la question de l'identité au Québec (il suffit de lever le ton un peu et on passe pour xénophobe, antisémite ou séparatiste), l'évidence du déclin identitaire du Québec risque d'être passée sous silence. Au lieu d'avoir pour souci unique et récurrent la santé et l'économie (thèmes du confort et de l'indifférence), il est temps que les Québécois mettent la question de la langue, de l'éducation et de la démographie au coeur des priorités. Sauf que la mise en place de solutions pratiques (renforcement de la loi 101, par exemple) à ce problème feront aussitôt ressortir la liberté très relative du Québec à l'intérieur de la fédération canadienne. Et c'est à ce moment, sous le poids immense de la "peur fédéraliste de se séparer", que tout un ensemble extrêmement puissant de faiseurs d'opinion se mettra en marche pour nous convaincre qu'"il n'y a rien-là", qu'il ne faut pas être "frileux", que le Québec est la société "la plus intolérante au monde. (c'est bien connu...), et patati et patata...
    Et, encore une fois, les tabous culturels qui sont les nôtres nous plongeront dans un immobilisme extrêmement nocif à la long terme. C'est d'une tristesse infinie...
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  • Roland Berger - Abonné
    5 décembre 2007 10 h 41
    La nécessaire immigration
    Chez les analystes, diplômés ou non, il va de soi que le québec ne pourrait survivre économiquement et culturellement sans un apport massif d'immigrants. Ce postulat est-il fondé ? Il existe pourtant des pays qui prospèrent allégrement sans cet apport. Les arguments des partisans d'une forte immigration sont-ils uniquement d'ordre capitaliste ?
    J'aimerais entendre d'autres voix suggérer d'autres voies.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    5 décembre 2007 11 h 00
    L'angélisme des peureux
    Que dire des hauts cris de ceux qui vilipendaient Madame Marois pour son projet d'obliger les immigrants à connaître le français pour obtenir la citoyenneté québécoise ?

    L'angélisme des peureux.
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  • Jacques Boulanger - Abonné
    5 décembre 2007 11 h 03
    Pas de panique!
    Je ne comprends pas pourquoi l'on dit que la langue parlée à la maison n'est pas un bon indice d'intégration alors qu'il s'agit du seul. La langue au travail n'étant quant à lui qu'un indice de francisation ou de «bilinguisation» des milieux de travail, point. Pourtant, c'est l'argument que l'on entend de plus en plus souvent ces derniers jours de la part des négationnistes qui tentent ainsi par tous les moyens de minimiser le recul du français au Québec. C'est quoi le but ?
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  • Valdor Lagacé-Gallant - Inscrit
    5 décembre 2007 11 h 16
    Voulez-vous ?
    Qu'est-ce qu'il faut donc aux gens pour comprendre que le français doit être soutenu et encouragé dans tous les domaines de la société ?
    Tous ces spécialistes de ci et de ça qui sont là à attendre d'autres statistiques de ci et de ça. De la parlotte, du gaspillage de salive, et du écoutez-moi-je-le-sais.
    Tous ces fédéralistes qui nous disent que tout va bien selon eux,car ils ont intérêt à ce que le français perde des joueurs.

    Croyez-vous vraiment que maintenant que nous sommes passés sous la barre des 50 % que les anglos et les petits nouveaux vont vouloir parler en français? Préparons-nous à se faire envoyer promener dans la langue de Shakespare. Out of my store,you f.... frogs !

    Si seulement, on prenait conscience de notre Grandeur!

    Valdor Lagacé-Gallant
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  • nogues aline - Inscrite
    5 décembre 2007 11 h 18
    et alors?
    Le dernier paragraphe de cet article est tout aussi important que ce qui précède!
    En quoi est-ce problématique que des nouveaux arrivants parlent une autre langue que le francais a la maison? Pourquoi les "québécois de souche" devraient-il s'en émouvoir? Le plus important est de savoir dans quelle mesure ces allophones sont capables de parler francais a l'exterieur de la maison.
    Je suis Francaise, recemment installee a Montreal, pourtant la langue que je parle le plus souvent a la maison est le roumain. Pourquoi? parce que c'est la langue de mon conjoint et c'est egalement la langue que nous parlions dans son pays ces dernieres annees. Mais, au fil du temps, nous utilisons de plus en plus le francais a la maison.
    Quant a l'exterieur, je me debrouille parfaitement en francais et mon conjoint a repris ses etudes dans un cegep... francophone!
    Alors, avant de stigmatiser les immigrants allophones, attendons les données du recensement concernant la langue employée au travail. Ce sont elles qui donneront davantage l'heure juste sur le degre d'integration linguistique des nouveaux arrivants.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    5 décembre 2007 11 h 28
    Le bouc émissaire
    L'immigrant et l'immigration sont devenus les boucs émissaires pour discuter d'une question qui, en définitive, est interne à la gouvernance au Canada. Nos décideurs ici au Canada ont choisi de privilégier une immigration qui, peut-être, dépasse les capacités d'absorption de notre société, que ce soit au Québec francophone ou dans le ROC. Notre capacité d'absorption dépend des politiques que nos gouvernements ont mis en place pour accueillir les immigrants. Donc le problème ne vient pas d'eux mais de nos propres soit-disant élites que nous élisons.

    La question ancillaire est de savoir si nous avons atteint le point de non retour et si le français se « Louisianisera » inexorablement sur ce continent. Sinon, il faudra des changements extrêmement importants pour d'abord déterminer la capacité d'absorption de notre société et des politiques d'accueil qui assureront une intégration harmonieuse des immigrants en respectant notre culture. À défaut de changements majeurs, il est probable qu'une crise d'identité va se développer au pays car la perte d'une langue s'accompagne généralement de la perte de la culture et, conséquemment, de l'identité.

    Le temps presse car la vague est en train de devenir un tsunami! D'ailleurs, dans le ROC, des voix se sont élevées pour réclamer la fin de la prépondérance du français en faveur de l'émergence des langues qui sont devenues majoritaires, après l'anglais, dans les grands centres de Toronto et Vancouver comme le mandarin, le cantonais et le punjabi.
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  • Stéphanie Vaudry-Gauthier - Inscrite
    5 décembre 2007 11 h 34
    La protection de notre langue passe une législation provinciale
    Je crois que cet article témoigne de l'ignorance provenant de beaucoup de QuébécoisEs à l'égard des immigrants. Il ne faut pas devenir chauvinistes et mettre le blâme sur cette population qui nous est plus utile qu'un fardeau. Après tout, si le gouvernement québécois s'affaire à augmenter le taux d'immigrant par année, c'est parce qu'il y a un besoin et non par mesure de charité.

    Si nous voulons protéger notre langue, par conséquent notre culture, il est inévitable de miser vers un changement dans nos politiques d'immigration. Le gouvernement doit favoriser des programmes de francisation et doit miser sur la primauté du français en ce qui concerne la sphère publique. Cela doit notamment s'effectuer au niveau de la publicité, du système d'éducation, mais aussi au niveau de l'emploi.

    En ce qui concerne les politiques de natalité, beaucoup doit être effectué en ce sens. Il est vrai que le marché est inondé de produits pharmaceutiques cherchant à stériliser de façon permanente ou temporaire notre population, mais à cet effet des mesures doit être entreprises de la part du gouvernement québécois afin d'inciter les jeunes familles québécoises à procréer. Par exemple, un programme de bourses favorisant la natalité pour les diplômés; des congés de maternité rémunérés à 100% pour au moins 1 an pour les deux sexes; un système de garderie à faible coût et extensif, etc.

    Réfléchissez-y.

    Stéphanie Vaudry
    Étudiante au baccalauréat en développement international et mondialisation
    Université d'Ottawa
    svaud097@uOttawa.ca
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  • Etienne Merven - Inscrit
    5 décembre 2007 11 h 44
    Constat d'échec
    Beaucoup de commentaires très intéressants aujourd'hui.
    Mais ne faut-il pas faire un constat d'échec de l'état actuel du français au Québec? Échec de la Loi 101, de toutes les politiques d'affichage, etc. qui ne font que braquer les gens. Force est de reconnaître qu'après des décennies d'efforts le français se casse la gueule au Québec, et à la vitesse grand V. Mais n'oublions pas que le français recule aussi dans le monde. Le Québec n'est donc pas seul... quelle consolation!
    Est-il normal qu'un Mauricien qui débarque au Québec ait du mal à comprendre les gens d'ici, qui se targuent de parler français?
    N'est-il pas logique qu'un immigrant qui arrive au Québec décide d'apprendre d'abord l'anglais, car cette langue lui ouvrira beaucoup plus de portes que le français?
    Est-il préférable d'être immigrant chômeur parlant français au Québec que de travailler en anglais dans une autre province (ou même au Québec)?
    Voilà quelques questions qu'il convient de se poser.
    Je pense sincèrement qu'au lieu d'imposer des mesures coercitives, il vaut mieux remettre tout à plat et réfléchir réellement à ce qui peut être fait pour conserver un français correct au Québec. Comme je l'ai déjà dit dans ce forum, « charité bien ordonnée commence chez soi »! Faisons un effort et commençons à parler correctement français au Québec, ensuite, occupons-nous des immigrants.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    5 décembre 2007 11 h 45
    L'autoflagellation!
    Il y aura des gens qui s'attaqueront au « mauvais français » des Québécois pour expliquer le recul du français au Québec. Cependant, dans tous les pays où il y a une langue officielle reconnue internationalement, les gens parlent localement cette langue avec différents niveaux de langage selon leur degré d'instruction, leur milieu social, le degré de familiarité, etc. Ce phénomène existe aux États-Unis, en Angleterre, en France, ... , partout. Pourquoi alors stigmatiser le Québec?
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  • Parti Pris - Inscrit
    5 décembre 2007 11 h 48
    Une impropriété au Devoir ?
    Monsieur Guillaume Bourgault-Côté, est-ce vous ou madame Louise Beaudoin ou les deux ? Amender une loi est une impropriété. En français, on modifie une loi.
    http://partipris.blogspot.com/2007/12/le-devoir.ht
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 décembre 2007 12 h 12
    Heureux qui come Ulysse...
    Il faut défendre le français au Québec mais cela se fera au détriment du québécois et de sa cousine, le joual. Je suis heureux que mon étude et analyse en 1999 sur la culture au Québec est affirmée par ce qui se passe désormais dans cette prise de conscience sur l'état de la langue française au Québec. L'analayse plitique restepertinent dans ce sens là assi. Louis Cornellier du Devoir, dans sa critique à mon livre, considéra que c'était du « Québec bashing ». Je vois qu'il s'est trompé du tout au tout. Pourtant sa critique virulente démontre encore une fois qu'on n'est pas prophète dans son pays, n'est-ce pas? Alors que c'était le moment de faire prendre leurs responsabilités aux politiques et aux intervenants cculturels, cela a été vu avec mépris. Dommage pour cette perte de temps car les critiques devraient aider à la prise de conscience. On perd beaucoup de temps au Québec. On trouve dans cet ouvrage moult intellectuels et participants universitaires qui s'exprimaient sur l'état de la culture au Québec à l'aube du XXIème siècle. Neuf années plus tard, le constat reste le même et cela frise la tragédie de savoir un peuple aussi remarquable que le peuple québécois puisse être son propre fossoyeur aidé par ses propres critiques. La prise de conscience est urgente et nécessaire. C'est un enjeu nécessaire. Les enseignants se doivent de maîtriser le français pour mieux l'enseigner et les politiciens doivent retourner ensuite dans les écoles pour apprendre le mot démagogie. Le combat continue.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 décembre 2007 12 h 14
    Heureux qui comme Ulysse...
    Il faut défendre le français au Québec mais cela se fera au détriment du québécois et de sa cousine, le joual. Je suis heureux que mon étude et analyse en 1999 sur la culture au Québec est affirmée par ce qui se passe désormais dans cette prise de conscience sur l'état de la langue française au Québec. L'analyse politique reste pertinente dans ce sens là aussi. Louis Cornellier du Devoir, dans sa critique à mon livre, considéra que c'était du « Québec bashing ». Je vois qu'il s'est trompé du tout au tout. Pourtant sa critique virulente démontre encore une fois qu'on n'est pas prophète dans son pays, n'est-ce pas? Alors que c'était le moment de faire prendre leurs responsabilités aux politiques et aux intervenants cculturels, cela a été vu avec mépris. Dommage pour cette perte de temps car les critiques devraient aider à la prise de conscience. On perd beaucoup de temps au Québec. On trouve dans cet ouvrage moult intellectuels et participants universitaires qui s'exprimaient sur l'état de la culture au Québec à l'aube du XXIème siècle. Neuf années plus tard, le constat reste le même et cela frise la tragédie de savoir un peuple aussi remarquable que le peuple québécois puisse être son propre fossoyeur aidé par ses propres critiques. La prise de conscience est urgente et nécessaire. C'est un enjeu nécessaire. Les enseignants se doivent de maîtriser le français pour mieux l'enseigner et les politiciens doivent retourner ensuite dans les écoles pour apprendre le mot démagogie. Le combat continue.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    5 décembre 2007 12 h 36
    Plus d'anglais à l'école
    Si nous enseignions l'anglais de meilleure manière dès les premières années du primaire, langue qui constitue après tout la lingua franca du siècle, nos enfants seraient mieux outillés pour s'ouvrir sur le monde et accéder aux meilleurs emplois, de même que les immigrants seraient moins tentés de passer du côté anglophone. Avec un pouvoir d'attraction accru, la langue française comme langue maternelle progresserait. Mais non, nous préférons nous ratatiner et crier constamment au loup. Dès 1835 (Démocratie en Amérique II), Tocqueville signalait la mentalité d'assiégés des canadiens-français. Il faut plutôt se faire confiance et foncer!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    5 décembre 2007 12 h 38
    Sujets tabous
    La ministre Christine Saint-Pierre est une femme intelligente qui sait très bien que son gouvernement devrait prendre des mesures plus fortes (comme celles, par exemple, proposées dans le projet de Madame Marois) pour imposer le français au Québec. Mais ça, bien entendu, elle ne le dira jamais car cela risquerait de heurter à nouveau les électeurs anglophones du Parti libéral, lesquels en veulent déjà à M. Charest d'avoir écarté presque tous leurs élus lors de la formaton de son actuel conseil des ministres.

    D'autre part, le Gouvernement, quoi qu'en pense le ministre Philippe Couillard, sait très que, pour aider la cause du français, il faut aussi adopter une politique fortement nataliste. Ainsi, au lieu de continuer à payer tous les frais pour des avortements, l'État soutiendrait financièrement d'abord les couples qui désirent des enfants, notamment ceux qui sont obligés d'avoir recours aux méthodes in vitro pour fonder une famille. Mais ça, bien sûr, le Gouvernement n'osera probablement pas le faire car il provoquerait un tollé (les militants prochoix seraient en furie contre lui ! ).
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    5 décembre 2007 13 h 35
    De l'autodiscrimination linguistique !
    «Je crois que les données du recensement concernant la langue employée au travail [elles seront dévoilées au printemps] nous donneront une mesure plus juste de la situation.»

    Quiconque s'est débattu le moindrement avec le marché du travail de l'agglomération montréalaise connait (réforme 1990) d'avance la réponse : la règle tacite, c'est tout le monde "parfait bilingue" pour ACCOMMODER les allos et complaire aux anglos. Demandez aux "immigrants" venus des profondeurs du Québec ! Ils subissent une discrimination linguistique systématique de la part des Montréalais de souche eux-mêmes!
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  • Philippe Chrétien - Abonné
    5 décembre 2007 14 h 05
    Qu'est-ce qu'on en a à faire de la langue parlée à la maison ...
    Ce qui se passe dans les cuisines des gens n'est absolument pas pertinent au débat. Ce qu'il faut surveiller c'est la place du français dans l'espace publique, au travail, à l'école, dans les commerces.

    L'immigration est nécessaire et souhaitable sur plusieurs aspects. Travaillons donc à rendre notre langue plus attrayants pour les nouveaux arrivants plutot que de tenir des rencontres pour xénophobes en herbe comme la commission Bouchard-Taylor.
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  • André Champagne - Inscrit
    5 décembre 2007 14 h 06
    Nos choix de société en partie responsable de la situation du français.
    Le français perd du terrain au Québec! Il faut faire notre mea culpa et prendre des mesures sérieuses et courageuses pour redresser la situation.

    En effet, la langue parlée et écrite est massacrée partout au Québec. Dans nos écoles, le français est enseigné par des personnes qui le maîtrisent peu puisqu'elles sont passées par les mêmes écoles où la langue, l'orthographe et la grammaire sont devenues accessoires... c'est la langue parlée qui prime, mais une langue parlée pauvre et pleine de mots étrangers a la langue française. Il devient de plus en plus pénible de se comprendre entre nous.

    Les émissions de télévisions et de radio empruntent, fréquemment, la voie de la facilité, soit celle du français «populaire» ou de la rue et même celle du clavardage. Le rôle éducatif est laissé pour compte par les télédiffuseurs et les radiodiffuseurs dans l'espoir d'obtenir une meilleure cote d'écoute et ainsi augmenter leurs revenus publicitaires.

    Que faire pour remédier à cet état de fait?

    La Charte de la langue française a contribué a stabiliser la progression de la langue anglaise au Québec. Malheureusement, la Charte canadienne des droits et libertés a invalidé plusieurs aspects de cette loi et l'a rendu moins efficace. Dans ce contexte, la Charte de la langue française ne peut pas être modifiée pour aider à améliorer la situation de la langue française au Québec. Le Québec n'est plus maître de ces lois. Par contre, si le courage est présent chez nos politiciens, l'enseignement du français peut être rehaussé, à moyen terme, en revenant à des règles de base de la langue et en valorisant l'usage du bon français écrit et parlé. Il faut redonner aux Québécois la fierté de leur langue et chacun de nous doit faire un effort en ce sens.


    André Champagne, Montréal
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 décembre 2007 14 h 59
    @ Noël, Michaud et Solal
    M. Jacques Noël a raison ici : L'idée saugrenue d'importer une plus grand pourcentage de vieux que nous en avons déjà, quand nous cherchon à rajeunir notre population, va nous coûter cher en soins de santé. Il y aura seulement un avantage pour notre secteur privé comme nos entreprises funéraires. Faudra quand même, en attendant, leur construire des foyers et des CHSLD.

    Messieurs Solal et Michaud on raison de suggérer aux Québécois de commencer à mieux parler le français si ils veulent le préserver "et l'écrire aussi".
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  • Claude Archambault - Inscrit
    5 décembre 2007 15 h 51
    coté positif
    cela signal peut être la fin des indépendentistes et du fait même du PCul........ WOOOOOOOOOWOOOOOOOOO
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    5 décembre 2007 16 h 06
    D'accord M. Jacques Saint-Cyr
    M. Jacques Saint-Cyr a bien raison d'écrire : «Si nous enseignions l'anglais de meilleure manière dès les premières années du primaire, langue qui constitue après tout la lingua franca du siècle, nos enfants seraient mieux outillés pour s'ouvrir sur le monde et accéder aux meilleurs emplois, de même que les immigrants seraient moins tentés de passer du côté anglophone»

    Tout est là. Malheureusement pour la langue française, l'anglais est devenue la langue de connunication et du commerce universel à cause des nombreuses conquêtes anglaises et de la force économique américaine.
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  • P Bs - Inscrit
    5 décembre 2007 16 h 19
    Ou juste peur de la concurrence?
    Je me réjouis beaucoup de ces chiffres, et ils correspondent à ce que je constate dans mon propre entourage:
    - de moins en moins de Jean Tremblay
    + de plus en plus de Paul Smith, Ho Chi Ten et Petropoulos.

    Les nouveaux arrivants:

    + parlent un minimum de 3 langues
    + ont une formation universitaire d'origine souvent en plus de celle acquise déjà au Canada
    + ont voyagé et prennent plus de bouteille au plus jeune âge comparativement aux Qc qui sont au mieux allés 2 semaines à Punta Cana et à Paris
    + sont généreux, bien élevés, authentiques et agréables à côtoyer
    + ont souvent des emplois dans des domaines compétitifs ou, encore mieux, créent leurs propres entreprises
    + avec tout l'impôt qu'ils payent, ils tirent 2-3 BS locaux sur leurs dos souvent sans avoir eux-mêmes droit à un filet social équivalent

    À côté d'eux, les "de souche" ont souvent l'air du club de Canadiens: ça va même pas mal jusqu'à ce qu'ils se mettent à jouer.

    Les Québécois, ont-ils juste peur de la compétition face à laquelle ils ne font pas le poids?
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  • Noureddine Charki - Inscrit
    5 décembre 2007 17 h 31
    Cette peur est entretenue par les lions de la démocratie
    N'essayant pas de crier au scandale parce que des immigrants qui arrivent au Québec ne parlent pas français. C'est tout à fait normal. On fait, il ne faut pas miser sur eux mais sur leurs enfants. L'immigrant qui arrive ici doit avoir le droit de parler ce qu'il veut car notre société ne lui a apprit rien et elle n'a dépensé aucun cent pour le former ou l'éduquer. C'est son pays d'origine qui a payé la facture avec l'argent des contribuables du pays d'origine. Je ne comprends pas les gens qui chialent car un immigrant ne parle pas français. C'est une grande faveur qu'il nous fait en venant s'installer ici et on mettant sa progéniture à notre service. C'est leurs enfants que nous allons éduquer avec notre propre argent qui doivent parler en français. Et de cet angle là il n y a pas de problème. Mon ami est arrivé ici depuis 18 ans. Sa mère ne parle pas encore français mais lui et ces sept frères et soeurs parlent tous en français. Ils se sont tous et toutes mariés et leurs enfants parlent tous en français. Avec les neveux, cette famille compte une trentaine de personnes purement francophones sauf la mère qui est arrivée à l'âge de 55 ans. Alors pourquoi tout cette tristesse là alors que le problème n'existe pas. C'est sûr qu'on doit entretenir la peur pour mobiliser les troupeaux pour les prochaines élections. Ceux qui sont capable de voir loin ne voient pas de problème. Les autres qui n'ont pas cette capacité de voir loin ils vont être une proie facile des lions de la démocratie.
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  • H. Huet - Inscrit
    3 janvier 2008 18 h 50
    Libre Cours
    Je suis un anglophone déçu des Québécois. Je propose qu'on laisse libre cours à la choix de la langue d'affichage à Montréal.
    De plus, je crois que l'histoire commerciale des anglophones ,notament les immigrants écossais, a été sous estimée et on devrait mettre en valeur ce côte des choses au lieu de laisser les francophones chercher à effacer toute trace. C'est injuste, quoi que pas très charmant. Mais alas, nous les anglophones, en grande partie, sommes indifférents et nous ne savons pas défendre nos intérêts au Québec.
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